L'lLLUSTRATION HORTICOLE Le dep6t exige par la loi a efc6 fait GA^^>, IMPRIMEUIE I. S. VAX DOOSSELAERE L'lLLUSTRATION REVUE MENSUELLE DES SERRES ET DES JARDINS COMPRENANT LA FIGURE, LA DESCRIPTION, L'HISTOIRE LA CULTURE EN SERRES, EN PLEINE TERRE ET EN APPARTEMENTS DES PLANTES LES PLUS REMARQUABLES LES INTRODUCTIONS NOUVELLES L'lHDCSTEIB HOETICOLE LES EXPLORATIONS BOTANIQUES, L'ARCHITECTURE DES JARDINS r I'ARBORICLITDRE, lA CCIICRE HARAICHERB LE COMPTE RENDU DES GRANGES EXPOSITIONS EI DES OUVRAGES NOUVEAUX SUR LA BOTANIQUE ET l'hORTICULTURE, ETC. PUBL1EE S0tJ3 LA DIRECTION DE J. LINDEN Adniinislraleur delogae de la Compafjnie conlinenlale d'Horlicullure ADMINISTRATEUR LUCIEN LINDEN REDACTEUR EMILE EODIGAS Collaboration de Botanistes et Horticultenrs eminents TRENTE ET U N I 6 M E VOLUME B OU QUATRI^ME DE LA QUATRI^ME BRIE iU V . '_ * GAND AU SIGE social DE LA COlirAGKIE COiNTIMNTALE D'HOKTICULTURE (SOCIETE ANONYMEi RUE DU CHAUME, 52 Q\(i ! .3/ 1/ 1881 5 CHRONIQUE HORTICOLE 15 Janvier 1884 Rusticity de qiielques v^g^taux. II est generalement adrais quo les plantes originaires des regions chaudes exigent line temperature sensibleraent egale a celle de ces regions et qu'elles ne sauraient vivre sous d*autres climats. Bien des faits seraient cependant de nature a infirmer cette maniere de voir, si Ton ne tenait compte des circonstances speciales dans lesquelles ils se produisent. Nous avons deja relate ici que le Musa Ensete resiste parfaitement au climat tres variable de Mexico. M. J. Blanchard rappelle, dans la Revue Jiorticole^ que cette belle espece dent nous aimons a decorer nos jardins durant nos courts etes, a passe le rude hiver de 1879 sans aucune couverture, dans plusieurs jardins des environs de Brest. L'humidite est plus nuisible a la plante que le froid. Elle supporte bien 3 ou 4 degres sous zero. Le BicJiardia aetJiiopica est commun a Tile S*^ Helene; il y croit dans tous les marecages; on le cultive en pleine terre dans les jardins de la Basse-Bretagne. Une Bromeliacee, le Greigia spJiacelata a fleuri en pleine terre a Brest apres le rigoureux hiver de 1879-1880. } 1 pleine terre et reconverts de simple cloche, dans le jardin de TEtablis- sement J. Linden, a Gand. * Ijes fleuristes gantois en 1816 etaient au nombre de treize. Voici leiirs noms : Casier, rue Overschelde ; De Cock, Vieuxbourg ; Lanckman, rue de laCaverne; Myncke, rue de Comines ; Mortier, rue de la Pucelle; F. Spae, rue de Courtrai; Spiller, rue des Cinq Chambres; Van Cassel, rue de la Caverne ; F. Van Damme, rue du Labour ; J. Verleeuwen, rue des Femmes ; L. Verleeuwen, rue des Baguettes ; Verschaffelt, rue de la Caverne, et Willems, rue des Meuniers. lis possedaient des plantes de serre et d'orangerie, des arbustes indigenes et exotiques, des rosiers, des arbres fruitiers et des bulbes. Tous ces etablissements, bien modestes alors, ont depuis longtemps disparu. * TOME XXXI 1884, 1" LiVR. 6 Le Jardin botanique de Leyde vient d'enrichir la collection des Orcliidees par Taddition de deux especes decrites recemment par reminent orcliidograplie M. H. G. Reichenbach, qui en fait un grand eloge dans le Gardeners' Chronicle. Ce sont le Saccolabmm Witteanum et le Dcncho- imm linearifolumi. Tons deux ont ete envoyes de Java, le Saccolabium parM, ToEKAMP Lammers de Bandong, le Dendrobium par M. T. Otto- lander, de Pasaiocan. Le Saccolabmm Witteanum, dedie ?.u zele directeur du Jardin de Leyde, a le feuillage vert fonce avec reflet rougeatre, le raceme allonge; le rachis verL est marque de nombreuses lignes pourpre fonce, Les sepales et petales sont oranges a nombreuses taches rougeatres; le labelle est blanc avec quelques macules pourpre et le sommet de Teperon vert. Le DenclroUum linearifolinm Teysm. et Bi:^i\. fut decouvert autrefois a Sumatra. Ses feuilles ont a peine deux ligues de largeur; elles sont bidentees. Sa fleur est dans le genre de celle du Dendrohmm crumenaliim Sw. Le sepale superieur est petit, oblong, aigu. Les petales sont-arrondis et petits. Le labelle est d'ordinaire trilobe, le lobe central marque d*une large tache jaune; le reste de la fleur est blanc, sauf que les sepales lateraux et les lacinies du labelle sont stries de fines lignes pourpre-mauve. * Les d^chets du jardin. Convient-il de les mettre en tas pour en faire du terreau ou faut-illes bruler pour les utiliser a I'etat de cendres? Tout depend de la nature m^me des dechets et do la facon de preparer le terreau, Dans certains etablissements, les jardiniers ont la coutume do bruler les debris et ramassis quelconques, sous pretexte que ceux ci peuvent contenir de la vermine, des insectes, des larves, des spores de cliampignons et meme des graines de mauvaises lierbes. Dans les cas speciaux, il ne sera pas mauvais de recourir a rincineration, lorsqu'il s'agit par example du produit des sarclages, et que Tivraie est reellement en graines, parce que la mise en tas de ces sortes de dechets ne suffit pas a detruire la vitalite des semences. On agira de meme quand on se trouve en presence de cliampignons ou de parasites provenant de vegetaux malades ; les spores de ces infiniment petits resistent quelquefois a Taction de la fermentation putride, et il faut les bruler pour parvenir a les detruire. Mais dans les conditions ordinaires, les herbes, les feuilles, les paillis propres ^t autres debris analogues peuvent parfaitement ^tre convertis en terreau. Seulement il convient de les etendre par lits, de les tasser convenablement, de les pietiner au besoin, d'y ajouter de la cliaux vive et de retourner les tas tons les trois mois. On pourra en hiver y deverser du purin ou meme y meler du fumier des fosses d'aisances et Ton evitera d'en faire usage comme terreau avant un an et demi ou deux annees de mise en tas. * 7 La Treille du Roi. Le cliasselas fameiix de la celebre treille dite du Roi, que le soleil dore depuis pres de quatre cents ans, le long du mur du pare du chateau, a Fontainebleau, a uue longueur de 1,400 metres. Cette treille s'est multipliee; ses enfants sent innotnbrables ; ce sont ces chasselas superbes et delicieux que produit Thomery, cliasselas que mangent I'Europe entiere et Paris. Car Paris, a lui seul, croque annuel- leraent pres de 35,000 kilos de Thomerj ! Ces raisins de Tliomery sont traditionnellement appeles cliasselas de Fontainebleau, et non sans raison, car ils sont les enfants de la Treille du Roi, Cette treille fut plantee sous Francois 1", et non sous Henri IV, comme le dit la legende. EUe produit, ou plutot elle produisait 2 a 3,000 kilo- grammes de raisin de table, de plusieurs nuances dorees. En 1883, la recolte a ete moindre, I'adjudication de ce qui a ete mis en vente n'a donnd qu'un total de 2,284 fr., ce qui met en mojenne le kilogramme a 2 fr. et quelques centimes.' La structure des rameaux de quelques arbres fruitiers et leur composition anatomique ont fait I'objet d'uiie communication tres interes- sante faite par M. Laborie a I'Academie des sciences a Paris. D'apr^s I'auteur, le rameau a fruit differe du rameau a bois par la preponderance du parenchjme cortical et medullaire et par le developpement*plus faible des faisceaux fibro-vasculaires ; Tuu est destine a former et eramagasiner les aliments necessaires aux organes reproducteurs, tandis que I'autre contient plus d'elements anatomiques. Entre les deux,ilyaaussi des dissem- blances notables quant a I'ecorce, quant au bois, quant a la moelle. Par son etude, M. Laborie est amene a considerer la plante comme formee d'organes differencies a des degres divers. Pour les phanerogames il j aurait trois degres etpar suite trois grands groupes: les arbres fruitiers constitueraient le deuxieme groupe, la Pomme de terre et ses analogues formeraient le troisieme, les autres plantes le premier groupe. * Crataegus mexicana Carrierei Vauvel. Le directeur actiud des pepinieres au Museum d'Histoire naturelle de Paris, M. Vauvel, a dedie co bel arbuste d'ornemont a son eminent predecesseur M. E. A. Carriere. II provient d'ailleurs des derniers semis faits par celui-ci au Museum. La Eemie Jiorticole en a donne une planche et la description complete. C'est un arbrisseau tres vigoureux, fortement epineux dans sa jeunesse, plus tard a peu pres inerme, excepte sur les gourmands ; I'ecorce est luisante, d'un vert gris ou blancliatre. Les feuilles sont grandes et inegalement dentees. Les fleurs sont assez grandes, blanches passant au rose tres pale, disposees en bouquets corjmbiformes. Le fruit,ovale arrondi,se colore de bonne heure en rouge orange. Chair jaunatre, agreable. Nucules osseuses, tres dures, 8 # M allongees. Get arbrisseau est d'une rusticite a toute epreuve. Par les froids, ses feuilles prennent ime jolie teinte metallique a reflets rougeatres; elles persistent longtemps. * ? ^ Les Fraises en Am^rique. Les principaux marches de fraises aux Etats-Unis sont Boston, Philadelpliie, New-York et Baltimore. La cueil- lette est payee a raison de 2 cents par Quart, ce qui permet a I'ouvriere de gagner de 2 a 3 dollars en travaillant depuis le matin tres tot jusqu'a 2heures apres midi. C'est autour de Norfolk, en Virginie, que se trouvent les idIus vastes champs de fraisiers ; de ce centre partent les approvisionne- ments de tout I'Est de I'Union. II y a la des cultures de 250 acres, soit 115 hectares, d'un seul venant. Le proprietaire, a ne compter que sur la moitie reelle d'une production, evalue la recolte de 25 acres (11 hectares et demi) a 3000 paniers de 60 Quarts qui, livres a 10 cents le Quart aux reven- deurs, donnent 9000 dollars pour 25 acres, soit environ 4000 fr. par hectare. Avouons que c'est la un tres beau revenu. ? Quelques dates historiques. Nous avons sous les yeux un curieux petit livre mtitnU<.iBef ver/teerlijkl Vlaanderen of den VlaamscTien Hove- nier y> (La Fkndre glon^e ojc le Jardmier Flamand). C'est un almanach pour I'annee 1816, sans nom d'auteur, mais dedie au ? loyal et bien pensant Lievin Myx-^cke, cultivateur et jardinier de son etat pfere de famine et membre de plusieurs societes. ? Nous y trouvons les notes suivantes. "' Le premier Camellia blanc double fleurit a Gand, chez JuDOCus Ver- LEEUWEN, en 1809. h'Azalea caUnduUcea futintroduit de I'Amerique septentrlonale enl806. Le Jardm botanique de Gand fut plante en 1797. Le potager de I'abbaye de Baudeloo avait ete conserve dans ce but deux annees auparavant. Le Paeoma alba fut iutroduit de Siberie en 1791 . Le premier Hortensia fut recu de Chine en 1788.' Un amateur gantois, du nom de Opsomer (notre auteur dil commenca. en 1786, I'acclimatation de plantes exotiques JuDOcus HuYTExXs se rendit en Angleterre en 1773 pour y acheter des Hopsomere) Gingl Antoine (Tontjen) Verstuyft exposa en vente a Gand. au Marche aux Oiseaux, en juin 1772, six petits pots de Balsamines que lui avait cedes TiESTE de chez Borluut. C'est la Forigine du Marche aux fleurs de la Place d Armes. Mheum l^eMododendron ponticum arriva de Gibraltar dans les jardins a Gand en 1763. LuciEN Ll^'den et Emile Rodigas. f ri , ^^ .. - "' -i ?UkV^^ _ y.Ti"*- 1 'l^^iS^' IIV. ^B. '^^ . -V -- l"_'^ -L "- ' -? 'ir^ -l-..-^ . --. . . ' \ - ' -^^ - 'J- ' ''T -- .h .r*, fT ^ ,^ ^ ^^.^Jl i^^dbk L'lLLUSTRATION HORTICOLE I* -;. f - ^ A 1 M - . ' *. "^ r. V .- I v a^-', V -- -?t- y? ^ai^'S^ t ? ? ? I I I A' ,' ^ . -^^' !-?-- f (? ^ ^ ' ? ? T^?^' =jf,->v ft? ;r?^ :^r- -^^'^-' i -.^^;.;'^^^ ^ "r" -.-^,^ 'J'. 0-- '"^. ,-* 'V- --- - . -\ -^ .- "^ . " ^^^-. , r'.- -.? 4 4= - -J i; I ! .trtl t,-" --'?^/^-k <. '. i i .'^ - ;- m ^ - ^** ^ * I # TRYCHOCENTRU PORPHYRIO RCHB. F. .- ^ Chrom. P. De Pannemaeley J. Linden^ piihl. ^^-' it, 9 PL. DVIII TRIGHOGENTRUM PORPHYRIO rchb. f TRIGHOGENTRUM POURPRE Orchidees CARACTERES GENl^RIQUES. TridiOcentruw, perigonil patentiusculi foliola libera, exferiora et interiora aequalia. Labellum basi cum marginibus columnae connatum, elongato calcaratum, erectum, integrum, disco callosum. Columna nana, semiteres, apice truncato ciliato-fimbriata. Anthera postica, bilocularis, pilo.sa. Pollinia 2, Integra, caudicula bifida, glandula ovali-convesa. Herba peruana, epiphjta, ebulbis; foliis radicalibus basi incrassata cavis, uninerviis, pedunculis radicalibus brevissimis, unifloris, floribus magnis, specioyis. Trichocentruin PoEPP. et Endl. Nov. gen. et sp. II, t. 115. Endlicher, Gen. Plant, p. 197. CARACTERES SPECIFIQUES, Foliis cuneato oblongis acutis, pedunculo (semper?) unifloro, sepalis tepalisque latioribus cuneato oblongis acutis, labello basi late cuneato pandurato flabellato antice emarginato, lineis in basi teruis, calcari a basi ampliori attenuato liexo, columnae auriculis faloatiSj infra nunc uuilobatis. Cette espece a beaucoup de rapports avec le TricJiocentrum ^urimreum LiNDL. Sans nous soucier de la diiFerence des dimensions, nous nous appuyons sur la grande difierence de la colonne. Quand on la compare avec le TricJiocentrum albopiirfureum Lind. Rchb, f., on constate quelle a les sepales et petales plus etroits et plus aigus et le labelle est bien moins flabelliforme; outre cela, les couleurs des deux especes sont tres differentes et superieures dans la notre, dont le pourpre du labelle contraste admira- blement avec le disque soufre et les lignes pourpre fonce de la base. Tout cela lui ouvre une place au premier rang dans le genre. M- J- Linden a jadis introduit les TricJiocentrum alhopurpureum et cormcco^piae^ qui sont tjpiques, et les TricJiocentrum capistratum et tigrinum, qui se distinguent par Tavortement presque total de Teperon, Le TricJiocentrum tigrinum-^ tant que vous n'en voyez que la fleur seule, vous rappelle un Miltonia! H. G. RCHB. F. 10 LE LASIANDRA MACRANTHA Cette belle espke, introduite par M. J. Linden et connue depuis une quinzaine d'annees, merite de trouver place dans toutes les collections ; en effet, elle est tres ornementde par son feuillage, et sa longue floraison d'automne la rend plus meritante encore ; il est vrai que ces grandes fleurs bleu fonce ne sont pas d'une longue duree, mais si Ion considere la quantite de fleurs qui se succedent depuis les premiers jours d'octobre jusqu'en novembre, on reconnaitra qu'elle offre de serieux avantages. La culture en est tres facile, un compost de deux tiers de terre de brujere et dun tiers de terre Tranche raelangee de sable lui convient parfaitement. On considere generalement cette plante comrae etant de serre temperee ou chaude ; erreur, elle est franchement de serre froide. Des le mois de fevrier, on aura soin de placer les jeuues plants dans une serre a peu pres temperee pour activer la vegetation en leur donnant des pincements repetes. Quand ces plantes auront atteint une certaine force, on devra les transporter dans une serre a Camellia pour endurcir les pousses, puis les livrer a la pleine terre vers la fin de mai en continuant les pincements jusqu'a la fin de juin. A partir de ce moment, laissez pousser les plantes en leur maintenant une forme reguliere. Vers la fin d'aout, on fera bien de les empoter, en ayant soin de remettre les plantes en plein soleil poui- faire former le bouton; il sera necessaire de les tenir a I'ombre quelques jours apres I'empotage et de donner des seringages frequents. A cette epoque les feuilles auront un aspect qui donne a croire qu'elles ont ete brulees par le soleil, ceci est un caractere propre a la plante et en denote la sante. C'est un mois apres que comraencera la floraison; cette plante a I'avantage de donner des boutons au bout de cliaque branche ; nous avons vu des plantes de six ans produire des centaines de fleurs. Apres la floraison, les plantes devront etre hivernees en serre froide pour etre reprises a cliaque printemps. On pent les traitor sous forme de pyramides ou en tete. Pour cette derniere forme, il suffit de laisser pousser une tige de 0^50 ou plus si Ton veut avoir de hautes tiges, et de leui* donner le meme traitement qu'aux plantes cultivees rez terre. Le^ pyramides s'obtiennent par des pincements. Le Lasiandra florihunda quoiqu a fleurs plus grandes, n'est pas aussi recommandable; sa vegetation est moins vigoureuse et ne se prete pas aussi bien que le Z. macrantU aux diverses formes desirees. F. Stepman, Chef des cultures au domaine royal de Laekea. n_ _ .^ 11 PL. DIX CAMELLIA M. RAYMOND LEMOINIER II suffirait dft passer en revue les portraits de Camellia que V Illustration Jiorticole a publies dans les vingt derniers Yolumes, depuis la variete tricolor imbricata _ple7ia Q jusqu'a celle que nous soumettons aujourd*liui a Tappreciation de nos lecteurs, pour se convaincre que le Camellia a mis une rare perseverance dans son perfectionnement, De meme que la Rose, cette fleur d'elite a conserve ses adorateurs et justifie, recounaissons-Ie, toute radmiration que les amateurs ne cessent de lui vouer. L'annee derniere, r Illustration a figure une fleur blanche irisee du plus beau rose, dediee a M"'^ Lemojnier. Cette fois il s'agit d'une variete due encore au ni^me amateur lillois et dont le nom* consacrera Torigine. Le Camellia M. Raymond Lemoinier se distingue par sa forme elegante, rappelant le type des paeoniae flares^ et par la richesse de son coloris blanc pur strie et veine de rose. Au moment de Teclosion de la fleur, les bords des petales sont d'une blancheur plus eclatante et les teintes rosees sont alors egalement plus tendres : mais a mesure que la floraison avance, le blanc se iave davantage de rose et la nuance rose prend aussi des tons plus chauds, C'est dans ce dernier etat que recliantillon a ete peint par notre artiiite. Dapres Tobtenteur, cette variete provient du Camellia speciosa. Em. Rodigas. ^ Distinction accord^e a M. ]Ein. Bodigas. Nous apprenons avec une vive satisfaction que le Gouvernement des Etats-Unis du Venezuela vient de nommer M. Emile Rodigas chevalier de I'Ordre du Liberateur. Cette haute distinction est une juste recompense accordee au publiciste dont les nombreux et utiles travaux contribuent, depuis pres de trente ans, a Tavancement de Thorticulture et de la botanique. Ce ne sera, nous en sommes convaincu et c'est le vceu de Topinion publique, que le prelude d'autres recompenses meritees depuis longtemps. Un arrete royal en date du 2Q decembre dernier autorise M. Rodigas a porter les insignes de FOrdre precite, L. L. (^) Voir Illustration Jiorticole^ (ome IX, pi. 312. 12 L'INSTITUT BOTANIQUE DE LlfiGE Le 24 novembre dernier, a eu lieu a Liege rinauguration de I'lnstitut botaniqiie, en presence de MM. Frere-Orban, ministre des Affaires Etran- geres, Van Humbeeck, ministre de I'lnstruction, baron de Selys Long- champs, president du Senat, Pety de Thozee, Gouverneur de la Province, des autorites academiques et de tout ce que Liege possede d'hommes distin- gues dans les sciences et les lettres. Le nouvel Institut complete dignement le Jardin botanique de Liege; il est Foeuvre intelligente et consciencieuse du savant professeur M. Edouard MoRREN, qui, suivant I'expression de M. Van Humbeeck, a su accomplir ce que Charles Morren avait si bien commence, Le Directeur de I'lnstitut, M. Ed. Morren, dans son discours inaugural, a rendu juatice a I'architecte Noppius qui Fa seconde avec un reel talent dans la conception et Texecution des nouvelles installations. L'ensemble de celles-ci a un cachet artistique et presque monumental. II se compose de deux groupes de constructions separes par une vaste terrasse. Ces groupes comprennent tout ce qui est necessaire a I'enseigne- ment de la science: de grandes serres, un vaste auditoire, des laboratoires avec les microscopes, des herbiers, des salles d'experiences, des collections techniques, une bibliotheque, en un mot, tout ce qui pent ^tre utile au developpement des sciences botaniques dans toutes leurs parties. Ces constructions et ces collections sont completees par un enrochement spacieux, etabli au centre du Jardin et destine a recevoir la Acre des mon- tagnes, comprenant les vegetaux propres a la zone calcaire, au tuf et au gres, ainsi que ceux des hautes fagnes. Le Jardin botanique de Liege ainsi transforme fait le plus grand honneur a M. Ed. Morren, qui a combine le tout avec un soin infini. Avec I'esprit scientifique qui le caracterise, il a imprime a I'lnstitut un caractere d'utilite, de simplicite et de veritable grandeur. Professeurs et eleves pourront desormais, grace a I'initiative prise par le Gouvernement, grace a I'excellente execution du programme de I'lnstitut, s adonner a leurs travaux et a leurs etudes, dans les meilleures conditions. En effet, Tlnsti- tut botanique fournit aux specialistes les mojens de faire toutes les recherches auxquelles leurs aptitudes les convient. Em. Rodigas. --'>^l ,>^^ L'lLLUSTRATION HORTICOLE . *i ,J* -(1 ..- ! ^ ^^ M P^. ; Z--^' I ^ ^ .-rf '^< a : ^ * N' .-< 3 1 I 4 ANTHUR S^ENDID HORT. BULL, Chrom. P. De Pannemaeker. J. Linden, puhl ':-. ^ ^, v' - '-.- - .. -i-S i\>i^yil "J -> I ^AJ_Y>y^^ -^ .^ /. :-' u- '-" depenses et benefices, les insectes nuisibles et les maladies. Ce manuel est I'oeuvre d'un praticien qui n'a fait que resumer les connaissances qu'il a acquires par sa propre F ? experience. * COMPTE-RENDU DES TRAVAUX DU CoNGRES AGRICOLE ET FORESTIER BELGE DE 1883 (^). Le titre de ce volume en dit assez I'objet et en Axit pressentir riraportance. II renferme les pr.ices verbaux des assemblees generales tenues a Namur, les 22, 23 et 24 juillet, les coraptes rendus des seances des diverses sections et les rapports sur les questions proposees au Congres, ainsi que les voeux auxquels a donne lieu la discussion de ces rapporis con- cernant Fagriculture, 1 economie forestiere, la pomologie, la legislation et reconomie rurales. La prompte publication de ce volume de plus de 50O pages in-8, fait le plus grand honneur au bureau executif du Congres et en particulier a son zele secretaire M. Troupin-Morrkiv. * * Bulletin de la federation des Societes d'horticulture de Belgi- QUE (-). Le Bulletin de 1881 est interessant a plus d'un titre. Outre les actes du Gouvernement et ceux de la Federation elle-meme, ce volume contient les rapports des Societes federees, dont quelques-uns renferment des documents precieux qui permettroiit d'elaborer un jour I'histoire de notre liorti -ulture ; uue notice sur Gaspahd Demoulin, le Cactophile mon. tois, et sur les plantes grasses ofFertes au Jardin botanique de I'Etat par la veuve de cet amateur distingue. II contient en outre un catalogue des varietes de roses raises en culture pendant les cinquante dernieres annees. Ce catalogue, oeuvre de patience de M. Shirley Hibberd, de Londres, indique les noms, la race, I'aunee de produdion, la couleur et I'obtenteur de chaque yariete. Vient ensuite un travail de M. Henri Mertens, ancien eleve de I'Ecole d'horticulture de Gand, sur les cultures forcees de Iloei- laert, vignes, pecliers. fraisiers. Ce travail a le merite d'etre concis et fort pratique. M. H. Fonsny a traduit dans ce BuUelin le Traite pratique de la culture des Vignes en serre, par M. W. Taylor, de Longleat. On sait de quelle renommee jouissent les raisins de quelques specialistes anglais. Les amateurs de cet excellent produit consulteront avec interet Toeuvre toute d'experience de M. Taylor. lllM. R. (') Leon Dk Thikk, Bou'evani de La Sauveni^re, Liege. (') Au Secretariat de la Federatim, Boveri?, 1, Liege. 15 ^- LE QUINQUINA Ce nom quinquina a ete tire du mot peruvien quinajUi/ia, qui signifie Vecorce-ecorce, c'est a dire Tecorce par excellence. Le quinquina est originaire de TArnerique du Sud, C'est du Perou qu'il futapporte en Europe en 1640; mais il ne fut connu en France qu'en 1679. Uno vice-reiue du Perou, la comtesse del Cinchon, ayant ete atteinte d'une fievre rebelle, en fut debarrassee par la pnudre de quinquina, que lui conseilla de prendre le corre-idor de Lo\a. D^s lors fut faite la reputa- tion febrifuge du quinquina, reputation qui n'a fait que grandir depuis cette epoque. A son retour en Espagne, la comtesse del Cinchon apporta uno grande quantite de cette poudre merveilleuse. L'usage s'en repandit d abord a la cour et bientot a tons les fievreux, auxquels la comte^-se la distribuait elle- nieme sous le nom de poudre de la comtesse. Une telle prodigalitc eut vite raison de la petite quantite de poudre qu avait apportee la vice-reine. Le precieux medicament commencait a manquer, lorsque les Jesuites, qui etaient parvenus a decouvrir ce que c'etait et d'ou etait tiree la pQudre de la comtesse, firent venir du Perou une enorme quantite d'ecorces de quinquina qu'ils vendirent en poudre pendant longtemps sous le nom de poudre des J^.suites. La vogue de cette poudre augmenta a un tel point qu'un Anglais nomme Talbot debitait a Paris, a ce que rapporte M?^ de Sevigne, de la poudre des Jisuites a 400 pistoles la dose.' Louis XIV, roulant faire profiter ses sujets des avantages qu'offrait ce precieux medi- cament, fit mander TAnglais et lui aclieta son secret. C'est alors, en 1679, que Louis XIV, livrant le mjstere au public, fit connaitre en France Fecorce de quinquina. En 1736, La Condamine, envoye au Perou pour mesurer un degre du meridien, profita de ce voyage pour etudier la plante qui fuurnissait le quinquina. II fut aide dans ses reclierches i)ar le botaniste Joseph de JussiEU, qui avait accompagne la mission francaise. C*est ainsi qu'i! decouvrirent que les arbres qui fournissaient le meilleur quinquina crois- s ient aux environs de la ville de Loxa. Depuis cette epoque un grand nombre de savants francais et etrangers ?e sont occupes de la question du quinquina, de S'-rte que, s'il est vrai de dire que nous ne connaissons pas encore toutes les varietes du quinquina, nous somnies fixes d'une facon certaine sur la valeur des ecorces au point de vue medical- Le Quinquina, qu'ou appelle encore Cinchona, du nom de la comtesse del Cinchon, est un arbre de la famille des Rubiacees. Quelques-uns attei- gnent une grande hauteur et le tronc pent acquerirla grosseur du corps d'un homme- lis ont de nombreux rameaux a feuilles opposees et de belles fleurs roses odorantes d'un magnifique effet, Ces arbres crois?ent sponta- \ 16 nement dans I'Amerique meridionale, sur les montagnes de la Cordillere des Andes, au milieu des forets vierges du Venezuela, de la Nouvelle-Grenade, de I'Equateur, du Perou et de la Bolivie. lis n'aiment ni les bas-fonds ni les hautes montagnes ; ils se tiennent a une hauteur moyenne de 1,500 a 2,000 metres, egalement a Tabri des grands froids et des grandes chaleurs. Dans les immenses forets ou ils croissent, les Cinchona sent en tres petit nombre relativenient aux autres arbres; ils sont tantot seuls, isoles, et tantot reunis par petits groupes formant comme des bouquets enars ca et la, auxquels les Peruviens donnent le nom de laches, Leur recherche est souvent fort difficile. Pour les decouvrir, les cascarilleTos (e'est ainsi qu*on nomme ceux qui recoltent le quinquina) grimpent sur les plus hauts arbres de la for^t et etendent leurs regards au loin jusqu'a ce qu'ils aient reconnu le Cinchona a la couleur de son feuillage, qui tranche sur celui des autres vegetaux. ? Souvent, dit Weddel, les feuilles seches que rencontre le cascarillero en regardant a terre suffisent pour lui signaler le voisinage de Tobjet de ses recherches, et, si c'est le yeni qui les a amenees, il saura de quel c6te elles sont venues. Un Indien est interessant a considerer dans un moment semblable, allant et venant dans les etroites percees de la for^t, dardant la vue au travers du feuillage ou semblant ilairer le terrain sur lequel il marche, comme un animal qui poursuit une proie, se precipitant enfin tout a coup lorsqu'il a cru reconnaitre la forme qu'il guettait, pour ne s arreter qu'au pied du tronc dont il avait devine pour ainsi dire la presence. II s'en faut de beaucoup, cependant, que les recherches du cascarillero soient toujours suivies d'un resultat favorable; trop souvent il revient au camp les mains vides et ses provisions epuisees; et que de fois lorsqu'il a decouvert sur le ilanc de la montagne Tindice de I'arbre, ne s'en trouve-t- il pas separe par un torrent et par un abime? Des journees peuvent alors ^e passer sans qu'il atteigne un objet que, pendant tout ce temps, il n'a pour ainsi dire pas perdu devue. Larbre une fois trouve est abattu le plus pres possible de la racine, debarrasse des lianes qui le recouvrent et ensuite decortique depuis le tronc jusqu'aux plus petites branches. Pour cela, le cascarillero pratique sur lecorce des incisions profondes jusqu*au contact dubois, circonscrivant ainsi des plaques rectangulaires allongees qu il detache ensuite avec le dos de son instrument. II \es> fait secher en les exposant au soleil, ou elles se roulent dautant plus sur elles-memes qu'elles sont plus minces. Une fois seches, il les reunit en ballots et les transporte lui-meme hors de la for^t. II J a, dit Weddel, tel district ou il faut que le quinquina soit porte de la sorte pendant quinze ou vingt jours avant de sortir des bois qui I'oiit produit. Les cascarilleros travaillent en general pour des compagnies dont les agents font un triage ^es ecorces au sortir de la foret; ils les enfer- ment dans des caisses pour les exfedier en Europe. Les meilleurs 17 quinquinas nous viennent de la Bolivie, ou le gouvernement a pris le monopole de cette exploitation. La consommation du quinquina est telle qu'on a craint a un moment donne de voir disparaitre ce vegetal de la surface du globe. C'est pourquoi le gouvernement hollandais, emu de cette perspective, fit faire en 1854 des. plantations de quinquina dans I'ile de Java. Le transport du jeune plant, pris dans la Cordillere des Andes, couta des soins et des peines inouis; mais cette tentative fut couronnee d'un plein succes. Un pen plus tard I'Angleterre, imitant la Hollande, fit egalement dans les Indes des plantations de quinquina. Enfin, aujourd'hui, en Algerie, on^fait avec des essais du meme genre. De sorte qu'on na plus a craindre maintenant la disparition du quinquina. Docteur Izard. succes DAHLIA A FLEURS SIMPLES La mode, capricieuse et intraitable deesse, commando quand il lui plait et varie sans qu'on puisse lui demander compte de son inconstance : c est sur nous quelle e.^erce son irresistible empire et elle nous contraint sou- vent a briser aujourd'hui ce que nous adorions la veille. Les Dahlias d'amateurs, aux fleurs a ligules tellement serrees qu'on avait I'habitude de les appeler doubles, ont eu longtemps leurs beaux jours ; avec quelle promptitude ne supprimait on pas les malheureuses plantes qui, par suite d'une iloraison trop abondante ou trop prolongee, coraraettaient le crime de montrer une fleur petite ayant le cosur apparent ! Fi done, un Dahlia ayant du coeur! c'est tout au plus si cela est permis a Fhomme! Le iardi- nier qui, il j a vingt-cinq ans, aurait eu le malheur d'inventer le Dahlia a fleurs ^simples, eut ete signale a la vindicte horticole. Et vojez comme les temps sont changes ! Si ces fleurs pleines d'autre- fois, un peu raides peut-etre, mais admirables neanmoins de perfection quand a la forme et aux couleurs riches et varices a Tinfini, ne sont pas encore bannies de tous les jardins, si par ci par la un amateur leur con- sacre encore quelque parterre, il ne faut pourtant pas se faire illusion, le ? struggle for life ? est entame et les triomphateurs d'hier seront non les oubhes, mais les vaincus de domain. Place done aux Dahlias a fleurs simples; il faut bien s'incliner devant I'idole du jour et franchement celle- ci s'impose avec une hardiesse victorieuse. La liste des fleurs qui se distinguent actuellement par leur elegance, leur ampleur, la vivacite de leur couleur et leur forme gracieuse, s'allonge tous les jours et permet deja au plus difficile de faire un bon choix. Le dessin qui accompagne ces lignes donne une idee du port elegant et de I'ensemble d'une variete d'elite, :. !...;;.: ' BJi 'H .^ V - UU^i -c t: -J V,' ;.' ::ff.l ^, 18 -1 T-' - : .-M ;i r. 1-" ^ J. I I ' ? I V -r i I 1'^ f I > ' ?l ? ? :tf ^^ . f - . . I* 1 f' v^' ^' '1 I ^ ^ ^ ; . I .. . - , . - ^ V ' - ' V ' ^ - ^ S^ - ' N - ^ % '^ Dallia White Queen, Reine des blanches, caracterise par la blancheur eclatante de ses nombreuses fleurs en forme d'Anemone. > V Dahlia White Queen. II existe dej un ombre derabl varietes, appartenant a une .^*-J^ "it.- - ' '- -? \' Jit' 9 de groiipes nettement caracterises, tels que les Cactus Poppy, iegonioides es gracUis, offrant les couleurs variees. Nous aurons I'occasion de reparler de C( revue quelques varietes des plus recommandable vivos et oupes et de passer V. Teran, u . V - '' 19 CURIOSITES HORTIGOLES DE L'EGT raisins 4 Les vapeurs postaux des messageries maritimes partant de Marseille tous lesjeudis, touclient a Naples le samedi dans la journee; la, le steamer s'approvisionne de victudlles, entre autres, legumes et fruits de la localite, pour etre servis aiix vojageurs a la table d'Mtedubord. Lespeclies en outre y sont tres belles, mais elles sent couvertes comme d'une poussiere de laves du Vesuve et laissont dans la bouclie un gout particulior a la localite. II en est de meme des raisins qui poussent sur les flancs de la montagne de feu et avec lequel les Napolitains fabriquent leur lacrjma christi, le vin le plus renomme de I'endroit. A Messiue les raisiiis sont excellents et des marchands du pays viennent offrir, aux vojageurs a bord des steamers de passage dans le port, de splendides corbeilles de pour le prix de un franc et qui peuvent se conserver pendant les quatre jours que- met le navire pour faire le trajet de Mossine a Alexandrie d'Egyple. Au printemps ce sont d'enorraes bouquets de Camellias que les bouquetiers de Naples et de Messine viennent presenter aux passagers ou nouveaux debarques. Lorsqu'on debarque a Alexandi ie, le mercredi de la semaine suivante, la premiere chose dont on se preoccupe est de trouver un logement conve- nable ; sous ce rapport, V Hotel Ahhat, situe sur la Place du square Ibrahim, est bien tenu et confortable. Au moment de I'arrivee dans le port, lorsque les Arabes envahissent le pont du navire, comme dans le scene d'abordage de VAfncmiie, on fera bien de garder de I'oeil ses bagages et de ne les confler qu'au drogman de I'hotel que I'on aura adopte pour jdescendre et qui va prendre les vojageurs a bord de chaque bateau qui arrive a Alexandrie. L omnibus de I'hotel Abbat qui attend a la Marine, vous emmenera en un quart d'heure a I'hotel situe au centre de la ville, tandis que I'interprete de la maison s'occupera du transport de vos bagages qui seront plus en securite avec luique s'ils etaient entre vos propres mains. Parmi les curiosite's horticoles d'Alexandrie, nous citerons : le cap des Figuiers (Raz-el-Tin) ou se trouve le palais d'ete du Khedive, _. .? rocher avance dans la mer, entre le port neuf et le port vieux d'Alexan- drie; c'est la que se trouvait Tancien phare d'Alexandrie, une des sept merveilles du monde. Le palais du Khedive, a Raz-el-Tin, qui surplombe " mer, est separe du Harem par une fontaine monumentale au milieu d'un square dont les trottoirs sont plantes d'^/5me? Lehhel procurant un epais ombrage aux chevaux des voitures qui stationnent dans la cour du palais en attendant les visiteurs. Avant d'entrer dans le palais on voit des Figuiers et des AlMzzia Lellel, plantes sur le bord de la mer et dont les vents du nord font tourner les branches vers le sud du c6te dea terres . sur un la 20 Parmi les jardins de ville, nous citerons celui de M. Antoniades renfermant un gigantesque Paiidmms utilis en pleine terre. Dans le jardin TornLorn, on remarqiie un Jacaranda mimosaefolia de la hauteur des plus grands arbres et qui fleurit et fructifie. Dans le jardin de Kcenig-Bey, on Yoit un ^\gdLnie^C[\\e Poinciana regia qui, au moment de sa floraison, produit Faspect d'un monumental bouquet de fleurs, Enfin dans le jardin du F coeur. M. Thierrard, liorticulteur a Alexandrie, cultive principalement les plantes dont les fleurs servent a la confection des bouquets dont il fait im assez grand commerce a la ville. Nous ne parlerons pas de I'etablisse- ment Winsterstein. tombe depuis la mort du pere, qui a introduit a Alexandrie bon nombre de vegetaux exotiques qui concourent maintenant a rornementation des jardins. Nous ne parlerons pas non plus du square Ibrahim, aujourd'hui a peu pres abandonne. La Place des Consuls, ou la musique se fait entendre le soir en ete, est de forme rectangulalreet plantee de deux doubles rangees d'Albizna Lehhek faisant le tour de la place. Uaspect souffreteux de ces arbres tient a ce que la place n*est qua un metre environ au dessus du niveau de la mer et qu'a une certaine profondeur les arbres trouvent I'eau salee de la mer qui fait pourrlr les racines. Dans les environs immediats d' Alexandrie, il existe quelques proprietes assez importantes. Sur le bord du canal Mahmoudieb, on voit en outre le jardin de Moharem-Bey, ancienne residence de Mehemet-Aly, appartenant aujourd'hui a S. E. Nubar Pacha. Le trace est regulier avec des allees Ficus Co rdia fistula epais rideau de Bananiers produisant d'excellentes bananes. Les Figuiers, les Grenadiers, Grangers, Citronniers, etc., produisent d'excellents fruits dans ce jardin. Dans le jardin de S. E. Cherif Pacha, situe egalement sur le bord du Mahmoudieb, on voit de superbes platanes et les m^mes arbres que nous venons de citer, Dans le jardin (ancien jardin Pastre) situe a I'extremite de la promenade du canal, on va entendre la musique militaire le vendredi, jour ferie des musulmans et le dimanche, jour ferie des Chretiens, autour d'un kiosque place a la partie superieure du jardin et entoure d un epais bosquet plante d'Albizzia Lebbel, ^Ailantlius glandulosa, Phcenix dactylifera, Ficus elas- tica, Cordia myxa. Cassia, fistula, Pisiacia TJiereUntJius, etc., de la hauteur des plus grands arbres. Les Lamiers roses, Launers noUes et les Scldnus molle y fleurissent abondamment. {Sera continue.) G. DeLCHE VALERIE. 21 CHRONIQUE HORTICOLE 15 Fevrier 1884 tourmente du 26 Janvier 1884 marquera parmi les plus vio- lentes de ce siecle : elle a cause d'immenses degats sur divers points de Ja Belgique et de toutes les coiitrees qu'elle a traversees, depuisle sud-ouest des lies Britanniques jusqu'au nord du Danemark. Bien qu'elle fut annoncee par une depeche du New-York Herald, et qu'elle suivit a deux jours d'intervalle une bourrasque assez forte, on etait loin de s'attendre a une tempete aussi furieuse et aussi persistante. Depuis la soiree, le vent a souffle en rafale et vers 11 h. 15 sa force avait acquis des j)roportions inouies; a ce moment sa vitesse etait de 25 metres par secoude, A la station de meteorologie au Jardin Zoologique de Gand, nous avons releve les pressions suivantes. Lebarometre avait monte de 9 a 1 1 lu dans la matinee du 26 Janvier ; a 1 li. la lecture de 744?'" indiquait encore une pression atmosijlierique normale ; a 10 Ii. du soir, par vent SSE, sa hauteur n'etait plus que de 730"*"", ^et successivement elle tomba a 729^"^ et 727"^"^ 6; a 11 h. 30, elle n indiquait plus que 726"^- 25 (l\ Ce minimum de pression n*a ete depasse a Gand que quatre fois en un demi-siecle, notamment : le 7 decembre 1847, le 10 decembre 1872, le 20 Janvier 1873 et lors de la fameuse tourmente du 12 mars 1876. A partir de minuit, la colonne barometrique a assez rapidement remonte et la bourrasque a continue sa marche vers le nord. Vers 11 h. 30 la tourmente avait les allures d'un cyclone, le vent soufflait avec rage, tandis qu'une pluie torrentielle inondait le sol. Beaucoup darbres ont ete brises ou renverses avec d^immenses mottes de terre, les jardins et les pares ont enormement souffert. liG Dendrobium bigibbum, dont VlUustration horlicole a donne le portrait Tannee derniere, n'est guere difficile a cultiver cpmme plusieurs semblent le croire. II ne faut a la plante qu'une abondante lumiere dans une serre chaude humide et bien aeree, ainsi que de frequents bassinages d'eau de pluie durant la vegetation. Celle-ci terminee, une serre temperee (1) Le batometre a ete compare avec celui de rObservatcire Royal de Bruxenes, et les indications ont ete reduites k 0*>. TOME XXXI 1884, 2? UVR. 22 et aeree lui convient parfaitement. Nous en avoiis vu un raceme long de 0"" 25 et portant una douzaine de ravissantes fleurs. L'existence du Phylloxera vient d'etre constatee, en proportions considerables, dans plusieurs districts viticoles de FAustralie. Sa pre- sence est signalee egalement dans les serres memos de FEcosse, On se demande avec inquietude a quelles limites ce fleau s'arretera et quelles peuvent etre les causes, multiples sans doute, de son extension. II est permis de croire qu'une des premieres raisons de la presence de cet ennemi, est le mode de multiplication a outrance, le bouturage incessant, des individus des memos varietes. Cette multiplication artificielle mene a la degeiieres- cence, et les etres degeneres ne sont-ils pas les premiers disposes aux atteintes des insectes et des maladies ? Chambre syndicale des horticulteurs de Gand. Uassemblee generale statutaire s'est tenue le 28 Janvier dernier et a renomme son comite directeur a Tunanimite. Cette utile institution vient de decider qu'elle ouvrira prochainement des meetings mensuels pour permettre a ses membres d'exposer des plantes remarquables par leur nouveaute ou leur culture. Ces exhibitions seront organisees a I'instar de celles de la Royal Horticultural Societp de Londres et aurout, nous n'en doutons pas, un grand succes. Exposition d'horticulture k Namur. La Societe Royale d'horti- culture de la province de Namur ouvrira dans cette ville, les 28 et 29 sep- tembre 1884, une exposition de plantes, flours, fruits et legumes. Pour le programme, on est prie de s'adresser a M. Ferd. Kegeljan, secretaire de la Societe, k Namur. La couverture des plantes contre le froid n a guere sollicite cette annee I'attention du jardinier, ce qui ne doit pas empecher celui-ci de se preoccuper de ce soin d'autant plus necessaire que les plantes sent plus avancees en premiere vegetation. II salt parfaitement que les gelees printanieres sont les plus pernicieuses- Un recueil horticole neerlan- dais fort bien redige, le Sempermrens qui s'est fondu avec le Sieholdia tout en devenant liebdomadaire, rappelle fort a propos que, pour pre'server les plantes des froids tardifs, il convient d'etendre la couverture non pas sur le sol, contre terre, mais bien au-dessus. Les abris etendus ainsi, nattes ou paillassons, sont surtout destines a combattre les effets desastreux du rajonnement nocturne. f * 23 Convention Internationale de Berne. Les Pays-Bas viennent a leur tour d adherer a cette convention et d'edicter les lois et reglements qui s'y rapportent. Pauvres vignes? la peur du Plijlloxera present leur destruction dans tons les etablissements de culture qui veulent traiter avec I'etranger. Et lorsque toutes les vignes, si belles et si productives sous leurs abris vitres, auront ete detruites sans merci, I'insecte aile car il a des ailes, le redoutable iieau se riant de toutes les precautions prises contre lui, prendra son vol et, voiture sur lair, il ira, par dela ces frontieres ^ictiees et malgre les nombreux medecins veterinaires preposes en Belgique comme en Hollande, a son arrestation, visiter les vignobles que leur antique vetuste ou leur decrepitude livrera a son invasion. * ? Exposition Internationale d'horticulture a St. Peterabourg. Cette exposition qui avait ete annoncee pour 1883, aura lieu defiuitivement du 5/17 au 16/28 mai prochain. La commission directrice, presidee i^ar M. Ed. de Kegel, nous informe que toutes les mesures prises I'an dernier en vue de ces floralies sont maintenues pour 1884. Les interesses peuvent Bel Bruxelles, ou a M. Ed. Morrex, professeur de botanique a I'Universite de Liege, specialement delegues par la Commission directrice russe. Un Congres de botanique et d'horticulture coincidera avec I'exposition. ? * Pomme B'apres la statistique agricole de la Flandre Occidentale inseree dans le Landman, recueil public a Bruges, la production mojenne des pommes de terre ordinaires a ete, en 1881,. de 11,550 kilog. par hectare; en 1882, le produit est tombe a 000 EUj)7i evalue a 30,000 kilog. et a meme sur plusieurs points en Belgique atteint 45,000 kilog. par hectare. Ce chiffre scul parle plus haut que le plus eloquent eloge. * ? Taut-il donner de I'engrais aux arbrea fruitiers ? Nous eprouvons quelque surprise en recevant cette question. La reponse est evidemment affirmative. S'agit-il de jeunes arbres, ils ont besoin d'engrais pour se former vite et bien. S'agit-il d'arbres en plein rapport, il faut les nourrir en proportion meme de ce qu'ils produisent et nepas les mener, par penurie de nourriture, a la decrepitude. L'annee 1883 comptera parmi les plus fertiles en fruits; les pommes surtout ont ete d'une extreme abondance. Cette abondance meme aura ete pour le jardinier soigneux I'indice certain d'un nouveau besoin de nourriture chez les arbres, et il n'aura pas attendu le printemps pour leur administrer des en^rais.' D 24 Neanmoins c'est bien ici le cas de dire qu'il vaut mieux tard que jamais : ceux qui out a coeur la fertilite de leurs arbres fruitiers ne negligeront pas de leur donner encore actuellement Fengrais dont ils out besoin tout autant que la plupart des autres vegetaux. * Orchidees valant leur pesant d'or. La vogue est aux Orchidees et elle leur demeurera longtemps. Plus de bouquets de fete sans fleurs d'Orchidees, et cela n'est pas peu dire. Quelques unes de ces belles plantes tendent a devenir franchementpopulaires ; on pent dailleurs les acquerir a des prix fort moderes, D'un autre cote, les especes rares ou nouvelles de meme que les exemplaires de culture conservent leur yaleur. A la r derniere vente de MM. Puotheroe et Morris, une jolie variete du GattUya Parcivaliana a ete acquise au prix de 2500 francs. M. le baron ScHROEDER a achote pour 19 guinees (475 fr.) une petite plante d'une variete a fleur blanche de la meme espece : cette plante a done ete payee reellement plus de son pesant d'or. La saison actuelle, qui devrait etre Tliiver, est d'une douceur excep- tionnelle dans nos contrees. En decembre, le tliermometre n'est descendu que sept fois sous zero, et quatre fois ^eulement en Janvier 1884. La plus basse temperature en Janvier n'a ete que de 4'*o, au tliermometre a minima sans abri. La temperature maxima a frequemment depasse 10 ; elle a ete de 1P2 le 14 decembre, et de 12"^ le 31 Janvier. Nous n'avons jamais eu a constater autant de journees de brume et de brouillard. En decembre il n'y a eu d'eclaircies que sept fois a8 h. du matin; en Janvier le ciel n'a ete serein que deux fois, le 2 et le 12, Au Jardin Zoologique de Gand, les oiseaux gazouillent comme en avril ou mai et la vegetation est en general avancee de vingt-cinq jours sur Tepoque normale. Un grand nombre de plantes a floraison priutaniere sont parfaitement epanouies. * T a Iong6vit6 des especes veg^tales n est pas la meme partout pour ces mem.es especes, Le redacteur du Gardeners' MontJily, M. Meehan, signale ce fe.it que le Chene dont nous comptons en Europe des forets secu- laires, arrive bien plus vite au terme de son existence dans les Etats situes le long de TAtlantique. II suffit d'une temperature moins basse pour detruire certaines especes ligneuses, comme le Laurier Cerise. Ce resultat est attribue a la secheresse plus grande de Fair atmospherique, parce que cet etat liygrometrique determine chez la plante une activite vitale bien plus puissante. Ce qui le prouve du reste, c*est que sur les cotes hurnides du nord ouest, dans des latitudes bien plus septentrionales, a la presqu'ile d*Aliaska, par exemple, la longevite des arbres est beaucoup plus grande. ' LuciEN Linden et Em. Rodigas. I r- '/ Hr .'T A-,^ ,^T .--- - -/-. - -?!' ?- - - ^ ^^\V^t-: -^h.^ ' ^. . V..L." -. ..-' -r 1^^ r^^; V-'-V^- - - ^ ll- .-:i.-A vl :'- ^.-?'i I { ? -- -.' - . -^ -^^^ .^^ t -": v''.- I -. . ' ,:^^0--:- .' . ^-A -inf\- ,, '-:. - ? A ? ? i^J / . ^. x * U-. '<"'' ^ l1. r ST. '^. . X ? - ^ -A- ^it \ X v\ ^-v/i r _^ --.- ^-r '^ L'lLLliSTRATION HORTICOLE -'.: ^"%,. .%(. ? / P'^ ? -V' -^ 'kif^:^'"-' 4 >' ^ 1 Chrom, 1 - ^--. '.V-_.-|n - h .-. ? ^'. .-r^i.--- -^^^ Pannemaeker. COST us n F EUS - ? .r> N. E. BROWN. /. Linden \ ? ;ni^/. t t 'J, r^- *,\ "h^- I r t . 25 PL. DXI COSTDS IGNEUS k. e. mm. GOSTUS ARDENT ZiNGIBERACEES CARACTERES GEN^RIQUES. Cosfus L. Gen. no 3. Calyx tubulosus trifidus. Corollae tubus infundibuliformis, limbi laciniae externae aequales conniveutes. internae laterales'nuUae, Jabello maximo campanulato dorso flsso. Filamentum pefaloideum supra antheram intra marginalem longe lateqiie productum. Ovarium inferum triloculare, ovulis in loculorum angulo centrali plurlmis horizontnlibus anatropjis. Stylus filiformis inter antherae loculos transiens; stigmate bilamellato basi corniculis binis instrurto. Capsula trilocularis loculicido-trivalviSj semiiia pluriina arillata. Herbae inter tropicos totius orbis, imprimis tamen Asiae, repertae, radicibus tuberosis repentibus (perennantes, caulibus subfasciculatis aimplicibus), foliis subcarnosis, vaginis petiolaribus supra folii insertioiiem in ocliream oblique truncatum productis, inflorescentia spicata terminali vol rarius radicali bracteis (connatim) imbricata. Endlich. Gen. Plant. 1638(parenth. exceptis). Bot. Meg. it 683, 899, 1594. CARACTERES SPECIFIQUES. Caulis erectus, glaber. Folia elliptica, acuminata, 5-6 poll- longa, 2-2j poll, lata, glabra, Buprema subrosulata. Flores ex axillia foliorum supremorum nati. Bractea 1 poll, longa, carinata. Calyx \\ poll, longus, membranaceus, tubulosus, inaequaliter trifldus, lobis ovato-deltoideis, acuminatis, 4-5 lin. longis. Corolla 2^ poll, loDga, aurantiaca, basi tubulosa et staminodio stamineque adnata, lobi 1* poll, longi, oblanceolati, acuti vel obtusi, Staminodium (labellum) ad lateres staminis adnatum; limbo 2\ poll, diam., pulcherrime aurantiaco, orbiculare, dentato. Filamentum dorso luteo-pubescens; crista antherae acuminata, bitida, lutea, supra ntrinque pubescens. Bahia; Bresil, Glaziou no 9318* ? Explication des figures analytiques : a. Section longitudinale de la corolle et dulabellej une partie de celui-ci enlevee 6, Anthere vue de face et apex du stigmate. d'. Anthere vue de cote. . Stigmate vu de face, d. Stigmate vu de cote. e.. Section transversalo de I'ovaire. y. Ovule avec son arillus. Les quatre dernieres figures grandies. Nous void en presence d'une nouveaute hors ligne, dont il serait bien difficile de contester la beaute et I'eclat et qui par son aspect general se distingue de loin de la plupart des especes du genre CosUis. En effet, les fleurs s'elevent des aisselles des feuilles superieures quelque peu disposees en rosette, et ne forment pas un epi distinct ou strobile comme dans les autres especes du genre ; en outre, le labelle presente un caractere tres distinct : il s'etend tout a fait plat entourant completement I'etamine, les bords se recouvrant Tun Tautre par dessous et constituant un limbe presque orbiculaire et dente. ^ 26 Les grandes dimensions des fleurs (elles ont 5 centimetres de diametre), leur brillant coloris ecarlate-orange, la maniere suivant laquelle elles sont disposees et etendues au dessus du feuillage yert sombre avec lequel elles forment un contraste d'un puissant eifet, tout cela donne a cette jolie plante, lorsqu'elle est fleurie, un cachet des plus remarquables. Le CostusigMus a ete introduit de Bahia par la Compagnie continentale d'horticulture. Comme ses congencres, 11 sera sans aucun doute facile a % cultiver en serre chaude. N. E. Brown. LES CHRYSANTHlMES AU JAPON Un journal politique anglais, le Daily News^ renfermait recemment une lettre datee de Tokio, le 3 novembre 1883, dont nous extrayons le passage suivant : Le Chrysantheme brille maintenant de tout son eclat le long des routes et des chemins, et le Souverain, dont la djnastie porte depuisdes siecles cette fleur dans ses armoiries, avait invite environ 500 personnes a visiter Texposition dans les jardins du palais. Rien au monde ne saurait donner une idee d*une pareille exposition florale. Trois plantes occupant a elles seules un espace considerable ofFraient ensemble plus de 1200 fleurs par- faites, L'une d'elles comptait 413 fleurs, les deux autres n'en avaient guere moins. Au Japon, Tartdujardinier semble avoir ete guide par Ic desir de produire un Chrysantheme ayant la furme et la grace d'un plumage, les ligules allongees et tenues s'elevant en frange delicate. Cette race (que nous possedons egalement dans les cultures en Europe) etait representee par de nombreux specimens; le coloris noifrait peut-etre rien d'extraordinaire; mais leur developpement, la grandeur et la forme gracieuse des fleurs surpassent tout ce qu*on a jamais reve dans les jardins europeens. V. Teran. * * * am^ricains yiticoles de la France meridionale, des resultats qui ont depasse toute attente. Leur produit suppleera largement, a ce que Ton assure, au deficit que rinvasion du Phylloxera faisait redouter. Dautre part, la recolte dans le Bordelais depasse de plus dun tiers la quantite de vin de I'annee precedente. m ^ '. t ^^v > 'Ah .11 , i -v^u. i. ['ILLUSTRATION HORTIGOLE ^ -. !.. "?rs^-m .^ '- .. I _ J ^"^'^jw^" * !!i _^ _'._._. -t *- - f.-l >' ^???W^' H A? i.L ,.^ V - > i4J .^rf^ ,^ -^-i-t< .' '<- -: . ' '-'-' ? 4^ ^ ^i j^L uv' 14 '^ .'-_ -9 I I ^ < ? t I > -'-p. - :- :-.' "hh: <>: -'' m^^f f^- !X'-' - s- ,-( .^::-^ :^^- l^ -f >-\ -r --/-^ 1 - ; I ^v ;*>"' -^'-i i - ^'^.^-^ ^^r ^-i^4 JlTL-' ^ '^ -'. E^. > S ^.; !' -sA V-^^f* *- ^-r- i *. ^ J / ^ V-* V. J -I >- V ;v- '-.' ^? ? \ * J V- -H V \ r-' .1 1 1 V -I-. >. ^ * */ C 1 \ V, ^ < - '.-A ^\ ^1^^' y.^ t \ r-"w^. 1-- *^ \ ^- <; .' :v ,v. r ! *. .?- 't J ^"-' -ip > h ^^X'i^ r-' * 9 I t - ^ 4^ \'- 4 /^' ,^V*-V-'. ^- 1 ' -V h r c. '?^-^ . .s. -:-^' ^ ^ \ i / ? > ' '-^ -^^i^-- r J ^ I r- % '^- , > .^ It \. .-- / ? V >^. r-' 1 .'" V '*?? '' i^' - L ._^ V ^ * ^ ??^ -f ^ '. j! k ? F V f .V'-'^ V .:U '. i 4 y -^^ V*.,-. -5 r 1 b i J ^ q ' ''T^'.^, ;l > '. -.'-^ s i J t r n f .N^ -^ /i- ^\. -> N N ^,. t ^-. "^>' f : : >. J I % f 1 ?J > \ -0'' *'*' PRiiVIULA SINENSIS var I Clirom. P. Be Panaeinaeher. J . Linden^ piihl , ^n.4:M?Tff? m J"- 27 PL. DXII PRIMEVERES DE CHINE VARIETES NOUVELLES Quand de plus presse que de nous apitoyer sur rinconstance de la mode ou la fragilite des preferences humaines. Avouons cependant que ces preferences ont aussi leur stabilite et que la mode n'abandonne pas sans retour ce qui est franchement et reellement beau, temoin les Primeveres de Chine. Elles etaient chojees il j quelque trente ans, elles Font ete toujours depuis lors, elles le sont encore actuellement. A quoi peut-on attribuer cette longue vogue ? A la grace de leurs fleurs dont Tepanouissement est I'annonce du renouveau, a la facilite de leur culture, aux ameliorations successives que r I'horticulture, perseverante elle aussi, a su obtenir dans la duplicature, la dimension, le coloris des fleurs. Le connaisseur en sera convaincu au seul aspect de la planche que notre Illustration consacre a quelques varietes. II serait superflu d'en faire une longue description. Ce sont : 1. Sjtanley Red, se distinguant par le coloris ponceau de ses petales bien etoifes contrastant avec le centre jaune de la fleur. 2. Princess Beatrice^ aux petales rose vif marques d'un bord blanc pur. 3. Smanley Purple, un des meilleurs semis de M. Cannell ; la variete restetouffue et s'eleve peu; les fleurs, grandes et de forme parfaite, ont un coloris cramoisi pourpre, unique dans les Primeveres. 4. Princess of Wales, grande et belle fleur d'un rose tres delicat nuance blanc, aux petales presque franges. 5. The Queen. C'est bien la reine des Primeveres blanches. Elle appar- tient au joli type des Primula sinensis a feuilles de Fougere. La fleur est grande et du blanc le plus pur, a coeur orange fonce peu apparent, ce qui est une qualite deplus. La foi'me est parfaite. 6. LiUeo-alha. Cette variete blanche aussi, se distingue de laprecedente par ses dimensions un peu moindres et par I'irruption du jaune des ongiets jusqu'au milieu des petales. On dirait quune fleurette jaune est implantee dans la corolle blanche. 7. Swanley Giant. C'est bien la plus grande des Primeveres et elle merite son appellation de geante. La fleur est en outre belle de forme et remarquable par sa couleur rouge fence a reflet pourpre. Ces jolies varietes donnent la mesure de ce que pent produire un choix judicieux et perseverant des porte-graines : successivement on est arrive ainsi a de vrais types de perfection. Em. Rodigas. 28 LES CLEMATITES A GRANDES FLEURS Bien que le genre Clematis, un des plus beaux de la riche famille des Renonculacees, soit represente dans les cultures par une soixantaine d'especes, celles-ci, un peu disseminees partout et rarement groupees en collection dans les jardins, ont ete frequeinment Tobjet de controverses et de doutes d'autant plus legitimes que la nomenclature liorticole semblait s'efForcer a en multiplier les motifs. Le savant auteur de VArboreltiM Segrezianum, M. Alphonse Lavallee, president de la Societe nationale d'horticulture de France, vient d'apporter une vive lumiere dans ce debat en publiant la monographic des especes cultivees dans le domaine de Segrez. L'etude des vegetaux a I'etat vivant, ce que M. Lavallee propose d'appeler PJiytozo7itologie, methode toute d'experience, permet mieux que Texamen des plus riches herbiers, d'elucider avec certitude bien des points de Tim- portante question de Tespece. Que si Ton entend par espece^ ainsi qu'on ladmet generalement, I'entite des individus pos^edant tons les caracteres distinctifs de leurs ascendants comme de leurs- descendants, on doit convenir que le semis seul est de nature a jeter un grand jour sur bien des controverses. M, Lavallee cite dans sa preface Tetude qu'il a faite ainsi du Clemalls enostemon considere a tort comme issu d'un croisement et qui est une veritable espece se ressemant seule sans donner lieu a aucune variation. Le travail de M. Lavallee comprend huit sections ; les patens^ forida^ viticella, aromatica^ eriostemon, urnigerae, meclatis et aiiemonae/Iora, avec la description des : CL lamiginosa Lii^^Dh. , palens Dcjse, hakonensis Franch. et Savat., Thybride de Tunbridge- Wells ; florida Thunb., ziticella Linn., un croisement du xiticella avec le hakonensis, campanijlora Brot., aromatica C. Koch, Bergeroni A. Lav., distorta A. Lav., erioste77ion Done , cylindrica Sims. , crispa Linn. , PitcJieri Torr. et Gray, reticulata. Torr. et Gray, viorna Linn., Sargenti A. Lav., texensisBxjch., fusca Turcz., orientalis Linn., montana Buchan. Cette etude, tres complete, sous tous les rapports, se termine par des remarques fortjudicieuses sur les Clematites du groupe des tichdeims. L'ouvrage de M. Lavallee est illustre de 24 belles planches dessinees par B, Bergeron et donnant Taspect de la plante, son feuillage, sa fleur, une etaraine, un capitule de fruits et souvent un achaine isole. II a ete beaucoup question des brillctntes varietes de Clematites repan- dues sous le nom de Glematis Jackmani{^) rubella, pttr pure a hylrida, etc. Dapres M. A. Lavallee, le Clematis Jackmani n'est qu'une forme du Q. hakonensis recueilli par le D^ Savatier sur les collines de Hakone dans nie de Niphon. (1) Voir IlluHrati07i liorticole, tome XI (1864), pL 414. ^?<^ :?:^.^ fsm- ^^j^:^^"-^--.-;-^-- l-i^U-C A ^r -:-'ir! I ^ ? ^^. ':..; : -. .1-- J ^ Ml . - ^- 'O '., .-"^^ !r--v' -.L^ - V ' . U-1- ^* ^ - . ' .'- .v"i ' ^^ ^ -^" -V ^ , L _ \ r ^ > ' - ' - -^ . , " . '^ ' ^ l^v^ ir. ll^ ^.' -^'.-r ^ -,^ -: ^- L'lLLUSTRATION HORTICOLE ^V-*-' &1F'- ' -V'^.V* * - ?? < '- -1 r ^- -L J r -'m.:fr :^- ;?^' >^^ ^^.^ M:>>>i:. .^ ^ fe^^^;:.W,...-..^^_^,? ... .:^:^.^ '4i ^?^w-'-^Jv^-' -^K*/.i*.'i^''j;>'??s*&?3Si!FJ*>**LTi*'-?C?t^itf 1 t --J^ ti A l' ' . . .-, ^-^.- . } - '-/. '.?i^^.* - ?, .-t>J<, ^_^^, ? ^^. ,-r^-^'jJ*-<-4Jt*>J^s^-T, i-^'M-m^-*%y-*wr?50 a 5 m. y compris les petioles. Cette belle plante croit en pleine terre dans la serre et se developpe avec une remar- quable regularite. On sait qu'elle passe parfaitement I'ete a I'air exterieur, pourvu quelle soit a I'abri des vents qui raettraient en lanieres son splen- dide feuillage. * * * Un Chene sept fois s6culaire, le ? Major Oak ?, a ete abattu par I'ouragan du 26 Janvier dernier, dans la foret de Slierwood pres d'Edwin- stowe (Angleterre). Son pourtour etait de 29 pieds, soit plus de 9 metres et ses branches recouvraient une surface de 80 metres de circonference. Le temps avait creuse le tronc du geant et dans ce creux sept personnes pouvaient s'asseoir et prendre un repas a I'aise. C etait un des plus beaux arbres de toute TAngleterre. * * * M Hamburger Ga va prendre sa retraite oii de nombreuses sympathies le suivront II aura pour successeur M. Edmond Goeze, directeur da Jardin botanique de Greifswald (Prusse), qui, nous n'en doutons pas, maintiendra a sa hauteur une publication arrivee aujourd'hui a sa 40^^ annee. LuciEN Linden et Em. Rodigas. ^^^^'- ;\^iia^"V^ L'lLLUSTRATION HORTIGC - ^- '.. - -.-vVVT--^ -p^-yK ^fi:^^,-.:--:-':;:^--^-^T^^ - ' VRIESEA HIEROGLYPH ICA ed. morr 41 PL. DXIV VRIESEA HIEROGLYPHIGA mu VRIESEA ^ HIEROGLYPHES Bromeliacees CARACTERES GJENERIQUES. Voir lUmtration Jiorticole, vol. XVI, pi. 610. CARACTERES SriEClFIQUES. -- Elata. Eolia cespites unius vel duo metrorum dL - metri formantia, longa (0^^70-80), loriformia, lata (circa Q^\2), praosertim in basi (0il4-15), glabra, in summo mucronata, obtusa, viri.iia, fasciis transversis latis (circitor C^02). propinquis (OniOl-2), ita interruptis ut signa arabica vel hierogljphica simulent, supra atro-viridibus, infra fere nigris, ornata. Flores, quos non vidimus, fortasse in paniculam laxam sunt diepositi. Rami patuli, breves (OnilO-20), basi nudi, 7-8 flores pediccllatos ferentcs. Bracteae ovatae, cQnduplicatae, breves, eaepe eodem versae. Capsula sepalis brevier ?.. Bia?sangea biero^siyphica Cahrieke. Revtie horticole^ l^r ^lai 1878, p. 175, fig. 3:3. The Garden] 15 juia 1878, p. 569, c. ic. xyl, Tillaudsla tfl^rlna HoHT. niasaangea tisHna MoHR. Viva voce, Du Bresil. Herbiers Gi-aziou et Warmi>g, no 11681? La plante atteiiit des dimensions relativement graiides : 0"'80 ou I'" de hauteur et l'"20 a 2'" de diametre, suivant que le feuillage est dresse et dispose en forme de vase ou plus etale et en forme de coupe. Les feuilles sont longues (0'"70-80), larges (0?12 environ) surtout a la base (0'"14- 15); elles sont minces, coriaces, lisses, brusquement arrondies a leur extremite qui est terminee en une pointe rebroussee et dejetee sur le cote. Sur un fond vert brillant, se detachent des bandes transversales, larges (presque 0"'02), rapprochees (0"*01-2), interrompues de maniere a figurer des arabesques ou des caracteres hierogljphiques, d'un vert fonce a la face superieure, et brun violace, presque noir a la face inferieure. Sur les jeunes pieds, dont les feuilles sont etroites et lanceolees, les bigarrures sont inegales et parfois d*une belle couleur rouge ponceau. Les fleurs ne sont pas connues d'une maniere certaine. Cependant, n Ton pent se fier a quelques debris desseches qui se trouvaient dans une caisse, rinflorescence serait une panicule a rameaux etales, courts (0^10- 20), nus a la base (0'"04), portant 7-8 fleurs pen espacees et parfois tournees du meme cote. Bractees ovales, condupliquees, courtes. Pedicelle court (0'"0])- Capsule plus courte que les sepales. Cette hypothese est corroboree par la ressemblance que nous avons constatee entre la plante cultivee et les specimens d'herbier de M. Glaziou et de M. Warming. 42 Tous ceux qui out vu la plante ont ete frappes par la ressemblance qui existe quant au port et a la bigarrure du feuillage eiitre elle et les Massangea. Nous meme, la premiere fois que nous I'avons vue, nous avons propose de I'appeler Massangea tigrina. Mais a peu pres en raeme temps, en 1878, M. Carriere la decrivait sous le nom de Massangea hieroglypJiica, que M. Bull a remplace par celui de TUiandsia UeroghjpJiica. Oi\ salt que la plupart des plantes auxquelles, en se fiant aux apparences, on avait cru pouvoir attribuer le nom de Massangea se trouvent etre des ScJilum- hergera. Celle-ci est probablement un Vriesea et, lui appliquant la loi en Yig-ueur pour la nomenclature botanique, il convient de la nommer Vriesea Jiievoglyphica. La plante croit au Bresil, probablement dans la province de Rio de Janeiro. Son introduction en Europe a ete tres difficile et n'a reussi qu'apres maintes tentatives mallieureuses et d'ameres deceptions. Les plantes, cultivees au Bresil meme, precieusement emballees et soignees avec la plus grande sollicitude pendant la traversee, arrivaient mortes alors meme qu'elles semblaient encore saines et vivantes. La plupart des expeditions faites ainsi par les soins de M. Glaziou, de M. Pedro M f ? specnnen magni- fique rapporte du Bresil en France, en 1878, par M Gilbert-Grand, a peri lors de son arrivee au Havre. Cependant quelques pieds vivants sont heureusement parvenus en Europe. Le plus ancien se trouve a Liege, chez M. Ferdl\and Massange qui se Test procure a Hambourg. ^ Le plus beau que nous connaissions est au Jardin botanique de Bruxelles oil il a ete envoye par M. Pedro Binot a M. Lubbers qui I'a entoure de de tous les soins necessaires. D'autres enfin ont ete introduits par M. W. Bull, a Londres. Mais la veritable introduction de la plante dans les cultures d'Europe s'est faite sous forme de graines. La Compagnie Continentale est particulierement ftivorisee sous ce rapport. Les graines qu'elle a recues ont parfaitement germe et ont produitdejeunes plantes de la plus belle apparence. Edouard Morren, Ik 2.""'=2^--r2 ' '-.--vc.'.-^;-^--f-r^'^-^ jj^ '..'t -r J^jj-M-. ::- . v??^^- - _- * ^\ K ^' - .-'^ : Jl L'lLLUSTRATION HORTICOLE *f?te "- ^-=- .^' - > - ,:v, .".. ^-.i u:t^:/ ' J ' f '1 "Lj^r ^ > V '."- ' :^ J-. 1" .' '-4 --i^r. ? ^^ ^ -r --- -II J' 5-^ ^^'-. >"'' sli?;&^. ?^.*-^-'-ft- - ^. - '-' ;^ . ..-.- c-.r ^^1 ^ L. - \' ' ^ .'. - ,-' ^j ,-' . !. - .1 -;!* '?-' ? t # ! i r.'^^ - '- ^ . .^ { -\.' '. - .. '_-:' - k> k'> :^^'^^ .-v'^ Ml '^ : - I . J - :-^::.^-- - ', ' .1- ' : - - ' n^l I ^ .^^v}s .ll'^ ' , ' ""Hi ' ..' . ^ ' ^ ..- ' ,.' !" .' --.- . ^ ^ ^ ^ . ' "" . V m 'i """"TT'^ ^Pfi"? 1 M 55 - T in f i ^ ^^.^yi^^i \ Clirom. P. De Pdnnemaeker, DAHLIA PARAGON J . Linden, pub I 43 PL. DXV DAHLIA COCCINEA cav. VAR PARAGON DAHLIA PARAGON COMPOSEES 4 ETYMOLOGIE. Ce genre a ete dedie par Cavanilles au botaniste sue^lois Andrkas Dahl, eleve de Linnke et auteur d'un savant memoire intitule : Observationes hotanicac. V CARACTERES GENERIQUES. Capitulum multiflorum, heterogamuni, floribus radii uniseriatis, ligulatis, foemineis v. neutris, disci tubulosis, herniaphroditis. Involucrum duplex, exterioris, squamae foliaceae, subquinae, uniseriatae, patulae v. reflexae, iiite- rioris duodenae v, vicenae, eubbiseriatae, longae apice membranaceae, oblongae, indivisae. Corollae radii ligulatae, disci tubulosae, quinquedentatae. Antlierae appendi- culatae, ecaudatae. Achenia conformia, oblongo-obovata, obcompressa, apico ab.^olete bicornia. Pappus nullu?. BaUia, Cavan. Icon. 1,57, tab. 80 et 265-266. Thouin in Ann. 3Ius. Ill, tab. 3. Salisbury, Parad, Zond. tab. 16, 19. BoL Mag. tab. 762. DC. Prod. V, 493. Endl. Gen., no 397. Georgina, Willd. Sp. Ill, 2124. Hort. BeroL, tab. 93-96. DC. in AnnaL Mus., XV, 367. Cassini in Diet. Sc. Nat. LIX, 320-325. Lessing, Synoj^s. 211. Georgina, iJpREKG. Sgst 111, 363. CARACTERES SPECIFIQUES. Dahlia radicibus fasciculatis fere cylindraceis; cau- libus tenuibus parum ramosis, yacuis, pruinosis; pagina inferna foliorum glaacescente ; floribus speciei ligulatis neutris, ruberrimis. Dahlia coccinea Cavan.; Z>. Udent{folia Salisb.; D. crocea Pom. ; Georgina pruinosa Cass. ; D. coccinea Willd. E Mexico, anno 1809, introducta. On aurait grandement tort de confondre les Dahlia a fleurs simples dont la mode s'est emparee depuis quelques annees, avec les formes simples et disgracieuses dti Dalilia variabilis qui ont accompagiie souvent les innom- brables et brillantes varietes a fleurs doubles de celui-ci. II s'agit aujourd'hui de varietes elegantes d'une jolie espece, le Z>. coccinea Ckv . , ou du D. gracilis que I'on pent considerer comme une variete du D. coccinea. II parait aussi que le D. glahrata Lkndl., a fleurs lilas, et sa forme intermedia ne seraient pas etrangers aux variations nombreuses et distinguees issues des semis qui ont ete entrepris de toute part avec une veritable ardeur. La race nouvelle des Dahlia a fleurs simples se caracterise par I'elegance de son port compact et trapu, par la legerete des pedoncules floraux, par une coloration aussi brillante que variee, enfin par I'abondance des fleurs. Nous avons eu deja I'occasion de parler de celles-ci. Le plus souvent elles ont le centre jaune et les fleurons du pourtour d'une grande regularite. Leur coloris a toutes les nuances : jaune d'or, blanc pur, rose vif, orange, rouge, violace ; parfois ces couleurs sont ponctuees de diverses teintes. 44 Void comment s'expriment a ce sujet les auteurs de rexcellent livre ? Les Fleicrs depleiiie terre ? dans \e Supplement qu^ih viennent depublier('): a II n'est rien de plus beau que ces superbes fleurs formant des etoiles regulieres et tres brillantes, et portees sur leurs legers pedoncules au- dessus de la masse du feuillage vert, compacte et cependant gracieusement decoupe, qui appartient a presque toutes les especes du genre Dahlia, Melangees aux autres fleurs automnales, elles y apportent genoralement line note cclatante, de I'efFet le plus remarquable et que Ton ne pourrait retrouyer que choz quelques Lis ou chez le Chrysantlieme frutescent a grandes fleurs jaunes. Elles sent sans odeur. ? II y a tout lieu de penser que la vogue actuelle ne sera point passagere, et que les Dahlia simples trouveront leur place dans tous les jardins, les plus grands comme les plus modestes. ? MM. ViLMOniN njoutent ? Les Dahlia simples trouveront souvent leur place dans les plates bandes comme plantes plus basses et destinees a etre vues de plus pres, parce qu 'elles sont parfaites dans leur ensemble. Dans les plates bandes etroites qui entourent les habitations, les serres, ils pour- ront au contraire dominer les plantes fleuries de moindre hauteur, line corbeille de dimensions restreintos, composee de varietes de nuances bien tranchees, egales de taille, pourra produire aussi un bon effet, vue de pres, comme doivent I'etre toutes les corbeilles contenant des melane*es intimes de couleurs, Cependant, en general, nous pensons que la plante ne se presentera jamais mieux qu'isolee ou placee par tres petits groupes. ? Le Dalilia Paragon se distingue par le coloris marron veloute de ses fleurons bordt"s de rouge pourpre. Em. Rodtgas. Les espaliers et les gel6es tardives. ~ Malgre la douceur des mois de Janvier et de fevrier, on doit s'attendre a des gelees printanieres. Deja les premiers jours de mars ont ete sensiblementplus froids et on nous demande comment il convient de garantir les abricotiers en fleurs et les pechers sur le point de s'epanouir. Le precede le plus simple et le plus sur consiste a appliquer contre les chaperons dont tout espalier doit etre muni, quelques branchages de Coniferes permettant la lumiere d'arriver suffisam- raent aux arbres. Tout ce qu'il s'agit d'obtenir, c'est d'eviter I'effet de la perte de clialeur par le rajonnement de la nuit et I'acces trop prompt des rayons solaires, II suffit le plus souvent d eteudre au-dessus des arbres un simple canevas. (?) ViLMORix-ANnwEux et Ci% SuppUment aux Fleurs de pleine terre, vol. ia 8 de 200 i avec 175 tig. Paris, chei les auteurs, 1881. > ?:-. - I ? I . J ".^ ---^v^' ? ]? ? ? CI ? ? L.!* "- -' -; . - 1 *- I ^- - '. >'-hC^^a^ _\''Kx ii-?^ ^ --. - "^ IM^ ,i" ,. ^J" xiy -JV f.-j -w^ -:-Bl. -T r^.j'i ^^ ^-*?^ -" H l l l -W '- -- ^ "'?'"ftf -f^"J?7-/ ii^^ "' ^ ?. f j^ I-' ,. -^ -V '' '.^ - ''<^f< 'A'K'- ?. lA ? ?' '?2 -^t"^ fv ''. t?- ^ j^ ^ ^ -f? L^ ' -.^ H fl "f J ILLUSTRATION HORTICOLE ^ I -*^ V r V '/- -^/ ^V ^ f- { J F m-:r-^' ^' * ! \ '. - . - V r I- V . I r'y y - ?.. Clirom, P. De Pannemaeker, BEGONIA COMTESSE LOUISE ERDODY J. Linden, pubi - r '.1 -- 1 - -4 > , ri ' T 1 ' f - > I '-* 45 PL. DXVI BEGONIA REX pliz VAR. BEGONIA VARIETJE GOMTF.SSE LOUISE EUDODY Begoniacees ETYMOLOGIE et CARACTERE3 GENERIQUES. Yoir Illustration liortlcolc 1875, page 170. CARACTERES SPECIFIQUES. Subacaulis, rhizomate brevi crasso, subtus mdi- cante; foliis amplis inaequilatere cordatis basi i)rofunde bilobis^ apioe acuminati; , sinuato-grosse dentatLs; supra glabris atroviridibus, plaga media eirculari argentea ornatis; subtus in nervia rubescentibus pilosis; petiolis supra canaliculatis quarn folia vix dimidiu longioribus, parce albo-pilosis; pedunculo rotuado glabro petioli lorigitudine, subrecto; cymis paucifloris, bi-dichotomis, bracteis ovalis apice acuminatis glabris roseis, floribus magnis, roseis, glabris, FU masc, Sepalis 4 : exterioribus ovatis, basi latioribus; interioribus inaequaliter eloiigato ovatis, infra medium an^ustioribus ; staminibus numerosissimis umbellatim monadelphis; antheris filameatis sesquilorigioribus, inferiorum triangularibus, superiorum apice longissimo, loculis lateribus brevibu:^, tumidis, Fl, fcem. Sepalis 5; 3 exterioribus quam in fi. masc. dimidio angustioribuSj elongato- ovatis, basi angustLoribus; 2 internis quam in fl, masc. latioribus; stylo bifido glabro robusto deciduo; stigmatibus brevibus hicruris, cruribtis dilatato marginatis tortuosis, fascia papillosa bis spiraliter torta, inferne continua cinctis; fractu triptero glabi-o, alis duadus angustis capsulue parailelis, 3^ maxima deflesa apice rotundata, seniinibus creber- rimis placentarum utrinque facie insertis. B. Rex, J. Putzeys, Flore des Sevres, t. XII, p. 141, La plante dont X Illustration donne le portrait, est le produit d'un croisement entre les varietes Begonia Alexander von Humlolclt et Begonia argenteo mopreata, Cest une des plus remarquables conquetes que le jardinage ait faites en hjbrides ou varietes du genre Begonia. Elle a ete signalee en premier lieu par la Wiener llhistrirte Garien-Zeilitng, ['excellent organe de la Societe Rojale et Imperiale d'liorticulture de Vienne, redige avec un legitime succes par MM. J* BermaiNn et A. C. Rosenthal. L'obtention de cette curieuse forme est due a M. Fr. Nemeczek, de Neumarliof, et la plante mere, en possession de la Societe horticole precitee, a ete cultivee dans les serres de celle-ci. Nous ne pouvons mieux faire que de reproduire la description tres exacte d'ailleurs, contenue dans le recueil que nous avons nomme (^), ^*^ (*) Wiener Illmtrirte Qarten-Zeitung^ 1883, p. 378. 46 Cette plante se distingue d'abord par sa vigoureuse croissance, ensuite par la forme caracteristique de ses feuilles. ? Da rhizome rampant s'elevent des petioles d'lme longueur de 0'"15 environ et de I'epaisseur du doigt. Ces petioles canalicules semblent etre doubles quand ils sont vus d'en haut, et ils sont parsemes de longs polls roses ou rouge feu a travers lesquels la jeune feuille se montre toute rouge, comrae c'est le cas cliez le Begonia splendida. A mesure que la feuille se developpe, ce coloris rouge diminue jusqu'a ce que, a la fin, la face superieure se colore d'argent avec une nuance cuivree vers le bord, le limbe se terminant par une marge rouge feu. Les nervures sont vert jaunatre et semees de part et d'autre d'argent ; ces nervures se marquent tres sensiblement en creux vert sombre, ayant un centimetre de largeur et courant depuis le petiole jusque pres du bord. ? Le limbe de la feuille se trouve en ligne parallele avec le petiole, aussi n'est-elle pas inegalement cordiforme et des son origine, elle est bien cordee, s'incurvant et se dejetant quelque peu lorsqu'elle acquiert son entier developpement. Le caractere le plus remarquable de cette plante, c'est que les deux lobes cordiformes qui existent juxtaposes a la base du petiole, chez le Begonia Rex, se trouvent disposes dans la variete Comtesse Louise Erdbdy dans une direction rotatoire, se developpant meme en spirale de telle sorte que parfois plusieurs spires ai)paraissent sur la feuille ajant I'aspect d'un appendice spiral. On a pu const ater que sur une feuille coupee en vue de la multiplication, il s'est forme ainsi un tel appendice, montrant 4 spires ajant une hauteur de O^OS. ? ^ Cette belle variete, a cause de lelegante panachure de son feuillage et de I'etrange constitution de celui-ci, revendique une place dans les collections. Em, Rodigas. LA SERRE AUX NEPENTHES a lEiahlksemeut de la 'Horticulture a Gand. r Certains genres de vegetaux ont le privilege de captiver plus que les autres I'attention du public en general, du public non initie aux choses de I'horticulture. De ce nombre sont toutes les plantes a formes peu communes plus peut-etre que celles aux fleurs brillantes, toutes celles dont I'aspect presente quelque chose d'etrange. Les plantes a ascidies, a^urnes, jouissent au plus haut point de ce privilege auquel s*ajou!e celui d'etre chojees par de nombreux amateurs. Et, batons nous de le dire, elles justifient amplement la faveur qui leur est octroyee ; pour s'en \ CD CD o P CD' CD t3^ O o t3- CD *T3 t3 CD o t5 CD t3 CD O CD O ?^ Co ^ ^ O o CD CD La serre aux Nepentlie d la CoiBD Continentale d'HortieiAlture Gand o p CD 02 p CD ?Z2 CD P (72 ^Vn ^ ^ " -' : ' ^- .' - -: ' V L. -^ -- ^ ' ? .".- '- T . " \ -V^-'. J , . J -'. . .''- ,. - ^ ^ - h.- ... "^ ... .^^;^^ J. ''^^^J - .-. . . -^ ' - - - . I -. - ' . ' / -- ^^- '' r\ ^ -- - . - . . . -?-.-. ,^f ''. ^ , -' -^ " ,.'; ,-- ^ jj: , '^ ' -, '-- ^ '^llT'^- '' ? ? r.-'l \. '!:-. n . .;- , ^ ? ? ? ? ^ -< W^Si-. " .- -^ - ' ^ ' . ^rt . ^^ -\ ^, r -. fc'-^;;v^'..y \im^i^:-' V* ^.'^-. - ' ^^ -"vv ^--- ^. -\ '- " " -' y . ^ -.:- v. \ ,,, - : '> ^ V V .' \ '- -w ..^. ' - -- / ' . ., ,- ' ^ . - :, ' -^ r'^ . - -y^^ -r":^:M^'^^.^ 48 Comme toutes les serres de cet Etablissement, celle-ci respire I'ordre le plus parfait et la plus exquise proprete ; en outre, les dispositions genera- les de I'ensemble denotent le raeilleur gout et des I'entree, le regard so repose avec plaisir sur les groupes arranges avec beaucoup d elegance. En face c'est la gracieuse verdure de jeunes Palmiers parmi lesquels predominent les PJioenicopJioriun SecJiellarum entremeles de superbes VerscTiaJeltia melamcJiaetes et spUndida. A droite et a gauche, les tablet- tes bordees de Fittonia et de Tradescantia, sont garnies de Pandamis VeitcU, de Pandanus PancJieri, d:Aglao7iema, d'Ant/mrium et de diverses especes de Bromeliacees. Au-dessus de tout et comme pour completer le tableau, sont suspendues de nombreuses corbeilles contenant les Nepenthes aux urnes variees de forme et de coloris, ofFrant une collection des plus riches et des plus completes. Ici le Nepenthes coccmea, aux urnes chetees de cramoisi et de jaune; le JV. Hooleriana, aux urnes arr( mou- N. Ken N N, hicalcarata et Henryana, dont \ lllustr ati on a publie naguere les portraits; N. ampvllacea, Chelsoni, Ilookeri, Lawrenceana, OtUramiana, Wtmamsi, VeitcU, Sedeni et une serie d'autres especes, varietes on hybrides dont le domaine de Thorticulture s'est enrichi dans ces derniers temps. Une visite a la serre aux Nepenthes fournira la preuve que la culture de ces plantes remarquables n'est pas aussi difficile qu'on semble le croire. Em. Rodigas. BIBLIOGRAPHIE r Les Champignons comestibles et v6n6neux(i). Nous avons eu dernieremont {') I'occasion de reproduire un chapitre du livre que M. le h' L. Planchon vient de publier sur les Champignons de la region de Montpellier et des Cevennes. Cet ouvrage traite de I'organisation de ces vegetaux, de leur nature chimique, de leur distribution geographique ; des empoisonnements qu'ils peuvent causer, du diagnostic de ces intoxications, de leur traitement medical. La partie descriptive s'occupe de 69 especes', les unes comestibles, les autres veneneuses, toutes utiles a connaitre. Cet ouvrage. ecrit autant pour les specialistes que pour les gens du moiide, four- mille d observations pratiques du plus haut interet. II eiit ete complet, si 1 auteur avait pu y Joindre des planches coloriees. (') Lea Champignons comestibles et veneneux .le la region de Montpellier et des Ceveiino.s pnr Louis Plakchon. Unvol. in-8-, EIamklin freres, Montpellier, 1883. (*) Voir ci-dessud, p. 32. 49 * The Gardeners' Yearbook 1884 (^), L'interessant annuaire hor- ticole du sympathique D' Robert Hogg en est arrive a ses noces d'argent, et lorsqu'une publication compte une existence de 25 annee.s, elle se recom- mande delle-meine. Le Yeariook de 18S4 reuferaie Tindication sommaire I r quoique suffisamment detaillee de toutes les plantes nouvelles d'ornement e d*utilite qui ont ete signalees en 1883. C'est I'indispensable vade meciuii du jardinier et de I'amateur lisant I'anglais. Le Lac Majeur et les lies Borroinee(-). Nous avons lu avec un vif plaisir la brochure que M. Felix Sahut vient d'ecrire sur le climat et la vegetation du Lac Majeur. Le voyage que I'auteur nous permet de faire dans cette heureuse region est si pittoresque, si agreable et en meme temps si instructif que, arrive au bout de la 67*^**^ et derniere page, on se dit qu'a la toute premiere occasion, on ne manquera pas de parcourir ce beau lac, ces lies riantes, Isola Madre et Isola Bella, avec leurs jardins suspendus et cette splendide vegetation dont le contraste est si vif avec celle des Alpes voisines. * Les Plantes et les Bngrais. Sous ce titre, MM. Desclee, De Brauwer et C^^ editeurs a Bruges, publient sous forme de dialogues entre un instituteur et un pajsan, un petit livre d'un interet considerable et d'une reelle importance. II passe en revue les engrais cliimiques, les raateriaux de redifice vegetal, le role de Fair, I'analjse du sol, les fumiers, Fassolement scientifique et pratique, le chaulage et le platrage, Tamelio- ration des races vegetales. Cette enumeration incomplete suffira pour faire comprendre toute Tutilite de ce petit livre qui a encore un autre merite, celui de ne couter que 50 centimes (^). + Anni|Laire de TObservatoire Royal de Bruxelles (^). Le 51"'" volume da cette. publication continuee sans interruption depuis 1834, renferme des travaux extremement remarquables parmi lesquels nous {^)The Oxrdeners* Yearbook 183 J, pat- R33. Hjo3. Ia-1G^>. Fleet street, 111, E. C. London, 1884. \^)LeLac Majeur elles lies Borrom^e, leur clinidt caract^ris^ p^r leur v^g^tation^ par Felix Sahut. Broch. in-S^. Hameun freres, MontpellLer, 1883. un Br-vuwer et C*^ Bruges, 1884. (*) Annuaire de VObservatoire Royal de Bruxelles, 1881, Vol. in-lG>. Hayez, Bruxelles, 1883. yilZ ^T GARDEN. 50 signalons une etude de M. J. C. Houzeau sur la science appliquee et la science pure; un rapport sur le passage de Venus devant le Soleil, le 6 decembre 1882, passage observe par deux missions beiges, I'une a San Antonio (Texas), I'autre a Santiago (Chili); et une etude de M. A. Lan- caster sur la pluie en Belgique. Nous aurons I'occasion d'y revenir. Em. R. CURIOSITES HORTICOLES DE L'ECxYPTE Suite (*) ^ [Poinsettia puMerrima) portant a I'extremite des rameaux, de larges couronnes de fleurs entourees de bractees d'un beau rouge ponceau du plus bel effet. Le BuddUya madagascariensis et le Lantana Camara ferment dans ce jardin, des touffes colossales, se couvrant de mjriades de fieurs d'un aspect charmant a toute epoque de I'annee. Les Grangers, Citronniers et Mandariniers, de meme que les Figuiers comestibles, Figuiers-Sycomores, Bananiers, Grenadiers, Gojaviers, etc., y fructifient abondarament. Un grand carre de Vignes a basse tige y produit d'excellents et abondants raisins. Apres le jardin public, vient le jardin Rosetti, autrefois I'un des plus Iteaux des environs d'Alexandrie et aujourd'hui presque abandonne. C'est celui qui termine la promenade du Canal Malimoudieh, borde de jardins entourant les proprietes particulieres, depuis son point de depart a Alexandre jusqu'au jardin Rosetti et appartenant au Khedive, aux minis- tres et principaux fonctionnaires et notables commercants du pays. C'est au bout de cette promenade que nous avons trouve le Zapania nodiflora, sorte de Lippia employe aujourd'hui a la formation des pelouses dans les jardins du Caire et d'Alexandrie. En tournant le jardin Rosetti pour rentrer a Alexandria par la route de Bamle, nous apercumes sur le bord du lac Mareotis, un vaste champ de cette Verbenacee formant une delicieuse verdure, ce qui est tres rare en Egypte ou le soleil ardent brule tons les gazons de graminees que Ton y essaye pour la formation des pelouses. Nous fimes recueillir des graines et couper des boutures de ce beau gazon indigene que nous emportames au Caire en 1868, ou nous avons fait propager cette plante gazonnante dans les jardins khediviaux de Ghezireh, Gyze, Koubbe, le pare public de I'Ezbekieli, etc., oii on a pu les admirer formant de belles pelouses au lieu et place des graminees. La promenade du Canal Malimoudieh est reliee a Alexandria par une route traversant ca et la quelques parties arides du desert et plantee de {*) Voirci-dessus, p. 19. 51 Tamarix aegyptiaca, grand arbre qui prospere meme dans les sables arides et dont les routes des bords du desert du Caire et d'Alexandrie sont partout plantees. Les routes ou promenades qui se trouvent dans les terres vegetales sont plantees A'Albizzia lebbeh, I'arbre d'alignement par excellence pour I'Egjpte. Dans ce pays, les routes provinciales sont partout remplacees par des canaux navigables qui sillounent le pays dans tous les sens et ce n'est qu'aux environs d'Alexandrie et du Caire qu'on trouve des avenues plantees d'arbres servant de promenade et mettant en communication avec la ville les chateaux ou maisons de campagne des princes et des notabilites du pays. En partant d'Alexandrie pour aller prendre le train du chemin de fer du Caire a Tancienne gare du Miniet-el-Basal (grand marche d'Alexandrie), a quatre kilometres de la Place des Consuls, la route traverse uno superbe foret de Dattiers, d'un effet ravissant surtout a I'automne, lorsquo ces arbres sont charges de fruits. Ces Dattiers, reunis en forets, balancant leurs frondes dans les airs a une vingtaine de metres au-dessus du sol, avec leurs troncs droits de deux a trois metres de circonference, produisent un effet etonnant, surtout quand on les voit pour la premiere fois en arrivant d'Europe ou nous ne vojons ces arbres qu'en petits exem- plaires et loges a I'etroit dans les serres. La gare de Miniet-el-Basal (marche aux oignons) ne sert plus aujour- d'hui que pour les marchandises. Une autre gare pour les vojageurs a ete construite recerament tout pres de la ville avec la charpente d'une serre de la grandeur de celle de la Societe d'acclimatation de Paris et meme plus grande, commandee par feu Said Paclia lors de son vojage a Paris en 1860. Cette grande serre qui est restee une quinzaine d'annees dans les magazins d'Alexandrie, a ete ainsi utilisee et recouverte de zinc au lieu de vitres. D'Alexandrie au Caire le trajet en express se fait en quatre heures et demie. A Kafr-zajat, station situee a moitie chemin du Caire, le train a vingt minutes d'arret; buffet abondamment pourvu et table d'hote a Teuropeenne. Sur le parcours de la voie, des enfants arabes offrent a toutes les stations de petites corbeilles (tressees en Jmicus ) et sanguines en hiver, ne/les du Japon (Eryobotrja) au printemps, bananes et Jigues en ete et enormes grenades a Tautomne, que les vojageurs europeens achetent raojenuant une ou deux piastres. Pour les Arabes et les Fellahs, ce sont des radis et des oignons verts en hiver, des fois-clhiclies et du fenu-grec au printemps, des conconibres et des pasteqtces en ete et des dattes a Tautomne. Peu de temps apres avoir quitte la station de Benha (ou se trouve Tembranchement qui conduit a Ismailia et a Suez), on apercoit a droite, de plusieurs lieues du Caire, les randes pyramides de Gyze, placees, comme dit Chateaubriant ' et EMi RODIGAS. ^ ^5^^v- - ' ^' .- .- - r^ ^ ...) ' -' I ? . , 'I V' V -r, - ?-?- -'- ..- '-'-. 6' - ^m Jt % ^. . I- ,-' -:: ?? -'' " - T.y m ^^"-;^r . " "^ t . 'U l^'.l n f' ; (^'hroin, P, Dt- PaHyit'h}aecke'i- SACCOLABIUM GIGANTEUM VAR. ILLUSTRE REICHB. F!L J. Linden, puhL W t * 57 PL. DXVII SAGGOLABIUM GIGANTEUM VAR. ILLUSTRE ma.m baggor^abium g^ant variete brjllante Orchidees CARACTERES GENISrIQUES. Voir lUnstration horfkole, tome XV, pi. 545. La nouvelle variete que notre savant collaborateur M. Reichenback fils a nommee ilhstre, est line des plus belles Orchidees connues. La liampe florale est beaucoup plus forte, plus longue, que chez le tjpe; les fleurs sont, elles aussi, plus graudes et moins serrees sur le thvrse; la maculature pourpre est plus foncee et le labelle est d'un pourpre beaucoup plus vif que sur le SaccolaUum giganteum. La jolie planclie ci-contre est, du reste, una fidele reproduction de cette delicieuse variete qui a sa place marquee dans toutes les collections. Les Saccolabiuin sont de culture aisee; ici, a la Compagnie Contineutale d'Horticulture, elles nous reus&issent a merveille dans une ^o^vv^ de 16'' centigrades de clialeur, tres humide. Nous les cultivons dans notre serre a Vandees, bien connue des amateurs, dans du sphagnum vivant, pur; arrosements moderes I'liiver et de I'eau de pluie en abondance pendant la saison de vegetation. Chaque fois que nous avons parle de la culture des Orchidees, nous avons insiste sur trois points : V Sur Teau de pluie qui devra etre employee de preference a toute autre pour cette culture ; on devra dans ce but recueillir, en etablissant des gouttieres qui menent I'eau dans une citerne, toute la pluie qui toaibe sur les serres, quand on ne pourra naturellenieat se la procurer d'une autre facon. 2 Sur I'ombrage qui ne devra etre donne aux Orchidees que quand le soleil hrCile et encore il faut que la luauere soit tamisee. Nous eniplojons pour Fombrage de nos serres a Orchidees une toile a larges maiiles tissee expressement et que nous tenons a la disposition des amateurs. 3" Sur Fair qui est un point essentiel dans la culture des Orchidees; elles doivent avoir de Fair en abondance. Par les plus grands froids, nous ouvrons les ventilateurs dans nos serres a Orchidees et chauff^ns en consequence. Nous venons d'attirer Tattention des cultivateurs d'Orchidees sur trois points qui n'ont Fair de rien, en eux-raemes, mais qui sont d'une grande importance dans la culture de ces f^ivorites du jour. 58 BIBLIOGRAPHIE Trait6 de la Culture fruitiere commerciale et bourgeoise, par Ch. Baltet ('). L'auteur de PAri de grefer et d'lm autre ]ivre d'une haute valeur culturale et traitant de V Action du froid sur Us vegetaux pendant Fhiver 1879 1880, M. Ch. Baltet vient de publier un livre d'una incontestable uti'ite, ayant le merite de venir a son heure et d'exposer d'une facon claire et complete tout ce qui a rapport a la culture fruitiere. Dans ce volume de 610 pages, l'auteur traite de toutes les essences convenant au climat du centre et dunordde la France : Abricotier, Amandier, Cerisier, Chataignier, Coignassier, Fraisier, Fraraboisier, Groseillier, Noisetier, Nojer, Pecher, Poirier, Pnmmier, Prunier, Vigne. Pour chacune de ces essences, il etudie le terrain, les situations convenant le mieux, les meilleures varietes, les plantations commerciales, les modes de muliti- plication, tous les precedes de culture, la recolte, I'expedition, I'emploi des fruits. L'ouvrage est complete par des observations generales sur I'organisation et I'exploitation des plantations fruitieres dans toutes les conditions, la plantation des arbres, I'entretien des plantations, les mala- dies, les parasites, les animaux et insectes nuisibles.Un nombre considerable d'excellentes figures elucident le texte qui est marque a cliaque page au coin du savoir et de la verite. Et pour tout .dire on deux mots, le nouveau livre de M. Ch. Baltet reflete partout les vastes connaissances pratiques et Texperience de I'habile liorticulteur. SI Ton nous demandait le titre du meillenr ouvrage a consulter sur la culture ou la plantation des arbres fruitiers au point de vue commercial, nous n'hesiterions pas a indiquer le Traite de la Culture fridtilre de M. Ch. Baltet. * Meilleures Nous avons sous les jeux la premiere partie d'un ouvrage bien utile public au nom du Departe- ment de lAgriculture en Suisse par MM. F. G. Stebler et C. Schrceter et traduit par M. H. Welter, vice president de la Societe d'horticulture de Geneve. Cette premiere partie comprend d'abord une etude generate sur les Graminees et les Legumineuses, les especes et varietes, les conditions de leur habitat, leur vegetation, leur valeur et leur culture ; elle comprend ensuite une etude tres complete de qninze plautes : le Raj-grass anglais, le Ray-grass d'ltalie, le Dactjle agglomere, la Fetuque, le Fromental, I'Avoine jaunatre, la Houlque, la Fleole, le Vulpin, laFlouve, les Trefles rouge, hy- brids etblanc, I'Esparcette. D'excellentes planches coloriees represententces especes et de nombreuses figures accompagnent le texte. Em. R. (1) Beau vol. in-ia- de.640 pages avec 350 figures dans le texte. Paris, G. Masson, 18S4. (2) Grand in-l", l?r p., \\q pages avec 'planches coloriee>5 Bruxelles, C. Muquardt. Merzbach et Falk successeurs.) -i-t'V' K. m -. " -"^ -^&f -/^ IB i'.'x >?> L'lLLUSTRATION HORTICOL ' ^ - \ jt-"' ''*-'! 'A ^. ^ M' 1^ ry m .^ 4 41 4^ * I \\ ^^' ^ I ^^.- I k ** ^^^^?Kl ! I i ( ? a^ ' i <..-. ' '. ^ ,*^ H ' I d t t aV, ! 1 i n ( 8 ^ 4 1 SPLENDENS lind /. Linden^ pubi 5D PL. DXVIII LEEA AMABILIS VAR. SPLENDENS und. leea brillant Ampeltdees ETYMOLOGIE. Le genre Leea fat dedie par Linnk k J. Lkk, fondateur d'une pepiniere renommee pres ?r*?^ -.^:, '^^^^b^^^^;)-ii:.^ - f^- ^m^K -J. nfc-^-.^^'^'*- T*w-. 4*1" -j'-^tj.^ iv^^r ^' ^^ *^* .**,-* ;! I r: -^. ; ? . . " '- t' i L* I I /. . -. i^-^ t - ^^ W'- n -lu. - ' ;..: I I f ft -4 -",V --*?> [ r^- 1^ ? t I i !*?-" i \ \^ ' ' t ^ . f. ' ^ ^ -- ? ..-: ' .~- ' \ I ^ ' - - \ . 1,v -5; : . v. .-^'. ---?? , I /. . -?''. ^-^^ ^ /y. '.-.-. ^ ' ^ V I J.? % k^'l ' /.' , .^ z -7 -W-Wtl ?H?**fc?lS".W^ _- - J ' .-?S . 'V' 1 -: , .'-.' m "- ' . n '- r I J- L'lLLUSTRATION HORTICOLE '>?: -- -^t^.^ 'V 1 IMPATIENS FLACCIDA arn. VAR. ALBIFLORA Chrorn, P. De Panneniaeher, J '\ J. Linden^ publ. r <- ^L .' -? 4 r X & . i' 61 PL. DXIX FLACGIDA m. VAR. ^VLBIFIMA BALSAMINE A FLEURS DI.ANGUKS Balsaminees ETYMOLOGTE kt CARACTERES GEXERIQUES. Voir llluslmtion /torlicole, vol. XXX, pi. 488, p. 93. CARACTERES SPECIFIQUES. hnpatiens flaccida ; gl&hva lierhacea, foLis alternis tenuiter membran.iceis longe petiolatis elliptico-oblongis acuminatis basi in peti. hirn attenuatis crenatc-serratis, petiolis parce glan,>dicellis solitariis bini.-.ve filiformibus folio brevionbus, sepalis latera.ibus oblongo-lanceolatis ankriore plus diiplo breviorihus, posteriore petalis subaequali, calcare flliformi (mpflio crassioie?) apice attenuate Acre subduplo longiore, capsula elliptico-oblonga b.si et apice atteniiata glabra. Arn. Impatiens Jluccida Arn. Ind. Bals. in Hook. Com;p. sec. Bot. Mag. v. I, p. 32. Walp. RepeH. Sot. v. I, p. 468. Hook. fil. et Thoms. Balsam, in Journ. of Linn. Sec. 1860, p. 134. Bot. Mag. v. LXXXYII, p. 5276. liiipatiens ptdcherrima Dai.z. Bot. Mag. t. A Imvaticns latifoUa var.? Linn. Sp. Bl. p. 1328. Impatiens lucida Wall. Cat. N. 4738 Herb. Hknslow). CARACTERES DE LA VARIETE. Impatiens flacci.la floribu-s nlbis. L'apparition de Ylmpatiens SiiUani, dont le precedent volume de nutre Illustration renferme le portrait, a rappele avec raison lattention des amateurs sur un genre dont les especes trop negligees depuis quelque temps ont une valeur ornementale incontestable. Deja YImpaliens Sultani, le nouveau venu, est I'objet d'une immense faveur : il e.st considoi e partout comme une acquisition des plus lieureuses pour les parterres d*ete de nos regions. La plante qui nous occupe aujourd'hui, viendra meler fleurs blanches aux fleurs eclatantes de la BaLsamine du Sultan et jouira bient(5t, nous en sommes persuade, d'une vogue egale. La plante qui a servi de modele a notre planche est parvenne a I'eta- blissement de la Compagnie Continentale d'Horticulture a Gand par I'intermediaire des Jardins Rojaux de Kew ou elle fut recue du Jardin botanique d'Oxford sous le nom d'Impaiiens platypetala var. alba, Cette denomination nous ayant paru suspecte, nous avons consulte notre savant collaborateur M. N. E. Brown qui a chaque jour sous la main le riehis- sime herbier de Kew. II a pleineraent confirme notre maniere de voir et la variete a fleurs blanches qu'on a voulu i-apporter tour a tour a Ylmpa- tiens Sniiani et a 1'/. platype'ala^ est en realite une forme du gracieux /. /laccida. ses G o Tandis que 1'/. StiUanl proviGiit de la cote de Zangiidbar, I'/, phly- petala fJaccida croit a des altitudes de 1000 a 2000 metres. Les botanistes Font considere d'abord corame ane furme de 1'/. latifolia Llxn., puis ont hesite a le confondre avec 1'/ pnlclierrima Dalz. avec lequel il a beaucoup d'affinite. Quant a IV. plaiypetala, la seule disposition des feuilles suffit pour rendre toute confusion impossible. Quoiqu'il en soit de la valeur specifique de 1'/. /laccida, cefte plante est une des plus gracieuses du genre Impatiens qui compte actuellement une centaine d'especes appartenant presque toutes a I'lude. La variete a fleurs blanches est des plus distinguees. La culture est la meme que celle du type. Multiplication de graines et de boutures. Em. Rodigas. CHAMBRE SYNDICALE DES HORTICULTEURS BELGES Meeting horticole du 7 avril 1884. Le Comite permanent de la Cham])re syn.li.-ale des liorticulteurs beiges, dans sa seance du 25 decembre 1883, a ^decide en principe Tinstitution de meetnigs ou expositions mensuels, d.ins le hut de soumettre a I'appreciation de jurj-s speciaux tout produit de I'horticulture, de la pomologie et de la culture maraichere. Le reglement definitif fut arrete en seance du 5 mars dernier, et la premiere reunion fixee au 7 avril. LiEviN Spae-Vander.meulen, comraissaire permanent, fut deles;ue. M pour la reception des produits et la direction de I'exposition. Le jurj divise en deux sections est compose comme suit : resection. President: M. J. Lindex, a Bruxelles ; Secretaire: M. L. Lubbers, ibid. ; iMembres : MM. Aug. Vax Geert pere, a Gand et A. Peeters, a Bruxelles. "? Section. President : M. le comte de Henricourt de Grunne, president de la S. ciete Royale de Flore a Bruxelles ; Secretaire : M. Vict. a Gand. Couformement a Particle 10 du reglement, les membres faisant partie du jurv, et qui ont presente des produits a juger n'ont pas pnrtici] e aux operations quaud i!s etaient en cause. M. J. Linden, pr^.^ident de la r'' section, a exprime le desir qu'il soit acte au pruces-verbal, qu'il n'a pris aucune part aux deliberations concernant les plantes exposees par la Cnmpagnie Continentale d'Horticulture. Le- distinctions suivantes ont efe accordees a I'unanimite c^ o Certiflcats de Merite. A la Compagnie Continentale d'HorticiiUure a Gand. V pour Calamus Lindeni. 2 Alocasia Reginae. 3 DendroUum densifoni7n album. 40 Vriesea Iieliconoides. Remarque du jury : pour la rarete, le merite de la variete et la belle floraison de ce Dendrobium. A M. Louis Van Houtte, a Gand. 5 pour Azalea indica Co7}ite de Paris. Qo Soiivenir du Prince Henri. A M. Ch. Vuylsteke, a Loochristy. 7" pour Odontoglossim gnttatum splendidum. go crisptim fastiiosnm. A M. Edouard Pynaert, a Gand. 0" pour Bego7iia olhia. A M. Paul Deschryver, a Gand. 10" T^ouY Azalea piindiilata fl. pi.. Certificat de Culture. A la Compagnie Continentale d'Horticulture, a Gand. pour Masdevallia Lindeni ('), belle floraison. Mentions honorables. A M, Louis Desmet, a Ledeberg. Y ^onv Clivia mhuata emi?iens{L. D. 1884). 2" As2)aragus Coynorensis (L. D. 1881). S"* AlJiynum Goxingianiim tricolor. 40 AntJiuruim ScJierzerianmn macrospatJium (L. D. 1884) A la Compagnie Continentale d'Horticulture, a Gand. 5** pour Gymnogramma scMzophiia var, gloriosa, G" Odoiitoglossv.m triiimplians S2)lendens. A M. Desmet-Duvivier, a Gand. 7** pour Aralia rolunda. A MM, Jacob-Makoy et C% a Liege. 8** ponv KercMovea forihmda. A M. Aug. Van Geert pere, a Gand. 9** pour Odonloglossnm AJexandrae, var. (0 CeMasdevaira, d-une seule venne, epanouissait 58 fleurs. 64 A MM. Desbois et CjJ a Gand. 10** "^owv Bego7iia gogoensis. A M. Ch. Vuylsteke, a Loocliristj 1 1 pour Odontoglossum Wikkiamim. >Q V. 13" MuUus. tincticulaium. ^^" " liebraicmii elegans. A M. Louis Van Houtte, a Gand. 1 5 pour Azalea indica ^Sov.venir clu Due d' Albany. 1^" B"^ Natlianid de Rotliscliild. A MM. Desmet freres, a Ledeberg-Gand. 1 T pour DapliM Genkwa. 18 Pingmncidacaiidata. A M. Alexis Dalliere, a Gand. 19" pour Colens Berceau de Venus. Remarque pour la forme particuliere des feuilles, Quant aux Plantes suivantes : Olivia Gordon Pacla a M. fio. Pymaert, Pinanga sp. des lies Nicohar a M. Ad. D'Hae.ne, Pritchardia Moensi a M. Aug. Van Geert, Azalea ind. Vervaeneana a M. Joseph Vervaene, le jury a exprime le desir qu'elles soient representees a I'un des por- chains meetings, quand elles auront acquis un plus grand developpement. Le premier meeting floral a obtenu un succes eclatant. Jamais a aiicune exposition on ne vit plus grand nombre de plantes nouvelles reuuies. Presque tons les genres j etaient dignement representes, depuis les humbles Sempervivum jusqu'aux aristocratiques Orchidees. La serre du Casino avait ete gracieusement mise a la disposition de la Chambre sjndi- cale des Horticulteurs beiges. Vingt-cinq etablissements de Gand et des environs y etaient representes par un grand nombre de plantes rares. Plusieurs etaient exposees pour la premiere fois a la vue du public. Le nombre relativement tres restreint de certificats decernes demontre que les produits doiventreunir toutes les qualites que Ton peut exigerd'uue plante, pour obtenir le brevet qui, par la suite, devra la faire valoir dans le monde. Les nombreuses mentions que le jury a consignees au proces- verbal prouvent que les plantes etaient fort meritantes et dignes de tout Tiuteret des amateurs. Les meetings que la Chambre syndicate vient d'organiser r^pondent a une necessite. Gand, la ville de Flore, si justement renommee, pourra de^ormais, a I'exemple des autres centres des nations ou {'horticulture e^t ilorissaute, trouver a faire valoir chez elle le produit de ses labeurs et de ses solns. Le semeur d'Azal^as, da ^-eranium, etc. ; I'importateur 65 c de plantes des contrees loiiitaines, tons tfDuverout desormais a faire apprecier leurs gains ou leiirs nouvelles importations, sans se voir obliges do s'adresser a des societes etrangeres. L'experience tentee prouVe que cette institution est appeled a rendre de grands services a la botanique, a I'horticulture ainsi qu a la pomologie. L'aniateur s'occupant de fecondation artificielle, pourra faire counnl- tre le resultat de ses essais, et reudra un service a I'liorticulture au point de vue botanique. L'horticulteur sera a meme de faire connaitre Ses semis nouveaux, ses importations nouvelles et profitcr des meetings pour left lancer dans le commerce. La Chambre sjndicale en instituant ces reunions mensuelles a aussi le but de favoriser les transactions commerciales. L'industrie liorticole pro- prement dite a acquis en Belgique un grand developpement, elle exiixe comme beaucoup d'autres des rapports frequents entre producteurs et niarchands. Nul lieu pour s'entretenir des affaires ne peut etre tnieux clioisi, que celui on les plantes nouvelles et les specimens de belles cultures sont reunis sous leurs yeux. La prochaine reunion aura lieu le premier lundi du mois de mai. Le Rapporteur^ Ad. t)'HAE.\E, Secret. adj. I LE JARDIN FRUITIER ET LE POTAGER Nouvelles variets de legumes. Yoici quelques nouveautes recommandables qui out ete soumises a des essais comparatifs etjuo-ees meritaiites a plusieurs expositions de 1 an dernier. Choii New Hearting. Belle variete de cliou frise obtenue par M. Read de Mill-Hill. Se distingue par son excellente qualite et sun abondant produit. Epinard Monstrueux de Viro/fcnj. Connne le nom Tindique, les feuilles sont tres grandes. II est remarquable par la rapidite et la vi^ueur de sa croissance. Donue beaucoup. Haricot Blanc Giant sans parchemln. Repandu par ]\IM, Vilmorix. Cette variete provient du Haricot tiolel {Phaseolus Lncasiamis) et se distingue par sa vigoureuse vegetation et Tabondance de son produit. Elle attcintjusque 2'"50 de hauteur. La feuille est grande et gauffive- les goussessont larges, longues, blanches et sans fil; elles croissent en trochets de 4 a 6 ensemble. Le grain est blanc, reniforme, aplati. Haricot Flageolet Merveille de France (Bonnematn). Le grain restt^ vert toute Tannee; il est fin et d'excellente qualite. Haricot John Harrisson. C est un gain obtenu par Laxton, du type 4 eousse allonsree. Cette variete est precoce et nroductive. 66 Moelle vegetale liyhride de IJiiir. Cette excellente courge, dont la culture est trop peu repandue sur le continent et que nous recommandons depuis bien des annees, est encore amelioree dans la variete de Muir. Le fruit est de taille moyenne, ovale tronque. Couleur blanc de creme. La chair est de qualite superieure, surpassant le meiileur choufleur. Variete productive. Navet Exira Milan hdti f{y ^i^cn). Variete d'avenir, Pomme pourpre, unie, solide et de forme tres reguliere. Oiynon Glohe Blanc (Vilmorin). Bulbe de grandeur moyenne, de forme remarquablement globuleuse; chair ferme et solide, peau blanc argente. Belle variete. Pois Mange-tout sucre gros. Cette nouveaute, due encore a MM. Vil- MORiN, se distingue a la fois par Tepaisseur du legume et I'absence absolue du parchemin. La saveur est en outre excellente, Tres recom- mandable pour les fermes, ]es pensionnats et les grands menages. Tomate BowermaiUs Prolific. Beau fruit, uni, colons riche, chair ferme et d excellente qualite. 2'nmate ChiswicTi Red. - Variete amelioree de President Garfield. Fruit moyen, uni, beau rouge, tres productif. Tomate Improved Large Ora^^ge. Variete repandue par Henderson. Fruit rond, gros, orange fonce, tres joli. V. Teran. ncrologie S. Binnendyk, ancien jardinier en chef au Jardin botanique de Bui- tenzorg, Java, est mort en cette localite le 28 octobre 1883, a un age avance. Son caractere franc et loyal joint a une rare obligeance lui valut de nombreux amis. II fut pendant longtemps en relation avec beaucoup de botanistes europeens et contribua a faire connaitre de nombreuses especes de vegetauxdes Indes neerlandaises. Illaisse le souvenir d'un homnie de bien. Oswald Heer. Le celebre auteur de la Flore dwpays tertiaire et de la Fiora fossilis arclica, Oswald Heer est mort a Zurich le 27 septembre 1883. Par ses admirables travaux paleontologiques, il jeta une vive lumiere sur la difference existant entre Tepoque miocene et notre monde actuel. UAcademie de Paris lui decerna le prix Cuvier. II etait ne en 1809. William Siemens. Une des premieres autorites dans les questions de lumiere electrique. Sir WrLLiAM Siemens est mort a Londres le 19 novem- b:-e 1883,11 naquit a Lenthe (Hauovre) en 1823. Createur du four a gaz aehaleurregeneree, du bathometre et d'un freinhydraulique, il e^tplusconnu en horticulture par ses experiences concernaut les effets de la lumiere electrique sur la vegetation. Les freres Siemens ont construit le cable transatlantique reliant I'lrlande aux EtatsUnis, ainsi que le cable sousmarin indo Em. R. 67 CURIOSITES IIORTICOLES DE L'EGYPTE Suite (') Le jarJiii public de TEzbekieli, depuis la pose des touniirinets n'est plus fa I'S qui vien- neiit y entendre la musiqiie entre quatre et sept heiires do I'apres-midi. Sa surface, aujourd'liui beaucoup reduite, occupait avant 1870 toufe la place de I'Ezbekieh, alors quatre fois plus grande et qui formait le jardin de ce nom, dont les terrains ont ete batis dans ces dernieres annees. L'ancien Ezbekieh, qui existait encore a Tepoqiie de iiotre arrivee en Egypte enl868 netait alors qu'une grande surface jilaufee iVAlhizziaUhbck, i\e Cassia fistula, de Tamarix arh?rea et autres arbres commuus en Eaji>te plantes pele-mele et sans ordre avec des broussailles A' Acacia Farnesiana, Ae Diiranta Pliunieri, Ae Laitriers roses, i\e Pistacia tJterehintlivs, etc., entre iesquels etaient placees de nombreuses bariaques et des tentes de marchands forains, buvettes et cafes grocs en plein air, ou les disputes se tenninaient le plus souvent par des coups de couteaux ou de matraques. Get ancien etat de choses a completement dispai*n, gi'ace a la trausfurmation de cet ancien jardin qui etait situe dans un bas fond humide. A ?a place on Yoit aujourdliui un beau pare pajsager, bien entretenu et frequente avec autantde securite le soir que pendant la journee. De temps en temps on y donne des fetes qui attirent beaucoup de monde et font de ce pare public une des principales distractions des habitants du Caire. Les arbres et plantes qui coniposent les massifs sent les suivants : Eucalyptm gigantea et glohulus. Ficus sijcomerus, tjela et japonica. Gremia momhrnmcea, corylifolia et g\iaziime^olia. Euphorbia atropurpurea %% splendens. Populiis macropliylla, JatropJia cuse./s. Marivga jjterigo' sperma et p^erigosjjerma ruhra, Solanum macranthnn, Warcoviczi et Rantonetti. Sopliora tomentosa. Pereskia aculeala. Cassia fiUnla. Tamarix nilotica. ScMnus molle, Poinsetiia pulcherrianay Gilliesi et regia. Cassia falcata. Psidiiim pyrifer%im. Pislacla therelinthus. Nicoliana glauca. Neriiim oleander. Musa paradisiaca. Uicinus sanguineus. Bignonia cappusis et stans. AltJwa sinensis. Acacia mollissima. Ele-gnus angusti'olia. Buddleia Madagascar iensis. Hibiscus rosa sinensis et mutabilis, Melia azedaracJi et sempermrens. etc. En face du vieux Caire, a quatre kilometres de TEzbekieh, se trouve Tile de Rhodah situee sur le Nil et de deux cent cinquante hectares de super- ficio. A la pointe nord se trouvent de nombreux arbres exotiques occupant (^) Voircl-dessu?, p, 52. 68 s remplacement de I'ancien jardiii d'Ibraliira Pacha, cree en 1830 pai^ Nicolas Borre, horticulteur Luxembourgeois, etabandonneaux infiltrations du Nil et au vandalisme des Fellahs depuis la mort de ce prince en 1848. Parmi les arbres exotiques qui ont resiste jusqu a present et qui fleurisseut et fructifient, nous citerons : Le Teclona grandis, Tamarhidus indica, Adansohia diyilala, Ficiis hengalensis, tjela et religiom, Pentaptera glabra, Dallergia Sissoo, Pomgamia glabra, Sterculia plat ani folia, etc. Le Ficus boigalensis situe dans una portion de ce jardin acquise par M. le Due d'Aumont, est le plus bel exemplaire de cette espece indienne CLiltivee dans les jardins d'Egjpte. Sa tige composee de racines aeriennes descendant des branches principales dans la terre et soudees les unes aux autres en beaucoup d'endroits a une vingtaine de metres de circonference >ur sept a huit de hauteur seulement. En certains endroits, on peut passer entre les racines et lorsque celles-ci sont conduites d'une certaine facon dans la jeunesse, on peut obtenir des habitations au centre meme du tronc de I'arbre. C'est ainsi que les Indiens constr uisent leurs temples ou pagodes. Sa tete compacte et volumineuse a plus de cent metres de circonference, sur une trentaine de hauteur. C'est le plus bel arbre d'ornement et le plus curieux que Ton puisse voir en Egjpte. Pres de ce jardin, se trouve un superbe Palmier exotique Oreoloxa regia avec un gros tronc blanc comma la neige, annele comrae un Bambou, dedeux metres de circonference sur plus que de quinze de hauteur, produisant de uombreuses graines an mojen desquelles , nous avons fait multiplier ce beau Palmier dans les pepinieres khediviales qui en comptaient pour la plantation des routes efc des canaux d'ete, plus de vingt mille exemplaires en 1878. Au milieu de Tile se trouve un village arabe ombrage par de nombreux Dattiers et plusieurs jardins particuliers notamment celui de S. E. Alj Pacha Cherif, I'uu des mieux entretenus. r A la pointe sud de I'ile pres du Niloraetre se trouve le Jardin occupe par la famille d' Abbas Pacha et celui de Housta Gaddeh. Dans ce dernier jardin, on voit parmi les arbres exotiques de premiere grandeur, le >. Feronia eleplianlum , Diosnyros Kak ster et embryopteris, Santalum album, Terminalia mollis et catappa gifera indica, CEgl Eryth Cun gJiciMi, ZizypJiiis loiii-i, Pterospermmn plalani folium, Poniciana regia, Cojea arabica, Mimisops elengi, ces deux derniers produisant des fruits comestibles. Parmi les especes grimpantes, nous citerons les Bougainvillea speclaUlis et fastuosa, Ipomea tuberosa et palmata, Cryptostegia grandi- flora, etc., fleurissant abondamment. i^Sera continni.) G. Delchevalerie. G9 CHRONIQUE HORTICOLE 15 Mai 1884 Le Magnolia conspicu^. Un superbe exemplaire de cette belle espece de Magnolia efait en pleine floraison au Jardin Zoologique de Gand, le 14 avril dernier. II foisait reellement I'admiration des visiteurs et portait pres de quatre mille fleurs. Les nuits froides du 17 et du 18 avril, avec leur basse temperature de - 4" c, ont fletri et jauni ces belles et grandes fleurs. Elles sent en partie revenues on mai. * La question dutarifdes transports des plantes sera trailee au Congres gui a lieu a Orleans du 15 au 26 mai. Ce Congres est organise par la Societe d'liorticulture d'Orleans et du Loiret. 3f 3f. Exposition horticole k Lille, Nous avons sous les jeux le pro- gramme de la S'"' exposition que la Societe regionale d'liorticulture du Nord de la France ouvrira a Lille le 19 juin de cette annee. Ce programme s'ecarte des errements ordinaires suivis par les organisateurs d'expositions et Ton voit que la Societe lilloise desire, cette fois, reunir non pas des collections nombreuses, mais des specimens de culture, des produits se distinguant par leur beaute. II ne sera decerne qu'une seule recom- pense a chaque exposant. II j aura, outre les medailles Iiabituelles en vermeil et argent, quatre grands prix d'honneur de 203 a 250 fr. et dix ou douze seconds prix d'lionneur de 100 a 150 fr. Les exposants seront groupes en quatre categories : les amateurs et leurs jardiniers, les horticulteurs, les etablissements publics, les arclii- tectes et constructeurs. Ce sera de nouveau le cas de se demander ou s'arrete la qualite d'amateicr et dans quelle categorie il convient de classer les proprietaires horticulteurs, non patentes, qui ne cultivent leurs plantes que pour les vendre. Enfin, le programme prescrit des mesures assez severes en vue d as- surer la parfaite sincerite des concours. * Lea Jardins Eoyaux de Kew. La popularite dont jouissent les jardirts de Kew, le pare national des Anglais, est connue. En voici une Gardeners' CIu TOME XXXI 1884, 5* IJVR- 70 personnes qui visiterent ces jardins le lundi de Paques, 14 avril dernier, s'est eleve a cinquante trois mille. En 1882, Kew a ete visite au total par le nombre colossal de 1,244,167 personnes! II y eut en un seul jour, a la Pentecote, si nous ne nous trompons, plus de 95,000 visiteurs. De tels chiffres n'ont pas besoin d'etre commentes. La coqiietterie du denil. Naguere les fleurs, quelles qu'elles fussent, etaient severement bannies des vetements de deuil; aujourd'hui que les fleurs sont recues partout, il est admi's qu'elles peuvent rehausser le deuil meme et les jeunes filles en deuil portent au corsage urie fleur conviennent parfaitement a cet usage. MarkTial Niel et Gloii La culture forc^e des Lilium, consideree par la generalite des jardiniers comme herissee de difficultes presque insurmontables, ne semble pas etre plus difficile que le forcage des Jacinthes. Un des apports les plus remarques de TExposition ouverte, le 14 mars dernier a Vienne, par la Societe Imperiale d'horti culture etait un splendide lot de Lilium fleuris expose par M. E. Rodek. On y admirait entre autres les Lilium longijlonm, Z. Browni, Z. mtratum, Z. TJmnhergianum, L. uniMlatim, Z. atros^ing2dneum 3.\ec des fleurs colossales, L. pomponium, Z. croceum, le suave Z. Eansoni, le Z. mmistimiei le brillant Z. Szomitzianum. * Lasaisonprintanierede 1884 a ete cruellement decevante pour ceux qui out eu trop de confiance en la douceur exceptionnelle de la fin de mars et de toute la premiere moitie d'avril. La froidure survenue dans la nuit du 17 au 18 s'est prolongee jusqu'a la fin du mois; 11 a gele toutes les nuits jusqu'au 28. Le dicton populaire a eu encore une fois raison : II n*est si joli mois d'avril Qui n'ait son bonnet de gresil La 757'"'"4 et Feau recueillie a ete de 29"^?9. La temperature aurait ete normale si elle n'avait succede a des journees exceptionnellement chaudes qui avaient fait eclore prematurement les bourgeons d'un grand nombre de vegetaux. Les degats causes aux arbres fruitiers quelque pen exposes aux vents sont tres considerables : les abricots sont generalement geles; la fructification des poiriers, cerisiers et pruniers est gravement compro- mise. Les jeunes pousses des Marronniers, Nojers, Aylanthes, Saules pleureurs, Cytises et meme Platanes ont ete completeraent fletries par la bise persistante et par les rayons solaires succedant sans transition a la gelee. Esperons que la lune rousse, la quatrieme de Tannee, celle qui a 71 4 commence le 26 avril et finira le 24 mai, se passera par una temperature plus clemente. + * Le Stephanotis floribunda est une des plantes les plus repandues dans les serres anglaises et Ton n'a pas d'idee du nombre de fleurs qui se debitent de cette plante sur le marche de Londres, II est connu que I'abondance des fleurs differe sensiblement d*apres les varietes. Un jardi- nier de Warwick a envoye aux redacteurs du Gardeners' Chronicle le sommet d'une pousse ayant 10 centimetres de long et portant seize fleurs epanouies et dix boutons. La plante conduite le long du toit vitre d'une serre adossee au mur, est arrosee copieusement d'engrais liquide et donnera une ample recolte de fleurs jusqu'au mois de juillet. D'apres les lois de la selection, on pourrait multiplier et repandre cette variete si florifere. * ? Le Jubil6 de M. Max Kolb, le savant inspecteurdu Jardin botanique de Munich,' a ete celebre le 19 mars dernier. A cette occasion, le Comite ajant a sa tete M. le D' J. E. Weiss, a offert au jubilaire un riclie album conte- nant les photographies de plus de 200 souscripteurs et un splendide service de table complet en argent. Plus de 150 lettres et telegrammes de felicitations lui sont parvenus le memo jour et out du lui rappeler toutes les sympathies qu'il a su conquerir dans ses rapports avec ceux qui s'occupent d'horticulture, tant a I'etranger qu'en Allemague, Plusieurs societes horticoles et botaniques ont, a la meme occasion, decerne a M. Max Kolb le titre de membre honoraire ou correspondant. M. Kolb nous prie de vouloir transmettre, par la voie de Ylllustration, ses plus vifs remerciements a tous ceux qui lui ont temoigne de Tinteret en cette circonstance. ? . ^ ? Existe-t-il uneKose noire ? Cette question nous est adressee par une aimable lectrice de V Illustration a qui Ton a affirme que le greffage du Rosier sur le Chene comme sujet aurait pour effet de produire des roses parfaitement noires. Voici notre reponse : Kon, Mademoiselle, la Rose noire n'existe pas dans les cultures et jusqu'ici la Rose Emj^ereur du Maroc est celle qui, par ses nuances tres foncees, se rapproche le plus du noir. Quant au greffage du Rosier sur le Chene, il ne saurait avoir pour efl^et de produire des roses noires, pour la bonne raison que la reussite de ce greffage est d'une impossibilite absolue. Les journaux politiques qui en ont parle, ont ete mystifies. ? Orchid^es biennent toujours la vogue et la tiendront longtemps en raison de leur incomparable beaute. Un fort exemplaire ^Odontoglos- 7 o sum Pescatorei, portant 180 fleurs, a ete acc[uis pour 625 fr., un Odoiitoglossnm AUxandrae, pour 600 iv.^ ViXi Odontoglossum xexillarUim, petit specimen a ileurs tres foncees, pour 650 fr.; uu Cattleya Trianaei tar. Leeana a ete achete par M. Lee au prix de 7,500 fr. L'exportation des fruits de Belgique pour TAngleterre s'est con- sideraltlement accrue dans ces derniers te'mps et doit avoir, dans quelc|ues centres de production, fourni un appoint assez notable au revenu du sol, M, Ch. Whitehead, dans un memoire recent sur les Progres de la CuUnre fniitiere insere dans le Journal de la Societe Royale d'agriculture de Londres, rappelle qu'en 1871 la Belgique envoyait en Angleterre 276,286 boisseaux de fruits pour 2, 395, 550 francs. II ajoute qu'en 1882, notre pays a expedie 593,158 boisseaux pour une valeur de 4,229,100 francs. Laug- mentation, a onze annees de distance, est done de 316,872 boisseaux et de 1,833,550 francs, Cette difference en plus est considerable et rien n'indique que la progression ascendante doiYe s*arreter; la concurrence americaine pourrait cependant en affaiblir Telan. Entretemps les plantations fruitieres se developpent surbien des points en Belgique et grace a ramelioration des precedes de culture, la production pent s'accz^oitre encore. * -* li'importance du rnarch^ aux fleurs a Londres peutetreappreciee par ce seul fait rapporte par le Joiirml of Horticidhire : un horticulteur a vendu en une semaine, au marclie, le nombre considerable de 1200 bouquets de Narcisses [Narcissus poeticus), se composant cliacun de douze tiges fleuries, soit 14400. De petits bouquets de ia variete ornatus se vendaient couramment au Crystal Palace a 9 pence et meme 1 shelling piece.' ? ? Une procbain, par M. SuRiNGAR.professeur de botaniquea I'Universite deLeide,et par son collogue M. Ch. Martin. Nous aimons a signaler que ceprojet est tres favorablement accueilli dans les Pajs-Bas et ce qui le prouve, c'est que ces savants vojageurs peuvent compter des a present sur des subsides de I'Etat, de la Societe de Geographic et de Ilnstitut Rojal des lades Keerlandaises. ? ? Le Cercle des Rosieristes d'Anvers tiendra sa 8?' exposition de Roses coupees, Rosiers en pots et bouquets de Roses, dans la salle Verlat, le 22 et le 23 juin. Quatre concours sont gracieusement reserves aux dames, Toutes les communications doivent etre failes au President du Cercle rue des Fortications 60, a Anvers. LuciEN Linden et Em. Rodigas. S- ^ I SCHISMATOGLOTTIS PULCHRA N E BROWN T I 73 PL. DXX SCHISMATOGLOTTIS PULCHRA n. e. mu SGHISMATOGLOTTIS JOLI Aroidees CARACTERES GENERIQUES. Voir Illustration horiicole, vol. XXVIII, p, 71, tab. 418. CARACTERES SPECIFIQUES. Acaulis, coespitosa. Petiolus 34^ polL (7-10 ctm.) longus, viridis, semiteres, antiee deplanatus, angustissime marginatus; lamina 4-5 poll, longa, 1|.2^ poll, lata, suboblique oblonga, basi oblique cordata, lobis 2-4 lin. longis, rotunclatis, sinu acute sejunctis, apicera versus linea arcuata in cuspidem acuminataia mucronatam subrepentiono contracta, supra glauces^cente-viridis, tota irregulariter argen-^ teo variegata. Peduaculus petiole subacquilongus. Spatha angusta, tubo oblongo, 1^ poll., longo, viridi, lamina oblongo-naviculari, aperta, 2 poll, loni^a, pallide viridi. Spadix 21 poll, longus; parte feminea l|poll. longa palUdissime -viridi, organis neutris clavatis flavidis cum ovariis intermixtis; parte mascula | poll. longa, quam feminea tenuior, alba; appendice tereti-conoidea, flavida^ valde papillato-rugosa. Habitat Borneo. Cette nouvelle espece de Scliismatoglottis est reellement charmante. Elle se distingue de toutes les autres par le coloris de son feuillage et le caractere particulier de Tappendice du spadice. La plante est naine, elle croit en touife et son port est gracieux. Elle a les petioles verts et courts et les feuilles legerement etalees, oblongues, obliquement cordees a la base et brievement acuminees et mucronees au sommet. La face superieure est d'un coloris vert glaucescent particulier entierement panache de macules irregulieres argentees; la face inferieure est vert pale uniforme. La spathe est plutot longue et etroite, si on la compare a celles de quelques autres especes; son tube oblong est vert et le limbe ouvert, aigu, en forme de coquille, est d'une nuance de vert tres pale. Le spadice est un peu plus court que la spathe et Tespece est parfaitement caracterisee par la partie terminale aride ou appendice; en effet, cet appendice est convert de tres nombreuses rugosites ressemblant a des papilles. Cette jolie et remarquable nouveaute a ete introduite recemment de Borneo par la Compagnie Continentale d'Horticulture, n N. E. Brown. 74 BIBLIOGRAPHIE Champignons coprophiles de la Belgique (*) par M. Elie Marchal. La flore beige, quant a sa partie phanerogamique, a ete Tobjet d'etudes si completes et si detaillees auxquelles M. Fr, Crepin donna, il y a plus d'un quart de siecle, sa puissante impulsion, que cette partie, on pent le dire, est parfaitement connue. Aussi, ceux qui out a coeur Tavance- ment de la science, suivent aujourd'hui la voie ouverte naguere par KicKx pere, Westendorp et Eug. Coemans, et explorent, avec MM. Pire et BoMMER, les champs vastes encore de la cryptogamie. M. Elie Marchal, conservateur au Jardin botanique de I'Etat a Bruxelles, s'occupe ainsi de la recherche des Champignons croissant sur les excrements des mammi- feres, et il a deja notablement etendu ce groupe de notre flore mjcologique dont il a porte, en deux annees, le nombre des especes de six a trente quatre. Ses decouyertes sont d'autant plus meritantes que le substratum sur lequel vivent ces fongilles n'a rien d'attrayant ; mais, comme le disait noire regrette Coemans, ? la science ennoblit tout, et la nature aussi, qui ne connait pas nos preventions, se plait parfois a placer sur certains theatres pour lesquels le vulgaire n'eprouverait que du degout, les scenes les plus pures et les plus delicates de la vie vegetale. ? L'expose des resultats obtenus par Tauteur renferme des observations extremement judicieuses et denote qu'il traite son sujet en parfaite connaissauce de cause. Nosennemisetnosauxiliairesf). M. Louis Henry, naguere professeur a I'Ecole d'Agriculture Mathieu de Dombasle, aujourd'hui charge des cultures de plein air du Museum, a ecrit une brochure d'une trentaine de pages sur cet important sujet lequel devrait etre familier a tous ceux' qui s'occupent dejardinage. line suffit pas de connaitre les especes nuisibles aux plantes, il est indispensable aussi de connaitre nos auxiliaires et de les proteger. Ne voit-on pas des jardiniers, imprudents ou ignares, detruire irapitojablement leurs amis les carabes dores et les staphylins qui devorent les limaces et les chenilles, les coccinelles qui ne vivent que de pucerons, les ichneumons qui s'attaquent a toutes les larves ? Pourquoi ne pas respec- ter le herisson, la musaraigne, la chauve-souris, la grenouille et le crapaud? Pourquoi ne pas provoquer la nidilication de la fauvette, de la mesange, du rossignol, du rouge-gorge et de tant d'autres oiseaux qui nous offrent a la fois leurs chants et leurs services ? II faut etre aveugle pour mecon- naitre ses aides et ses allies. Em. R. l*j Champignons copropTiiles de la Belgique, Br. ia-8^\ Gand, 1884. Pyr^nomycHescoprophilesnouveauxpourla flore beige. Br/in^^ BruxeUes A. Man- CEAUX, 18S3. ("j Br. in-8*. CLaumonf:. imnr. TAVAWTnT i?rq ?-^ . .-;.. - ^J' '%- ^ ^^ v-^^ v_ -^\ rr^T^ L'iLLUSTRATION HORTICOLE ni ^L - ^ . - -^ - --", " :' --'.. -^ '." ; . - _ .- -r^ f:i .-'. ^v :^ i\ . : -:/ - ^ - -vn^ f :^ ^^\-:- PANAX VICTORIAE w--' ,-:/"' - I.-- I . I 75 PL. DXXI PANAX VIGTORIAE Panax de la reine victoria Araliacees CARACTERES GENERIQUES, Voir Illustration horticole, vol. XXX, p. 109, tab. 492. S agit-il d'une espece nouvelle ou d'une gracieuse variete produite par vole de semis ou de dichroi'sme dans une espece deja coiinue? Rien ne nous autorise a nous prononcer immediatement sur cette question qui a de rimportance au point de vue seulement de la science pure. On pent se demander toutefois quelle est la valeur de la denominatioa donnee a la jolieplante d^oniY Illustration reproduit le portrait d'apres des exemplaires envoyes directement de Calcutta par M. Thatterzee a la Compagnie Continentale d'Horticulture. Cette denomination, nous ne pretendons nul- lement Tinfirmer, encore moins la sanctionner. Nous desapprouvons de la maniere la plus formelle, nous deplorons meme Tliabitude que prennent certains horticulteurs de donner des noms specifiques a des varietes, fort distinguees, nous le voulons bien, mais ne reunissant pas du ioul les conditions voulues pour etre elevees au rang d'especes, Le droit de bap- teme appartient au seul botaniste descripteur, et par la denomination qu'il donne, il assume toute la responsabilite de cet acte; il n'est permis a personne de poser des faits de nature a derouter la science. Jusqu'a preuve contraire, nous admettrons done que le Panax dont il s'agit, est une forme charmante, une variete tellement jolie qu elle a ete . jugee digne d'etre dediee a Sa Majqste la Reine Victoria. Notre planche reproduit fidelement la plante avec son caractere touffu^ son port elegant, son gracieux feuillage. La feuille trilobee, quelquefois pinnatifide, a les folioles irregulierement dentees et profondement decoupees, le lobe terminal etant generalement plus elargi que les autres. Le limbe entier, d'un beau vert, est margine de blanc pur : cette panachure est des plus distinguees. En somme ce Panax est une heureuse acquisition de plus pour nos serres et prendra place parmi les plus elegants vegetaux a feuillage d*ornement. Em- Rodigas. 76 NfiCROLOGIE M. Luddemann, autrefois chef de culture chez M. Pescatore a S'. Cloud et qui s'etait ensuite etabli a Paris, est mort a Bourg-Ia-Reine, le 15 avril. Tous ceux qui s'occupent d'Orchidees garderont longtemps le souvenir de cet eminent orchidophile qui contribua dans une large mesure a repandre le gout de ses plantes favorites en en simplifiant la culture. Balfour ( John-Hutton) , le digne successeur de William Hooker dans la chaire de botanique de Glascow et qui devint ensuite titulaire du nieme cours k I'Universite d'Edimbourg, est mort dans cette ville le 11 fevrier dernier, a lage de 76 ans. La plupart de ses ecrits sont des ouvrages didactiques remarquables, destines a la jeunesse, et le jardin qu'il dirigeait, avait acquis une reputation hautement meritee. M J. B. De Saegher, horticulteur gantoisassezconnuet ancienfournis- seur de S. M. Guillaume II des Pays Bas, est mort a Gand dans sa 16'^' annee. Longtemps il prit part a toutes les expositions du Casino, et les bouquets sortant de son etablissement jouissaieut d'une grande renommee. Engelmann sur les Cactees et les Coniferes de I'Amerique Septentrionale, est decede a S' Louis (Amerique du Nord), le 4 fevrier dernier, a lage de 73 ans. Allemand d'origine, il s'etait depuis longtemps etabli en cette ville et y jouissait, comme medecin, d'une tres grande estime. M. Jear. Verschaffeit, fondateur de I'etablissement horticole de ce nom et qui eut son epoque de celebrite, s'est eteint a Ledeberg le 20 avril dernier, apres de longues et cruelles soufFrances. II etait ne a Gand le 5 septembre 1811. II etait chevalier de I'Ordre de Leopold et de plusieurs Ordres etrangers. Depuis quelques annees, il vivait retire des affaires. Alexander Moore, directeur des pepinieres du gouvernement a Campbelltown, Nouvelle Galles du Slid, a succombe a la phthisie pulmo- naire, le 14 mars dernier. II n'etait age que de 29 ans et jouissait de I'estime generale. C'etait le neveu du directeur du Jardin botanique de Sydney. M. A. Lavall6e est mort le 5 mai. II s'etait fait un nom parrai les botanistes les plus distingues. II est connu surtout par ses ouvrages et ses tra^'^ux sur I'arboriculture. President de la Societe d'Horticulture de France, il etait membre et tresorier perpetual de la Societe d' Agriculture et faisait partie de plusieurs autres societes savantes qui toutes ressentiront Yivement sa perte. II etait ne en 1835 a I'Hotel de I'Ecole centrale dont son pere fut un des directeurs fondateurs et avait cree dans sa propriete de Segrez une collection de plantes connue et appreciee des savants du monde entier. II visitait cette collection, lorsque la mort est venue le surprendre mterromp t ..^ M ^-r *.M '^^eS^:>2k.^^^%^i. \.- t f -, ?'- .' J> '"- - V ? -. - V '??-. L'lLLUSTRATION HORTICOLE '. . ^ ^^ \ \ ^ V : ' ^ '". " ^ ^ ^" - " ^ ^ - 1 -'.-... ;. - ^ %^ '' - ^^'^.s. ?' ^ ' ; -^ ^k^-mi- IX"-- --' -f- -.-... -r. J T .. >. ^i, 4 t ^.- ii' .4' '-- .'' - -'-: ^ ^- :^.-:-l ^^J^ ^^ I--;: ' . ,- ::-:;: <^.r.U>. ' ^ ^ ^1 . . GYIVINOGRAIVIIVIA SCH IZOPHYLLUR/I VAR. GLORIOSA Chrom. P. De Pannemciccker 77 fcS. ._? PL. DXXII SGHIZOPHYLLUM YAR. GLORIOSA GYMNOORAMME iSVPKUB FOUGERES CARACTERES GENERIQUES. Voir lUKStration lioHkoU, vol. XY, tab. 576. CARACTERES SPECIFIQUES. yoiv Belgique horticole, vol. XXXII, p. 32K Dans I'elegante famille des Fougeres, il n'est pas de genre plus char- niant que celui des Gymnogrammes. Tout le monde connait le dore, Gymnogramma cJirysopJiyllum, aux feuilles jaune d'or en dessous et qui dans nos serres, a donne de nombreuses formes ou varietes parmi lesquelles le G. 31 ar ten si est un des plus estimes; puis Targente, G. calomelanos^ dont les pinnules noires contrastent vivement avec le blanc d*argent de la face inferieure; puis le cotonneux, G. tomentosnm, caracterise par ses folioles velues a la face superieure. A ces especes viennent se joindre encore le Q, iartareum, le G. rtifiwi^ le G. Lauclieamim et quelques antres dont le plus' remarquable est le G. scIiho/jIiyUum aux frondes nombreuses et aux pinnules iinement decoupees- Une particularite qu'il convient d'indiquer, c'est que, dans cette espece, les frondes prennent un caractere prolifique vers les trois quarts de leur longueur en se bifurquant a cet endroit. Ce meme caractere se retrouve daus Is. Yarieie gloriosay bien qu'il ne soit que faiblement marque sur notre planche. Cette variete fut beaucoup admiree lors de la derniere Exposition quin- quennale du Casino de Gand, en 18S3. La J^eviie liorticole la signala specialement : ? Une tres belle Fougere, variete plus vigoureuse du Gymnogramma scJiizopJiylhm, a valu a son obtenteur, M, Maron, du chateau d'HerbauIt (Loir et Cher), une distinction bien meritee, la plante etant enorme et tres bien cultivee. ? Nous n'avons rien a ajouter a cet eloge et nous pouvons simplement renvojer le lecteur a la planche qui accompagne notre article pour qu'il juge du port elegant, du cachet reellement gracieux de cette Fougere. File se di^itingue surtout du iyi^e qui fut introduit des Lides Occidentales par M- Nock, de Gordon Town, Jamai'que, en ce que ses frondes, arquees avec grdce, sont plus larges et plus allongees, toute la plante ajant d'ailleurs un habitus superbe. Aussi la Compagnie Continentale d'Horticulture n'a pas hesite a en acquerir ledition. Un exemplaire de ce Gymnogramma cultive avec quelque soin dans une corbeille suspendue ou elle ne souffre pas d? secheresse, constitue un ornement delicieux de la serre a Fougeres. Em, Rodigas. 78 INFLUENCE DE LA GREFFE SUR LE SUJET / EortimiUure que dans une des serres a Yignes de M. Sweet, a Lejton, il s'etait produit un cas remarquable demontrant Tinfluence que le grefFon peut avoir sur le sujet auquel il a ete uni. La variete Gros Colman avait ete greffee sur Blacl Hamburgh (ou Franlenthaler). Le scion s'etait bien developpe, raais a environ un pied (0?33) an dessous du point d'insertion, une forte pousse s'est produite ajant, sans aucun doute possible, les caracteres du Gros Colman, M. Douglas Taffirme. Nous avons ete particulierement heureux de rencontrer cette commu- jiication, parce qu'elle corrobore, d'une facon inattendue, la relation d'un fait non moins extraordinaire qui nous est personnel et que nous eumes Toccasion d'exposer, il y a vingt ans, le 26 avril 1864 {^), au Congres international d'horticulture de Bruxelles. Voici ce fait. Un bourgeon de Crataegus oxyacantJia fut greffe en ecusson a oeil dormant sur une tige de Sorhis aucuparia, aim. environ au dessus du sol. Ce bourgeon se deve- loppa le printemps suivant a une longueur de 5a 6 centimetres, puis les feuilles se dessecherent; mais en meme temps, du cote oppose et a environ 18 centimetres au dessous du point d'insertion de la greffe, il se developpa un veritable bourgeon de Crataegus dont les feuilles, saines et bien carac- terisees, acquirent bientot la moitie de la grandeur normale. A son tour cependant ce bourgeon se desseclia. _ Ce fait, on le voit, tout en ayant beaucoup d'analogie avec le phenomene signale par M. Douglas, est plus remarquable, puisqu'il s'agit. pour nous, de genres differents ajant entre eux une certaine affinite, tandis que, pour M. Douglas, il ne s'agit que de varietes d'une meme espece. _ Au meme Congres, nous avons mentionne un autre fait precisement inverse des deux precedents et observe par M. Ed. Morren. Un orme a feuilles etroites et crispees avait ete greffe sur un orme ordinaire. Apres plusieurs annees de vegetation, des rameaux semblables a ceux du sujet se sont produits sur le tronc issu du greffage et a plusieurs metres au dessus du pomt d'jnsertion de la greffe. Le meme phenomene se reproduit chaque annee sur un orme du Jardin Zoologique de Gand. ^M. RODIGAS. (1) Journal of Horticulture f 17 avril 1854. (2) Bulletin du Congrls international d'horticuUure, k Bruxelles, avril 1864, p. 115 . 79 LE JARDIN FRUITIER ET LE POTAGER Cisellement des raisins L'incomparable beaute des grappes de raisins faisant radmiration de ceux qui visitent des expositions fruitieres ou des vi?ieries en Angleterre, est due a deux causes fondamentales : la preparation et la fumure du sol et reclaircissage ou cisellement des grappes en formation. Quant au sol, la Vigne croit le mieux dans les terres permeables, pro- fondes, sablonneuses et caillouteuses, pourvu qu*elles s'echauffentfacilement et ne perdent pas vite leur clialeur. Les composts de terreaux, fumiers 'Grappe de Frankentlialer avant le cisellement. d etables, debris animaux et vegetaux lui conviennent parfaitement. Imifcant en cela leurs confreres anglais, nos cultivateurs de vignes melent a la surface du sol des os concasses et c'est a cet element qu'ils attribuent le brillant developpement de leurs plantes et des grappes. Cependant pour avoir celles-ci dans toute leur splendeur possible, il faut encore savoir menager le produit, ne pas en vouloir Texces; il faut en outre eclaircir les 80 raisins eux-memes. Une grappe par rameau on courson suffit amplement ; toutes les autres grappes doivent etre sacrifiees, Le cisellemeiit des grains est non moins indispensable; cette operation commence a etre mieux appreciee. Le deuxieme volume de XAnmiaire de THortimdhire lelge a publie d'apres le Florist and Popiologist de Londres deux figures (jui valent a elles seules les meilleures explications et font comprendre, au premier coup d'oeil, comment il faut operer. Nous rendrons service a nos lecteurs en les reproduisant. C'est une grappe de SlacJi Hamburgh ou FranlentJiaUr presentee avant et apres le cisellement- Aussitot que la fecondation est operee et que le grain commence a grossir ou precede a Teclaircissage. Celui-ci se fait en une fois au moyen Crochet a ciseler. d'un petit instrument ou crochet a ciseler dont nous empruntons la figure au livre de M. Ed. Pynaert sur Les serres vergers, C'est une mince lame de O^t^ Grappe apres le cisellement 81 bois, longue de 25 a 30 centimetres ayant Tune de ses extremites taillee en dents inegales. Uenleyement des grains se fait avec des ciseaux a lames etroites ayant leurs pointes emoussees. Quel f ? ser. Les varietes a gros grains doivent ^tre eclaircies plus que celles a grains moindres ; les grappes laches le seront moins que celles dont les grains sont serres, Voici Dependant une indication plus nette donnee par M. Barron, le chef habile des cultures du jardin experimental de Chis^ick : la grappa non eclaircie comptait 124 grains ; apres le cisellement, il n'en reste que 36, c'est-a-dire moins d'un tiers. Le cisellement en lui-meme exige une main quelque peu experimentee. Celle-ci arrangera convenablement en cinq minutesune grappe qui atteindra plus tard un poids d'un demi kilogramme, tandis qu'il faudra, etant novice, y mettre le double du temps, II ne s'agit pas de couper un raisin a la Ms. On commence par donner a la grappe une forme convenable, on enleve ensuite tous les grains interieurs, puis tons les petits grains et finalement les grains exterieurs auxquels il faut conserver Tespace neces^aire a leur entier developpement. V. Teran. GURIOSITES HORTIGOLES DE L'EGYPTE Suite (^) A .trois kilometres en aval de File de Rhodah se trouve Tile de Ghezireh a Touest du Caire, reliee avec le nouveau quartier d'lsma'ilia, par un niagnifique pont tubulaire, pose sur le Nil pres de Kars-el-Nil et qu on appelle le pout francais. Ghezireh est une ile de deux cents hectares de superficie dont les berges du Nil sont bordees d'un epais rideau de Dattiers et d'une magnifique route circulaire macadamisee et plantee de deux superbes rangees d'AIMzzia lelhek faisant letour de Tile. Au nord de celle- ci se trouve le palais d'eU de GJUzireh de Tancien Khedive entoure d'un beau pare compose de nombreuses especes de vegetaux exotiques, et mal- heureusement abandonne aujourd'hui a Tincurie des indigenes. La belle collection d'animaux de Imterieur de TAfrique qui y avait ete rassemblee et qui comprenait, parmi les quadrupedes, de superbes sujets d'EIephants, Girafes, Lions, Pantheres, Singes, Bubales, Gazelles, etc., et parmi les bipedes les Autruches, Pelicans, Flamants, Perroquets, Pintades, oiseaux de proie, etc., a ete envoyee dans les divers Jardins zoologiques d'Europe, notamment dans celui de Marseille, lors de I'abdi- cation du khedive Ismail. Parmi les arbres exotiques les plus remarquables (*J Voir ci-des3us, p, 67. 82 ? de Ghezireli et qui avaient acquis pour la plupart la hauteur des plus grands arbres, nous citerons : Aralia catalpcB folia, quinquefolia et dactylifolia, Gastonia palmata, Stermilia flalanifoUa, Zizyplms lotus, Ficus elastica, japonka, iengalensis, religiosa, tjela, nympJiafoUa , dealbata, Chmmeri, nitida, ferruginea, JieteropJiylla, qnercifolia, etc. Galactodendron spedosum, Araucaria excelsa,, Bidwilli, GuningJiami et Cooli, Solamim nacra^itlmm, Warcewim, Banfonetti, marginatum, laci- niatmn, letacettm, pyracantiim, amazoniciim, etc., Murraya exotica, Euca- lyptus globulus, amygdalina, gigantea, etc, Grevillea rohista, Moringa aptera, Bamhusa nigra, arundinacea, metale, anreo variegata, urti- cillata, etc. Le Cocos flexuosa a fleuri et fructifie dans ce jardin des la huitieme annee et produit de grandes quantites de graines fertiles. Le Latania lorbonica y a produit des graines en quantites considerables et qui nous ont servi a multiplier ce beau Palmier a plus de vingt mille exemplaires dans I'ancienne pepiniere khediviale, en Yue des plantations d'alignement et des canaux d'ete. Enfin les gros Bambous des Indes cultives dans ce jardin y ont donne, pour les especes les plus vigoureuses, des perches de vingt metres de hauteur efde la grosseur de la jambe dun homme, formant des touffes colossales de plus de cent metres de circonference et offrant un delicieux ombrage. Parmi les arbres fruitiers exotiques, les : Carica papaya, Eryoloirya japonica, Jambosa vulgaris, Eugenia australis, Biospyros Kali, Mimu- sops elengi, etc., ont fleuri et fructifle dans ce jardin. Le Mangoustan que nous y avons introduit de I'lnde, comraencait a s'y developper et promet- tait de s'acclimater dans ce jardin, comme aussi un grand nombre d'autres Melicocca fnictu rubra, EtipTi BertTioletia excelsa, etc. etc., que nous avions recus de I'etablissement Linden de Gand. Parmi les plantes grimpantes exotiques que nous avions introduites dans ce jardin et qui y ont admirablement fleuri, nous citerons le Bignonia venusta du Bresil, Solanumjasminoides, Passifora macrocarpa, Tacsonia Va7i Volxemi, Argyreia vernosa, etc., qui ornaient les verandahs et les surfaces treillagees. La^ pepiniere khediviale situee presque en face du pont, dans I'ile de Ghezireh, contenait cinq cent mille vegetaux eleves en pots, tous exotiques et acclimates a I'air libre. Le nombre des especes et varietes etait de deux mille environ ; c'etaient des arbres forestiers et d'ornement, arbres d'aligne- ment et de vergers, arbres fruitiers propres a I'Egypte ; des plantes utiles et officinales, fourrageres, economiques, industrielles, odoriferantes, etc.; des plantes potageres et d'ornement, aquatiques, gazonnantes, etc. Apres avoir passe File de Ghezireh, on traverse le bras du Nil sur un 83 autre pont en fer plus petit et appele ponl des Anglais ; on entre dans la plaine de Gjze, sillonnee d'avenues ^'Albi^zia lebiek plantes au chariot et dont les principales conduisent : du pont des Anglais a la gare du chemin de fer de la Haute Egypte; du palais de Boulaq-el-Dakrour a la grille du pare de Gjze; du pont des Anglais au palais de Gjze en longeant le Nil, et enfin Tavenue qui conduit du palais de Gyzi aux grandes pyramides, situees a une lieue et demie de ce palais. Les jardins de Gjze (autre ancienne residence dlsmail Pacha) sont divises en trois parties : P le jardin du harem, trace dans un mauvais style turc irregulier et renfermant de w magnifiques vegetaux exotiques, dans les genres de ceux que nous avon? cites pour Ghezireh; 2" le jardin ou pare paysager francais, situe sur le bord du Nil et renfermant egalement de superbes collections de vegetaux exotiques d'ornement; 3^ le jardin fruitier plante d'une centaine de mille arbres fruitiers, principalement en orangers, citronniers, cedratiers, etc., dont une trentaine de mille nous furent expedies de la Sicile, De nombreux specimens de grenadiers, abricotiers, pechers, anoniers, goyaviers, miiriers, amandiers, bibaciers, etc., ont ete plantes et fructifient dans ce jardin. Ces trois jardins d'une centaine d'hectares de superficie sont malheureusement abandonnes aujourd'hui a Tincurie et au vandalisme des jardiniers indigenes qui n'en retireront aucun profit, si ce n'est pour eux. A cote du jardin deGyze se trouvent les jardins deLeurs Altesses Hussein et Hassan Pacha, second et troisieme fils du Khedive Ismail. Le jardin de S, A, Hussein Pacha renferme une des plus belles collections de vegetaux exotiques qui aient ete reunies en Egypte. II est parfaitement entretenu avec de superbes pelouses en Zapanici nodiflora maintenues a un niveau parfait au moyen de tondeuses archimediennes. Dans le lac et les pieces deau, fleurissent le NeUimUuM speciosttm, et sur le bord des ruisseaux le Papyrus antiqnorum et autres plantes aquatiques ou marecageuses. Sur les pelouses, ou voit isoles ou groupes de superbes specimens de Mnsa Ensete, Fimis elastica, Eriodendron anfractuosxim, Poinciana regia, 'folia,Teroninalia Catap}^ Ficus platanifolia, Terminalia mollis^ Cedrela odorata, Sapindus senegalensis, Erythrina arlorea, etc. , etc. Parmi les especes fruitieres, on remarque : Le Biospyros Kali et embry- opteris, le Minmsops elengi, le Carica papaya, .le Tamarmdiis i7idica, le Jamlosa tulgaris, les Manguiers, Bananiers, Figuiers, Orangers, Cedra- tiers, Citronniers, etc. Les massifs sont composes d'un melange d'arbres, arbrisseaux et arbus- tes exotiques parmi lesquels on remarque : Les Duranta Plumieri, Acacia de la n'" Hollande, Bambous divers, Lauriers roses et Lauriers nobles, Tmitalilis et Rosa sinensis, Plumbago Hibiscus Melia 84 fistula Zizyplms divers, BoiigaintilUa, etc. Les promenades de Gjze et Ghezireh qui ne datent que d'une dizaiiie dannees, sont admirablement ombragees aujourd'lmi par une double rangee de gros AWizzia Uhhek que nous avons fait prendre ca et la dans les villages arabes de la basse Egypte. Ces arbres d'un demi siecle d'age et amputes de latete etdes racines,ont parfaitement supporte la transplanta- tion dans ces mauvaises conditions et c'est a peine si nous en avons perdu un ou deux, pour cent. Ce bel arbre plante en avenue aux environs du Caire et d'Alexandrie ne perd ses feuilles au mois d'avril que pour en repousser iramediatement de nouvelles. C'est a ce moment qu'on le trans- plante avec succes, tandis qu a toute autre saison de i'annee, pendant que I'arbre est en seve, cette operation ne reussit pas. II a ete plante ainsi au chariot une dizaine de mille de ces gros Alhizzia hlhek apportes au Caire de la basse Egypte par les bateaux du Nil et les wagons du Clierain de fer de 1868 a 1878. Le nouveau quartier dTsmailia du Caire, cree egalement depuis une dizaine d'annees, est aujourd'hui recouvert de centaines de villas et maisons de plaisance entourees de jardins verdoyants et sillonne de belles avenues ombragees par une double rangee ^Mliziia lehheh provenant des pepinieres khediviales. Ces divers travaux d'embellisseraent et de plantations executes sous la haute direction d'Ismail Pacha, protecteur eclaire de I'horticulture en Egypte, ont fait du Caire une ville d'hiver des plus agreables a habiter oil le gaz d'eclairage et les eaux d'arrosage sont partout dans les rues. II ne lui manque plus qu'un casino et des amusements pour y retenir les nombreux touristes qui font chaque annee le voyage de la haute Egypte sur les bateaux a vapeur ? Cooks tourist ? qui remontent le Nil et le descendent tous les quinze jours jusqua la frontiere de Nubie, depuis le mois de decembre jusqu'a la fin de mars, Au nord du Caire, se trouve I'avenue de Choubrah, la plus ancienne efc la plus pittoresque promenade des environs du Caire, longue de plus d'une lieue et conduisaut directement au jardin de Choubrah, ancienne resi- dence de Mehemet Aly. L'avenue de Choubrah a ete plantee sous le regne de Mehemet Aly vers 1S:.^5, ^Allhzia leUek et de Sycomorus anti quorum alternes, dont les troncs mesurent aujourd'hui plus de trois metres de circonference et forment, a plus de cinquante pieds du sol, un superbe dome de verdure impenetrable aux ardeurs du soleil. A droite et a gauche, se trouvent de nombreuses maisons de campagne entourees de jardins toujours verts, plantes principalement d'Orangers, de Citronniers, Cedratiers, Bana- niers et de toutes sortes d'arbres fruitiers des colonies propres au climat de I'Egypte, arroses pendant la saison des basses eaux du Nil par de nom- breuses sakies ou Norias que font tourner des buffles et des dromadaires. {Sera continui.) G. Delchevalerie 85 CHRONIQUE HORTICOLE 15 Avril ISSI OrcMd^es en fleurs. Nous avons deja, a diverses reprises, appele Tattention des amateurs sur les magnifiques collections d'Orcliidees do la Compagnie Continenlale d'Horticulture a Gand. La floraison de ces favorites a ete specialement riclie pendant la premiere quinzaine du mois de juin. Nous y avons note en fleurs, parmi les plus remarquables, los especes et varietes suivantes : Cattleya Acldandiae "tar. Mameiy variete tres brillante, a lleurs grandes, labelle carmin vif, petales tres fences; Laelia elegans "oar. Linde'ai : cette variete d'elite sera figuree dans un des prochains numeros de ce recueil ; Cattleya Mossiae tar, ^largaritaCy flours enormes, pales, labelle illumine par une enorme taclie orange; diverses varietes A^Odontoglossimi vexiUarium, toutes plus belles les ujics que les autres; une quantite de MasdevalUa, il'Odontoglossum Alexandrae, liystrix; plusieurs Cattleya nohilior, admirablement ileuris; un Laelia purpurata tar. alia, superbe; un Laelia imrfurata tar. sijhndens, d'une vivacite de coloris remarquable; des Vandees en grand nombre. Nous engageons les amateurs a visiter ces magnifiques collections a cette epoque de I'annee. Le Calamus Lindeni est un des plus beaux Palmiers connus. Aux expositions de Majence, de S* Petersbourg et de Paris, il a ete tres remarque et les amateurs etaient unanimes a reconnaitre le haut merite decoratif de cette brillante nouveaute, trop rare, helas, dans nos serres d'Europe ! * Les Alocasia imperialis et Alocasia reginae sent les deux plan- tes nouvelles de I'annee les plus meritantes, au dire de notre excellent confrere le Gardeners' Clironide. Elles ont paru avec un franc succes a TExposition internationale de S^ Petersbourg, ouverte au mois de mai dernier. LL. MM. TEmpereur et Flmperatrice de Russie ont ete tellement cbarmees de Teffet decoratif de ces deux belles Aroidees, qu'Elles ont daigne en accepter la dedicace et le patronage. Nous donnerons prochainement le portrait de ces deux Alocasia destines a obtenir une grande vogue. TOME XXXI 1884, 6^ LIVR. 86 La Soci6t4 nationale d'Acelimatation a fete, en mai dernier, le trentieme anniversaire de son existence, par un banquet dont tons les mets provenaient de vegetaux ou d'animaux exotiques bien acclimates en France. An dessert on servit des vins de FAmerique septentrionale et de I'Australie et des nefles japonaises. Certains plats farent trouves exqnis; d'autres n'ont pas eu les honneurs du rappeL * Encouragement a P arboriculture A Brodstedt, dans le Scliles- wig, Tautorite locale a pris ime mesnre qui merite d'etre citee a sou honneur. Chaque eleve des classes superioures de TEcole moyenne recoit gratuitement, a son entree dans ces classes, trois arbres fruitiers; tant qu'il frequente Tecole, il doit les cultiver sous la direction de Tinstituteur. Lorsque leleve quitte I'ecole, les arbres deviennent la propriete de celui-ci. Puisque, suivant un profond penseur, celui qui plaute un arbre Vend, service a I'liumanite, les autorites de Bredstedt auront acquis des droits indeniables a la gratitude publique. - A- Le Sphagnum, devenu indispensable dans la culture bien entendue des Orchidees, vient de trouver une autre application. UJllmtririe Garten- M Zeitiing de Vienne nous apprend, en effet, que cetle Mousse rempla^e parfaitement la charpie. Le D^ Hagedorn, de Magdebourg, en a fait de nombreux essais sur des blesses et en a constate Fexcellence. Ce produit vegetal bien prepare est souple, tres compressible, elastique, blanc, de tres longue duree et fort bon marclie. L'emploi pourra s'en generaliser dans les hopitaux. + * liG Cressou du Bresil, connu aussi sous le nom de Cresson de Para, est une petite plante annuelle de la famille des Composees, frequemment usitee en salade aux Indes Orientales. C'est le SpilmitJies oleracea Jacq. on Bide7is fervida La:mk. II en existe une variete dont les feuilles sent d'un vert tres fence et dont le fleuron central de cliaque capitule est brun. Pour manger ce cresson en salade, il ne faut pas avoir le palais trop delicat, la saveur des feuilles etant fort piquante. Les boutons floraux cnt une forte action sur les glandes salivaires. La teinture de cresson de Para a Falcool est recommandee contra le mal aux dents- Fleurs et charity. II existe a S* Petersbourg une coutume que nous voudrions voir etablir partout et qui est toute a I'honneur des dames. Un des jours d'entree a I'Exposition florale est au benefice de la caisse des pensions des jardiniers invalides et des veuves de jardiniers. Ce jour-la, les horticulteurs fournissent gratuitemeut tout ce qu'ils peuvent en fleurs et 87 bouquets, et les dames des membres du Comite s'en font les marcliandes iraprovisees. La vente de fleurs faite de cette facon gracieuse, le dernier lundi de Texposition de cette aiinee, a produit la somme de 500 roubles ! Honneur, trois fois honneur a ces procedes de la cbarite ! La vie des plantes subit certaines modifications par la latitude ou elles croissent. Les graines produites dans les latitudes septentrionales sont plus grandes et plus pesantes que celles d'une meme esx^ece venues plus pres de Tequateur, Des haricots nains pris a Christiania et plantes a Drontheim, seulement a une centaine de lieues plus au nord, ont donne des graines dont le poids avait augmente de 60 pour 100. Des plantes de Tliym recues de Ljon (France) et cultivees a Drontheim ont donne des semences dont le poids avait gagne 71 pour 100. Le Gardeners Chronicle mentionne le fait constate par Grisebach et Martins, que les feuilles de beaucoup de plantes augmentent d ampleur et foncent en couleur avec la latitude. Ce fait pent etre attribue a la longue duree des jours d'ete dans les regions polaires. ^ La lumiere 61ectrique vient de trouver son application a Thorti- culture. Llnstitut horticole et pomologique fonde a Sant' Orso pres de Schio, province de Venise, par M. le senateur Rossi, dans le but de modifier Tagriculture en Italic en donnant plus d'importance a la culture fruitiere et maraichere, marche resolument dans la voie de tons les progres. Get etablissement modele est dirige par M, Henri Moerman, ancien eleve de I'Ecole d'horticulture de Gand. On sait qu'en culture, en culture maraichere surtout, le succes des plantations depend frequemment de la prompte reprise, Durant les chaleurs, la plantation des legumes deviant tres chanceuse, plus encore dans les contrees meridionales que chez nous. A I'lnstitut Rossi, elles se feront la nuit pendant tout Tete et pour ce motif on y a installe de puissants foyers de lumiere electrique. * Les Pelouses ne sont belles que si elles sont composees unique- ment de Graminees se developpant a la fois de la meme maniere et il ne suffit pas du tout de se borner a les tondre a la machine; il faut encore les rouler et enlever impitoyablement toutes les plantes a larges feuilles, plantains, paquerettes, chicorees, qui ne manquent pas de s'y produire au detriment de la beaute du gazon. II nest pas difficile de faire dispa- raitre les grandes mauvaises lierbes : il suffit de se munir d'un flacon d'acide sulfurique et d'un baton pointu qu'on y plonge de temps en temps et de deposer une seule goutte de ce liquide corrosif sur le coeur des plantes. Elles auront promptement disparu. 88 Albert! Gm est une nouvelle espece ayant le plus d'affinite avec le Rasa pimpinelli- folia acumines, duveteux a la face inferieure, et ses fruits allonges. Cette espece a ete recueiUie dans les montagnes de Tian-Chan par le D'' Albert Kegel. Exposition internationale d' horticulture k Paris en 1885. On pouvait craindre que le deces de M. Alphonse Lavallee ne vmt entraver la realisation du projet, annonce depuis 1883, de tenir une exposition internationale dliorticuture a Paris en 1885. Nous apprenons de bonne source qu'on s'occupe activement de ces floralies. L'organisation en est decidee d'une maniere definitive par la Societe Rationale dliorti- culture. Protection aux p^pinieres. La loi protege efficacement les cul- tures. Huit jeunes gens de Borgerhout, pres d'Anvers, desireux de se procurer sans frais, des arbres pour rornementation d'une rue, a Tocca- sion d'une fete, avaient penetre de nuit, en fevrier dernier, dans une pepiniere, a Merxem, et enleve neuf arbrisseaux. Le tribunal les a condanmes chacun a trois mois d'emprisonnement. Eu egard a leurs bons antecedents, ils nont encouru que le minimum de la peine. Voila des arbustes qui leur content cher. LuciEN Linden et Em. Rodigas. DISTINCTIONS A L'HORTICULTURE Aux details que nous donnons plus loin sur rExposition florale de S* Petersbourg a laquelle la Compagnie Continentale d'HorticuIture a obteim un grand succes, nous sommes lieureux de pouvoir ajouter une nouvelle qui fera plaisir a tous ceux qui connaissent le sjmpatliique directeur du celebre etablissement gantois : M. Lucien Linden vient de recevoir la croix d'Offi- cier de I'Ordre de S' Stanislas. C'est la troisieme distinction qui lui eclioit depuis cinq mois. M. Jules Van Mol, le representant de la Compagnie, a qui S. M. I'Empereur a daigne exprimer sa haute satisfaction quant aux apports de la Compagnie beige, a recu de S. M. une superbe bague en brillants. Em. R. 89 PL. DXXIII AZALEA INDIGA VAR. VERVAENEANA AZALEE VERVAENE Ericacees ETYMOLOGIE ET CARACTERES GENERTQL'ES. \q\t Illustr. hortic 1^0,^. 76. Bientot il en sera des Azalees comme des Roses : la lutte pour la suprematiee sera porfee sur la reunion de toutes les perfections de I'am- pleur, de la forme, du colons, de la duplicature des fleurs, de la Leaute du feaillage, dn port de la plante. La variete nouvelle qui nous occupe, si elle tient quelque peu ses promesses, sera certaineraent parmi celles qui e nporteront Timmense majorite des suffrages, lorsqu'il s'agira de fairs intervenir un vote d'amateurs. En effet, a la derniere exposition horticole, I organises a Mont St Amand par la jeune Societe Flora, Y Azalea indica Vervaeneana a ete I'objet de I'admiration generale et sa perfection sous tous les rapports lui a valu le Y^ prix, que le jury lui a decerne par acclamation. Cette Azalee est un gain de M. Joseph Vervaene. D'apres I'heureux obtenteur, elle provient de la fecondation croisee d'une excellente variete a fleurs blanches, Konigin der Weissen, avec le pollen de la variete tcrsicolor, toutes deux d'origiue allemande. La grande predisposition des fleurs blanches a se modifier par dichroi'sme, nous dirions volontiers par atavisme, suflSt d'ordinaire a elle seule a produire ces sortes de variations et elle est evidemment venue en aide au semeur. La nouvelle variete est caracterisee par la grandeur des corolles, leur duplicature et leur forme r admirable. Le coloris des petales est d'un magnifique rose incarnat margine de blanc pur avec des stries plus foncees ; le rose du fond se projette quelque- fois en rayons plus ou moins larges jusqu'au bord meme des fleurs ; le fond, vers I'onglet, est marque de nombreuses macules carmin fonce rehaussant les delicates nuances qui les environnent. Les fleurs sont bien etoffees. La feuille, ovale lanceolee, est d'un beau vert fonce. Le port de la plante est vigoureux et trapu, comme c'est le cas pour la variete Konigin der Weissen, et les exemplaires se formeront facilement. D'apres M. Jos. Vervaene, cette Azalee conviendra fort bien au forgage. Em. Rodigas. 90 UNE EXPOSITION D'HORTICULTURE AU MILIEU DES MERVEILLES DE LA VEGETATION TROPICALE. A I'endroit ou s'eleve actuellement la residence d ete de I'Empereur du Bresil, ainsi que la charmante villa de Petropolis qui est venue sg grouper sous son aile protectrice, s'etendaient, a I'epoque ou j'explorais le Bresil, d'epaisses forets vierges couvrant les versants des Serras de Estrella et des Orgues. Je ne me doutais guere, en parcourant ces solitudes dont le silence n'etait trouble, le jour, que par les sons lointains et metal- liques de I'Araponga et, la nuit, par les formidables basses-tailles des singes liurleurs, qu'elles etaient a la veille d'etre envaliies par la civili- sation et qu'a la place des gigantesques Sapucajas [LecytMs ollarLt) et des Locustes [Hymenam Courlaril) dont je ne pouvais assez admirer les puissantes dimensions, s'eleveraient, de mon temps encore, des palais somptueux et qu'a cote de I'exuberante vegetation primitive, I'liorticulture oserait tenir ses assises et exliiber ses produits. Cette transformation date depuis plusieurs annees ddja, et il ne sera pas sans interet de faire connaitre combien le Bresil marclie rapidement dans la voie du progres et combien I'horticulture emboite le pas. L'exposition d'liorticulture ouverte en avril dernier par Leurs Majestes Imperiales, a Petropolis, en fournit le plus satisfliisant temoignage. ^ C'estdans le Palais de Cristal de S. A. I. la comtesse d'Eu que cette exposi- tion a ete organisee, sous les auspices du president de la Societe d'HorticuI- ture, S. A.le comte d'Eii, et par les soins d'un homme de science bien connu en Europe, iM. le D^ Glaziou, dir.ecteur des jardins et pares imperiaux. La Flore bresilienne, la plus riclie et la plus variee du monde, a nocessairement joue un grand role dans cette exposition, comme elle fournit d'ailleurs de nombreux contingents a nos expositions d'Europe. Ses plus brillants representants y figuraient. Le magnifique genre VeUozia dont la splendour n'est connue que de ceux qui ont pu I'admirer dans pajs natal, y etait expose en quelques especes. La culture de ce genre dans nos serres est d'une difficulte extreme et a ma connaissance, aucune espece n'a encore pu etre amenee a floraison. Les Orcliidees etaient representees par des especes indigenes, telles que Cattleja, Mil- tonia, Oncidium, etc.; les Palmiers egalement : on remarquait entre autres les Glaziova elegans et insignis, le Geonoma elegans, etc. etc. Une plante qui a fait sensation etait le Lavoisiera imhricata. charmante Melastomee des regions froides des Campos. On cite egalement de beaux exemplnires d'Anthurium, de Fougeres et Lycopodes, de Maranta, Peperomia et Philo- dendron. Parmi les plantes de provenances diverses, je citerai les AIo- casia des lies de la Sonde, les Araucana Bidwilli et excelsa, les Begonia, son '?^^m^^ -* -.. ; -.: AZALEA INDiCA VAR. VERVAENEAN Chrom. I\ De Pannemacc/ui-, /. Linden, pnOl " . h . ?-* V 91 nt 1 I ^ 4 Croton, Dracaena, les Anthurium crystallinum et magnificum mes introductions colombiennes), les Bonapartea BJiapis flaielliformis, CJiamaerops excelsa THnax elegantissima, le Musa Ensete, ainsi qu grand nombre de plantes qui denotent suffisamment combien Fhorticult est en voaue au Bresil. Je constate, dans le compte rendu de cette exposition, que la culture du Quinquina est introduite au Bresil et qu'il existe d e j a des dans les parties elevees de la chaine des Orgues. NRiQUE Jose Diaz y a etabli une plantation de plus de 12000 plantations importantes Don arbres. II est a souhaiter qu'il trouve de nombreux imitateurs, cet arbre precieux tendant a disparaitre des versants de la chaine des Andes, grace a I'imprevoyance et a I'incurie des gouvernements des republiques andines. Linden. mw><-aoa UN AGRfiABLE SOUVENIR. ? . ^/^; - ^ - :-", 'I . "', if^.i 1- f- 14 - ,..^'''i"*-*^J ^ ^ -'i* . -.'- '^! .1 . 'i^-'' 1 /^.r- ^^ -_ - - .'- I _- >-- "it ' ^. ^ \ -^ iJ T,"' ^ .^:^" . : I .-: ^^'...^' . .. j- 1 < i -' m s m Nous avons fait connaitre a nos lecteurs le succes obtenu par la Compagnie continentale d'hor- ticulture a I'Exposition tenue a Mayence, en avril dernier, par la Federation des Societes horti- coles du Rliin. A cette occasion nous avons reproduit la lettre r adressee a M. Lucien Linden, par la Commission organisatrice et annoncant I'envoi d'un lianap en argent et or. la demande de plusieurs de nos correspondants qui s'interes- sent au triomplie de nos cultures et de nos introductions, nous reproduisons une gravure de cette oeuvre d'art, digne, on voit, du renomde I'antique cite. L'ins- cription qui s'y trouve gravee sera pour leDirecteur de la Com- pagnie continentale un precieux Red. souvenir. T t s\ l! 5?W^ --. -IS i > * * [t .. '--! ' -I J ^ .il. \ It- ^"^m:- i n .-^ -^ - v;-j v\ " . "I, \ ^ ' K ^' i - .^ - I - >;- 'y. ' ' - . ' ? r:s" '?i '- <' ->-: 92 NfiCROLOGIE M, J. CGroenewegen. La Neerlande vient de perdre un de ses horticulteurs praticiens les plus instruits et les plus estimes. M. J. C. Groenewegen, jardinier-clief du Jardin botanique d'Amsterdam, est mort en cette ville le 24 mai dernier, a Tage de 73 ans. La Redaction du receuil horticole Sempervireiis lui consacre, en publiant son portrait, une notice biographique des plus cordiales et des plus elogieuses. Et 1\L Groenewegen meritait ces eloges. Par son savoir etendu et"sagrande bienveillance, il contribua dans la plus large mesure a faire aimer les fleurs et a rendre Tliorticulture populaire. Le jardin d'Amsterdam etait cite a juste litre comme nn modele d'ordre, de proprete et d'exactitude. C'est la qu'on vit fleurir,pour la premiere fois en Hollaade,le Victoria regia, et, ce que la Neerlande n oubliera jamais, c'est de la que les premieres plan- tes de Quinquina partirent pour Java constituant la source d'incalculables richesses. M. J, C. Groe^^ewegen partagea avec M. J. H. Krelage llion- neur de recevoir de la main du Roi les premieres decorations qui echurent a des praticiens. II etait chevalier de TOrdre de laCouronne de Chene, M. H.R. Goeppert. Nous signalons avec un vif regret la mort d'un illustre savant et d'un venerable ami, le Docteur Henri Robert Goeppert, conseiller aulique, professeur a FUniversite et directeur du Jardin botanique de Breslau. La science botanique perd en lui un de ses plus ardents promoteurs et Tliorticulture proprement dite lui doit une profonde gratitude pour les genereux efforts qu'il n'a cesse de faire durant plus de 50 annees pour contribuer a ses progres. Le Jardin botanique qu'il dirigeait avait acquis une renommee qui s'etendit au dela des mers. Sa bienveillance etait aussi grande que son immense savoir. II a ete durant sa longue carriere d'une activite rare, ses publications furent a la fois nom- breuses et utiles, jamais il ne trempa sa plume dans le fiel. Partout il etait aime et respecte. II fut, en Allemagne, le defenseur ardent de notre these, aujourd'hui generalement admise, concernant la migration des sues dans les vegetaux. Nous n'oublierons jamais la bonte avec laquelle il nous guida aa Jardin botanique de Bonn, il j a quelques annees. Nous esperons qu'un monument s'elevera, a Breslau, a la memoire du sympathique et illustre savant. II a atteint lage de 8i ans. Em, R. ^ # V 1^, Jir'Tl^.^a*'^ -- ^ tr -^ -,^ ^ -*?>TL-T^T-,-^ L'lLLUSTRATION HORTICOLE ^r 11 I fi;- - ^ -- v^ '-. L- --.'^ ;.-- ? ^ ^ ^ - 4 I n i --^ If ' i 1 w **. - ^ \' S^A -ff'^^: f.-.- >. i^l- .^^ .'''. -. r f^' -r ; f?i ^ ' B-^ "c-- i' - .-' 7^ - f ."-. '. ''. -' .'.-- - V f . - 'l- ?y .' \ ' .V .-. .^->" - \ i -I' ^ i" ^.^^^*^^ Cr DON TOG LOSS UIVI NEBULOSUM VAR. GUTTATUIVI reichb. fil. K ' Chroym. P, I)e Pannemaeker. J. Linden^ pitl 93 PL. DXXIV ODONTOGLOSSUM NEBULOSUM VAR. GDTTATUM Mb. r. ODONTOGLOSSE MOUCHKTE Orchidees CARACTERES GENERIQUES. Voir Jard, Jleur. 1. 1, p. 90. CARACTERES SPECIFIQUES. - Voir UOrchidopMle, p. 408; Lindl. FoL orchid,, t. Ill, pi. 200. CARACTERES DE LA VARIETE. Odontoglossum nehulosiun petali-s et sepalis usque in medio, labeilo fere omnino guttis fuscis pulcherrime pictis. Rien ne saurait donner une idee de la jouissance queprouve le botauiste voyageur quand tout a coup, apres de longues fatigues et bien des priva- tions, il se trouve en presence d'une espece encore inconnue, d'une fleur qu'il voit pour la premiere fois. Bien souvent, dans ses explorations botaniques au Nouveau Monde, M. J. Linden gouta cette joie inexprimable qui fait oublier toutes les peines; tel fut le cas notamment lorsquii decou- vrit au Mexique, a une altitude supra-marine de 2000 m,, V Odontoglossum nehdosum, une des plus cliarmantes especes de ce beau genre, Celle-ci se distingue par ses grandes fleurs, portees au nombre de cinq ou six, sur des liampes dressees. Cos fleurs, d'un blanc pur, nuageux, ont leurs divisions marquees, au tiers de leur base, de maculatures brun rougeatre. Dans la variete, a laquelle notre eminent collaborateur M. Reichenbagh fils a donne le qualificatif ^e guttatiDn, ces ponctuations s*etendent au-dela de la moitie des petales et des sepales ; de plus le labelle est panache de toutes parts, surtout vers le milieu et sur les bords, d'hierogljphes brunatres d'un bel effet. II convient peut-etre de rappeler que VOdontoglossnm nehdostim de plusieurs catalogues est VOd. maxillare Lindl. et que celui-ci est different de \0d, nebidosiim Lindl. dont il est question ici et dont \e gultatum est une variete. Celle-ci a ete recue directement du Mexique par la Compagnie Continental d'HorticuIture. II en existe une autre variete, VOd. nebulosnm var. candidtilum.k fleurs entieremeut blanches. Em. Rodigas. 94 PL. DXXV NEPENTHES GOGGINEA NEPENTHES ECARLATE Nepenthacees CARACTERES GENERIQUES. Voir Illustration horticole, 1?76, p. 192. Nous avons deja fait connaitre aux lecteurs de ce recueil plusieurs de ces curieiises plantes a ascidies, les plus etranges peut-etre parmi les productions yegetales. Dans le volume XXVIII, 1882, p. 125, ils ont pu voir les NepentJies Eenryana et Lawrenceana, remarquables a la fois par leur grandeur et leur coloration. Le Nepe7it7ies coccinea appartient a la raeme serie et est peut-etre plus brillant encore. II est d'origine americaine. On ne sait si c'est une variete ou un hybride. La couleur dominante est I'ecarlate fonce. ? La planche noire ci-contre, donne une bonne idee de la valeur ornementale de la plante, de son port gracieux, de son beau feuillage et du caractere des ascidies. Celles-ci sont longues de 12 centimetres et larges de Q-^OS environ, en forme de gourde, en pointe arrondie a la base, ventrues en dessous du milieu et cjlindriques vers le liaut. Le fond cramoisi est legerement parseme de jaune. Los ailes sont longuement frangees. L'opercule est ovalaire.quelque peu inflechi vers le dos, ayant le rebord finement cotele, partiellement nuance de rouge et de brun noiratre. La gorge est verte interieurement avec un pointilld rouge. Le couvercle, ovale allonge, est plus petit que l'opercule ; il est verdatre strie et pointille de rouge. Em. R. Le Petunia nyctaginiflora a fourni, cette annt^e, une preuve de plus de sa resistance aux intempeiies ou peut-etre aussi de la douceur exceptionnelle de I'biver. CLaque ete, on garnit de plantes variees les grands vases en fer, a travers lesquels passent les colonnes du kiosque au Jardm Zoologique de Gand. Cette fois on a pu conserver en place, les Petunia plantes en 1883. Ces jolies Solanees, originaires de I'Amerique du Sud, ont parfaitement repousse du pied, malgre les conditions fort defavorables dans lesquelles elles ont du passer I'hiver. Elles ont a diverges reprises eu a supporter 4<' c. de gelee, dans leur prison de fer et sans aucune couverture. / / m i - ?? i i EPENTH COCC EA HORT N ^ \\ k< Zr- -! I t - ' /- I i -^ - ? - I- - 1 . i ^ - ' y ,v r ?-." - mi .^ - T .^i >?.' i -'. ^ ^> *j -^u L - - n; . -.- - ?- -? r- '-i 7' .? .-- ^ :J-;^}W-'-j^f^K ^y *r-* v. 'I .- --' - I .^ r ? -- -- 'I- --'.'. < -.-- - :r<- " .-- - " 95 EXPOSITION INTERNATIONALE D'HORTICULTURE A S' P^TERSBOURG 4 Remise d'une annee a cause des fetes du couronnement, la deuxieme exposition Internationale d'horticulture de S^ Petersbourg a ete ouverte, le 17 mai dernier, par LL. MM. TEmpereur et Tlmperatrice de Russie accompagnes d'une cour brillante, composee des hauts fonctionnaires de I'Empire et du corps diplomatique. Une imposante ceremonie religieuse avait precede Touverture officielle, cetait la benediction solennelle de Texposition par le grand archimandrite de S^ Petersbourg, entoure de ses pretres revetus de chasubles etincelantes d'or et de pierreries. Comme la premiere exposition qui s'ouvrit a pareille date en 1869, les floralies russes de 1884 ont fourni aux liommes competents en cette matiere, Toccasion de constater la haute perfection de la culture des plantes sous verre, la seule qui soit possible dans ces regions ou la temperature s'abaisse souvent jusqu a 40** c. de gelee. Conduite a bonne fin par les hommes eminents qui organiserent Tex- position florale il 7 a quinze ans et dont nous aimons a rappeler les noms, M, le general Greig et M. le D*" Regel, I'exposition de 1884 a reussi au dela de toute attente, et cette reussite complete a fait I'objet de Tadmiration de tons, meme des nombreux profanes, absolument etrangers aux clioses du monde horticole, qui, eblouis par les succes et les honneurs remportes par leurs compatriotes en 18C9, ont voulu voir a leur tour la celebre perspective Newski, les serres de Tzarskoe-Selo, le palais d'hiver de TEmpereur et peut-etre aussi I'exposition florale! C'est sans doute a la fervour indiscrete de ces neophytes qu'il convient dattribuer certains comptes rendus, aussi incorrects qu'incomplets, auxquels les f journaux politiques les plus serieux ont fait accueil. Risum teneatis ! Le manege Michel, salle immense sans colonnes ni supports au centre, mesurant 539 pieds de longueur sur une largeur de 119 pieds (soit 180 metres sur 40 m.), etait converti en jardin paysager tres heureusement mouvemente, grace a un sol artificiel cree au moyen de planches recou- vertes de terre ou de mousse, Rien n'y manquait, ni le ruisselet tombant en cascatelle, ni les ponts rustiques en bois de bouleau, ni le reposoir d'ou le regard embrassait Tensemble de ce jardin improvise, ni une imitation d'un paysage alpestre, rien, si ce n'est un peu plus de lumiere, ce que les organisateurs n'auraient pu procurer, Teclairage du manege se faisant par les fenetres des murs lateraux. L'exposition, on le comprend sans peine, empruntait son principal ele- ment de succes dans les produits de S^ Petersbourg meme et des environs de la capitals Neanmoins les apports de I'etranger ne faisaient pas defaut; ils etaient toutefois moins nombreux qu*il y a quinze ans, par suite de I'abstention des uns et la disparition des autres exposants d'alors. Cela dit, donnons la parole a notre confrere le 96 Gardeners' CJironide, dont rimpartialite ne sera mise en doute par personne. Nous regrettons de ne pouYoir reproduire ce compte rendu en entier. En voici quelques extraits, ? Nous commencons nos annotations dans une annexe du Manege, une serre cliaude pour les plantes plus delicates et un jardin pour les arbres, arbustes et plantes rustiques. A Tentree, nous remarquons une belle collection de racines culinaires et leurs gravures exposees par M. Ernst Benary, puis un lot de chromolitliographies de \ llHstfationliOTticoh, etc. ? La premiere collection de plantes que Ton y rencontre, est un groupe d'Araliacees provenant des serres du Grand Due Constantin Nicolaie- viTCH, et comprenant VAralia nolilis aux feuilles oblongues et sinuees. Dans un joli lot de petits exemplaires de la meme provenance, nous notons un Zamia linifolia, remarquable par les segments filiformes des feuilles, et un Zamia Fisclieri, veritable ornement de table. Une belle collection de plantes grasses, des plus digues d'attention, est exposee par MM. Haage et Schmidt d'Erfurt; elle renferme le rare AnJialonnim pris- matictim, un Leuclitenbergia, etc. Une autre collection de M. Haage Jun'' montre un bel exemplaire du Pilocereiis Haagei, La collection exposee par le Jardin botanique nest guere moins interessante, Les Orcliidees sent peu nombreuses, Un apport du Jardin botanique renferme le curieux Bifrenaria hiodora aux sepales olivatres et au labelle pourpre, M. Bock, jardinier de M. Pastuchoff, en expose egalement un petit lot. ? A proximite de ces Orcliidees apparait la splendide collection de plantes nouvelles de la Compagnie Continentale dTIorticulture de Gand, qui, selon nous, a obtenu le plus grand succes de TExposition- M. J- Van MoL, le representant de M. Linden, a ete complimente par TEmpereur qui a acquis un lot de nouveautes. Cette collection a rempoite le V prix consistant en deux vases valant 1000 roubles et offerts par leurs Majestes Imperiales- a Parmi ces nouveautes de 1884 il y a de belles Aroidees. HAIocasia imperialis est une splendide espece dont le port rappelle VA. macrorlma, mais dont les feuilles etoffees comme du cuir sent bleu metallique au dessus et pourpres ea dessous. UAIocasia regina a le meme port et appartient a la meme espece, mais le coloris est plus fonce. Ces plantes prendront rang parmi les meilleures nouveautes de Tannee. Signalons encore XEomalonema Siesmayerlannm au feuillage ample, largemeut corde et vert fence; le 'PliilodendTon Regelimmm qui rappelle le P^ cri- nipes; le PotJios Eiideriana, qui se distingue par son feuillage vert-noir appele, dirait-on, a tapisser les murailles; les Schismatoghttis decora et "oariegaia, jolies varietes a feuilles panacliees de blanc. Une des Aroidees les plus remarquables, au point de vue botanique, est le Oystosperma Matveieffiana, de Sumatra, a tige epineuse et feuilles divisees comme chez le Tacca. A Texception de cette derniere, toutes ces Aroidees proviennent 97 de Borneo, Nous alliens omettre le Curmeria metallica, jolie espece a feuilles brun-rougeatre. En dehors des Aroidees, les noiiveautes de 188-1 sont le CiLTCidigo seycJieUensis, a tiges epineuses et feuilles divisees, et qui nous senible etre plutot un Carludovica, bien que nous n*en connaissions pas aepines; le Pandanus leiicospinus est gracieux en petit exemplaire; !e Livistona Waffoicmiiana a de longues epines jaunes, deprimees; yiennent ensuite les Croton Oosterzeei^ Panel an opJiylhim Wendlandi rappelant le P. Immile, mais ayant un coloris plus fonce, et le Calamus Jientlaefonnis. ? Pcirmi les introductions nouvelles, moins recentes, nous signalons le Zamia maypurensis , du Venezuela, tres distinct ; Gymnogramma scMzophyllnm var, gloriosum, plus beau que le type et mieux dispose en panache ; le Tillandsia PasticcJiofflana et VAglaonema Roebdlini, des lies Philippines, une des meilleures especes du genre, remarquable par son beau feuillage et son coloris blanc. Une mention est due egalement a un bel AntJivrium Andreamim de la Compagnie Continentale d'Horticulture. Son port rappelle celui d'un Philodendron ; il a 5 pieds de haut, avec des meri- tlialles longs de 4 a 5 pouces et porte de nombreuses belles spathes. ? A cette liste nous ajouterons, d'apres la Garten Zeitung de Berlin, los noms suivants: Croton magmficum, Calamus Lindenl, Alocasia Putzeysiy Alocasia Thihanti, DiefenbacJiia magnifica, Aglaonema pictum, Vriesea Jieliconoides, Scliismatoglottis Lavalleei et Lanslergeana. Le Gardeners' Chronicle (') cite ensuite les hybrides d'Anthurium et les beaux Croton exposes par MM. Chantrier, des Aroidees emanant du Jardin botanique de St Petersbourg et encore inedites, ainsi que le lot de brillantes Bromeliacees de MM. Jacob-Makoy de Liege. Les reporters de I'exposition sont unanimes a accorder une reelle impor- tance aux Hosiers fleuris, exposes par les amateurs et horticulteurs russes et en particulier ceux de M. Fkeundlich de Tzarskoe-Selo. Les plantes sont peii elevees, ce sont toutes des greffes de dix-huit mois, mais parfaitement menees a fleurs.Il en est de meme des Cineraires et desAzaleesauxquelles il doit etre bien difficile de donner en hiver la lumiere dont elles ont besoin, LesAzalees et les Rhododendrons du jardin imperial deTauris font honneur a M. Fr. Siesmayer, Les apports du Jardin botanique de S' Petersbourg sont remarquables a divers points de yue. II convient de mentionner specialement une collection d une trentaine d'Orchidees rustiques, fort gentilles et bien forcees, et un grand nombre de plantes vivaces de pleine terre, d'une rare beaute et d'une haute valeur pour les contrees septentrionales. Parmi les Palmiers, les plus grands specimens emanent des jardins imperiaux ; ce sont eux qui donnent a I'exposition son caractere iraposant. On cite un admirable Livistona Iloogendorpi, de splendides Latania lorlo- (M Mai31,1884, p. 711. Geer a 98 w nica, CorypJia aiistralis et CJiamaerops sinensis et un gracieux Euterpe eMis. Dans la jolie collection de M. Ed. Pynaert de Gand, le correspon- dant du Gardeners'' Chronicle releve un Calijptroiioma Swartzi et un Cocos Mikaniana. La famille des Cycadees compte aussi de beaux representants, entre autres ceux provenant des serres du Grand Due Constantin Nicolaievitch et ceux de M. Polowstoff de Tzarskoe-Selo. Ce dernier expose un tres beau C^i/cas media eleganiissima que le correspondant de notre confrere anglais considere comme etant le raeme exposes par M. Aug. Van Geert. ^ L'Academie forestiere de Petrovskoie, Moscou, montrait une collection d'arbres fruitiers sous di verses formes. A I'exterieur aussi une interessante collection de plantes alpines faisait honneur a M. le Dr Kegel et M. Kesselring. Un groupe de Lilium candidimiei longi/lonm borde de Eofeia japonica et de Viola valut a M. Noiefp de Moscou le prix du President. M. Ender, chef de culture au Jardin botanique, remporta le prix de Hambourg pour son lot de 50 plantes de serres. Le prix du vice-president fut attribue a un groupe de plantes d'ornement venues des jardins du Grand Due Constantin Nicolaievitch, dont on a admire aussi les beaux Theophrasta. La Hollande n'a pris qu'une petite part de I'Exposition, raais sa participa- tion a ete fort remarquee. Le lot de Coniferes de pleine terre de II. De Sitter, d'Apeldoorn, etait compose d'exemplaires d'elite. Mentionnons encore les Araucaria de M. Siesmayer, lesPivoines arbores- centes de M. Pertsch, un petit lot de plantes nouvelles de M. le Dr Kegel et renfermantje charmant Statice Suwaromi, a fieurs roses, le GJiorispora Pourpres, du Turkestan, tres recommandable pour la culture en pots ; XEcJiinospermum marginatum macrantJmm dont les fleurs rappellent celles du Mjosotis ; ensuite une collection d'arbustes forces de M. Spaeth, de Berlin ; un lot de plantes reduites au nanisme et envoyees par rUniversite de Tokio (Japon); un lierbier japonais avec addition des noms latins; des fraisiers, des legumes, des objets de toute sorte appartenant de pres ou de loin au jardinage, des serres portatives, enfin des aquarelles de plantes australiennes envoyees par M"^ Kowers de Melbourne, a cote de plans de jardins et de serres exposes par M. Vander bWAELMEN de Eruxelles et Kimmyser de Schiedam (Hollande), tons deux anciens eleves de I'Ecole d'horticulture de Gand. Em. R. Q 99 CURIOSITES IIORTICOLES DE L'EGYPTE Suite (^) LeNil que Ton va contempler au bout de I'avenue lors des haiites eaux et qui est retenu dans ses berges pendant rinondation, vous fait tressaillir, car si la digue venait a se rompre, comme cela arrive quelquefois dans les fortes crues, la campagne renfermant les cultures d'ete qui doivent etre preservees des inondations, et les villages seraient immediatement subinei^ges, A peu pres vers le milieu de cette avenue, on admire le jardin de la villa Ciccolani, le plus beau et le mieux entretenu (sous la direction d'un habile jardinier europeen) des environs du Caire. Le proprietaire ne recule devant aucun sacrifice pour se procurer a grands frais des vegetaux utiles et d'ornement de I'etranger. C'est, aujourd'liui que le Khedive Ismail n'est plus en Egjpte, le seul amateur serieux d'horticulture du pajs, sans oublier S. A. Hussein Pacha. Le jardin Vice-Royal de Choubrah, but de cette promenade, a etc cree vers 1825 par ordre de Mehemet-Aly. II est concu dans un mauvais style regulier; de longuesallees droites, pavees de cailloux en mosaique et bor- dees de haies de Myrtes, de Rosiers nains, Romarins, Duranta ou Jasmins d'Arabie, le sillonnent dans tous les sens. Les carres sont plantes d'Orangers, Figuiers, Goyaviers, Pechers, Abricotiers, Amandiers et autres arbres fruitiers a basse et demi tige communs a TEgypte. Les Narcisses et les Violettes y sont cultives a I'ombre des Grangers et y fleurissent abondamment pendant Thiver, On voit en outre dans ce jardin, un beau kiosque, sur une enorme butte de terre artificielle, complantee en terrasse et en haut de laquelle on arrive par deux escaliers cailioutes. De la plate forme on jouit d'un beau coup d'oeil sur le Nil et ses deux rives cultivees, sur les rochers du Mokattam qui separent les terres du desert, et les pyra- mides eternelles egalement placees a I'ouest a Tentree du desert. L etablis- sement des bains situe au milieu de ce jardin est un des plus grands et des plus curieux a visiter des environs du Caire, oii le prince fondateur de la dynastie actuelledeTEgypte pouvait faire baigner ses trois centsfemmesala fois. A TEst du Caire, pres du village de Koubbe, s*etend la propriete ou maison de campagne du Khedive actuel, entouree d'un jardin peu soigne et sans importance, mais renfermant quelques beaux vegetaux exotiques, tels que: Tectona grandis^ Terminalia catappa, Aeglemarmelos, Cedrela odo- raia^ Aralia platani folia, Pterospermum platanifoUnm , etc., plantes a 1 epoque dlbrahim Pacha, En dehors da jardin, se voit un grand (*; Voir ci-dessus, p. 8-1. 100 verger d'arbres fruitiers, tels que Grangers, Vignes, Oliviers, Pechers, Abricotiers, cloture en haies vives d'Orangers sauvages. En tournant le chateau de Koubbe pour aller aMatarieli, on traverse un petit bois d'Oli- viers plantes depuis un demi siecle, precede d'une petite avenue d'Ormes d'Amcrique [Guazima tomentosa) et plusieurs beaux specimens du StercuUa pJatanifoUa et HarLmanniana, arbres du Soudan. A deux kilometres au dela de Koubbe, est situe le jardin de Matarieli. Au centre de ce jardin, au milieu d'un rondpoint forme du croisement de deux allees, se trouve cd'arbre de la Vierge, ? ainsi nomme parce que sous ses rameaux retombants, la vierge Marie, avec I'enfant Jesus et Joseph se seraient caches pour se derober aux soldats d'Herode qui les poursuivaient lors de leur fuite en Egypte. Get arbre 'qui parait fort vieux, est supporte par un tronc epais et court et qui semble s'etre change de place. II est incline et sans vie d'un cote et presque fendu en deux parties, dont une est vivante ; celle-ci est composee d'une masse enorme de couches corticales en forme de gros noeuds cribles d'inscriptions que les voyageurs y appliquent en souvenir de leur entourercet arbre \\\i.iov\Q^v.Q{SycomorusanU^ii.omwi) d'une palissadeenbois pour le soustraire au vandalisme des pelerins qui venaient faire bruler des cierges j usque dans la fente de ce doyen des sycomores, au risque de I'mcendier et de le detruire. A cote de ce jardin, on voit une petite foret de Gitronniers s '" " fai c^ U V Ficns un etablissement pour I'incubation artificielle des autruches. A droite de la route qui conduit du Caire a Matarieh, s'etend le desert de lAbbasieh, ainsi nommd parce que I'anclen Vice-Roi Abbas-Pacha habitait un chateau construit par lui dans cette partie du desert. A gauche on voit la campagne parsemee de nombreux et grands Dattiers balancant leurs silhouettes dans les airs, melanges de Gommiers du Nil [Acacia mlotica), de Jujubiers sauvages {ZuypJms speria Cliristi) de la iiauteurdes plus grands arbres, d'enormes Figuiers de Pharaon, ^Alliz- zia kbbek dont la route est partout plantee et quelques autres arbres communs aux environs des villes et des villages. En Egypte, c'est le Nil qui regie les travaux de I'hortlculture. II n'y a ici que deux grandes saisons : la saison chaude, correspondant a I'ete. et la saison temperee, correspondant a I'hiver. Aussitot apres la retraite cicseauxdelmondation, en octobre. on seme les legumes et les fleurs pour la saison ? El-Ghitaony ? ou d'hiver, et en mars-avril, on seme les graines^des vegetaux, fleurs ou legumes, propres a la saison ? El-Seify . ou dete. Les cultures de toute nature sont partout arrosees au moyen de canaux et de rigoles de distribution deau [Sera coniimU.) G. Delchetalerie. 101 CHRONIQUE HORTICOLE Gand, ISjuillet 1884. L'origine hybride de bien des varietes de plantes est, a nos yeux, fort contestable. La nature elle-meme prend un soin excessif d'assurer la fecondation directe des fleurs et si, dans des cas speciaux, la fecondation indirecte ou croisee entre fleurs d'individus d'une meme espece est facile, les moindres insectes et les vents sont charges d'en etre les minis- tres. Les fecondations croisees dites artificielles reussissent fort rarement parce qu'elles sont faites, le plus souvent, a rebours de la science, voire meme du bon sens. M. Culyerwell avait pris toutes les precautions possibles pour ecarter toute influence quelconque et avait impregne des fleurs de framboisier avec du pollen de fraisier, genres differents d'une meine famille vegotaie, celle des Rosacees, A la suite de cette operation, il obtint une forme consideree comme hjbride entre les deux genres. Des fleurs furent communiquees dernierement a M. le Dr, Focke de Breme, une autorite en fait de Rubus. L'estimable savant declare iterativement qu'on se trouve en presence d'une variete de Ruins idaens ordinaire et non d'un produit hybride. II serait done desirable que Texperience tentee par M. Culyerwell put etre renouvelee. * ^ * iw ^ Deux bonnes plantes a feuilles dories sont le Sj)iraea nlmaria fol. aicreis et le LysimacJiia nwnmidaria aurea. Les types sont indigenes a nos contrees. Tout le monde connait la Reine des pres ; on en rencontre assez souvent une variete a feuilles panachees, mais encore peu fixee, dont la panachure disparait vite dans les sols riches. La nouvelle variete, a feuil- les franchement dorees, produit un fort bel effet parmi les feuillages verts et ne semble reverdir plus ou moins qu'a la fin de Tete. Quant d^M LysimacJiia nnmmularia a feuilles dorees, il trouvera une place dans les sols humides du jardin et mieux encore dans \es? terrariums exposes sur Tappui des fenetres d'ou les longs rameaux garnis de fleurs et de feuilles jaunes se projetteront au dehors en guirlandes dorees. II existe une variete de LysimacJiia nicmmularia a fleurs entierement pleines. Une ecole de reforme qui rappelle celle que nous possedons en Belgique, a Rujsselede, a ete creee, il y a cinq ans, a Desford, par le Conseil scolaire du Comte de Leicester, en Angleterre. Cette institution, qui offre un asile aux vagabonds et aux declasses, est en pleine voie de prosperite et comptait recemment 220 jeunes gens recevant Finstruction agricole et TOME XXXI 1884, 7e LivR. 102 horticole. Les batiments sont eiitoures d'une trentaine d'hectares de sol arable, paturages, champs et jardins, que les colons cultivent eux-meme?:, diriges dans leur travail par des centre- maitres, en escouades de 20. Les jardins d'une dizaine d'liectares renfernient les legumes de saison et portent de longues rangees d'arbres fruitiers de toute nature et des plates bandes de fraisiers. De petits jardinets sont mis entierement a la disposition de quelques colons qui se distinguent par une aptitude speciale et Texcellence de leur conduite. L'ordre le plus parfait regne a I'Ecole de Desford qui dotera a la longue la contree de bons praticiens et d'habiles jardinicrs. Les plantations publiques de la ville de Gand prosperent et les soins que Tadministration y consacre denotent que Tutilite de ces planta- lions semble etre comprise. Les jardins des anciens glacis s'aclievent dapres les plans de M. Van Hulle; la vegetation y est fort belle et deja la foule se porte volontiers vers ce pare ou la vue se repose agreablement sur la verdure et oil Ton peut aspirer I'air pur. A I'instar de ce qui fiit fait naguere au Jardin Zoologique, les horticulteurs fleuristes ont ete invites a planter gratuitement quelques parterres donnant la preuve de leur savoir faire, Quelques jardiniers ont repondu a Tinvitation ; mallieureusement leurs parterres sont accumules en un seul endroit et Timmense glacis en est depourvu. En revanche celui-ci vient d'etre dote d'une belle piece d'eau qui en augmentera vivement le charme. Lorsque les arbres des avenues donneront leur ombre et que les cliemins seront munis d'un plus grand nombre de bancs, si Ton n'aime mieux y permettre la location a bas prix de petites chaises bien conditionnees, comme au pare de Bruxelles, le pare des glacis sera une tres belle promenade. ? La Olivia Lindeni, qui a fleuri recemment dans la serre aux Palmiers a Kew, a pu etre definitivement determine. C'est un type intermediaire entre le C. miniata et le G. noUlis. Ses feuilles robustes se retrecissent brusquement en pointe courte, tandis que celles de C. nolilis sont tronquees et que dans le G. miniata elles se terminent en pointe allongee. Les fleurs sont grandes, orange ecarlate fence, a tube blanc legorement panache d*orange. La largeur des segments interieurs du perianthe,dit le Gardeners Ghronicle, les rend fort remarquables. Elles different absolument de celles du Glima cyrtantJii/lora qui rappellent la forme de celles da G. nodilis. Un montre recemment a un meeting de la Societe d'horticulture de New-York. La plante, dit le Gardeners Monthly, avait six racemes portant ensemble 246 fleurs. ? * * 103 La Cristalline ou Ficoide glaciale qui s'est repandue depuis quelque temps dans la zone mediterraneenne, a ete etudiee specialement par M, Ed. Heckel. Voici la composition chimique de cette plante : Chlorure de sodium 0,09 Sel organique a base de potasse. - . 0.09 Matiere organique , . 0,20 Eau 0,80 Total 1,00 grammes. Cette analyse concorde parfaiteznent avec celle faite anterieurement par M. Herve-Mangon qui a examine les plantes recoltees en Normandie. Pour ces dernieres la quantite d'eau est de 96 grammes au lieu de 80 grammes. * * Dans les jardins chinois, la police des arbres et arLustes est confiee aux soins de deux series de fourmis, Tune rouge et Tautre janne, dont remploi remonte deja a plus de deux siecles- Ces fourmis sont devenues de precieux auxiliaires des jardiniers, et se cliargent de la destruction des pucerons et autres insectes qui attaquent les plantes. Dans la province de Canton, les Chinois vont prendre les nids de fourmis dans les mon- tagnes et les suspendent dans les Grangers de leurs jardins et aussitot la chasse commence. A mesure que les pucerons ont disparu, les arLres sont relies entre eux, au mojen de legeres tiges de bambous et par ces ponts les fourmis se deplacent sans difficulte, continuant Textermi- nation des insectes ennemis, Seulement, quand la besogne est bien finie, ces utiles ouvrieres doivent etre eloignees a leur tour. II y a des annees, on a essaye d'en faire usage dans les plantations de cafe a Ceylan; elles s'acquitterent parfaitemeijt de leur travail, mais, chose assez curieuse, poursuivirent avec acharnement les malheureux Coolies, dont la peau nue et huilee semblait les attirer d'une facon toute particuliere. On fut oblige de detruire aussi les fourmis. lia temperature du mois de juillet 1884. La fin du mois de juin et les seize premiers jours du mois de juillet de cette annee ont ete d'une chaleur accablante et d\me grande secheresse dans nos contrees. A Tombre, la temperature a atteint frequemment 30" c, elle a mme ete de 3P le 9. Cette chaleur est insupportable si elle n'est accompagnee en meme temps de fortes pressions atmospheriques; les personneshabitueesaux grandes chaleurs des contrees intertropicales n'y resistent pas chez nous. Les effets de ces jours chauds ont ete desastreux dans beaucoup de nos jardins. Les feuillages de seconde pousse venus apres ceux que les gelees tardives avaient moissonnes, ont ete grilles et tordus, et nous assistons 104 en plein ete a la triste chute des feuilles d'automne. Les gelees tardives avaient egalement detruit la plupart des fleurs des arbres fruitiers ; quelques-unes cependant avaient echappe au desastre : la seclieresse les fait tomber. Pour comble de disgrace, certains districts ont ete frappes par des grelons gros comme des noix et rien n'y a resiste. Gand a ete heu- rousement epargne.De bienfaisantes pluies d'orage nous ont donne en deux nuits, celles du 10 et du 11 juillet, pres de vingt millimetres d'eau. Nos !Ecoles d'horticulture. La Belgique possede deux ecoles d'horti- culture de TEtat etablies Tune a Gand, I'autre a Vilvorde. Elles ont le meme nombre mojen d'eleves. D'apres le BiiUeti7i de VAgrimiltitfe publie par le Ministerede I'lnterieur, tome XXXVI, annee 1882, qui vieut de paraitre, les depenses pour les deux ecoles ont ete en 1882-1883 de 59,600 fr., savoirpour Tecole de Gand fr. 19,200, pour Fecole de Vilvorde ? 40.400. Chaque eleve de I'ecole de Vilvorde coute done, -d'apres le document officiel, plus du double de chaque eleve de lecole de Gand. Un modele en relief de I'ecole d'horticulture de Vilvorde est visible a TExposition d'hygiene a Londres. Celte ecole a eu Thonneur d'avoir dernierement la visite de LL, AA. RR. le comte et la comtesse de Flandre qui en ont parcouru toutes les parties. L'arboriculture fruitiere et la culture potagere constituent les sections principales de I'etablissement qui compte 1600 varietes de poires et 600 varietes de pommes. * De Pombre on de I'eau? Par les temps de chaleur et de secheresse vaut-il mieux arroser les plantes ou leur donner de Tombre? La question est trop complexe : il pent se presenter des cas tellement nombreux et varies, qu'il est impossible d'y faire une courte reponse dans notre Chronique.Nousdirons cependant que Farrosement est plus nuisiblequ'utile. 11 vaut infiniment mieux bassiner, c'est-a-dire mouiller abondamment, le soir, le pied des plantes. S'il est possible de donner en meme temps de I'ombre, ce sera parfait, surtout si I'ombragepeut etre produit par au dessus. Nous ajouterons une seule recommandation, c est que les arrosements une fois commences ne peuvent plus etre negliges un seul jour et qu il est plus sage de ne pas en donner du tout, plutot que d'en donner avec parcimonie. LucTEN Linden et Emile Rodigas. '^^ '^ .- .'^.^'^ I r^A M riV .-> -' A-..- ^ '':. h - !? ? --. ^ - h. , ^- . ' v.-l -__ \ J0-^ V "^ '> JJ^- AX^K^J' ii^.a.^:iJ^;ijwU*aui*J^?:^:::i^^^-^^^ i^ -'. s-L^n.---.:^ ^^^ ^':r.;^=*^'T- ?;^-/?fiSr=:;r^^ra:' c^..ia?K^ ^-J^^'J^;^ "Jv. ^'.'- / ^ ;^^ .'--. q / / -y> CO / -- * ^f -I'l ."< A ' :m ;; m -.V X w.. * '-J*-- -' W--^-^' ] <- ?^. ?-^ y / -J. X. '^ '1. l- .' >- / ^*fc. ."-< - W^ ->: "i' + . V Sv -f ' -''^. - '^^ J^H^V^ - . / ^ r" ,'*^' ..1-- ^^ *" h b r ..-^ *y^ --^ ..'-'' '^x -'. X ^ - T- V . * , \ .r-- -* -rf j: ', Ti -.'- ^-i/^'^---"^" V^-'-'-^'r '-._.. v-' 'S / ^ -,. -*^: .^' '*' *-, =1-^ -. - 1 *.-.^ ^fl>-^ - ^'*?- '^'it^ -T--*. -^fi.'- - -L^-' 1 ^ - V^ V .. ---' -J^- : ft >-:. ^: 'ft % -J*. r-- \ ? - -'i7i r m i- ^. :-.^ rs .^ '-^ ' -'. -^^ .- ' \ ::.>S*w?- , .vi' J . V _ - I - ^ -?^: Vj w, '?-^^^ A ?-^- "--.. ,' * f: ^^*X^ ^^.;?' ^ - i- - rf .y \ ?- -' ^ ^ i-.-- r*'- ^ fMb^"^ ?W^ "J ," 'n'-l I - ^: t - t. "T-**, ^'^ . LAELIA ELEGANS morr. VAR. ALBA ! 105 PL. DXXVI LAELIA ELEGANS morr. VAR. ALBA L.AEL.1A BLANC Orchidees CARACTERES GENERIQUES. Voir V Illustration Horticole, L llf, pL 83, Le Laelia elegans est originaire de File S'^ Catherine, sur la cote dii Bresil meridional. On le distingue aisement entre ses proches allies. Ses pseudo-bulbes allonges tiennent presque le milieu entre ceux du Cattleya Loddigesi et ceux du Cattleya guttata; mais ils sont plus gros vers leur sommite, c'est-a-dire plus ou moins claviformes. Longs d'environ 0"30 a OMO, ils portent une ou souvent deux feuilles semblables, pour la gran- deur, a celles du Laelia crispa, mais dressees et non retombantes, comme chez cette derniere plante. L'absence de rugosites et de callosites sur le labelle la separe nettement, suivant M. Morren, du Cattleya snperla, avec lequel sir W. Hooker avait ete dispose a le confondre. La variete qui nous occupe aujourd'hui, le Ladia elegans var, alha, est une des plus belles du genre, et pas un amateur d'Orcliideos ne pourra s*empecher de i'admirer, Les petales et sepales sont du blanc le plus candide, tandis que le labelle est d'un riche carmin magenta, les deux couleurs formant le plus agreable cont'raste. Cette toute cliarmante variete est encore excessivement rare; elle fleurit pendant les mois de juin et juillet. L'exemplaire qui a servi a peindra le portrait represente dans cette livraison, est un des plus forts connus et porte 22 gros bulbes, II a ete introduit directement, I'annee derniere, dans les serres de la Com- pagnie Continentale d'Horticulture. Comnie presque toutes ses congeneres, cette variete est cultivee en pot, dans un melange de 1/3 de terre de bruvere en mottes, 1/3 de tessons et 1/3 de sphagnum. Bon drainage. Les Cattleya exigent assez bien d'humidite, sauf pendant le repos; alors on leur donnera tout juste le liquide voulu pour empecher les pseudo-bulbes de se faner; pendant la vegetation, on pourra leur donner assez bien d'eau, De frequents lavages doivent servir a debarrasser les feuilles et les pseudo- bulbes des especes de cochenilles vulgairement appelees par les Anglais wlhite scale. Pendant leur vegetation, les Cattleya demandent beaucoup de chaleur. Aussi la serre des Orchidees des Indes leur convient parfaitement, surtout 106 aux especes dont on veut obtenir deux floraisons, pendant Tannee, les Catcleya Mossiae, Locldigesi, intermedia, nobilior, etc, Mais vers la fin de I'automne, qiiand les bulbes sent bien murs, on place ces plantes dans une serre moins chaude, afin de leur menager, par un bon repos, les elements d'une vegetation vigoureuse et une belle floraison pour Tannee suivante. Les especes qui ne fleurissent qu'une fois par an, comme les Cattleya eleganSy Mcndeli, Dowiana, logotensis, Trianae, etc., aiment egalemont la clialeur pendant leur periode vegetative. Mais elles viennent cependant bien aussi dans la serre temperee. Les petites especes, telles que le^Dayana, w noUlior, AcJdandiae, etc., vegetent mieux dans de petits paniers en bois, remplis de quelques morceaux de cliarbon de bois, ou sur un bloc de bois, garni de sphagnum, ou meme sur une buche sans aucune mousse, pourvu que la serre soit assez humide. On les suspend pres du jour, ou leur florai- son est plus facile et plus belle, Lucien Linden. LE FRITILLARIA SCIILIEMANNI liG Dr. Schliemann, le savant helleniste, que la decouverte des ruines de la ville de Troie a rendu celebre dans le monde entier, est accompagne dans son travail d'explorationhistorique, de plusieurs specialistes en diver- ses branches des sciences naturelles. L'un d eux est M. Sintenis, botaniste. Celui-ci a decouvert une nouvelle espece de Fritillaria qui a ete dediee a M. Schliemann. Le Fritillaria Scliliemanni se rapproclie le plus du F. tuli- jnfolia. Les feuilles sent alternes, au nombre de six ou huit ; les inferieures sont oblongues, lanceolees, obtuses; les superieures, lanceolees, aigues. La tige, haute de 30 centimetres, porte une fleur unique au perianthe vert jaunatre. * ? Un bouton de rose est considere, dans la langue universelle des fleurs, comme I'embleme de I'esperance. N'est-il pas vrai que dans le jardinage tout est signe ou symbole d'espoir ? Tout bouton qui grandit fait attendre la fleur et la fleur elle-merae fait songer au fruit. Qui ne connait la patiente esperance du semeur ? Nous avons vu un amateur do plantes seraer des graines de Posonia BlotUan et attendre quinze et meme vingt anaees la floraison de ses semis, sans jamais cesser d'esperer, et quelle jouissance quand s'epanouissait une belle fleur ! La culture des plantes est une des rares occupations qui ne lassent point : le Gardeners Chronicle en donnait recemraent une preuve. L'liospice de Wyggeston a Leicester fournit un asile a vingt quaLre vieillards, hommes et femmes. CKaque menage a son jardin et celui-ci est bien soigne. L'un de ces hom- mes comptait maintenant ses quatre-vingt quatre printemps et il attendait, plein d'espoir, Fepanouissement de ses semis de Pensees et d'Auricules ! Em. R. -- ^i '.!J' i . - - ? '- -Si \ X *^ Bi . ^^- '-'';'^-* - . ' - '-^ '.'I^S^i y^T^\^.-^ jB -.^^i^w " T?^' Tf^ n ? It \X^ ' '"H^ 1 ^ '.'' rM -^>]^-^. -V ' '- " --'. .'^.. .V ,'^ ; ^^ ^^.t ? V. " '.1. -. :: . -' <-:- ..- ^ V - y''. ^ -" -':". -^^ .' - '^V"-' ^- ^. - - ' - 'V ?i>""A^i-'J ^-^ t. ., .. - r,' >> , LT -. ^l. -V.---- .^- ... .-, ' \ t -'. 1^ "^ \n :''. ^^V.^V'^. I' I ITl ' ? yi^xT ^^--^. ^1 '^-..-" y'^^':^^::^^^ --?. -fv ->'<( -:-'>:.' t7.^^ :i^-'^.--- "^^ . '.- vS-^->. <:* k t J. _ - -- ? '.-.'; -^- . V ... ^. ^ ^\ \ ^0^ i-^ >."- " ^ ^.y-.."-^"" LL- _ ^ ^J-JI^- ----'; ^. - ^.^- '--Ir: .^':V. ^ :+'. .ik -^^^ APHELANDRA N. E. BROWN Chrom. P. /}^ PannemaeJier. J , Linden^ piibt. i ? ' ?i t* 8 I I \ \ 107 PL. DXXVII APHELANDRA ATROVIRENS ?.e. brown APIIELANDRA. VERT FONGE ACANTHACEES ETYMOLOGIE ET CARACTERES GENERIQUES. Voir Vlllustration Hortkole, vol. XXI,p. 42, pi. 164. F CARACTERES SPECIFIQUE3. - Puinila. Folia SH^ po^- loga> ^v-h Po'l- lata, ellptica vel elliptico-ovafa, siibobtusa, basi in petiolum decurrente, crenata; supra atro- virens nitida, versus apicem raarRinemque sparse subscabrida; infra violaceo-purpurea, venis minute appresso-pubescentibus. Spica terminalis, sessilis, subcylindnca. Bracteao decussatae arete appressae,laete Yirides,6-7 lin.lon-ae,51in.latae,ellipticaeacutae,gIabrae, marginibus minute denticulatis et ciliatis.Calycis laciniae 3 lin.longae,lanceolato-aristatae, albae. CorroUa 10-11 Un. longa, fulvo-lutea; tubo erecto, superne compresso-Jilatato, bracteara vix superante; labio superiore 2*, lin. longo, breviter bifido, lobis emarginatis marglnibus rcvolutis. iuferiore trifido, lobis lateralibus elliptico-oblongis obtusis divergen- tibus, lobo medio raajore obovafo obtuso, omnium marginibus revolutis. Bahia. Cette belle Acanthacee est peut-etre moins brillante que plusieurs de ses congeneres; cependant le sombre coloris du feiiillage et son uniformite meme en font une espece fort distinguee et d'une valeur reelle comme plante decorative. Elle a le port trapu; ses feuilles sent elliptiques ou ovales-elliptiques, presque obtuses, crenelees, legerement velues vers le sommet et les bords ; la page superieure est d'une couleur vert-noiratre, luisanteet uaiforme; la page inferieure est pourpre violace, marquee de veiues vertes. L'epi floral est terminal, sessile, presque cylindrique, muni de bractees fortement appliquees, elliptiques, aigues, vert fence brillant, ciliees et brievement denticulees sur les bords. Les fleurs sont petites, de nuance jauiie buffle; le tubo erige est dilate et comprime dans le tiers superieur, c'est a peine 's'il depasse les bractees; la levre superieure est brievement bifide et chaque lobe est reflechi sur les bords ; la levre inferieure est trifide, a lobes lateraux ouverts, elliptiques-oblongs, obtus, le lobe^du milieu etant plus large, ovale et obtus. Tons les bords des lobes sont reflechis. Get Aphelandra est originaire de Bahia, d'ou il a ete introduit par la Compagnie Continentale d'Horticulture. N, E. Brown. 108 BIBLIOGRAPHIE Flora orientalis. Le remarquable ouvrage de M. E. Boissier sur la flore de TOrient est termine; la derniere partie, comprenant les Coniferes, les Fougeres, etc., vient de paraitre. Cette partie est enrichie d'une table generale de la nomenclature arabe, grecque, persane et turque des plantes dont il est question dans I'ouvrage. Cette table est due a la collaboration de M. Ascherson, professeur a I'Uuiversite de Berlin. L'importante publication de M. Boissier sera consultee avec fruit, nous n'avons plus besoin de le dire, par tons ceux qui s'occupent de botanique generale et d'horticulture. The Sagacity and Morality of Plants (l). Ce titre allecliant, ? rintelligence et la Moralite des Plantes, ? est celui d'un livre qui aurait pu etre tres utile s'il ne fourmillait de toutes les erreurs qui avaient cours un peu partout, naguere, chez les praticiens beiges comme chez les autres, sur la taille des arbres frnitiers. II est parfaitement permis aux gens de serpette d'ignorer beaucoup de choses, meme de ne rien connaitre en pliysiologie vegetale, niais il leur est absolument defendu d'ecrire de gros- sieres erreurs et de les repandre. Notre savant confrere, le Gardeners Chronicle, se moque spirituellement du livre precite, dans lequel I'auteur refoule la seve des Lis pour obtenir des fleurs enormes, enseigne que la seve est epuisee aux extremites des rameaux parce que les feuilles Font appauvrie tout le long de sa route, que le liquide ascendent qui s'appelle seve est pour les plantes ce que le sang arteriel est a rhomme. Avec quel plaisir nous nous rappelons aujourd'hui la mauvaise Immeur des liommes de pratique devant I'expose que nous fimes des donnees nou- velles concernant la migration des substances dans les vegetaux ! Cette bonne seve circulaitdepuis si longtemps, dans leur imagination, que I'arreter c' etait arreter leur soleil. Aujourd'hui on commence a se resigner et nos arbres fruitiers ne s'en portent pas plus mal. Etude generale du genre Pommier et particulierement des pommiers microcarpes ou pommiers d'ornement 2). L'oeuvre nouvelle de notre excellent confrere M. E. A. Carriiire est digne de toutes celles qui sont dues a la plume fcconde du Redacteur en chef de la Reme horticole. Les especes, assez nombreuses, qui sont decrites dans cette etude, especes a fleurs ou a fruits, groupces en plusieurs sections suivant les condi- tions particulieres de ceux-ci, meritent toute I'attention de ceux qui s'occu- pent d'horticulture au point de vue de I'architecture et de I'effet que les arbres ou arbustesproduisent dans le pay sage. Le livre de M. E. A. Carrte:re renferme, comme toujours, des considerations pratiques tres interessantes : jardiniers et amateurs le consulteront avec plaisir. Em. R. (1) Londres, Chatto et Windus, U884. (2) Paris, librairie agricole, rue Jacob, 26. 18&1. -Jt J'-j^ '-^K^aiK ; ' '- ' '^^\ .-.;%*( L'lLLUSTRATION HORTICOLE ..^ 1* L. " - .: i:a dk ^ .^ -., . ' ' r 1 ^ 109 PL. DXXVIII CALCEOLARIA ARAGIINOIDEO-GRENATIFLORA rod GALGEOL AIRES HYBHIDES SCROPHULARINEES ETYMOLOGIE. Calceolus, petit Soulier. La disposition de la corolle r.ippelle cette forme. CARACTERES GENERIQUES. Calyx basi ovario brevissime adhaerens, qiiadri- partituSj laciniis aestivatione valvatis. CoroHae superigynae tubus subnullus, limbo concave bilobo, lobis integris concavis vel calceiformibus, superiore minore inferiorem vulgo inflatum aestivatione ad margines angustissime obtegente. Stamina duo lateralia prope basim corollae inserta, addito rarisseme tertio postico^ deflcientium rudimenta nulla, antlieris bilocularibus vel dimidiatis. Stylus simplex apice non incrassatus minute stigmatosus. Ovarium disco tenui calyci adnato impositum. Capsula ovato-conica septicide dehiscens, valvulis bifidis marginibus inflexis coluninam placentiferam nudan- tibus. Semina plurima,saepius numerosa, striata. Herbae suffrutices vel frutices austro-americani vel novo-zelandici, foliis oppositis aut verticillatis rarissime alternis, pedunculis axillaribus terminalibusve cynioso-multiflori.s vel rarius unifloris, corollis flavis albis vel purpurascentibus. In DC. Prodr,, X., 204. CARACTERES SPECIFIQUES. Species C. crenatiflora Cav, et C. aracMoidea Grah, chilienses mutua copulatione in hortorum caldariis numerosas atque formosas varietates genuere. Spuria hujus stirpis origo nobis nusquam apparet. Nulla seminum fecunditas felicior fuit. Rod. Peu de plantes se sont aussi profondement modifiees par la culture que ces etranges Scropliularinees cliiliennes dontrapparition, il y une cinquan- taine d'annees, passa presque inaperciie, tellement les fleurettes etaient modestes, irregulieres et petites. L'liorticulture anglaise fut la premiere a s*en emparer et au bout de dix ans, grace a rincomparable fertilite de>: deux especes de Calceolaria aracJinoidea et crenatl/^ora, il se produisit une nouvelle race aus?i rernarquable par la regularite de sa forme orbicu- laire que par rabsence des crenelures propres a Tun des types. Feu Louis Van Houtte y attacha son nom a son tour. Nous nous rappelons avoir vu, il y a de cela trente ans, le soin avec lequel il choisissait ses plantes meres et veillait a la fecondation artificielle de ses fleurs d*elite, operation qu'il se plaisait a considerer comme delicate et exigeant beaucoup d'adresse, alors que, en realite, le seul c6te difRcile de ce travail etait qu*il fallait etre plus prompt que les mouches et autres insectes dont le role est de cooperer 110 a la fecondation croisee en transportant le pollen d'une fleur sur les pistils des autres. Le point essential etait d'ailleurs d*eviter la fecondation directe, c'est-a-dire Taction du pollen de la fleur meme ; pour cela il fallait fairc I'ablation des etamines. Plus tard, des 1861, nous eumes I'occasion de suivre frequemment I'operateur, toujours le meme, M. Constant De Bruycker, dans son patient travail, et nous avons acquis la conviction que c'etaitbien la selection des formes les plus elegantes, des coloris les i)lus beaux des varietes qui assurait le perfectionnement graduel des nouveautes. On ecartait avec persistance les fleurs dans lesquelles dominait la couleur jaune, celle des deux types, et Ton donnait avec raison la preference aux fleurs dont la levre inferieure etait la plus grande, le mieux arrondie, le plus richement coloree et dessinee. Au bout de quelques annees, on etait arrive ainsi a fixer, pour ainsi dire, la race nouvelle dans laquelle les caracteres des deux especes voisines se sont presque effaces pour se con- fondre reciproquement, a tel point qu'il est permis de la designer sous la denomination de Oalceolaria aracJmoideo-crenatiJlora. Cette race, se distinguant par son port trapu, son abuudante floraison, la regularite, la grandeur et le coloris des fleurs, semblait depuis quelque temps parvenue a son apogee, lorsque les cultures anglaises lui out fait subir un nouvel ebranlement qui remettra a la mode ces elegantes et faciles fleurs, II suflira de jeter un coup d'oeil sur notre planche pour comprendre que MM. Cannell and Son, de Swanlej, ont reussi a faire un pas de plus dans la voie du gigantisme. En effet, plusieurs fleurs mesurent de50a60 millimetres dans leur plus grand diametre et leur forme ne laisse absolu- ment rien a desirer. Quant au coloris, s'il ne presente aucune disposition ni nuance nouvelle pour les Calceolaires, on reconnaitra neanmoins qu'il est fort varie. II serait superflu de s'arreter a la description des varietes figurees sur la planclie ci-contre ; disons seulement que A se distingue par son developpement. B^marqueune tendance a retourner au type; la fleur est moins grande, le fond jaune domine, et il y a apparition de trois a cinq crenelures. C pourrait etre mieux arrondie. Le fond blanc jaunatre est macule et pointille de rouge rose, excepte sur les bords ; la fleur est des plus grandes. D mesure 5 centimetres de diametre ; rinterieur est marron ; la grande levre est d'un beau brun noir sur fond jaunatre. E est couleur brique flamme jaune. F se distingue par son fondviolace macule de pourpre; Gr a uu fond purpurin lave et tache de macules rouge vineux ou feu; enfin II est dun beau rouge carmine unicolore. On concoit que des graines cueillies sur des fleurs pareilles puissent donner des formes irreprochables et les teintes les plus riches et les plus decidees, tranchant en macules ou panachures varices sur des fonds de toute couleur. Em. R. Ill JAR R Les meilleures poires Les Societes d'horticulture et les Congros agricoles se sont occupes iterativement du choix des meilleures varietes fruitieres pour des conditions particulieres de sol et de cliraat; Y Illustration liorticole a deja publie de ces listes. Nous y ajoutons celle qui a ete dressee dernieremeiit par la Societe Rojale d'Horticulture de Jersey, ayec rindication de Tepoque de la maturite^ 1. B6sy de CJiaumonteL Novembre etdecembre. 2. Glow morccau, en espalier a Touest. Decembre ct Janvier. 3. Doyenne dii Cornice. Novembre et decembre. 4. Marie-Louise, snr franc, espalier au sud-ouest. Septembre et octobro. 5. Louise Bonne d^AvrancJtes, Septembre et octobre. 6. BeurrS d'Amanlis. Septembre. I JosqMne de 3f alines, en espalier. Janvier et fevrier. 8. Doyenne d'Hiver ou Berga^notte de Pentecote. Fevrier et mars, 9. GeJieral Tottlelen. Octobre et novembre. -* 10. Leon Leclerc (Van Mons), sur franc, en espalier. Octobre et novembre. 11 . Beurri Hardy. Octobre et novembre. 12. MarecJial de la Coiir. Octobre et novembre. 13. Gratiole ou Bon CJiretien cCete. Septembre et octobre. 14. N^lis delivery en espalier, Janvier et fevrier. 15. Souvenir du Congres. Septembre. 16. Bergamotte Esperen. Mars. 17. Beurrd super fin. '&e^iQmhve. 18. Beurre Baclielier. Novembre. 19. Be Tongre ou Dtirondeau. Octobre. 20. Bon Chretien Williams. Aout. r- 21. Bergamotte Crassane, en espalier, au sud. Novembre. 22. BetirrS Diel. jXovembre et decembre. 23. Vrlaniste. Septembre et octobre. 24. Beurre Napoleon, sur franc. Septembre. 25. Betirre de Merode ou Doyenne Bonssoch. Septembre. 26. Bergamolie Gansel. Octobre. 27. Passe Colmar, en espalier. Decembre et Janvier. 28. Jargonelle. Aout. 29. Jules d'Airoles (Leon Leclerc), en espalier. Janvier. V. Teran -1} Ift A-^ d^^^lHk ^^^^^^^^^^^"^^^^"^^^^^1 ?Ai'i ^^ tW i^ \ .1 i ii-^"' .^ "^ Vi-^'y? - , - ^ M 4 1 !J .i' 4 4 -,i ?? i. ^i i ;" I ''^.'^'tJl TV^- ''-1 -^ r^i .'-. -'^ ii '-' . s- .. ' .- - - '? .-' .-!'- ?^8i?' .- ^ 'J Tl T".^ ^\ --'-^ \ - '^ f. r A 112 LE KAEMPFERIA GILBERTI ^m*^ Cette plante d'ornement appartient a de la famille des eracees. Bien un des plus beaux groupes sfcr < h que 3011 iiom semble indiquer une -J X- - '>. I - o< I "^i ''-' i? ; CI i na ^ ^ib ^ ?"' espece nouvelle, nous penchons a y seulement variete du Kaemp 1', *. feria ovalifolia Rose. Mais cette variete est fort remarquable et par 113 feuillage elegamment panache rappelant celui de nos plus gracieux FnnJcia^ et par ses fleiirs ayant les lobes de la corolle colores de blanc et de pourpre. De la racine cliarnue de cette plante nait tous les ans une toufTe de feuilles lanceolees, oLlongues, legerement ondulces siir les bords. Le fond de ces feuilles est vert tres fence et elles ont le limbe nettement borde d'line large bande du blanc le plus pur. La plante est originaire des Indes Oriontales. Em. R. ACTION DE LA LUMIERE SUR LA GERMINATION DES GRAINES La question de I'lnfluence de la lumiere sur la germination des graines a ete longtemps controversee aussi bien par les pbjsiologistes quo par lo.s borticulteurs praticiens : d apres un grand nombre, les graines ne germe- raient que dans Fabsence absolue de lumiere. M. Cieslir s'en est occupe d'une maniere toute speciale et 11 a fait connaitre, dans les Annales agrono- miqiies de France, les principaux resultats des experiences qu'il a instituees. Nous les resumons en quelques lignes. 1. L'influence de la lumiere sur la germination varie d'apres les especes. Les unes ont absolument besoin de lumiere, p. ex, le gui ; d'autres, comme le mai's, germent a la lumiere comme a Tobscurite. En regie generale, les petites graines germent mieux a la lumiere, tandis que les semences plus grandes semblent plus indifferentes. Cependant, en aucun cas, on n'avu de graine germant mieux dans Tobscurite. 2. L'influence de la lumiere est complexe, comme Font prouve les expe- riences faites avec de la lumiere differente, Les rayons jaunes favorisent la germination; les rayons violets la retardent ou meme Tarretent sous de basses temperatures, 3. L'influence de la lumiere blancbe est favorable a revolution de cer- taines graines ; une plus grande vigueur de la premiere vegetation en est une preuve manifeste. Les Poa nemoralis, Agrostis stolonifera et Nico- tiana macropliylla I'ont demontre, et d'autres experiences allongeraient probablement cette liste* 4. La production de la germination en presence de la lumiere blancbe plaide evidemment en faveur de l'influence propice de la lumiere sur la germination. 5. L'energie vitale des petites graines semble s'accroitre sous Taction de la lumiere. 6. Si Ton recherche les causes de l'influence de la lumiere, on pent dire : ff, que la lumiere agit favorablement par suite de sa conversion en calori- que; 5, que, raction favorable des rayons jaunes etant demontree, Tacceleration de la croissance sous la lumiere est due a une plus grande 114 assimilation; c, que la lumiere favorise la germination et la croissance des jeunes jjlantes par suite de la production d'un meilleur systeme radicu- laire : tel est meme le cas lorsqu'il s'agit de petites graines. Nous avons fait nous-meme une serie d'experiences curieuses en semant des graines de SympliyUim officinale foh eleganter ^oarieg, Ces experiences confirnient generalement les conclusions qui precedent. Nous y revien- drons. Em. R. CURTOSITES IIOPtTIGOLES DE L'EGYPTE Suite {^) Les canaux d'ete ? Balir-Seifj ? ont de I'eau pendeant toute I'annee et les canaux de Tinondation ? Balir-Nily ? n'ont de I'eau qu a I'epoque de la crue et sont a sec quand le niveau du Nil est descendu au dessous du niveau des terres. Pendant la saison des hautes eaux, Tirri- gation est distribuee sur les terres cultivees et destinees aux cultures dliiver, au moyen de vannes pour les grands canaux et de tranchees pour les rigoles que Ton ouvre ou que Ton ferme a volonte; mais quand les eaux se sont retirees et que le niveau du Nil et des canaux est plus bas que celui du sol, on est oblige d'elever Feau d'arrosage au moyen de F roues a godets, de vis cTarchimede et de locomobiles on'mac/wies a vai^cnr, pour les grandes proprietes, # La saison des hautes eaux comprend les mois de juillet a octobre. Le Nil ayant sa source dans les pluies torrentielles et la fonte des neiges qui ont lieu vers le milieu de fevrier sur le plateau central africain, 11 se determine bientot un gonflement dans les lacs recemment parcourus par le celebre voyageur Stanley. La crue descend ensuite les sinuosites du Nil a travers les cataractes, recevant au passage divers afRuents. L 24 fevrier le flot arrive a Gondokoro pour continuer sa raarche vers le nord, ou il amene la fertilite et I'abondance. Dans cette ville, importante du pays des negres, les pluies tombent abondamment pendant les mois de mars, avril et mai. De Gondokoro a Khartoum (deux mille kilometres) la Vitesse de Feau etant de deux kilometres a I'lieure, le flot devrait arriver en quarante deux jours dans cette derniere ville, mais dans la haute Nubie, le Nil n'est pas toujours enferme dans ses digues et a peine sorti de Gondokoro, il traverse d'immenses marais qui retiennent et absorbent une grande partie de ses eaux. C'est dans ces memes marais que faillirent se perdre les centurions envoyes par Neron a la recherche des sources \}\ Voir cl-dessus, p. 100. 115 du Nil. ? Personne, racontaient-ils, ne peut esperer d'en decouvrir rissue, tant les eaux sont obstruees d'herbes. On ne peut d'ailleurs les traverser a pied ni en ^ stacles et ne peuyent porter qu'un canot a uii seul rameur. ? La surface de ces marais est comparable a celle de FAdriatique. Cependant en 18G4, ^r"^ Tinne est parvenue a remonter le Nil sur un vapeur, de Kliartoura a Gondokoro, en profitant de la saison des liautes eaux et ce trajet s'est effectue en 360 lieures. Le flot stationne longtemps dans ces marais dont il exliausse le niveau des eaux croupissantes, et entraine vers le nord ces eaux verdatres et empoisonnees de toutes sortes de detritus vegetaux et animaux, qui arrivent les premieres au Caire et exlialent des miasmes + dans toute la vallee du Nil. Kbartoum, ville moderne, situee au confluent du Nil blanc et du Nil bleu, tient ainsi au Soudan ot a I'Abyssinie. A ce point de jonction des deux Nils, comme dans le Darfour, le Sennaar et le Kordofan les pluies sont abondantes depuis le milieu du mois de mai jusqu'a la fin de juillet. Les rivieres Keilak, le Bahr-el-Gazel, le Nil bleu et I'Atbara qui alimentent le grand Nil, montent aussi pendant cette saison pluvieuse. Ces deux derniers, provenant d'Abyssinie, influent de beaucoup sur la crue du Nil. C'est le 27 avril que la crue du Nil bleu se manifesto a Khartoum, tandis que les eaux du Nil blanc n'y arrivent que 32 jours plus tard. Les eaux du Nil bleu arrivent ainsi a Khartoum un mois plus tot que celles du Nil blanc, parce que la pente de cette riviere est plus rapide que celle du Nil blanc et se trouve alimentee par le lac Tsana situe a deux mille metres d'altitude sur le haut plateau abyssin, soit double de celle du lac Voganza qui alimente le Nil blanc ou grand Nil; enfin le Nil bleu qui est tres encaisse, ne laisse echapper aucune partie de ses eaux, tandis que le Nil blanc traverse et remplit les immenses marais dont nous venous de parler. Le flot parti le 27 avril de Khartoum arrive a Dongola le 16 mai. Douze jours plus tard, il est a Ouadi-Halfa et le 17juin il est attendu au Caire. ? Le fleuve continue de grossirdurant cent jours, apres lesquels il se retire generalemeut etbaisse au point qu'il demeure petit I'hiver entier et reste' en cet etat jusqu'au solstice d'ete. ? Cette citation d'Herodote exprime aujourd'hui, comme il y a vingt quatre siecles, la crue du Nil et nous demontre que rien n'a change dans son regime. Les premieres eaux qui arrivent au Caire sont done les eaux vertes ; vers la fin de juillet les eaux deviennent rouges; ce cliangement de cou'leur provient de terres ramenees sur les campagnes du bassin de I'Atbara. Vers le 15 aout, la crue a atteint au Caire dix coudees (5 m. ?5 centimetres). C'est alors quon coupe les digues pour inonder tons les terrains destines aux cultures d'hiver, pour les fertiliser, et cette operation est precedee d'une grande fete et de rejouissances publiques, appelees fHe dtc Klialig Khalisr du Caire est, parait-il, 116 le dernier yestige de I'ancienne voie navigable creusee sous les Pharaons pour mettre le Nil en communication avec la Mer Rouge. Par cette artere les richesses des Indes affluaient a Memphis sur des navires indiens qui venaient se decharger dans I'ancienne capitale de I'Egjpte, aujourd'liui ensevelie sous les sables, puis retournaient a Suez avant la baisse des eaux du Nil, pour aller reprendre la Mer Rouge et la Aler des Indes avec la Moussou du Nord-Ouest. La fete du Khalig, que la foi populaire designe sous le nom de mariage du Nil, est tres connue au Caire. Le kliedive, les ministres et les grands personnages y assistent sous leurs tentes. On y fait de la musique, des feux d'artifice, et toutes sortes de rejouissances publiques toute la nuit, et le matin les delegues du gouvernement jettent des poignees de petites pieces d'or et d'argent dans I'eau, au moment de la coupure de la digue. De nombreux fellahs s'elancent a la nage dans les flots, pour aller les repecher au fond des eaux dans la vase, et ce spectacle ne manque pas d'originalite, lorsqu'on le voit pour la premiere fois. Le Nil en cet endroit est alors sillonne dune multitude de Dahbiehs et de bateaux de plaisance illumines. C'est la que les families riches du Caire viennent assister a la fete en banquetant et faisant danser les almees a bord de leurs bateaux. Le principal bateau de la fete, celiii qui porte la marUe du Nil, est un grand vapeur, avec batterie de canons qui ne cessent de tonner pendant toute la duree de la fete. Le bateau de la mariee vient se ranger au confluent du Nil et du Khalig, et au moment de la coupure de la digue, on jette dans I'eau un mannequin liabilU en mariee, au lieu et place de la jeune mariee veritable, qu'autrefois I'on jetait, dit-on, dans le Nil, vetue de ses habits nuptiaux, pour celebrer son mariage avec la terre d'Isis. Le mouvement assentionnel du Nil continue jusqua I'equinoxe d'au- tomne, moins lentement, parce qu'alors presque toute la terre d'Egypte est submergee et offre I'aspect d'une mer d'eau douce. Dans les annees de forte inondation, le Nil s'accroit encore de deux metres et demi a trois metres, et le 26 septembre est le terme reglementaire de la crue du Nil au Caire. Les Egyptiens souhaitent done la bienvenue a leur fleu\^, le jour de la ? Nocta ? ou de la goutte, que Ton appelle aussi la fete des Pasteques ou melons d'eau, et celebrent son mariage avec la terre d'Egypte deux mois plus tard. La fdle du Salih ou de la croix, instituee le 26 septembre, indique que le Nil est a sa plus grande hauteur, et ses eaux ilottent alors majestueusement sur toutes les terres destinees aux cultures d'hiver. A partir du 26 septembre, la baisse des eaux se declare et continue lentement jusqu a Fete suivant G-. Delchevalerie. 11 i CHRONIQUE HORTICOLE Gand, ISaout 1881. Lie Blanc des Rosiers . L'annee derniere, un de nos compatriotes, grand amateur de flours et de fruits, M. Max Singer de Tournai, a fait connaitre dans le Journal des Roses, qui! avait trouve dans le sel de cuisine un excellent remede centre le hlanc du Rosier. L'inventeur se basant sur I'emploi du sel de cuisine pour detruire le Champignon qui infeste souvent la tannee dans les serres, a eu recours a la meme substance corrosive. Le premier jour, il a seringue les Rosiers avec de I'eau conte- nant 3 p. % de sel, et le lendemain avec de I'eau contenant 1 ^ p. , soit 1 kil. 500 gr. de sel sur 100 litres, et a ete completement debarrasse du blanc. Nous venous de voir experimenter le meme remede cliez un amateur des environs de Gand. II a seringue des rosiers tres infestes trois fois en une semaine avec de I'eau salee seulement au centieme. Le succes a ete complet, il n'y a plus eu trace de champignon. * TTne soiree k I'Exposition d'hygiene k Londres a eu lieu le 23 juillet au profit des hopitaux de Londres. C'a ete la plus belle fete de la saison. La partie florale surtout a ete d'une rare magnificence. C'etait une sorte de fancy fair dont les marchandes etaient toutes dames du plus grand monde ayant d'ailleurs a leur tete S. A. R. la Princesse de Galles. Celle-ci a vendu, entre autres, une corbeille de Roses Marechal Niel qui a produit 787 francs. Jamais corbeille de roses n'a rapporte autant. Le nombre des roses ofiertes par les horticulteurs a cette fete de charite depassait ies 25 mille. ? ? L'ingratitude n'est pas universelle. Si la reconnaissance est une rare Yertu, void deux faits que nous aimons a rapporter. M. Barron, I'habile chef des cultures du jardin de Chiswick, avait recu des auditeurs de ses lecons sur la culture de la Vigne un beau clironometre en or. Un pick- pocket peu delicat le lui a pince. Les auditeurs precites n'ont pas voulu que ce pincement fut prejudiciable a M. Barron et lui ont offert un nouveau clironometre. Voici I'autre fait. Un ancien pepinieriste de La Haye, M. T. Ottolander, etabli a Java depuis quelques annees. a trouve un nouveau precede de gref- fage du Cinchona sur vieillessouches.d'ou il resulte un grand benefice pour les planteurs et producteurs de quinquina. Dapres un journal, De IndiscJie TOME XXXI 1884, 88 LIV. 118 Opmerler, ceux-ci ont resolu d'offrir a rinventeur du precede une somme de 20,000 florins (42,000 francs) a titre de recompense, Faut-il en conclure que les particuliers sont plus reconnaissants que les gouvernements ? . ? ? Pour se d^faire des rats, on conseille remploi des semences de Ricin reduites en pate et offertes en pilules a ces incommodes rongeurs. L'effet doit etre aussi efficace que celui de I'arsenic et du phospliore, et I'emploi n en presente pas le meme danger. * Le Prunus sinensis Carr, Ce joli arbuste d'ornement est a peine soupconne dans les cultures et meritera certes d'etre repandu. M. E, A, Carriere le signale et le decrit dans la Bevne liorticole. Le Prunus sinen- sis est confondu a tort avec le Primus japonica Thunb., dont il est tout a fait different par ses fleurs, par ses fruits et mSme par sa vegetation. II fut decrit pour la premiere fois en 1869 dans la publication precitee. II a une variete a fleurs doubles blanches, le P. sinensis /. alb. pL, que les horti- culteurs emploient en grandes quantites pour le forcage d'liiver. D'apres M. Carriere, le type a fleurs simples aura en outre le merite de constituer probablement un arbuste fruitier, d'autant plus interessant qu'il pourra etre cultive en pots et servi sur les tables, charge de ses fruits. Ceux-ci sont pedoncules, regulierement spheriques, non mucronules, d'environ 16 milU- metres de diametre, marques d'un cote d'un sillon pen profond, relative- ment large. Peau lisse, d*un beau rouge f.)nce. Chair non adherente au noyau, rosee ; eau legerement aigrelette, parfumee, d'une saveur sui generis^ et comma legerement bitumineuse, mais pourtant agreable. * Eien de nouveau sous le soleil, dit un dicton populaire qui a bien rarement tort. Les journaux d'horticulture ont fait et font assez de bruit d'une invention parisienne : il s'agit de pots sans fond et d'autres a fond mobile. Nous avons vu ces pots employes a Liege, en 1851, par feu L. Jacob, le fondateur de la maison Jacob-Makoy. Toutes les plantes de sa serre a multiplication etaient plantees dans des pots sans fond places direc- tement dans du residu de charbon brule et s'y developpaient ainsi avec vigueur et rapidite. Inutile d'ajouter que nous n'avons pas manque Tocca- sion de propager alors cette..... invention. * M. E. A. Carriere, le redacteur en chef de la lieviie horticole depuis de longues annees, vient d'obtenir la croix de la Legion d'honneur, Cette haute distinction lui etait depuis longtemps decernee par I'opinion publique, et la presse horticole tout entiere y applaudira comme nous. II fut durant pres 119 de quarante ans chef des pepinieres da Museum d'Histoire naturelle, et depuis 1848 il n'a cesse d'etre un des ecrivains horticoles les plus actifs et les plus feconds. Persoune n'a rendu plus que lui d'eminents services a I'horticulture francaise. * ? Horticulture Les examens de sortie se sont termines le 14 aout. Sept eleyes ont obtenu le diplome de capacite; plusieurs ont subi les diverses epreuves d'une raaniere brillante. La reprise des cours aura lieu le premier mardi d'octobre. Les examens d'admission se feront le 6 octobre au Jardin botanique de TUniversite de Gand. Les inscriptions sont recues jusqu'au 20 septembre chez le directeur de cet etablissement. * Encore une introduction due au hasard. L'histoire du Pteris tricolor est connue de nos lecteurs. Celle du Begonia Lnbiersi^lORR. en est le pendant. M. P. Binot avait fait en 1880 un envoi de plantes du Bresil au Jardin botanique de I'Etat a Bruxelles. Un fragment de Begonia fut remar- que attache a un tronc de Fougere et recueilli par le chef des cultures M. L. Lubbers. C'est lajolie especequeM. Ed. Morren a decrite dans la Belgiqiie JiorticoU. Elle a les feuilles peltees, allongees, etroites, vert fonce avec macules argentees au dessus, carmin fonce au dessous. Les fleurs sont grandes et blanches, legerement rosees. Le Begoova LxMersi differe du B. argyrostigma par son limbe pelte, la forme pointue du lobe superieur de la feuille, les stipules persistantes, la forme et les dimensions des fleurs et la disposition des nervures et des macules. ? ? Les fraises k Paris. Dans la matinee du 15 juin dernier, les Ilalles centrales a Paris ont recu 1150 charrettes contenant chacune en raojenne 45 paniers de fraises. Le poids mojen du panier etant de 8kil., la grande ville a consomme ce jour la 414 mille kilogrammes de ces fruits, sans compter les apports particuliers debites hors du centre. Bibliographie des Lis. - Comme M. Reichenbach, k Hambourg, pour les Orchidees, M. Ed. Morren, aLiege, pour les Bromeliacees, ainsi M. Krelage a reuni a Haarlem pour les LiHacees, dont il est un connaisseur des plus competents. toutes les publications renfermant des documents quelconques sur cette famille speciale. A I'exposition de Roses et de Lis ouverte a La Haje le 10 juillet dernier, M. Krelage avait fourni aux amateurs Toccasion unique de se rendre compte de tout ce dont il dispose. Guvrages, livres grands et petits, brochures, planches, dessins et gravures. 120 Et non seulement il s'etait donne la peine de transporter de Haarlem a La Haye cette volumineuse collection, garnissant une vaste salle, mais encore il en avait fait iraprimer le catalogue comprenant 362 ouvrages et en plus 164 planches. 4L ?? Nym Cette belle Njmpliea- cee trouvee an Zanzibar par le voyageur Hildebrandt et envoyee a Koenigs- berg, en 1874, est parvenue Tan dernier a Kew, sous le nom provisoire de Nym'phma Zanzibar ensis. La floraison, renseignee dans le Garden, a demon- tre que c'est bien une variete nouvelle du N^ stellata, dont on possede deja plusieurs varietes remarquables par le coloris de fleurs. La nouvelle venue est violet fonce passant au pourpre etmeme au rouge carmine. ? ? 4 Question de concours pour 1885. - L'Academie royale des Scien- ces de Belgique a mis au concours la question suivante. ? On demande de Bouvelles recherches sur les depots nutritifsdansles graines et specialement sur les transformations qn'ils eprouvent pendant la germination. ? Les reponses doivent parvenir avant le V aout 1885 a M. Liagre, secretaire perpetuel de I'Academie des sciences, a Bruxelles, !La Soci6t6 d'Horticulture d'Epernay, fondee naguere par le comte Leonce de Lanbertye et presidee aujourd'hui par M. G. Chandon de Briatlles, est une des plus importantes societes de France. L*expositiou qu'elle a organisee le 12 juin dernier a en un succes considerable, II a ete decerne quatre diplomes d'honneur accompagnes cliacun d'une prime de 500 fr. et vingt deux medailles d'or. Deux des grands prix sent eclius a des chefs jardiniers qui auront obtenu ainsi une recompense des plus serieuses. Un nouveau condiment. Les gloires les mieux ctablies finissent par s'eclipser: cela se voit pour les hommes, lielas! cela s'est vu pour bien des fleurs, meme pour les capreset, qui I'aurait cru? voici venir le tour du cornichon. II parait que Montreuil etait jaloux de sa reputation surfaite: les peches vont detroner le cornichon, les peches minuscules, s'entend, celles qui sont supprimees lors de Teclaircissage, un peu avant la formation r du noyau. Mises alors au vinaigre, comme de modestes cornichons, elles en feront Toffice et possedent ainsi une saveur agreable. On dit qu'elles se conserveront des annees; rien n empeche d'en faire Tessai. La Bevne Horticote ajoute que d'autres fruits a noyau, prunes, brugnons, abricots, employes verts, remplaceraient aussi bien les olives. * ? 121 Boses bleues. Rejouissez-vous, Mesdames, apres la Rose noire introuvable, voici les roses bleues trouvees. A la seance de la Societe nationale d'liorticulture tenue a Paris le 26 juin dernier, M. E. Gobereau, demeurant rue Nationale, 106, a St, Cloud, a montre une douzaine de roses blanches chimiquement colorees ou coloriees bleu pale. La culture des Ananas dans les serres europeennes est serieusement menacee dans son existence, en tant que culture a profit. En tout cas, la concurrence etrangeieest telle que forcement cette culture ne pourra guere rester qu'une luxueuse fantaisie. Dans la derniere semaine dumois de juillet, les marches de Londres en ont etc reellement inondes. Aux echoppes de la Cite, des exemplaires dupoids de 3 a 4 livres se vendaient a 60 centi- mes piece; des ananas aussi beaux que ceux que Ton porte aux expositions, dit leJommal of Horticidture, etaient cedes a 1 shelling, soit fr. 1.25. A Bruxelles, c'etait absolument le merae cas. * N^fliers le Gardeners' Monthly, lis ont parfaitement resistea New-Albany, dans FEtat d'Indiana, a Thiver dernier, un des plus rigoureux qu*on ait eu a subir depuis longtemps aux ittats-Unis. * L'exposition d'hygiene k Londres ou, soit dit en passant, I'horti- culture beige est representee par un excellent inodele de thermo- siphon ! est pour Thorticulture anglaise une nouvelle occasion de montrer ses | roduits. Les abords du palais de Texposition sont admira- blement ornes de plantes et de fleurs, et les vegetaux sont a peine deileuris qu'ils sont au^sitot remplaces par des nouveaux groupes soignes a la perfection. Nous formons des voeux pour que I'horticulture beige com- prenne qu'il est necessaire qu'elle suive en 1885, a TExposition d'Anvers, Texemple donne actuellement par Thorticulture anglaise. ^Exposition d'hygiene contient des echantillons de tons les produits vegetaux, r sees ou conserves, servant a la nourriture de Thomme. Sous ce rap- port seul, une visite au palais de Texposition est hautement interessante et instructive, et il n*est pas etonnant que le nombre des visiteurs aille grandissant. Tous les thes, les cafes, les cacaos du monde sont la cote a cote avec les tabacs, les poivres, les epices, tous les fruits des tropiques, voire meme les legumes et les restaurants les plus hygieniques du monde, ceux des vegetariens. r 122 Exposition universelle k la Nouvelle-Orl^ans. A roccasion du ccntenaire da Coton, une exposition universelle s^ouvrira a la Nouvelle- Orleans le 1,. decembre de cette annee pour durer jusqu'au 31 mai 1885. Le succes en est des maintenant assure. La section de Thorticulture aura une importance considerable. D apres le programme de Texposition, une serre de 200 m. de long sur 40 m. de large sera reservee aux plantes et aux fruits. Le Mexique exposera dans la partie centrale ses plus beaux Pal- miers; des espaces considerables sontretenus par les Republiques de VAme- rique centrale ainsi que par la Floride et la Californie. Autour du batiment, un vaste terrain est reserve aux plantes rustiques. L'exposition a lieu dans le pare de la ville : celle-ci donne un subside de 2 -^ millions de francs. Une souscription publique a rapporte 25 millions ! Les interesses peuvent s*adresser a M, P. J. Berckmans, a Augusta, Georgie (Etats Unis), commissaire pour les produits etrangers. lis peuvent obfcenir le programme chez M. Van Hulle, chaussee de Courtrai, 27, a Gand, * La production des vins en France a depasse, en 1883, de plus de + 5 millions d'hectolitres le total de la recolte de 1882 ; elle a atteint le chiffre de 36,029,182 hectolitres. C'est le resultat le plus favorable depuis rinvasion du Phylloxera. La superficie des vignes detruites en France par le Phylloxera a ete de 113,000 hectares en 1881, de 91,000 hect. en 1882, et de 64,500 hect. en 1883. II y a en outre 642,363 hectares de vignes atteintes. Le prix de 300,000 fr. promis a I'luventeur du moyen de destruction efficace du Phylloxera n''a pas encore ete attribue et ne le sera probable- ment jamais. Les moyens recomraandes par la commission demeurent les memos : la submerion des vignobles, Temploi du sulfure de carbone et du sulfo-carbonate de potassium. ? * La Convention de Berne jug6e k Philadelphie. Un colis de . plantes expedie du Massachusetts en Europe a ete renvoye a New- York avec la mention qu'il n'a pas ete permis de debarquer le colis. L'expediteur demande le motif de cette defense; le Gardeners' Monthly repond que c'est ? pour preserver du Phylloxera des contrees qui en sont deja partout infes- tees, absolumenfc comme si I'Amerique defendaifc I'importation des plantes, de crainte de voir importer en meine temps les mauvaises herbes indigenes. ? Oubliant que la fameuse convention de Berne emane de deux republiques, Monthly monarchies . LuciEN Linden et Em. Rodigas. ,-- -f m. ' > . ''^'-- -L ? - . ' '^'-r'^i^'Ti-'jM-F' t> - "J - ^ -_ - E' ^ - '. .T J-L , I --'. -" v"! -r.^'^- 'f.ar-:t-'^ I 3 V, ta --.' .. P'-l:"." ^ ? - .-/ '.' - :- .". ."^^ .^^ -r-V.:;'^ -^^\:^ :^.' ^^. - -J ? k"-^.? m ?fe r y DIANTHUS CARYOPHYLLUS linn. VAR ^ V t t f /j A^'h'^'^'4 F I 123 PL. DXXIX DIANTHUS CARYOPHYLLUS um. VAR. CEILLETS VARIES Caryophyllees CARACTERES GENERIQUES. Voir Vlllustration Horticole, t. II, pi. 67. CARACTERES SPECIFIQUES. - Voir Linn. Syst. vegeL sp. cit. Depuis vingt ans, Vlllustration n'a pas donne une seule planche d'OEillets, suivant en cela la mode, arinfluence usurpatrice, qui depuis trop longtemps a delaisse cette belle espece dont la culture a produit des varie- tes aussi nombreuses que jolies, tellement nombreuses meme qu'il a fallu les grouper en tribus ou races bien distinctes souvent considerees, a tort, comme especes. Dans ces groupes, YCEillet flamand occupe la place eminente. II se distingue par ses grandes fleurs, pleines et etoffees, bien rondes, ayant des petales entiers au limbe arrondi, un calice qui ne se fend pas; d'ordinaire lefond est blanc panache d*autres couleurs. VCEiUet bizarre n'est qu'un (Eillet flamand dont le fond blanc a disparu pour faire place a diverses panachures. Les fleurs q?ii composent notre planche appartiennent a la categorie des bizarres, Une belle collection de ces (Eillets, gagnde de semis par M. Ed. Morren de Jette-S*-Pierre, pres de Bruxelles, avait ete envoy ee par la Compagnie Continentale d'Horticulture a un amateur de cultures des plus distingues, M. le baron 0. Pycke de ten Aerde, a St. Georges. C'est la que M, AxMBROiSE Verschaffelt fit choix des fleurs qu'il considerait comme les plus parfaites de la collection. Notre artiste peintre a reproduit ces fleurs. Que le lecteur veuille bienjeter un coup d'oeii sur la planche ci-jointe, et il sera surpris de la regularite de la forme, de Textreme grandeur, de la richesse et de la variete du coloris de ces fleurs d'elite que nous n'essaje- rons pas de decrire dans leurs details. II suffira de dire que la variete A a le fond blanc jaunatre panache de bandes et stries roses et carminees; la variete B a le fond jaune vitellin fineraent strie rouge brique, surtout vers la marge des petales ; la variete C a lefond jaune clair panache de stries etde bandes purpurines ; la variete D, a fond rose jaunatre, eststriee et rubannee de rouge fence et veloute ; la variete E, a fond blanc pur, est finement striee et marginee de violace purpurin; la variete F, sort des conditions voulues pour le type flamand, du moins quant au coloris, puisque celui-ci rappelle tout a fait les nuances de la rose Empereiir du Maroc aux teintes foncees, veloutees, presque noires. La seule vue de ces 124 CE querir parmi nos plantes de collection la place qu'ils ont su garder dans les jardins d'Angleterre, et que jamais ils n'auraient du perdre cliez nous. Peut-etre ne sera-t-il pas inutile de dire quelques mots de leur multipli- cation. Le semis ne donnant souvent que de grandes deceptions, on fait bien de ne pas y avoir recours. Le bouturage est le mode le plus expeditif. On A le pratique en aout et septembre, en coupant sous un noeud, les bourgeons nes a I'aisselle des feuilles; on leur enleve les bouts de leur couronne et on les pique sous chassis en terreau mele de sable blanc; on les arrose fort peu. L'abbe Brou recommande de faire les boutures en petits godets bien draines, au fond desquels on repand une legere couche de suie, afin d'ecar- ter les petits vers qui pullulent dans la tannee des couches et qui divisent ou soulevent la terre des pots. Dans ces pots remplis de terre debrujere sablonneuse, on place les boutures faites avec talon autant que possible, en ayant sola toujours de les piquer tres peu.profondement; cela fait, on eufonce boutures et pots dans la couche ou sur la tannee. Voici comment s'exprime M. Mast, dans la Revue de llior licultur e hdge, a propos d'un autre precede de multiplication de I'CEillet, le greffage, qui se fait d'ordinaire en prenant comme sujets des varietes vigoureuses : ? L'epo- que la plus favorable est le mois d'aout : la greffe se fait en fente ou en placage. II est une greffe peu connue, mais recommandable, c est celle qui se fait en prenant la Saponaire officinale [Saponaria officinalis) comme sujet; cette plante est rustique et tres vigoureus;e. On prend des troncons de racines de Saponaire longues de quatre centimetres et d'un diametre de dfx millimetres: on leur conserve le plus de chevelii possible. Le sommet des racines est fendu d'un seul cote, comme pour la greffe en fonte simple; on fait choix de branches d'CEillets longues de Imit a dix centime- tres;^ on les coupe liorizoatalement au-dessous d'un no3ud et on les taille ensuite sur les cotes, de maniere a faire un coin qui penetre dans la fente de la racine, en observant que le cote place interieurement soit plus mince que la partie exterieure. On ajuste les parties internes de maniere a ce qu'elles coincident avec celles de la racine; puis on assujettit avec du gros fii en comprimant de la main gauche la fente de la racine, afin de mettre toutes les parties en contact direct: cette operation terminee, on place les greffes a bonne exposition chaude (le levant est la meilleure), en terre melangee d'une partie de sable fin et d'une partie de terreau de feuilles. On les place assei rapprochees les unes des autres, pour pouvoir les couvrir d'une cloche de verre ou simplement d'un pot a fleurs. On arrose moderement en eyitant de verser I'eau sur les fentes des greffes ; il suffit d'arroser la circon- ference, et la greffe se developpe en peu de jours. Cette greffe se fait tant en mai qu'en aout et en septembre: un avantage de la greffe ainsi faite est de permettre a la plante d'CEillet de pousser des racines et de s'affranchir du sujet tout en donnant une riche moisson de fleurs. ? 125 CEillet chage avec incision longitudinale a travers le noeud.et coupe cruciale de la moitie inferieure de celui-ci. On fixe les bourgeons a Taide d un petit cro- chet en bois et on les recouvre de terre sablonneuse en laissant sortir les extremites. L'incision peut etre tres utilement remplacee par une ligature serree immediatement sous un noeud : de cette facon, le rameau ou bour- geon devient presque une bouture. Souvent encore on se borne a marcotter (E Em. Rodigas, L'ESPAGNE ROUVERTE AUX PRODUITS DE ^HORTICULTURE Nous tenons de M. J. Philippot, ancien chef de section a I'etablissement J, Linden, Tagreable nouvelle que les vegetaux proveiiant de contrees non infestees par le Phylloxera sont de nouveau admis en Espagne. Ce resultat est du tout specialement aux efforts perseverants de Don Pedro Pastor y Landero, un des premiers promoteurs de rhorticulture a Madrid. Nous remercions notre honorable correspondant de nous avoir donne I'occasion d'exprimer a Don Pastor toute notre gratitude pour les services qu'il a ren- dus a rhorticulture generale. Voici la lettre de M. J. Philippot. L. L. Madrid, lelSjuUlet 1884. 4 ? Monsieur, Je m'empresse de vous faire connaitre rimportante decision que vient de prendre la commission de viticulture en Espagne. Dans sa derniere reunion, apres de longs et orageux debats, elle a vote Tentree libre en E^=pagne de tons vegetaux provenant de contrees non infestees par le Phylloxera. ? II est arrete des maintenant que les plantes bulbeuses de provenance quelconque peuvent entrer librement. Tons les autres genres de vegetaux, pourvu qu'ils proviennent de pays non infestes par le Phylloxera, jouiront de la libre entree a partir du l^^ octobre, a la seule condition que les caisses d'expdition doivent etre recouvertes d'une enveloppe en zinc. Un projet de loi en ce sens sera soumis aux Curtes dans la prochaine session ; il sera, sans aucun doute, adopte par cette assemblee. a C'est un avantage reel assure au commerce horticole des contrees du nord ou la Vigne n'est pas contaminee par le fleau. L'honneur en revient toutentier aux perseverants efforts, aux demarches incessantes, a Theureuse influence de I'honorable Don Pedro Pastor y Landero, amateur passionne et eclaire de tout ce qui concerne rhorticulture, et fondateur de la Societe centrale d'horticulture de Madrid au sein de laquelle il a su grouper autour de lui les hommes les plus distingues. M, Pastor a ete le promo- 126 teurdes expositions florales, ' dont Id seul fit de prime abord tous les frais et dont il fut I'unique exposant, et qui aujourd'hui deviennent de plus en plus brillantes. Grace a lui, le gout de I'horticulture s'est developpe a Madrid, non seulement parmi la classe opulente, mais aussi dans les families simplement aisees. Partout on voit s'elever des serres et creer de beaux jardins, partout on voit les salons s'orner des plus riches decorations florales ; et c'est precisement a cette heure ou tout le monde reclamait des plantes d'elite ou des nouveautes, que les frontieres espagnoles devinrent infranchissables et I'introduction des vegetaux impossible. Apres M sa science et ses talents, les esprits memos les plus timores et il assure ainsi le triom- phe d'une juste cause. Les Societes d'horticulture du nord de I'Europe voudront certainement exprimer leur reconnaissance a Don Pedro Pastor Y Landero. ? ? J. Phillippot. ? NECROLOGIE M Les abonnes de V Illustration Jiorlicole se souviennent certainement du concours que ce savant preta a notre publi- cation en 1875 et 1876, durant le voyage de son redacteur dans I'Ame- rique tropicale. Le savant botaniste vient de s'eteindre a Auteuil, pres de Paris, a 1 age de cinquante ans, succombaut a la maladie qui le minait depuis longtemps. Eugene-Pierre-Nicolas Fournier etait docteur en medecine et en scien- ces naturelles et dans ses norabreux ecrits il se montre homme aussi erudit qu'ecrivain impartial. Son memoire sur les Begonia tubereux, son travail sur les Cruciferes, ses nombreux articles bibliographiques sur la Botanique resteront comme teraoignage de son immense savoir. C'etait un homme universellement estime. Luc. L, r ' -L . L'lLLUSTRATION HORTICOLE t r^^ s '^ ' M '^. -^ '> -^ ^ - I \ *i' CYPRIPEDIUM CILIOLARE rchb. F CJtroni, P, De Panneuiaelier, /. Linden, puhl 127 PL. DXXX GYPRIPEDIUM CILIOLARE rchb. f GYPRIPEDE TRES POILU Orchidees CARACTERES GENERIQUES. Voir VlUustration Horticol,\ome\\,^\. Gi. CARACTERES SPECIFIQUES. Cy pr ipeditm ciliolare.n, s^. tiW. Cypripedio super- bienti Rchb, P. {VeifcMano Yiowr ,) tepalis latis obtuse acutis brevioribus, pilis quaqua versis densissime ciliatis; labelli ungue brevi; staminodio latissimo, brevissimo, estus dente utrinque inflexo brevissimo ; dentibus anticis obscurissimis criniformibus. Ex ins. Philipp. imp. cl. Low. H. G. Rchb. F, Notre savant collaborateur AL le prof. H. G. Reiciienbach, en faisant r connaitre cette Lelle espece dans le Gardeners' Chronicle, avait bien rai- son de donner libra cours a son enthousiasme et de s'ecrier : Reinwardt et ZippEL, qui decouvrirent les deux premiers Cypridedium des iles de la Sonde, auraient-ils jamais soupconne qu'une serie nombreuse de ces plantes aussi charmantes qu'etranges fut recelee dans I'Archipel des iles Malaises et Philippines ! Le nombre en est reellementsans fin. Le Cypripedium ciliolare touche d'assez pres au G. superhlens Rchb. f. (C. Veifcliia?mm Hort.), bien quil s'en distingue de prime abord par les nervations plus nombreuses de la fleur et par Textreme abondance des poils aux bords des sej)ales et des petales. Les principaux caracteres distinctifs se trouvent toutefois dans le labelle et le stamiuode, comme nous avons pu le constater dans la fleur qui a servi de modele a notre planche et qui nous fut gracieusement envojee par M. Le:moinier, de Lille, un des ama- teurs de jardinage les plus distingues du Nord de la France. L'onglet du labelle en apparence veloute est bien plus court que dans le 0. VeitcJiia- nnm] le staminode est fort large et beaucoup plus court et les dents sent a peine marquees. L'espece qui nous occupe, appartient a ce groupe caracterise par la beaute du feuillage, qualite qui n'est pas a dedaigner durant Pabsence des fleurs. Quant a celles-ci, remarquables par leur grandeur et leur coloris, elles peuvent reclamer una place au premier rang parmi les plus char- mantes. La planche ci-contre en donne une idee exacte. Elle reproduit la fleur d'une variete a coloris tres fonce. Em. Rodigas. \ 128 PL. DXXXI 6UNNERA MANIGATA und. GUNNERA A MAINS GUNNERACEES CARACTERES GENERIQUES. \o\vV Illustration horticole, vol. XIX, p, 367* En publiant naguere, a la fin de 1873, la description et le portrait du magnifique, Gunner-z Brephogea decouvert par hasard croissant sur les racines d une Orcliidee epiphyte recue de Nouvelle-Grenade, V Illustration Iiorticole mentionna incidemment rintroduction faite a cette epoque, egale- ment par rEtablissement Linden, d'une autre espece de Gunnera originaire du Bresil, le Gwmera manicaia. Depuis lors cette espece a fait deja quelque peu son cliemin dans le nionde et les pieds qui en ont ete repandus chez les amateurs de belles plantes ont amplement donne ce quon pouvait en attendre. Les feuilles profondememt decoupees sent de toute beaute et atteignent j usque un demi metre de diametre ; elles sont portees sur des petioles d'un metre de lon- gueur; dans de tres bonnes conditions de culture, en donnant aux plantes la chaleur et Thumidite qu'elles rencontrent dans leur station naturelle, les regions marecageuses du Bresil, tout leur ensemble acquiert des pro- portions bien plus considerables. Nous n'avons pas encore vu Tespece en fleurs, de la Timpossibilite de donner une description scientifique. Celle-ci a-t-elle deja ete publiee ? nos reclierclies a cet egard ont ete infructueuses, Entretemps nous constatons que le Gunnera mankata est d'une haute valeur ornementale et quela plante est d'une incomparable distinction. Em. Rodigas. LES ABEILLES ET L'HORTICULTURE L'annee derniere, passant en revue les questions arboricoles dont venait de s*occuper le Congres national d'agriculture reuni a Namur, nous disions que la culture des abeilles est une branche de Teconomie rurale trop delaissee en Belgique; nous ajoutions qu*elle touche de bien prfes a Tarbo- riculture et a Thorticulture et que nous nous proposions de revenir sur cet GUNNERA MANiCATA lind Pannemaeker J. Linden^ pubL V-- 129 important sujet, que lo celebre Reaumur considerait, a son epoque, comme tellement epuise qu'il s'excusait d'ecrire encore sur FAbeille. Le sujet est peut-etre epuise dans les livres et pour quelques contrees seule- ment; il est si peu epuise chez nous, que sur les trois cents horticulteurs ^ que possede le district de Gand, il n y en a pas dix qui possedent un rucher! Se doutent-ils seulenient que les abeilles sont d'une utilite premiere pour la fecondation des fleurs, le croisement des races vegetales cultivees et I'augmentation du rendement des recoltes ? Nous voudrions faire com- prendre a ceux qui s'adonnent a une branche quelconque de Tagriculture ou de rhorticulture, combien il leur serait facile de joindre aleur exploita- tion un petit ruclier et d'ajouter ainsi un element de bien-etre et de revenu; nous voudrions inscrire au mur de chaque ecole primaire cet extrait de LAmi des Abeilles de Suisse et de la Soiiabe: ? M. Dzierson, un des premiers apiculteurs de FAllemagne debuta 1836 par 12 ruches qui lui ont compose actuellement (en 1858) un rucher de 1000 ruches, sans compter celles qu'il vend tons les ans et la quantite qu'il en a perdue (plus de 600) par la maladie, Tinondation, etc. II se fait maintenant un revenu de 6,000 fr. par au avec ses abeilles. ? Un achat le 12 ruchees futla seule w mise. Ler abeilles voltigent de fleur en ileur; sauf aux jours de pluie, elles sortent en general quatre fois par jour de la ruche ; les naturalistes preten- dent qu'une abeille visite ainsi plus de dix mille fleurs avant la chute du jour. Admettons que ce chiffre puisse etre exagere et disons que chaque abeille ne va froler que mille fleurs, ce qui est un chiffre bien raodere, et Ton se trouvera, si Ton compte un certain nombre de ruches, en presence d un travail formidable dans ses effets, M. Jules De Soignte, auteur du Rapport sur les Moyens d'encoiirager V apiciilticre en Belgique, travail remis au congres de Namur, relate des faits nombreux concernant Tin- fluence des abeilles sur I'accroisement des recoltes. Les arbres fruitiers plantes dans le voisinage d'un rucher sont charges de fruits, alors qu'il n'j en a pas ailleurs. Sur les bords du Rhju moyen, presque tous les fermiers ont des ruchers et il est rare que les fruits y man- quent completement. C'estla vieille Europe qui a donne les abeilles a TAmerique et elles seu- les auraient suffi a payer Techange de tout ce que le Nouveau-Monde nous a donne de son cote. Sans paturages, pas de colonies. Le Trefle commun, ce precieux fourrage, fut introduit a la Nouvelle-Zelande. Cette introduction serait demeuree vaine, si, en 1875, on n'avait songe a j transporter aussi les abeilles. Le Vanillier devait necessairement prosperer sous Hieureux ciel d'Haiti, et pourtant on allait en abandonner la culture parce que la plante se bor- nait a donner des fleurs steriles. Les abeilles furent introduites, les fleurs furent fecondees et la culture de la vanille put se repandre. 130 Les abeilles comptent au nombre des plus precieux agents de la fortune publique; elles suppleent a I'insuffisance et a Imconstance proverbiale des vents. D'apres I'illustre Darwin, les abeilles par leur concours a la fecon- dation des fleurs, procurent a rhomme des centaines de millions de profit, a cote desquels le produit du miel et de la cire est bien peu de chose. L'agronome Bosc etait deja de cet avis. En eiFet, 11 est aujourd'hui admis en science que I'autofecondation continue mene fatalement a la degeneres- cence, tandis que la fecondation croisee ou indirecte donne des individus ameliores, plus robustes et mieux conditionnes. Sans cette fecondation produit au moyen d'un pollen etranger, nous ne possederions pas les nom- breuses et delicieuses variete's fruitieres dont notre pomologie a le droit d'etre fiere aujourd'hui. Plusieurs publication periodiques ont mentionne le Rapport presente en 1880 par 'la societe d'apiculture du Royaume de Saxe ; nous aimons a en citer un calcul statistique. Cette Societe possedait 17,000 ruches de chacune desquelles sortent chaque jour 10,000 abeilles, chacune quatre fois, soit 680 millions. Cela fait en 100 jours, 68 milliard de sorties. Si chaque abeille entre dans 50 fleurs, et nous avons dit deja qu'elle en visite jusqu'a dix mille par jour, les abeilles des 17,000 ruches auront visite 3,400 milliards de fleurs. Sup- posons maintenant qu'une seule fleur sur dix soit fecondee, elles auront feconde 340 milliards de fleurs. En admettant ensuite qu'un millier de sorties n'ait produit qu'un gain de 1 centime, quelque minime que soit cette evaluation, les abeilles de la Societe d'apiculture de la Saxe auront fait beneflcier cette contree de 68 millions de centimes, soit 680,000 francs. Ces chiffres disent avec assez d'eloquence le role que I'apiculture peut rem- plir dans I'agriculture generale. Abstraction faite du produit en cire et en miel, chaque ruche a une valeur agricole minima de 40 fr., d'apres le Rapport de la Societe saxonne. Or, comme le dit M. J. De Soignie, ? notre statistique de 1866 accusait \T'ilT '" ^'^^''^"' ^^ ^^^'^^^ '''''^^' peuplees. Cela ferait done 140,63^ X 40 = 0,625,280 francs, comme produit indirect de nos abeilles, chaque annee. Ce seul resultat, base sur des donnees qui sont loin d'etre exagerees, n'est-d pas de nature a appeler les meditations de tous ceux qui s'mteressent au developpement de la richesse agricole? Et dire qu'en Belgique 11 n'existe pas une seule Societe d'apiculture, alors que lAlIemagne en compte plus de deux cents ajant chacune son petit journal, traitant de toutes les questions theoriques et pratiques de I'art delever les abeilles. de les conserver, de les multiplier, d'en retirer la plus grande somme de produit. En 1881, nous avons eu Foccasion de voir en detail quatre grandes expositions industrielles et culturales, a Cologne, Francfort s/M, Munich et Vienne ; trois de ces expositions renfermaient des lots importants de 131 miel, de cire, d'hydromel, de ruches mobiles perfectionnees", peuplees ou neuves, des extracteurs, des couteaux d'apiculteur, en un mot tout ce qui peut etre utile a cet art qui est devenu pour un grand nombre d'agricul- teurs une specialite lucrative. Nous y avons remarque les ruches alle- mande, americaine verticale, americaine horizontale, la premiere souvrant, pouvant Q ture allemande, suisse, italienne et francaise possede des societes, des conferenciers ambulants, des bibliotlieques, et ces exemples nous trouveiit indifFerents. II en est de I'apiculture comme de la plantation fruitiere le long des ' routes : les plantations publiques d'arbres fruitiers si nombreu- ses aujourd'lmi dans le Hanovre, dans le Wurtemberg, en Baviere, dans les departements de la Meuse, de la Meurthe et de la Moselle, ne suffi- sent pas a faire comprendre a nos compatriotes qu'il y a la un fait qui temoigne hautement centre I'incune des uns, Fignorance des autres. Nous ne disons pas qu il n'j a pas de ruchers en Belgique. Nous avons rappele qu'en 1866 il y avait 140,600 ruches : mais cela est-il assez et comment sont-elles conduites ? Presque partout la recolte se pratique par voie d'etouffement, c'est-a-dire qu'apres avoir crie a nos auxiliaires le r celebre vers de Virgile : ? Sicyos, non vobis, raellificatis, apes ! ? r on detruit brutalement ces ouvrieres desinteressees qui, en echange d'un pen de nourriture prelevee sur leur propre recolte, ne demandent pas mieux que de recommencer leur travail le printemps prochain. Pourquoi done la Belgique, cette terre classique de I'agriculture, se laisse-t-elle devancer ainsi par les pays voisins dont les conditions climateriques ne sont pas plus favorables? Routine, voila de tes coups! Nous sommes obliges de demander a I'etranger ce que notre inertie nous empeche de produire. Nous avons sous les yeux le Bulletin de Vagri- culture de I'annee 1882, publie par le Ministere del'Interieur et qui vient de paraitre. Nous y voyons, page 89, que la Belgique a importe de 1878 a 1882 inclusivement, en cinq annees, 1,278,483 Ml. de cire brute ; elie en a exporte dans le meme temps 587,531 kilos : I'excedant de I'importation 952 kil. A raison de 4 fr. le kilo, cela fait 2,763,808 690 francs. Et pour le miel, I'excedant de I'importation est encore plus eleve. En effet, dans le meme espace de temps, de 1878 a 1882, la Belgique a importe 3,652,040 kil. de miel, tandis qu'elle n'en a exporte que 18,707 kil. L'exedant du miel importe et consomme a ete de 3,633,333 kil., ce qui, a 2 fr. le kilo, fait la somme considerable de 7,266,666 francs. Soit pour le miel et la cire ensemble plus de dix millions. 1 32 Voici d'ailleurs les tableaux officiels. r IMPORTATIONS EXPORTATION S i. 'I EXCEDANT de IMPORTATION. Cire brute Miel 1878 1879 1880 1881 1882 1878 1879 1880 1881 1883 Kilogr. 245,438 203,170 30,413 340,495 258,973 652,732 761,621 731,235 717,947 788,505 Kilogr. 136,953 143,089 54,821 155,251 97,415 10,710 4,109 3.348 527 13 Kilogr. 108,479 60,081 175,592 185,242 161,558 643,022 757,512 727,887 717,420 788,492 Nous somnies done reduits a payer anniiellement a rimportation etran- gere une somme de deux millions, alors que nous pourdons sans peine produire sur place, dans le pays, le miel et la cire que nous demandons maintenant au Portugal, a la France, a I'Allemagne, aux Pays-Bas et aux Etats-Unis. II est hors de doute que la culture des abeilles pourrait prendre chez nous une plus grande extension et 11 est certain aussi que cette branche des revenus du pays, telle qu'elle est etablie actuellement, devrait subir de tres notables ameliorations avant d'etre au niveau auquel elle est parvenue dans les contrees voisines. En effet, le produit annuel d'une ruche est evalue en Belgique aux taux moyens de 14 francs; or, comme le dit M. De Soignie, avec les nouveaux precedes, on atteint en Suisse, en Italie et ailleurs, des rendements de 40 a 50 kil. de miel, independamment de la cire, soit plus de TOO fr, 11 ajoute qu'un Italien proprietaire de loges perfectionnees, a obtenu une mojenne de 50 kil. de miel tres fin, tout en conservant ses abeilles en parfait etat. .Et pour ne pas aller en Italie, il cite un amateur des environs de Cliimay qui obtint, en 1880, ? de ses quatre ruches, 65 kilos de miel, 20 kilos de cire brute et 28 litres d'hydromel (*), ce qui, tout calcul fait, equivaut a fr. 226,80 ou fr. 56,70 par ruche. i? Cela est loin deja du taux mojen de 14 fr. dont il vient d'etre question. Et que dire des Etats-Unis ou, d'apres le Graph'c^ la culture des abeilles s'est eleyee au rang d'une grande Industrie ! Voyez-vous TAmericain promenant ses ruches en bateau et permettant a ses abeilles de butiner sur les rives des grands cours d'eau! Voyez-vous les apiculteurs ayant pour eux seuls des voies ferrees et des wagonnets leur permettant de porter leurs abeilles dans les campagnes fleuries ! Cette culture produit annuellement 35 millions de livres de miel, pour plus de 30 millions de francs. On cite un proprietaire possedant a lui seul 12,000 essaims. Le Bee Jieepefs Magazine affirme que chez MM. Root, 4 ruchers de 40 loges chacun oot donne ensemble 32,809 livres, soit 205 livres par ruches. En moyenne on peut placer 50 loges par hectare et chaque loge doit produire 50 livres de miel. Em. Rodigas. (1) Le litre d'bydromel n'est evalue qu'li60 centimes. 133 CHRONIQUE HORTICOLE Ganflj 30 sepfembre 1884. Les cultures de la Compagnie Continentale d 'Horticulture dans le Midi de la France acquierent un grand developpement. Celles de r ? lU dw Levant ? ont parfaitement reussi et promettent des resul- tats magnifiques ; celles plus recentes du ? Oaj) Negre, ? sur ]e conti- nent, sont en voie d'execution et deviendront egalement considerables. Elles comprendront, comme celles de I'lle du Levant, des cultures de Pal- miers, de plantes decoratives et plus specialement de porte graines de plantes a fleurs, de graminees ornementales et de plantes potageres. Ces cultures sont aujourd'hui placees sous la surveillance de M. C. A. ScHROEDER, I'liabile et intelligent praticien, qui a ete nomme recem- ment inspecteur des cultures de la Compagnie dans le Midi de la France. * Un d^partement des graines sera inaugure le V decembre pro- chain a rEtablissement de la Compagnie Continentale d'Horticulture a i Gand. On pourra s'j procurer toutes les graines de plantes a fleurs, de legumes, de graminees, etc., en qualite superieure. Tous les efforts de la direction de I'Etablissement tendront vers le but de n'avoir constamment en magasin que des graines de sortes "absolument recommandables et ayant fait leurs preuves. Ce departement sera specialement pourvu paries cultures que la Compagnie possede dans le Midi de la France ou une surveillance severe sera donnee aux porte graines et ou les fleurs et legumes de qualite mediocre seront elimines. La Compagnie veut que le departement des graines soit a Tinstar de celui des plantes et que tous \q^ produits qu'elle met en vente soient absolument dignes de confiance. Majesty de plus en plus amateur de plantes et Ton pent dire aujourd'hui que le domaine de Laeken est un etablissement d'horticulture d une reelle importance et que les cultures placees entre les mains deM. Stepman sont merveilleuses. On y construit encore en ce moment, sous la direction de la Compagnie Continentale d'Horti culture, quatre grandes serres d'un modele nouveau qui, crojons- nous , conviendront parfaitement a la culture des plantes auxquelles elles sont destinees. Uindustrie horticole est aujourd'hui une des premieres industries du TOME SXXI 1884, 9e UVR. 134 royaume et il est heureux que le souverain professe un gout si eclaire pour les produits de cette Industrie nationale. Sa Majeste la Keine est elle- meme grand amateur de plantes ; la collection de roses reiinie a r Laeken est proLaljlement sans rivale en Europe. On sait que les roses ont ete jusqu'ici ses fleurs favorites ; aujourd'hui son attention se porte plus specialement vers les Orchidees, ces adniirables filles de I'air, aux formes si bizarres, aux coloris si eclatants et au parfum si suave. Nous avons dit souvent que les Orchidees conquerraient la principale place dans toutes les grandes collections de plantes. Les voila aujourd'hui favorites royales ! La collection d'Orcliidees de Laeken sera avant peu une collection maitresse et une des premieres du continent. 4 -f Anvers prornet d'etre d'une grande importance pour Thorticulture. Les jardins sent deja traces par M. Fuchs, leminent architecte bruxellois. L'liorti- culture beige pourra faire voir que ses produits sont a la liauteur de la reputation qu'elle a su conquerir. ' ' * ' . . . Les cloportes sont du nombre des insectes les plus desagreables dans les serres. Get ennemi fore de grands trous dans les feuillages les plus deli- cats et cause souvent de vraies devastations que Ton attribue aux limaces ou aux blattes, Les crapauds et meme les grenouilles leur font volontiers la cliasse ; on fera done bien d'en introduire dans les serres. On pent aussi se servir de pommes de terre coupees en deux et creusees interieurement : on tue le matin les cloportes qui s'y refugient la nuit, Ce moyen est tres facile b et connu depuis fort longtemps, Le Journal de milgarisation de lliorti' mdture indique un troisieme moyen qui nous semble etre assez pratique. On place parmi les plantes, retournes les uns dans les autres quelques pots F- vides de diiferentes grandeurs ; les cloportes se refugient dans les inter- valles et 11 est facile de les detruire chaque jour. * Pivoines k fleiirs simples. La mode a ramene les Dahlia a fleurs simples et suscite une serie deja longue de varietes ; aujourd'hui elle tend a reraettre en faveur les Pivoines a fleurs simples, qui eertes ne manquent pas de beaute, mais ont le tort d'etre moins durables. Eit-ce un retour au naturel ? Veut-on condamner d'emblee ces duplicatures, ces monstruosites que les horticulteurs n'ont pu obtenir et fixer qu'apres de longues annees ? Quoiqu'il en soit, nous constatons le fait et nous trouvons etrange que le besoin de ckangement conduise non pas au nouveau mais au premier tjpe. ? * 135 Les Beffonia tubereux vers ce que le gout actuel considere comme la perfection, et Ton trouve celle-ci dans Textreme regularite de la forme et dans le brillant coloris. De fait, le progres est sensible pour les varietes a fleurs doubles comme pour celles a fleurs simples, surtout lorsque les varietes sont vues separe- ment. Dans la masse, nous avons eu Toccasion de le constater de nouveau dans le vaste cliamp des semis de MM. Blanxquart et Vermeire, ou les plantes se comptent par milliers, trois couleurs predominent : le rouge, le blanc et le jaune; mais dans ces couleurs on rencontre toutes les teintes et il devient reellement difficile, pour ne pas dire impossible, de denommer les varietes que cliaque saison voit eclore. Parmi les fleurs siaiples, les coloris les plus iutenses des Pelargonium zonule sont depasses ; le cramoisi, I'ecarlute, le rouge feu contrastent avec le rose, le saumone, le blanc pur, le rose au centre blanc, le jaune canari et I'orange. Quant aux fleurs doubles, elles sont plus remarquables encore : elles font oublier le Begonia type et rappellent, les unes les Zinnia doubles, les aufres les Renoncules d amateur; les unes ressemblent a de petites Pivoines de Chine, d'autres enfin a des Roses, ce qui n'est pas peu dire. Ici egalement tou- tes les nuances des trois couleurs principales sont en presence et unerangee de ces varietes disposees le longde la tablette d'une serre est un veritable tresor. lie Gardeners' Chronicle, lorgane le plus important de I'liorticulture en Angleterre, a presente, au mois d'aout de cette annee, le fait digne de remarque que ses colonnes renfermaient des communications provenant de presque toutes les contrees de I'Europe et des autres parties du globe. En outre, le fascicule du 13 septembre renfermait le compte rendu complet de la grande exposition internationale d'liorticulture ouverte a Dundee le 11. Ce compte rendu avait ete transmis par voie telegraphique. Ii'6t6 dernier prendra rang parmi ceux qui ont donne les plus grandes chaleurs de ce siecle. Le mois d'aoiit a ete particulierement chaud et il faut remonter a 1833, done a 51 ans, pour trouver un mois de septembre ayant des journees aussi chaudes quen 1884. La temperature na pas ete excessive sur le continent seulement, mais il en a ete de meme aux lies r Britanniques. Des orages survenus vers le milieu du mois ont heureusement mis un terme aux clialeurs accablantes de la premiere moitie du mois. Beaucoup d'arbres de nos jardins et de nos promenades se sont premature- ment depouilles de leurs feuilles, et le jeunebois s'est generalement aoiite dans les meilleures conditions. * ? 136 Les microbes ont eu depuis quelque temps le privilege d'attirer sur eux rattention non seulement des savants, mais meme du profane, a tel point que la denomination est devenue populaire, sans que Ton sache generalement a quoi le terme s'applique. Qu'est-ce done que ces microbes dont on parle tant? On n'esfc guere parvenu jusqu a ce jour a les determi- ner d'une maniere absolue. On pent dire cependant que ce sont des germes d'une tenuite infinie qui president a toute fermentation, par consequent a loute putrefaction. C'est a peine si les microscopes les plus puissants per- mettent de les examiner et encore faut-il souvent recourir a Taide des reactifs cliimiques pour les voir. Bien que I'essence meme de ces corpuscules soit encore un probleme, on est parvenu tout au moins a cuUiver certains d'entre eux et a produire, par leur intermediaire, des formes de fermentation ou de putrefaction determinees. * ? ? The Gardening Illustrated World. Tel est le titre d'une publication vouee tout entiere aujardinage pratique et qui vient de voir le jf^i'^^J- Londres, reclamant sa place au soleil a cote des autres recueils anglais deja nombreux et varies, qui tons lui souhaitent la bien-venue comme nous sommes heureux de le faire egalement. D'apres les premiers fascicules, que nous avons sous les yeux, il est facile de predire a I'oeuvre un franc succes. Le choix des matieres est fort judicieux, elles embrassent toute I'horticul- ture et temoignent d'une grande originalite; nous'j reconnaissons les vives allures de notre excellent confrere M. Bryan WyxNNE qui fut durant quinze annees le redacteur adjoint du Gardener i Chronicle. Le Gardening World sera, en outre, une publication populaire. L'abonne- ment d'un an pour le continent ne coute que fr. 10,80. * * ? r Les plantes vivaces de plein air. Par suite du splendide ete dont nous avons ete gratifies, beaucoup de nos plantes vivaces ont developpe une floraison exceptionnellement brillante ; tel est le cas pour les Aster en general, pour les Anemone japonica et surtout les Tritoma. Une serie d'autres, comme les Hepatiques, les Primeveres, les Hellebores, un certain nombi^e de Sa:xifrages, etc., ont vu leurs feuillages prematurement desse- ches-- Le jardinier fera bien de ne pas toucher a ces plantes qui ne sont qu'endormies et dont la vegetation se reveillera plus puissante que jamais au printemps, precisement parce que leurs bourgeons ont pu se former plus lentement et sont d'autant plus vigoureux. * * Conservation du raisin. II est generalement connu que Ton garde assez bien les grappes de raisins cueillies avec un bout de sarment si Ton Q cAin rip T\lAr?cr^r pp Timif Hnn?j I'pmi fl*nn h^o f\n fl*nTlA hnntfiillfi. M. COUSiN, 137 de Villiers, conseille dans le Journal de vulgarisation de Thortimlture^ de tailler le sarment en pointe et de piquer siniplement celle-ci dans une pomme de terre- Les grappes sont ensuite etendues sur de la paille ou dii foin bien sees, sans se toucher, et elles se conservent comme si les sar- ments plongeaient dans des bouteilles d'eau. Le tout est d'eviter I'evapora- tion et par suite les rides des baies. Nous avons vu,'il y a longtemps, que dans le meme but, on cauterisait les deux extremites du sarment au moyen de cire a cacheter. En tous cas, il faut veiller a ce que les baies blessees no gatent pas leurs voisines. * *. Les taupes. L'utilite des taupes est consideree par les uns comma indeniable, pour les autres elles sont une vraie calamite et ils cherchent les meilleurs movens de destruction. On a conseille Temploi des graines de Ricin comme un excellent remede. Unepinte de ces semences sufHrait pour debarrasser un jardin d'un demi hectare. Dans les galeries creusees par ces botes importuns, on fait de distance en distance un petit trou au mnjen de # I'index et on y plonge une graine de Ricin; on referme bien le trou avec un peu de terre, afin que la lumiere ne penetre point dans la galerie. Lors du prochain passage de la taupe, la graine sera mangee. Un journal americain, Indiana Farmer^ conteste Tefficacite de ce moyen. D apres lui, les graines de Ricin ne delivrent pas plus des taupes, que la plante elle- meme ne delivre des mouches. Le plus sur moyen, dit-il, c'est de deposer un grand tas de fumier dans le lieu infeste, afin de permettre aux taupes d'y avoir leur quartier d'hiver. Quand une bonne gelee sera survenue, on ouvre le tas et on tue sans merci toutes les taupes qui sV sont refugiees. La chaux, le sel et les cendres de bois leur sont egalement fort antipathi- ques. * Deux bouquets princiers. Nos confreres anglais out mentionne avec orgueil, et ils en avaient le droit, le splendide bouquet d'OrcIiidees offert a S. A. R. la Princesse de Galles, lors de sa visite a Texposition fores- tiere ouverte a Edimbourg a la fin du mois d'aout. Le bouquet ou plut(3t la corbeille comprenait quaraute-six especes et varietes d'Orchidees parmi les plus belles et les plus brillantes. Aux premiers jours de septembre un de nos amis a vu arriver a Ostende, au Grand Hotel des Bains, une corbeilJe egalement composee d*Orchidees destinee a etre ofierte a S. M. la Reine des Beiges, a Jamais, nous ecrit-il, je n'ai vu pareille richesse florale : j'aurais donne beaucoup pour en posse- der rien qu'une photographic ! Dieu saitcombien de"serres avaient ete deva- lisees pour composer ce bouquet dont le prix, paye par un prince de la finance, etait evalue a douze cents francs. ? Nous ne dirons pas combien la corbeille d'Ostende a coute, ni combien de serres il a fallu devaliser, pour employer lee termes de notre honorable 138 correspondant; mais nous pouvons dire que le nombre des especes et varietes etait de soixante cinq et que ce ravissant "bouquet provenait des serres de la Compagnie Continentale d'Horticulture a Gand. * ? Les Fuchsia en Angleterre. Nous cultivons nos Azalees en bou- les, les Anglais les veulent conduites en pyramides; chez nous les Fuchsia sont cultivos en buissons ou sur tige pyramidale peu elevee, comme on les traite a Londres pour la veate courante; mais ailleurs en Angleterre, dans beaucoup de districts, les amateurs les cultivent a haute tige, les branches laterales disposees en espalier, Cette forme, etrange a nos yeux, ne manque pas d'une certaine originalite et il y a la, aux expositions, des specimens ayant 3 metres de hauteur et jusque 2 metres d'envergure ! Parmi les fleurs foncees, on cite comme des plus belles : Final, Doels' Favourite, Mrs Hay, Charmer, Load-me-Well et Bountiful ; parmi les varietes a fleurs pales, on prefere : Beauty of Wilts, Arabella, Maggie, Emily Doels, Emily Lye et Star of Wilts. Bien entendu que nous nous bor- nons a en nommer une douzaine. * ? Effets de la chaleur. La temperature elevee des mois d'aout et septembre a provoque Taoutement des bourgeons des especes ligneuses. Cela permet desperer pour la saison prochaine une grande abondance de fleurs, peut-etre meme de fruits. La production de ceux-ci depend d'une foule de conditions normales que Fhiver et le printemps sont loin de fournir toujours dans nos contrees temperees. * L'utilit^ de la nourriture dite animale convenant aux plantes car- nivores a ete discutee et mise en doute sans que Ton ait conteste le fait lui-menie de Tabsorption, avance d'abord par Ch. Darwin. Des experiences instituees par M. Francis Darwin out confirme Tutilite de cette nourri- ture, et des faits nouveaux constates par M. Busgen corroborent cette maniere de voir. D'apres les Annales Agronomiqices, des Drosera de semis ont commence a digerer la matiere nitrogene des leur premiere feuiile i^). L'experience continuee durant deux ans a montre que les plantes nourries au moyen d'insectes etaient les plus vigoureuses. Quatorze sujets ainsi nourris produislrent dix-sept tiges florales et nonante capsules degraines, tandis que seize sujets depourvus de nourriture animale eurent seulement neuf tiges florales avec vingt sept capsules. L'analyse fut d ailleurs plus concluente encore: lelot des plantes nourries au nitrogene donnant 0.352 de matiere seche, I'autre lot n'en ofFrant que 0.119 parties de gramme. LuciEN Linden et Em, Rodigas. (1) Annee 1884, page 238. ' ? '-^t^^^^^^^V'" ---'-' W^- i . ' - ''.: '--: . - ^^ ,.y.,<-r-.-i' . -1 . , I V . ' - ..-- \J^ 1 J ^ AV ^1 L VANDA SANDERIANA rchb. f m^ ' ; % Lhrom. P. JJe Panneviaec/iey LindcTf , piihl. 139 PL. DXXXII VANDA SANDERIANA umj. VANDEE SANDER Orchtdees , CARACTERES GENERIQUES. Voir Vlllustration UoHicoU, t. XIX, 1872, p- 272. CARACTERES SPECIFIQUE3. N- Sp. - Ilabitu Saccolabii violacei Lindi.. : foliis latioribus, pedunculis elontiratis, multifloris; sepalis ellipticis ; tepalis cunoato oblongis obtusis minorlbus, hypoclulio gibboso raarginibus subquadratis (?), epichilio triangulo obtuso. Esmeralda Sanderiana H. G. Rcnu. f, Gard. Chron. N. Ser? Vol, XVII; p. 588. Patria : Mindanao. I L Notre savant confrere M. Reichexdach, que sa specialite met fre- quemment en presence de merveiUes vegetales, n'a pu s'empecher de s'ecrier, a la vue de cette splendide et colossale fleur, que c est la nouveaute la plus grandiose introduite depuis des annees et que le jour de son intro- duction devait etre marque dune lettre d'or. Les auteurs de VOrchid Album (') partag-ent cet enthousiasme et n'hesitent pas a declarer que c'est rOrcliidee la plus admirable qui ait ete introduite depuis longtemps, une de celles dont la possession sera enviee par tous les amateurs. II suffit de Jeter un coup d'oeil sur la planche donnee par VlUuslration pour etre convaincu que la nouvelle espece depasse toutes ses congeneres par ses dimensions. Tous les Vanda se distinguent par I'elegance et h viffueur de leur feuillage ; tous epanouissent des fleurs d'elite dont le sou- venir ue s'efface plus, une fois qu'on les a vues. Quoi de plus charmant qu'une belle variete de Vanda suavis, de Vanda coerulea, de Vanda tri- color^ de Vanda Lomi ? - L'espece qui nous occupe, les eclipse reellement. Au premier coup d'oeil, elle rappelle le port du Saccolahmm violaceum, comme I'a dit M. Reichenbach, maislafleur fait songer a VOdouto^Iossnm vexillai'hmi a cause de la disposition des diverses parties sur un meme plan. Et quelle fleur ! Le plus grand diametre depasse onze centimetres ; nous avons vu dix de ces majestueuses fleurs sur un seul raceme ; une plante, de moyenne grandeur, oflrait trois racemes. Le sepale dorsal est arrondi, ovalaire, de couleur rosee sur les deux faces ; dans la variete qui a servi de modele a notre peintre, cette couleur (1) Orchid Album, t. Ill, 1884, tab. 124. 140 etait plutot pourpree sur fond blanc. Ce sepale est large de 0'"045 ; les petales sont molns larges, leur coloris est le meme et ces trois pieces ont Tonglet legerement lave de jaune vitellin mouchete lineairement de briin rougeatre. Les sepales lateraux sont divergents et se recouvrent partielle- ment, ils ont plus de 6 centimetres de long sur 0"'05 de large; ils sont oboves acumines; leur coloris est jaune recouvert d'un reseau regulier de veines brun purpurin. Le labelle est petit, depourvu d'eperon, a bjpo- cliile concave, rouge pourpre; Tepicliile est cordiforme obtus a mucron fur- lement recourbe, brun, muni de trois cretes allant de la base au sommet. La colonne est tres courte et jaune pale. Cette belle espece est originaire de Mindanao, une des lies meridionales de I'Archipel des Philippines. Elle y croit parmi les branches dos arbres, dans des situations peu ombragees et y fleurit en octobre. II est permis d'en conclure qu'en Europe elle fleurira en automme et quelle se contentera d*etre traitee comme le Vancla stmvis^ en serre cliaude humide. M. B. S. Williams conseille de la cultiver en corbeille avec sphagnum, bien drainee, aussi pres du jour que possible. Em. Rodigas. lie Cupressus Lawsoniana acquiert des proportions considerables et une beaute hors ligne lorsqu'il jouit des conditions climateriques qui lui con- viennent. M, C.Mudd qui a transmis au Gardeners' GlironicU des renseigne- ments tres interessants sur la vegetation de la Nouvelle Zelande, parle d'exemplaires superbes de ce Cupressus qu il a vus dans la province de Can- terbury, au sud de Tile, Cet arbre, dit-il, croit a !a perfection dans cette colonie et sera^ sans aucun doute, cultive sur une grande echelle. II reussit dans toutes les conditions, meme sur les hauteurs dans une argile presque impermeable et dans les terres basses a sous sol caillouteux. Des exemplaires plantes il y a vingt ans avaient, Thiver dernier, dix metres de hauteur et formaientde larges pyramides bien garnies jusqu'a la base. Les masses de chatons rouge brillant et noirs qui couvraient les panaches gracieux des branches, faisaient de chaque arbre un veritable tableau, de nature a charmer riiomme le plus insensible. * Lg Staphylea colchica Steud., un arbuste tres ornemental a fleurs blanches d'un gracieux effet et d'une parfaite rusticite, est signale par la Remie de V H or ti culture helge, comme un element nouveau pour les produc- teurs de la fleur coupee. II a ete constate que cette plante pent etre sou- mise facilement au forcage, Les touffes de bonne force devront etre empotees a Tarriere-saison ; elles fleuriront en serre au premier printemps. Les fleurs sont disposees en grappes paniculees. L'lLLUSTRATION HORTiCOLE -1 J0 ! -ii '.->\\" "^^0^' ". "^ ?^ : If s_ ^ I :f.-- -. -- i ? ? . 4H^H 3* :i ' - '- -vil ? ( i { \ * 1 DAHLIA COCCINEA VAR Chrorn. P. De Pannemaeke7\ J. Linden, pubL 141 PL. DXXXIII DAHLIA COGCINEA cay. VAR. NOVAE VARIETJGS NOUVELLES DE DAHLIA A FLEURS SIMPLES COMPOSEES CARACTERES G]2X]feRIQUES et SPECIFIQUES. - Voir V Illustration Horticole t.XXXI, p. 45. CARACTERES DES VARIETES : Mrs Burlidge. Violet pourpre, fleur bombee. Mronze. Rose ombre de bronze. Negress. Marron fonce veloute presque noir. * La planche mise sous les yeux des lecteurs de X llhistr aiion leur fera comprendre, mieux qu'une longue description, tous les meiites de ces varietes que la mode a bien raison d'acclamer aujourd'hui bieri que nous regrettions, soit dit en passant, Tabandon de ces exquises fleurs si pleines, si finement tujautees, si parfaites de formes da DaliUa variabilis ador^es autrefois. Nous ravens dit ici meme, page 43 du present volume, en parlant du Dahlia Paragon, la race nouvelle se caracterise par Felegance du port, la legerete des pedoncules, la coloration variee et Tabondance des fleurs. II existe deja un choix considerable de jolies varietes dans toutes les nuances du jaune et du rouge, du rose et du violace; on pos- sede des fleurs toutes blanches et dautres presque noires, comme Negress figuree ci-contre, dautres enfin ponctuees et striolees. Bientotil deviendra impossible deles denommer, tellement les semis abondent. Ce serait le moment peut-etre d'indiquer quelques regies d'estbetique et de dire les conditions d'une bonne fleur. Nous savons bien que tous les gouts sont dans la nature, et que les personnes ajant bon gout sont assez rares. II est des gens qui ne permettraient pas a leur jardinier de cultiver un chou un peu plus eleve que I'autre, et qui regar- dent comme digne d'etre conserve et propage tout ce que le hasard produit d'irregulier ou de difforme dans les semis de fleurs. Pour leurs legumes, des regies fixes, absolues; pour les fleurs de leurs parterres, Texces de la liberte. Et pourquoi la Rose est-elle proclamee universellement la reine des fleurs ? precisement parce qu'elle demeure fidele a sa forme typique et invariable. Sojons consequents et tachons d'eviter Taffolement qui est ennemi du beau. II serait done desirable que Ton put fixer, des a present, les conditions vouluespour les Dahlia simples; nous les resumerons endisantque les ligules doivent etre de la plus granderegularite; que la flour, absolument ronde, doit se presenter droite sur son pedoncule et que le coloris doit etre net et franc. Nous ajouterons que la fleur doit rester dans les proportions actuelles : plus grande, elle ne pourra plus trouver d'emploi dans les bou- ? quets et c'est bien une de ses bonnes qualites d'avoir sa place parmi les decorations florales. Em. RoDiGAS. 142 BIBLIOGRAPHIE Correspondance botanique ('). Sous ce titre, M. le prof. Ed. Mor- KEN publie, depuis des annees, la liste des jardins, des chaires, des musees, des revues et des societes botaniques du monde entier. Nous avons sous les yeux la dixieme edition de cette oeuvre dent le but est de faciliter les relations entre les botanistes des cinq parties du monde. Elle fait con- naitre les representants les plus actifs de la botanique dans les divers pays, les laboratoires, lesherbiers, les specialistes. L'utilite de cette publication, unique en son genre, n'est plus a demontrer ; elle est indispensable a ceux qui s'occupent de botanique. ? * Culture de la Vigue sous verre combinee avec celle des Frai- siers (^). Notre zele confrere iNI. H. J. Van Hulle ne pout se resoudre au repos ; voici, sortant de presse, une brochure do cinquante pages dans les- quelles il expose avec autorite tout ce qu'il importe de connaitre pour mener a bien la double culture de la Vigne et du Fraisier sous simple abri. Cette quatrieme edition est une etude tres complete de la matiere; elle sera utilement consultee par tous ceux qui s'occupent de cette culture. ? ? Enumeration methodique des plantes ornementales d^crites ouflgurees en 1882 (^). _ M. Andre De Vos publie, depuis quelques annees, la revue annuelle de toutes les plantes ayant paru dans les recueils periodiques. Files sont groupees par families, genres et especes, avec I'indi- cation des principaux caracteres. On conceit aisement les services qu'un pareil travail, fort resume, est a merae de rendre aux horticulteurs et aux botanistes. * ? Diseases of Field and Garden Crops. Maladies des plantes culti- vees dans les champs et les jardins (*). M. W. G. Smith vient de publier un livre d'une grande utilite pour tous ceux qui s'occupent de culture et a qui la langue anglaise est familiere. Le titre seul en dit Fim- portance. Ce livre contient I'explication de toutes les maladies de quelque interet au point de vue economique, la description de tous les phenomenes marquant les diverses maladies et I'etude des meilleurs moyens de les combattre et de les prevenir. Ce livre, a part son utilite, a le raerite d'etre fort bien ecrit. Em. R. ;*) Vol. in-8o (le 196 pages, 1SS4. Liege, Boverie n- 1. {^) Broch.in-8'5 de 52 pages avec fig. 1884. Gand, Librairie Ad. Hoste, rue des Champs (3) Extvait de]9. Be I ffiqtie BorUcole. Gand, 1884. Iniprimerie C. Annoot-Braeckman. (*) Londres, Macmillan etCo 1884, f i t L'lLLUSTRATION HORIICOLE - '. -- r V _,^. A- f.-- , ^^ , J - r r" '.-> **T- J ^ . ff^ ^T 1 -J ? % , ^ V I 4 .^4 \ ^IK 7 (( ^ ^ ?. K ROSE THE PRINCESSE JULIE D'ARENBERG CJwom, P. Be Panncmaeher. /. Linden, ptibL 143 PL. DXXXIV ROSA INDIGA ODORATISSIMA undi VAR. ROSE TH PRINCESSE JULIE d'ARENBERG (Soup, et Nott.) ROSACEES CARACTERE3 GENERIQUES. Voir VlUustmfion Uorticole, tome XVIII, 1871, p. 11. CARACTERES DE LA VARIETE. i?o.?e tM Princesse Julie d' Arenlerg . Fleur grande, tres pleine, forme parfaite en coupe, parfois plate ; colons jaune clair nuance de jaune fonce, centre canaritres fonce. Notre artiste peintre a reproduit avec toute I'exactitude qu'on lui connait une des fleurs envoyees, le mois dernier, a la Compagnie Continentale d'Horticulture, par MM. Soupert et Notting, les obtenteurs de cette nou- velle variete qui vient euricher la serie deja longue des Roses jaunes. Or la saison n'a pas ete favorable du tout a I'epanouissement des Roses en general, la chaleur excessive et la secheresse de la fin de juillet ont hate outre mesure revolution des fleurs et cellesci n'ont pris ni leur entier developpement ni leur coloris ordinaire. Lorsque la saison est normale, la Bose TM Prlncesse Julie d'Arenherg est beaucoup plus grande et son colo- ris est alors d'un jaune plus fonce. C'est sans contredit une variete de premier ordre. Depuis quatre ans qu'elle a ete minutieusement observee, elle est restee bonne de forme et de couleur et sa Constance a ete parfaite. C'est un semis obtenu de \^ Rose M^' Bemrd dont il a conserve le caractere de grande vigueur. L'arbuste est, en outre, tres florifere. ^ , ^^ Vlllustration SorticoU a donne, dans le volume XXIX, annee Ibb^, pp. Sd. et 134, une liste de 46 Roses jaunes. dont 23 Roses The savoir : Amazone, Augnste Vacler, Belle lyonnaise, BouU d'or, Gloire de Bijon, halelle Spnmt, JeanDucJier, Jean Fernet, Le Pactole, Louise deSavoie if- Berard, 31^' Falcot, M^' Margottin, 3P''' Cecile Bertlod, Marechal Nid, M, Fr. Jamin, M. Furtado, Perfection de Montplaisir, Perle de Lyon, Perle des jardins, Shirley BihUrt, Souvenir de Paul Neyron, Vicomtesse Becases. La nouvelle venue. Prlncesse Julie d: Arenlerg, ne sera pas une des moins belles de ce groupe charmant. Em. Rodigas. 144 NlSCROLOGIE M. J. H. Mangles. Lesjournaux horticoles anglais annoncent la M & conseil d'administration de la Societe Royale d'Horticulture de Londres. II est decede en sa residence de Valewood, Haslemere, le 24 aout, a lage de 52 ans. Les amis de rhorticulture fondaient sur lui les plus belles esperances. C'etait un grand amateur de plantes et specialement de Rhodo- dendron, dont il possedait une collection unique. Sa mort est vivement regrettee, M. Th. Bureau. Le 30 aoiit dernier, est mort a Gand, M. I'ingenieur Theophile Bureau, directeur de TEcole Industrielle, charge de cours a I'Universite, ancien professeur d'architecture a TEcole d'horticulture. II fut Tarchitecte da jardin d'hiver du Comte de Kerchove de Denterghem et du chauffage du jardin d'hiver de S. M. le Roi a Laeken. Son petit livre sur la Condiiite et VEntretien des appareils de cliauffage a eaii cJiaude Fa fait connaitre depuis longtemps dans le monde horticole, M. J. C. Krook L'Ecole d'Horticulture d'Amsterdam vient de perdre son directeur. M. J. Krook est mort a Wate dernier, a Fage de 54 ans. C'etait un horticulteur praticien universelle- ment estime. M- G. Bentham. Une des grandes figures de la botanique contem- poraine vient de disparaitre de la scene apres une carriere des plus actives et des plus fecondes, laissant des aiuvres qui ne periront pas. Georges Bentham, Tillustre collaborateur de sir Joseph Hooker, est mort a Ke^v, le 10 septembre dernier, a Tage de 84 ans. Nous avons eu Thonneur de le connaitre personnellement et tout en admirant avant tout la prodigieuse activite de I'un des auteurs du Genera pi an tauim et du Flora australiensis et d'un des plus savants collaborateurs du Prodrome de De Candolle, nous ne pouvons nous empecher de donner un souvenir affectueux au bienveillant conservateur de THerbier de Kew qui ne comptait que des amis. Sa memoire vivra dans ses ouvrages; elle restera aussi dans les coeurs de tous ceux qui out connu cet homme de bien. Nous espenms qu*un monument lui sera eleve dans ces beaux jardins de Kew dont il contribua si puissamment a grandir la renommee. Gest M. Be:sTHAm qui crea le genre Lindenia pour reconnaitre les services rendus a la botanique par le directeur de ce recueil. M. J. A, Barral. La journee du 10 septembre, fatale a la botanique du monde, sera marquee aussi dune croix noire dans les annales de TAgri- culture francaise. Cejour la s'eteignait a Fontenay-sous-Bois un agronome etchimiste distingue, M, J. A. Barral, secretaire perpetuel de la Societe d'AgricuIture de France et redacteur-fondateur du Journal de FAgricuIture. II etait ne a Metz en 1819 ; il etait done age de 65 ans. Em. R. 145 M. W. E. GuMBLETON, de liel- avait Lien voulu nous rendre ENCORE LE GUNNERA MANICATA Nous sommes lieureux de pouvoir completer la description que nous avons donnee du Gunnera manicata dans le precedent fascicule de \ Illustration llorticole ('). Un de nos correspondants, grove, Queenstown, C'*^ de Cork, Irlande, attentifa I'erreur cominise en assignant a la feiiille de cette espece des proportions trop reduitcs. Uue faute d'impression nous a fait dire, en effet, quelle attaint un demi metre do diametre, tandis qu'il faut lire un et demi metro. M. Gumbleton avait vu, I'automne dernier, dans lejardin de M. HoEG, a Newrj, comte de Down, dans le nord de I'Irlande, un exem- plaire magnifique, croissant sur le bord d 'un etang, de maniere que les pjissent avait un diametre pieds) (8 metres. La plante portait seize feuilles et quatre hampes florales, Dans le nord de I'Irlande meme, I'espece s'est montree parfaitemeut rustique ; il a suffi de couvrir la plante de quelques feuilles seches pendant les hivers rigoureux pour la proteger centre les fortes gelees. Dans notre article precite, nous disions que nous n'avions pas encore vu fleurir cette espece. Un de nos lecteurs, M. Desmoulin, chef des cultures cliez M. Charles Bender, proprietaire a I'lsle-Adam, a eu I'obligeance de nous envoyer deux inflorescences en fructification, ce qui nous a permis de determiner la plante (-). En memo temps, notre ami M. J. J. Kickx, direc- teur du Jardin botanique de I'Universite de Gand, a bien voulu nous communiquer un troisieme exemplaire reellement splendide, qui nous a fourni un precieux mojen de comparaison. La difference des deux especes de Qiinnera scabra et manicata, sensible deja au seul aspect du feuillage , saute aux yeux au premier coup d'oeil jete sur les regimes floraux, Les fleurs sont hermaphrodites dans les deux especes. Les fruits sont de petites drupes seches, rappelant en petit les fruits des Palmiers. Dans les trois exemplaires que nous avons eus sous les yeux, I'axe primaire de I'inflorescence, long de 0'"40 a 0'"80, etait denude, tandis que le regime du Gunnera scabra ne presents pas ce caractere. Les spadices ou axes secondaires du G. manicata sont de forme cylindrique, attenues au sommet et espaces sur I'axe primaire ; ceux du G. scabra sont turbines, tres renfles a la base, tres minces au sommet et fortement rapproches. Cette forme et cette disposition des axes lateraux donnent aux deux regimes un aspect tout particulier. Les deux plantes sont d'une valeur ornementale de premier ordre. Em. Rodigas. (?) Videeupra, p. 128, tab. DXXXI, (*) Gunnera manicata. Flores hermaphroditi floribus Gnnnerae scabrae R, et Pav. valde similes. Achaenia drupacea. Spadices cjlindrici apice atteauati, paribus intervallis dispositi. Rod. 146 LE JARDIN FRUITIER ET LE POTAGER La bri6vet de la saison des pois. II ne suffit pas que le jardinier de campagne produise des pois au moment voulu, pois de primeur et pois de saison, il doit en outre les produire en succession. La production suc- cessive depend souvent des intemperies survenues pendant ou immediatement apres la floraison; quelques jours de soleil ardent ou une brusque seche- resse aux racines, il n en faut pas davantage pour faire murir a la fois toute une planche et arreter net la cueillette. Cependant certaines varietes sent naturellement disposees a donner rapidement tout leur produit, ce qui est un avantage reel pour celui qui cultive en vue du marche; c'est un defaut pour le jardinier en maison. D'autres yarietes donnent generaleinent une recolte successive. De ce nombre son les suivantes: Diike of Albany, dans le genre du Pois Telegraph mais plus productif. Grandes gousses. Jejeries' Podded ; une des meilleures varietes conniies ; fleurs pourpres ; gousses abondantes et mangeables des que les pois sont a peine formes et jusqu a ce qu'ils aient un certain volume. Excellent mange-tout, a rames. SJiarpe's Paragon; vegetation vigoureuse et produit abondant, gousses mojennes mais bien fournis. WebVs Wonder; c'est un frais pois biflore. Les gousses sont moyennes, mais tres nombreuses et toutes renferment de neuf a douze gros grains d'un gout exquis. - f- Chicor^e - Endive fris^e imp^riale. - Cette nouveaute, due a la maison Yilmorin-Andrieux, se distingue des autres varietes, Endive de Meaux, de Louviers, etc., par ses cotes blanches et tres tendres et son colo- ns pale. Elle blancliit avec la plus grande facilite. On commencera le mieux le semis vers le millieu de mai en laissant pommer sur place les plantes eclaircies. L'Endive frisee imperiale est excellente pour les mois de juillet et d'aout ; pour les deux mois suivants I'Endive tres frisee a coeur plein meritera la preference, elle se conserve plus facilement. * Tomate Mammouth . - Cette nouvelle variete est originaire du Mas- sachusetts et a ete repandue, d'apres la Wiener ilUstrirte Garten-Zeiiung, par M. Foldessi, de Biida-Pesth. Le fruit atteint un poids de un kilo- gramme ; il est d'un beau rouge, a bon gout et se conserve bjen. V. Teran. 147 PHOTOGRAriilE APPLIOU^E A LA BOTANIQUE La photograpliie tend de plus en plus a se Yulgariser et a devenir un art d'amateur, par suite de Fabaisseraent du prix des appareils et de leur sim- plification ; elle n'en reste pas moins un art assez long a acquerir, si i'on veut arriver a faire des epreuves tout a fait satisfaisantes. Lorsqu'on veut limiter son emploi a la reproduction des plantes, on pent le faire sans materiel, sans appareil et,pour ainsi dire, sans depense (si Ton fabrique soi-meme le pajner pliotograpliique), a I'aide du precede employe avec succes depuis plus d'un an, parM. J. Philippe, professeur a Tecole Monge, a Paris. On prend une feuille de papier, dit au cjanofer, qu'on peut facilement se procurer dans le commerce, a bon marche; on y applique la plante d'herbier, qu'on recouvre d'une vitre de dimension convenable, et on expose le tout au soleil ; au bout de 5 minutes, le papier, d'abord jaune, est devenu gris-de-fer sur toutes les parties non couvertes par la plante; on retire alors le tout et on lave le papier a grande eau; toute lapartie non impres- sionnee par le soleil devient d'un beau blanc, le reste d'un bleu d autant plus fence que Taction solaire s'est prolongee davantage ; la plante est done reproduite en blanc sur fond bleu. Si Ton fait cette premiere epreuve sur papier mince, on pourra la prendre comme cliche negatif. En la placant a son tour sur une feuille de papier au cyanofer, comme on I'a fait precedemment de la plante elle-menae, et en prolongeaut cette fois Paction de la lumiere une demi-lieure, on aura une cliarmante reproduction de la plante en bleu sur fond blanc. Detector. PLANTES ET FLEURS SOUMISES A L'ESSAI Les anciens jardins de la Societe Royale d'Horticulture de Londres, a Chiswick, diriges avec lin incontestable talent par M. Barrox, donnent asile tous les ans a une foule de plantes de tous genres qui sont soumises a des essais de culture et, a la suite de ces essais, juge'es par un comite d'une parfaite competence en la matiere. Get exemple meriterait d'avoir des imitateurs sur le continent ; les varietes d'une valeur reelle seraient plus promptes a se propager. Le 31 juillet dernier, un jury special s'est occupe, entre autres, de Cala- dium, d'Adiantum, de Begonia, de Pentstemon, etc. Void les plantes I- dont radmission a ete prononcee, au point de vue du port, de la beaute et desmerites en general. 148 Caladiuin. Caladium argyrites canclidum. Alfred Bleu, pictum. Ceres. Dr Lindley. Ivpiie (Jq la Devansaj'e. Ville de Mulhouse. Comtesse de Condeixa nnniis. Gerard Dow. Caladium Paul Veronese. M. Al. Hardy. Princess of Wales. Princess Teck. Clio. Laingi. Rameau. M"i? Schaefer. Mitliridate. Luddemannianum. AcIiaiifiiBU. Adiantum ouncatum. compactum. gracillimum. Latliamei. decorum. Yictoriae . concinnum. latum . tenerum. scutum. trapeziforme . -- Sanctae Catharinae macropliyllum. pedatum. forraosum. Adiantum pubesccns. hispidulum. Veitcliianum. amabile. rubellum. Cai)illus Veneris cardiochlaona. spceiosum. rhodopliyllum . Farleycnsc. lunulatum. Hedge wortlii. assiraile. reniforme. Bcffonia Roil. Begonia Rex. Due de Brabant, -- Marshalli. Emile Chate. Seneca. Juliette Raulin. Madame Trynau. xantina var. argentea Hel^ne Udher. Begonia Louise Clir6tien . Bettina Rotliscliild. Apotheose. Zt^nobia. Julie Serot. ?ricinifolia reptophylla. Comte Alfred de Leon Margaux. Sylvia, Pciitsteiuon. Pentstemon Cerise Queen. Purple Queen, virginale. Pentstemon Edison marjolaine. V. Teran 149 CHRONIQUE HORTICOLE Gaui], 30 octobre 18S4. La conservation des fruits est a Fordre du jour. M. Par^^ndier, inspecteur general honoraire des ponts efc chaussees, auteur dun petit travail sur Vntilisation et le reboisemmit des terrains communaux incultes et president de la Societe de viticulture d'Arbois (Jura), a recherche depuis longtemps les causes de la pourriture des fruits et particulierement des poires- II a observe qu'a un certain momentj le pedoncule du fruit se des- seche et perniet a Tair de penetrer dans le fruit et d*apporter ainsi jusqu*au centre de celui-ci des elements de decomposition ; les memes effets sent produits par les piqures d'insectes et par les tavelures, Le moyen d'empe- cher la pourriture serait done d'intercepter I'entree de lair dans le fruit. Nous avons va obtenir ce resultat par une simple application de platre. On se demande si le collodion ne produirait pas le m^me effet. ^ ? Les Oreliidees d^laissees par M. Luddemann, decede a Bourg-la- Reine, le 15 avril dernier, viennent d'etre vendues en un seul lot, selon la volonte de leur proprietaire. Elles ont ete adjugees pour la somme relati- vement minime de 16,800 fr., frais non compris, a M. le Due de Massa, grand amateur de plantes. Vendues separement, ces plantes eussentpro- duit, sans aucun doute, une somme bien plus elevee. La bibliotheque a ete vendue a has prix. Le Pescatorea a seul depasse 300 fr. + Chrysanthemes L'Angleterre ne sera plus seule a avoir des expositions specialement consacrees a ces belles fleurs, et le continent s'apprete a suivre son exemple. Une exposition de Chrjsanthemes, plantes et fleurs, aura lieu a Chalons-sur-Saone, du 13 au 16 novembre. Paris ouvrira une exposition semblable le 23 novembre, A quand le tour des societes d'horticulture de Belgique ? * Le nombre des vari6tes de Roses connues et decrites s'eleve actuel- lement, d'apres le Journal des Roses, au joli chiffre de 6342- Sur ce total 80 appartiennent a la serie des nouveautes de 18S3, et plus de 4000 sont considerees comme remontantes. Et dire que chaque annee donne naissance a des varietes plus ou moins meritantes qui viennent allonger cette longue liste. > TOME XXXI 1884, lOe LIVE- 150 - Protection des oiseaux. ~ Le mojen le plus efficace d'arriver a la conservation des oiseaux insectivores est d'en confier la protection aux ecoliers eux-memes. Les instituteurs aident ceux-ci a se constituer en societes dont les jeunes membres s'engagent a ne detruire aucun nid, aucune couvee, a ne priver aucun oiseau de sa liberie. Dans la petite cominune du Vinon, departeraent du Var, il existe ainsi une societe scolaire ajant sa police et son tribunal organise sur le modele des tribunaux de commerce. Policiers, juges et greflier sont choisis parmi les ecoliers les plus dignes de confiance. Le jugement, louange ou blame, est susceptible d'appel devant I'instituteur qui peut le confirmer ou I'annuler. Cette utile organisation merite d'etre sio-nalee et imitee. * * B eutham a annonce le deces, a legue 25,000 fr. a la Societe Royale d'Horticulture de Londres, et 25,000 fr. a la Societe Royale Linneenne de la meme ville. Quand Terrons-nous nos Societes encouragees d'une maniere aussi efficace ? Bentham a voulu, en outre, que son nom, lionore durant sa vie, fiit beni apres sa mort : il a consacre des soraraes importantes a des fondations des- tinees a recompenser ceux qui sadonnent aux recherches botaniques. 4r lie Ptelia trifoliata Linn, ou Orme de Samarie, originaire de I'Ame- rique Septentrionale, a ete preconise par M.Ponsard, president du Cornice agricole de la Marne, comme succedane du houblon pour la fabrication de la bierre. On lui attribue les memes qualites qu a la lupuline. Le Ptelia, de la famille des Xanthoxjlees, arbrisseau dont la tige grisatre atteint 4 me- tres de hauteur, est rustique sous notre climat et croit dans tons les terrains. Les feuilles, longuement petiolees, ont 3 folioles ovales-lanceoleos; les fleurs vert pale sont disposees en larges bouquets axillaires. * TJne nonvelle Soci6t6 vient de naitre a Liege sous le nora de ? i: Union /i orticole de Zid^e r> . EWe ai^our but 1 etude de tout ce qui interesse la profession du jardinier, notamment celle des proprietes et de I'emploi des engrais et celle de la composition des sols. Ce sera, on le voit, une societe absolument pratique et dont le programme est tout nouveau. * Vegetation de la vigne. Dapres le bureau de I'Observatoire de Montsouris (France), les observations faites pendant dix ans demontrent que les bourgeons de la vigne comraencent a s'ouvrir, aux environs de Paris, 151 vers le 18 mai, par une temperature de 13" c. La floraison a lieu un mois apres, soit le ]8 juin, par une temperature de 18". La coulure ne doit pas etre attribuee a la pluie, mais bien a une tempe- rature trop basse jointe a une insufRsance de lumiere. La maturite du raisin a lieu lorsqu'il a recu une somme de 1926 c. de clialeur moyenne diurne observee a Tombre. II cesse de murir lorsque la temperature descend le jour a 12''5. Les gelees blanches, au lieu d'acliever la maturation, I'arretent completement. La maturite a lieu en moyenne vers le 27 septembre, par une tempera- ture de 14''7. Qiiant au degre de fertilite de la vigne, il depend, non pas des conditions meteorologiqiies de Pannee, mais de celles de lannee precedente qui ont favorise ou contrnrie le developpement et raoutenient du bois. * * Eryngmm bromeliaefolium var Carlo-Lndovicianum, Cette belle variete d'une espece avantageusement connue comme plante d*orne- ment, se distingue par ses feuilles richement panacliees de lignes jaune soufre disposees sur toute la longueur de celles-ci. La Wiener iUus- trirte Garten-Zeitung en donne la description et le portrait. La plante obtenue de semis en 1881 au Jardin botanique de FUniversite de Gratz est dediee a rardiiduc Cliarles-Louis d'Autriche. * Le Dr. Robert Hogg, le sympathique auteur du Fndt Manual et zele redacteur du Journal of EorticuUiire, vient detre I'objet d'une distinction aussi flatteuse que justifiee. La Societe pomologique de France lui a decerne la medaille d'or de la Societe, en consideration des longs et impor- tants services rendus par lui a Tetude de la pomologie. * Les sauterelles. Ce redoutable ennemi des recoltes dans les regions voisines des parties arides de TAfrique, s'etait tellement multiplie a Tile de Chypre que cette terre, naguere si ricbe, etait menacee de complete sterilite. En 1879, Tannee qui suivit Toccupation anglaise, on detruisit la quantite colossale de quarante mille kilogrammes d'oeufs de sauterelles, sans que les insectes parussent diminuer lannee suivante. En 1882, un ingenieur M. Brown fut charge du soin de proceder a leur destruction. II partagea le territoire infeste en sections placees chacune sous la direc- tion de surveillants responsables ajant 2000 hommes a leur disposition. On a fait la chasse aux oeufs et aux jeunes insectes, opposant au vol de ceux-ci des ecrans ayant une longueur totale de 315 milles- On evalue a 195 mil- 152 liards la quantite des sauterelles detruites en 1883- Cette annee, on en a detruit encore 56 milliards. Ceresultat denote una rapide diminution du fleau et permet d'en entrevoir Textirpation. * Les Glaieuls ont rarement ofFert une plus riche floraison que cette annee, grace au brillant soleil du mois d'aout. Une corbeille de ces fleurs aux nuances si deuces de toutes les couleurs est un reel tableau qu'on ne se lasse point d'admirer. Nous ne comprenons pas pourquoi on les rencontre si rarement a nos expositions. Voici une liste de jolies varietes que nous extrayons du Journal of EoHmilture dont Tappreciation est absolument impartiale. Amalthce, blane pur, grande macule rouge violace. Ambroise Verscliaffelt, fond blanc, flamme carmin, grande macule rose. Anna, cerise, nuance orange vif, strie carmin sur fond blanc. Arcliiduchesse Marie-Christine, blanc lave lilas, flamme rose carmine. Belladona, blanc nuance lilas clair, petales inferieurs stries carmin vif. Bicolor, grandes fleurs rose saumoa, larges petales blanc ivoiro laves rose sur lesbords. Camille, lilas pale flamme et panache lilas fence. Canova, blanc macule lilas rose. Carnation, blanc chair nuance carmin sur les bords Celimdne, orange rouge flamme vermilion. Colbert, cerise nuance orange, lignes blanches. De Mirbel, beau rose lave lilas, strie et flamme carmin. Dumont d'Urville, long epi floral, cerise vif, tachet^, et strie carmin, macule blanc pur. Gigantus, tres long epi, rose nuance cerise, macule carmin fonce, toute la fleur veinee. Hermione, fond blanc, strie lilas et carmin, macule blanche lignee violet. Horace Vernet, rouge pourpre brillant, centre blanc panache rouge. Jupiter, rouge pale, flamme et tachete carmin . L'Unique violet, lilas fonce lave violet, flamme carmin fonce. Ondine, blanc pur lave lilas, taches violet fence. Opale, grandes fleurs rose tres delicat. Papillon, fond jaune macule etbox^de carmin. Penelope, fond blanc, petales inferieurs laves jaune. Seduction, saumon macule blanc, strie carmin. Sylphide, blanc flamme carmin, macule pourpre carmine. Toutes ces varietes sont d'origine francaise. Plantation des routes. Le ministere de Tagriculture en France a fait paraitre la statistique des plantations, routieres de cette contree. La longueur totale des routes nationales est actuellement de 37,500 kilome- 153 tres.Sur cette longueur, 14,500 kilom,sont plantes d'arbres,et 9,000 kilom. sont en voie d'etre plantes ; 14,000 kilom. sont consideres comme rebelles a la plantation; ce dernier cliiffresera certainement reduitplus tard. Le nom- Lre des arbres plantes est de 2,678,600. Les principales essences sont : Forme, le peuplier, I'acacia, le platane, le frene, le sjcomore et le tilleul, Dans quelques departements on a recours cependant a des essences reussissant mieux dans ces localites. Ainsi le noyer est plante dans TAin, TAllier, les Hautes Alpes, TAube, le Cher, le Doubs, le Gers, la Gironde et I'Herault; le chataignier est employe dans les Hautes Alpes, I'Aude, la Charente, la Correze et la Corse; le pommier dans la Cote d'Or et la Marne; le murier dans les Pyrenees Orientales, la Ilaute-Marne et le Puy-de-D6me; le cerisier dans la Doubs, I'lndre, le Jura, les Landes, la Loire et les Basses-Pyrenees; le poirier dans I'Eure et la Marne; le cormier dans la Haute Loire. * ? Un herbier de Fougeres. Nous avons eu Foccasion de voir derniere- raent un elegant lierbier de Fougeres confectionne avec infiniment de gout parune petite eleve d'uue ecole primaire-superieure. Les frondes etaient parfaitement etendues sur des feuillets de papier blanc, autant que possible avec des fructifications et des parties de souches ou de rhizomes, tranchees suivant leur longueur, Une feuille au moins de chaque exemplaire etait retournee. Tous les exemplaires etaient fixes par de petites bandelettes de papier blanc gomme. Les especes etaient groupees par series appartenant au meme genre et soigneusement etiquetees, L'enfant etait fiere de sa collection dont elle connaissait fort bien les details. La composition d'un lierbier pareil est une sorta de travail fort recreatif, a recommander aux families et dans tous les cas, un utile et agreable passe temps. * tingitana Baker) est decrifc, sub. tab, 6775, dans le Botanical Macjazine. Connue depuis longtemps, cette espece, une des plus jolies du genre, avait disparu et a ete recemment reintroduite. La fleurest grande, pourpre lilace,les segments externes plus clairs. La plante n'est pas rustique dans nos contrees et exige au moins une legere couverture de feuilles ou un abri. Le Phylloxera. Tandis qull se produit comme une accalmie dans les ravages que le redoutable insecte fait aux viguobles en France, ou d ail- leurs on le combat avec une grande energie, le Phylloxera poursuit en Hongrie sa marche envahissante. Les centres infestes, seulement de 7 154 en 1875, sont montes en 1883 au nombre de 130 et la superficie des vigno- bles phylloxeres etait deja Tan dernier de 6,800 hectares. * * line belle aspergerie. La prime d'honneur de rhorticulture dans le departement de la Marne, consistant en une ceuvre d'art et une somme de mille francs, a ete decernee cette annee a M. Macquerlot qui a etabli a Trygny, pres de Reims, une aspergerie de cinq hectares. La plantation a ete faite sur un sol sablonneux, dont anterieurement les produits suffi- saient a peine pour payer Timpot foncier. Le rendement de 188-1 a ete de 12,000 bottes vendues au prix moyen de fr. 1,25 a Reims et a Paris. Defalcation faite des frais d'exploitation, le benefice realise a ete de fr. 11,200, soit 2240 fr. par hectare. * Nouvelle Le grand hall reserve a I'horticulture n'est pas une construction provisoire, mais ^restera un ornement du pare. C'est un jardin d'hiver qui n'aura point son egal. Le batiment a 200 metres de long et 65 metres de large avec un dome central, haut de 30 metres et couvert envitrage. An has de cette tour, une fontaine colossale anime le vaste local. Autour de celui-ci il y a de tres grandes serres chaudes destinees aux plantes et aux fruits des regions tropicales. Tous les vegetaux de I'Equateur pourront s'y produire, fleurir et fructifier dans leur parfaite splendeur. Une somme de 32,000 dollars sera offerte en primes a la partie fruitiere exotique. L'Expositions'ouvrira le 1 decembre proclminet seraclose le 1 mai suivant. * Les antiques usages ont souvent du bon. Le 17 octobre, les membres du conseil de la corporation des marcliands fruitiers de Londres ont ete admis a ofFrir au Lord Maire leur cadeau annuel de fruits d'elite. A cette occasion, ils ont ete invites a diner chez le Lord Maire. Get usage contribue evidemment a relever les marchands de fruits a leurs propres yeux, et reconnait a leur profession une reelle importance. II a un autre cote utile : il a permis cette fois a la corporation de se souvenir d'un association chari- table, notarament de la ? Gardeners' Royal Benevolent Institution ? dont le fonds se sera accru en cette circonstance. LuciEN Linden et Em. Rodigas. kdI-^^--r.1 i- -L -r,l^ - i.i ^'^ - s L'lLLUSTRATION HORTICOLE <- = . - ' ? ( .'.- ^\^ - -^ >:'!^. '.-:,-'.: I- ' . '? 1^ ^ m ^ ^^^j ' -i^ft^ 1^ ' *-^'. F~ 1 *ft'^#N??i^S*<^ ^'... '.VI x^ Jii^!l|WB?-' r ih;. - T- '-'t ,:.' ^^ii^iii -.iiiiiaf 'iiii; ^' r ?!' iil i *:" -'^-1 -%;*: >\ -it ,.- ;:-.-i >^- ?? --y I . . -I', < ^ I! ^- - >^ ^ I' \ I I ?*- i f x^"^ I- _i '--^ * BEGONIA TUBEREUX Chrom. P. De Panncmaeher. niG NDEN /. Linden, libl. 155 PL. DXXX\ BEGONIA TUBEREUX VAR. M?^ LINDEN Le vingt quatrieme yolume de Vllhtstration liorticoU a donne la figure Qi la description de quelciues nouvelles varietes de Begonia tubereux consi- derees alors comme des perfectionnements hors ligne. Les ileurs Souvenir de Louis Van Hoiitte, Gomtesse de Gomer et Benj, * Williams Tetaient en realiteetpoarraient encore aujourd'huitrouver placedansles collections; mais Fr. Deshois et MeirsscMert ne meritent plus aucune deference. Quand on ecrira I'liistoire de notre horticulture, on pourra relever la rapidite eton- nante des progres realises dans la voie de Taffolement chez certaines especes de plantes une fois que les semis ont e!)ranle les caracteres du type. Les Begonia en offrent un briilant exemple. La difference carac- teristique existant entre les sepales et les petales tend de plus en plus a disparaitre et la forme circulaire parfaite est deja atteinte; de plus, aux fleurs simples, les seules connues il y a dix ans, succedent aujourd'hui des fleurs dune duplicature aussi reguliere qu'on n'eut pas ose la soup- conner alors. Parmi les semeurs beiges, qui ont fait faire aux Begonia tubereux les modifications les plus promptes et les plus heureuses, nous mentionnons eu premiere ligne MM. Ph. Blancquaekt et Ch. Vermeieen; grace a une selectioH perseve'rante, a des fecondations artificielles conduites avec intel- ligence, en rejetant les fleurs diflbrmes et en accordant la priorite aux coloris les plus francs, ils sont parvenus a des ameliorations successives tres appreciees. Rccemment encore leurs semis ont ete primes au Meeting du Casino, et Tanaee derniere ih obtinrent le premier prix a Texpo.sition florale organisee a Ostende par la Societe Royale de Flore de Bruxelles. La variete la plus marquante de cette derniere Exposition fut preci.-e- ment celle dont Y Illustration reproduit la planclie ci-contre. Elle a ete dediee a Madame J, Linden- Que le lecteur veuille bien mettre cette planche en regard de celle qui fut donnee dans ce recueil en 1877, et il sera emerveille des progres accomplis au bout de ces quelques annees. Le Segonia iicbSre^cx^ J/""" Linden est un type de perfection. La fleur bien erigee est portee sur une hampe cjlindrique tres solide. Le coloris d'un rouge feu fonce a ete parfaitemcnt rendu par le peintre qui merite a ce propos, toutes nos felicitations. Sur ce brillant coloris, tranche a merveille le trophee d'etamines jaunes groupees au centre. Le diametre horizontal 156 r de la fleur est de 11 centimetres; le diaraet're vertical est de O^IO; cela fait pour la circonference pres de 0'"34. Les petales lateraux sont quelque peu fimbries de raeme que le petale superieur. Les deux inferieurs sont plans. Les sepales ont 0'"05 de large. On voit que la fleur montre une certaine tendance vers la duplicature. En somme cette fleur est de toute beaute. La plante a le port trapu et le feuillage compact. Les feuilles sont irre- gulieres, bien etoflees, presque coriaces, lisses avec quelques menus poils; les bords du limbe sont decoupes en scie et entierement garnis de poils bruns. Repetons ici que les Begonia tubereux ont pris rang parmi les plus riches plantes de parterres. Leurs fleurs, surtout si Ton a soin de choisir desplan- tes d'un raeme coloris pour le meme parterre, font uneffet indescriptible : elles se succedent en abondance depuis le commencement de juillet jusqu'aux gelees. A la venue de celles-ci, 11 faut relever les plantes de pleine terre. secouer le terreau, les deposer en un lieu abrite et conserver les rhizomes sur ou sous une tablette. Au printemps, en mars, lorsqu'on voit apparaitre les premieres pousses, on empote les rhizomes pour les mettre en^serre ou bache temperee ou on les arrose raoderement en les habituant a I'air exterieur. On les met en place lorsque les traitresses gelees tardives ne sont plus a craindre; ce n'est pas que les rhizomes gelent, mais les feuilles sont promptement prises et des lors on perd un temps considerable avant la floraison. Le sol peut etre un melange de bonne terre franche, de terreau et de fumier de vache bien decom.pose. Plus on soigne la pre- paration du parterre et plus riche sera la floraison. Em. Rodigas. liilium auratum trante, est par lui-meme un des vegetaux les plus mnjestueux que nous connaissions. Un exemplaire normal epanouissant a la fois une douzaine de ces amples corolles commande deja I'attention. Qu'est-ce alors lorsqu'on se trouve en presence d'un specimen extraordinan^e par son developperaent et sa luxuriante floraison ? Nous avons vu un jour un tres beau pied oflfrant a la fois quatre vingts fleurs epanouies. C'etait ravissant ! Et pourtant cela n'etait rien en comparaison de la plante signalee recemment par le Journal of Horticulture et fleurissant chez un amateur a Sandgate. Ce specimen croissant dans un pot de 2 pieds (O^GO) de diametre avait vingt cinq tiges dont plusieurs hautes de 8 pieds et port ait deux cents dix fleurs epanouies ! Cette plante, un seul bulbe alors, fut mise en pot, il j a 17 aus et rempo- tee tous les deux ans dans un vase un peu plus grand, sans jamais secouer la terre ni deranger les bulbes. Voila un mode de culture facile a suivre. L'lLLUSTRATION HORTICOLE -.r fi t^- iHf 1 4 />j^ ;"' ^ - .. -- '"^ . . ^ - - ^'' - I.'-:-- - - w 4 ^ * 'I / :,'-.. ..j-j^i H u. R CALCEOLARIA ARACHNOI DEO-CRENATI FLORA rod ? Ch'ont, P. De Panncinaeher, J, Linden, piihl 157 PL. DXXXVI CALCEOLARIA ARACHNOIDEO-CRENATIFLORA rod. ga.lgeolair.es hydrides SCROPHULARINEES ETYMOLOGIE, CARACTERES GENIERIQUES et CARACTERES SPECTFIQUES. Yoiv ci-dessus V Illustration Ilorticole, annee 1884, p. 109- Dans un des precedents fascicules de ce recueil, nous avons esfj[uisse riiistorique de ces plantes aux fleurs aussi etranges que gracieuses ; en meme temps le lecteur aura pu juger lui-meme du degre de perfection auquel ces fleurs sont arrivees et des variations multiples qu'elles presen- tent dans leur remarquable unite de forme bien caracterisee, II ne nous reste rien a ajouter a ce que nous avons dit recemment. Mais en comparant cette planclie avec Tautre, on ajoutera pour nous que les coloris sont infmiment varies et que la nature semble defier le talent du peintre. Chez toutes les varietes de la planche ci-contre, la forme est de perfection egale et toutes les fleurs sont de premiere grandeur. Les crenelures du type sont eflacees ; a peine en reste-il quelques traces dans les varietes I et 0. D'un autre cote, la plupart, notamment I, K, L, M, P sont marquees d'une aureole, tres nette chez les trois premieres ; trois autres, N, et Q Kont peintes des memes dessins dans toute leur surface. I. Fleur allongee, fond blanc jaunatre, grande macule rouge pourpre au centre. K. Fleur arrondie, fond jaune, signes Iiyerogljphiques brun fonce sauf une aureole. L. Fleur elliptique, fond blanc grisatre, macules arrondies avec pointille rouge rose. M. Fleur ronde, fond jaune pale, taclies variees rouge au milieu, poin- tille autour. N. Fleur arrondie, fond rouge clair macule rouge fonce. Variete splendide. 0. Fleur allongee, crenelee, unicolore jaune. P. Fleur ronde, carmin sur jaune grisatre. Q. Fleur arrondie, fond rouge disparaissant presque entierement sous un reseau de macules brun noiratre veloute. De toute beaute. Les graines soigneusement recoltees sur des varietes d^elite, comme celles"ci, donnent necessairement les plus brillantes variations et, on U concoit, ce doit etre un reel plaisir que de suivre revolution des fleurs des semis qui en proviennent. 1^^- Rodigas. 158 BIBLIOGRAPHIE Table alphab^tique des especes et des principales vari^tes du genre Lis ('), Un amateur de plantes, dotit il nous serait facile de dire le nom, un nom plain d'esperance, mais dont nous respectons la modestie, vient de publier en une cinquantaine de pages le catalogue com- plet des Lis decrits ou publies jusqu'a ce jour par les auteurs qui se sont specialement occupes de ces plantes. Ce travail qui est mieux qu'une table ou un simple catalogue, est une etude critique et complete de la nomen- clature de toutes les especes et d'un tres grand nombre de varietes du genre Lilium. Tous les cultivateurs de Lis seront cliarmes de consulter cette utile publication. * The Fruit Manual, 5^^ Edition f). II y a vingt quatre ans, le Dr. Robert Hogg publia un remarquable ouvrage sur les fruits et les arbres fruitiers cultives dans la Grande Bretagne. Ce livre, resultat d'etu- des pratiques serieuses et perseverantes, fut accueilli avec une reelle faveur en Angleterre et salue avec reconnaissance sur le Continent. Plusieurs editions, soigneusement revues, se sont succede depuis iors, et la 4"'' etant epuisee, on attendait la 5'' qui vient de paraitre. Celle-ci est notablement augmentee et plusieurs appreciations ont ete consiencieusement modifiees d'apres des experiences concluantes. En outre, le volume s'est enrichi d'une classification methodique du Pommier, travail auquel I'auteur a con- sacre plusieurs annees et qui temoigne d*un rare esprit d'observation ; il con- sent aussi un Sijmjms des Ananas. Tous ceux qui s'occupent d'etudes pomo- logiques dolvent posseder Texcellent guide publie par le Dr. Robert Hogg. * ? La Culture du Champignon mise a la portee de tout le monde (^). Un vieux champignonniste, I'auteur de cette excellente petite brochure ne revendique pas d'autre titre, a resume en un traite de 25 articles, sans allusion politique aucune, ses connaissances en fait de culture des cham- pignons. Locaux, fumiers, meules, blanc, gobetage, arrosements, recolte, maladies, ennemis, toutes ces matieres sont exposees avec une grande clarte et malgre un style correct et de forme parfaite, trahissent un vrai praticieu dont nous soupconnons fort le nom. Em. R- (') Gand, imp. C. Annoot-Braeckman, 1834. (^) Vol. in-Sode730+ XL pages. Loadres, Fleet street 171, Journal of Horticulture Office 1884. (^) Broch. in-12 de 72 pages. Bruxelles 1884. A Gand, chez Pauteur, plaine des Chau- dronniers, 7. "t -?^ ""' -^- jljij ' -- - , . ' '- --. i^^ . - 'V. ' .' " ^-' ^ ^ --^ - L'lLLUSTRATION HORTICOLE - ^' .^-^ ??-y-. . 1 '^ ?v- V r - - ^ ? , - -- ^:.'. s^^-- s -^^^i - f -. J ' ..-. '. - '^- .? . **. ? i^y fe- --J ^j :'ft.= M' ^4/^- I-: !' . - V' ^'1 --.' - '." KAEMPFERIA ORNATA N. E. brown Chrom, P. De Pannemaecker 159 PL. DXXXVII KAEMPFERIA ORNATA n. e. bwn KAEMPFERIA PANACHE SciTxVMINEES ETYMOLOGIE et CARACTERES GESERIQUES. XoivVIllusfraiion Sorlicole, \oL XIII, pL 497, CARACTERES SPECIFIQUE3. Petiolus 3-6 poll, long-iig, canaliculatus, ultra medium ^aginatus, apice vaginae utrinque libera, 8-9 lin. longa, lanceolata, subacuta, demum torta. Lamina 1-8 poll, longa, l-lV^poU. lata, lanceolata, acuta, basi rotuudata vel cuneata, supra laete viridis secus costam argentea late pinnatimque picta, subtus rubro- purpurea. Spica pluriflora, terminalis, sessilis, in vagina foliorum inclusa, Floresbibrac- teati, bracteis inaequalibus; esteriore 15-16 lin. longa, oblongo-lanceolata, obtusa; interiore brevier fere ad mediam bifida, lobis oblongo-lanceolatis obtusis. Calyx membranaceus basi pubescens, ^j^ poll, longus, tubulosus, bllobatus, lobo mnjore emarginato, minore oblongo obtuso. Corolla flava, labelli disco aurantiaco ; tabus gracilis bracteas escedcns ; petala 8-i) lin. longa, 3 linn, lata, obianceolata, obtusa ; staminodia lateralia5-8 lin. longa, 3 lin, lata, elliptico-oblonga, obtusa ; labellum8-9 lin, iongum, 7-8 lia. latum, integrum subun- dulatum. (Antherae crista suborbicularis subintegra ?) Borneo, Void une jolie plante a feuillage, ayant an cachet tout particulier. Elle a ete introduite recemment de Borneo a la Compagnie Continentale d'Horticultiire a Gand par son collecteur JM. Teuscher. Bien qu'il y ait une grande affinite entre la nouvelle venue et le Kaemfferia F mttata que nous avous decrit dans le Gardeners' Chronicle ('), le aemp~ feria ornata s'en distingue tout a fait par ses feuilles plus etroites et plus longues qui, au lieu d'etre yertes, sont pourpres a leur page inferieure, et par le coloris tout autre des flours dont les segments sont plus oLtus. Comme le Kaempferia vitta'a^ le K. ornata a aussi la surface inferieure des feuilles garnie de poils disposes en touifes et serres les uns centre les autres, niais offrant ce caractere remarquable d'etre invisibles meme sous la loupe, a moins qu'ils ne soient frappes d une certaine lumiere. Des deux especes, cello qui nous occupe, est la plus belle, Le Kaemjjferia ornata a des feuilles longuement petiolees, lanceolees aigues, d un coloris vert fence brillant au dessus, legerement veloutees, et gracieusement marquees suivant la nervure mediane d'une large bande (*) L. c. vol. 18, p. 264. 160 argentee disposee en panache ; la surface inferieure, nous I'avons dit, est d'une couleur pourpre-vineux. L'epi floral est sessile et contenu dans les games des feuilles. Les fleurs, de grandeur moyenne, sont jaunes avec le disque du labelle orange. Cette charmante espece demande la temperature d'une serre chaude ; elle se multiplie, sans aucun doute, avec la meme facilite que ses conge- neres. N. E. Brown. MEETING Chambre Syndicale des Horticulteurs Belj d'Agriculture et de Botanique Le meeting raensuel pour I'appreciation des produits de Thorticulture organise par la Chambre syndicale des horticulteurs beiges et la Societe royale d'agriculture et de botanique de Gand, a eu lieu le 13 octobre, dans les locaux du Casino. Le jury compose de MM. J. Kickx, A. Verschaffelt, Fr. Desbois, C. Spae, a. Van Geert, A. Rosseel, etait preside par M. Lubbers, Bruxelles. M. Ch. Van Geert, d'Anvers, remplispait les fonctions de r sefcretaire. Les distinctions suivantes ont ete decernees : de Certiflcats de Merite. A VEcheveria decorx, de la Compagnie Coutinentale d'Horticalture a Gand; Au Cattleya species a fleurs blanches, de M* Vervaet-De Vos, a Swy naerde ; pies Vermeiren, a Gendbrugge; All Dieffenbacliia reginae^ de M, Pynaert-Van Geert, a Gar All Cypripediimi calumm, de M. Aug, Van Geert, a Gand; A YAnthurium insigne, deM. Pynaert-Van Geert, a Gand Au Verhesina 3fameana, de M. Ed. Andre, a Paris. Certiflcats de Cnltnre. I Au Darlingtonia californica, de la Compagnie Continentale d'Horti- uilture, a Gand; Au Wdsliingtonia rohista, de M. Louis Van Houtte, a Gand; Au Lasiandra macranthay de MM. Fr. Desbois et C'% a Gand. 161 Ses mentions 'Heliconia tale d^Horticulture ; Au Oattleya Dowiana, de M. Vervaet-De Vos, aSwynaerde; An Galeandra trinax, de M, Ad, D'Haene, a Gand ; A Y AntMcrmm carneiim, de M. Pynaert-Van Geert, a Gand; Au Oypri^edmm Lowi, de MM. Desbois et C'?, a Gand. Les plantes exposees etaient presque toutes meritantes ; quelques unes etaient admirables: le Lasiandra macrantJia de MM. Desbois et C^^ etait de culture magnifique; le Darlingtonia caUfornica de la Compagnie Con- tinentale d'HorticuIture formait un specimen d'une beaute liors ligne, il portait 120 urnes dout quelques-unes atteignaient 60 centimetres d'ele- vation.Le WasJiingtonia Tobusta de M. Van Houtte etait fort remarqaable. Parmi les plantes nouvelles, nous signalons le DleJ^eiibacMa reginae, cette belle introduction deM. Bull, exposee ici par M. Pyna.ert-Van Geert, le Cfpripedium calurum, le charmant hybride de M. M. Veitch, expose par M. Van Geert, et plus specialement VEcheveria decora de la Compagnie Continentale d'HorticuIture qui sera une vraie plant for tlie million, W. H. Newberry. NfiCROLOGIE M. Sam. Mendel, naguere un des marchands les plus considerables de Manchester et depuis quelques annees retire dans les pittoresques campagnes de Chislehurst, est mort en cette residence le 17 septembre dernier. Il fut un des premiers protecteurs de I'liorticulture anglaise. Deux belles especes, le Cattlet/a Mendeli et le GleicJiema Mendeli, lui furent dediees. \\y\ 1p rnsiprifitft narisien bien connu. est mort le Paris M. Hippolyte Jamain, le rosieriste parisien bien conn 25 septembre, Sa participation a I'expositiou universelle de lui valut la croix de la Legion d'Honneur. II publia avec M. FoR^^EY un ouvraafe estime sur la culture des Rosiers. M . Johann Eduard Mosisch le 7 aout dernier. II etait possesseur d'une belle et vaste pepiniere. II avait 71 ans. Ses groseilliers cultives sur tige etaient connus dans toute rAllema^'ne. Eii. R. 162 L'EMBALLAGE DES PLANTES POUR LE TRANSPORT LOINTAIN (Traduitdu Weslnii, n" de septembre 1884} Lorsqu'il s'agit d'envojer a de grandes distances des plantes, surtout des plantes jeunes et delicates, il est indispensable de soigner Temballage en consequence; mais, il faut en convenir, tous les etablissements horticoles ne raettent pas a cet objet les soins desirables. Dernierement j'ai eu I'occasion de constater I'lieureuse influence d'un emballage parfaitement soigne. Les plantes, malgre le transport a une grande distance, sont arri- vees dans un excellent etat de conservation et en parfaite sante. J'avais prie la Compagnie Continentale d'TIorticulture a Gand (Belgique) de m'ex- pedier 106 plantes, pour la plupart des Palmiers jeunes et delicats, entre autres les Martinezia erosa, Areca nobilis, 'Astrocaryu7n mexicanwni, ainsi que des AntJmrmm Andremmm et Warocqiieaniim. Ces plantes etaient emballees dans une caisse de bois ordinaire dont les planches aTaient 0'"03 d'epaisseur. Contenant et contena pesaient 170 kilog. Par suite dune inadvertance du coinmissionnaire-expediteur, les plantes partirent d'Anvers, le 30 aout, sur un bateau a vapeur qui n'etait pas en destination directe de St. Petersbourg, mais devait faire escale a Copen- hague, Dantzig et autres ports, pourprendre et decharger des marcliandises. Le bateau arriva a Cronstadt le 22 septembre et je fus assez heureux de recevoir la caisse a St. Petersbourg le 24. Done les plantes sont restees en route vingt cinq jours, et dans la supposition qu'elles aient du etre emballees deux ou trois jours avant le depart d'Anvers et expediees de Gand vers cette ville, il est permis de dire qu'elles ont ete privees d'air, de lumiere et d'arroseraent durant tout un mois. En outre, la temperature a ete assez basse durant tout le voyage et il a gele deux fois pendant la nuit. Je craignais que les plantes eussent souffert de froid et de seche- resse durant ce long trajet et cela m'eut ete bien desagreable, car elles n'etaient nullement destinees a figurer dans un herhier. Ce ne fut done pas sans un battement de coeur que j'ouvris la caisse et que je deballai la premiere plante. surprise ! cette plante, en route depuis tout un mois, etait parfaitement fraiclie et la terre elle-meme avait conserve une certaine moiteur. A mon grand etonnement, toutes les autres plantes. deballees I'une apres I'autre, etaient aussi saines et aussi fraiches que la premiere. Seul un petit Martinezia erosa etait mort et les AntJmrinm Andreamm ont, depuis lors, perdu quelques feuilles tout en gardant leurs feuilles centrales ; leurs tiges et leurs racines sont d'ail- leurs restees en bon etat. La terre de leurs pots etait tout a fait dessechec, et e'etait la, sans doute, ce qui avait fait souffrir les feuilles. VAnt/m- riim^ Warocpceamm, plus fort, n'a pas souffert du tout. L'etat aussi parfait de ces plantes a leur arrivee doit etre attribue uni- 163 quement a leur excellent emballage et je pense qu'il ne sera pas inutile d'en dire quelques mots aux lecteurs du WesUiik. Chaque plaiite a feuillage un peu long etait entouree en deux ou trois endroits dune bande de papier retenue au moyen d'une ficelle passee au- dessus et fixee a un ou deux tuteurs ou baguettes ; le tout etait enveloppe d'une feuille de papier entouree d'une ficelle. La base de la tige, la surface de la terre et le pot lui-merae etaient enveloppes d'une couche de mousse lavee et bien seclie, cette mousse etait solidement attachee au moyen de ficelle ou gros fil. Les plantes etaient coucliees dans la caisse, cote a cote, suivant la longueur de celle-ci, les pots i'un a cote de I'autre; tons les vides entre les pots etaient bien tamponnes avec de la mousse seche et au-dessus de cha- que rangee de pots etait clouee une barre quadrangulaire de bois empechant les pots de bouger ; des barres semblables clouees suivant la longueur de la caisse portaient et soutenaient les cimes emballees des plantes. Sur la premiere rangee de pots etait couchee une deuxieme, et sur celie-ci une troisieme rangee. Lors du deballage il etait difficile d'enlever les lattes transversales qui retenaient les pots, cependant on en vint a bout en ne cassant que deux ou trois pots. Ayant trouve des pots exactement de merae grandeur, j'ai pu rempoter les plantes sans briser leur motte de terre et il y a lieu de penser qu'elles n'ent souffdront pas. Quant a la longueur du voyage, c'est un pur accident. D'ordinaire les plantes sont expediees directeraent par cliemin de fer de Gand a Lubeck ou Stettin et de la par bateau a vapeur ; elles arrivent ainsi a St. Peterbourg au bout de 10 jours. Si elles sont envoyees tout droit par cliemin de fer, grande Vitesse, le trajet peut se faire de Gand a St. Petersbourg en 8 jours, et par poste le parcours sera encore plus rapide. De sorte que, malgre les grandes distances, les plantes peuvent arriver a destination parfaitement saines et fraiches, pourvu qu'elles soient bien emballees. Les plantes envoyees par la Compagnie Continentale d'Horticulture a I'Exposition Internationale de St. Petersbourg en mai dernier, quoique delicates ou tendres, etaient toutes en parfait etat de sante et de fraicbeur, corame si elles n'avaient pas subi de long voyage. Un immense Anthurium Andreanum portant de nombreuses fleurs epanouies n'avait pas du tout souffert et toutes les autres plantes temoignaient de I'excellence de I'embal- lage et de I'habilite des ouvriers speciaux attaches a retablissement deGand. Elles attiraient I'attention de tons les visiteurs. P. Ouspensky. St. Petersboiirnr, 17/23 sapteiubre 1884 164 LE JARDIN FRUITIER ET LE POTAGER Legumes recommandables Nous avons indique dernierement dans ce recueil (^) une douzaine de legumes nouveaux dont plusieurs de nos lecteurs se sont, sans doute, empresses d'essajer la culture. Voici une autre serie de produits dont Texperience dit le plus grand bien. Betterave rouge de Trevise. Variete 'a salade, racine courte demi- ronde, chair douce et tres rouge. Elle se conserve bien, ce qui est une bonne qualite de plus. Carotte rouge de Guermide. Racine tres volumineuse, demi-courte, obtuse, Recommandable pour la culture de speculation. / Feuilles dressees formant au centre lans lien. Provenant de lafrisee de Meaux, Tres rustique. Cresson alenois trds frisL Variete assez naine, tres vigoureuse, d^excellente qualite. Yient bien dans tous les sols liumides et ombrages. Laitue de Bourgogne, Plus blonde, plus volumineuse et pommant ?mieux que la variete ancienne Laitue llonde de la Passion. Recommanda- ble pour culture d'ete. Laitue Faron. A graine blanche, comme la precedente. Vert plus fonce que la variete Laitue Uonde d'etL Pomme dure, legerement aplatie. Pour culture d'ete. Laitue frisie de Californie, Variete decorative dont le feuillage, vu de loin, rappelle celui de certaines varietes de Chicorees. Pomme tres difficilement. r Laittie romaine Ballon. Variete d'excellente qualite, tres vigoureuse dans les sols bien situes et bien prepares. Rustique. Pomme haute et large. Tres recommandable. 3Ielo7i Cantaloup de Bellegarde, Tres precoce, fruit allonge, lisse, panache vert olive sur blanc verdatre. Chair rouge ou orange, gout tres fin. ^ Melon Gloire de Bristol. Fruit spherique, un pen deprime. Entiere- ment reticule oubrode. Chair orange fence, tres aromatisee. Fj'uits petits, mais abondants. Pais Merveille d'Etampes. Variete de premier ordre, donnant six a huit series de cosses. Grain excellent, Variete precoce, fertile et rustique. Radis rond violet a lout llano. Spherique, violet fonce ; la partie inferieure entierement blanche, chair pleine, tres bonne. Pour chassis et pour pleine terre. V. Teran. (*) Illustration Eorticole, 1884, p* 65 \ 165 CHRONIQUE HORTICOLE Gand, 15 noverabre 1831 Le Vanillier, feconde artificiellement par Ch. Morren, fructifia pour la premiere fois en Europe, dans la serre du savant professeur, il y a quelque trente ans. C'est un de nos souvenirs d'etudiant a Liege, que le chaud entliousiasme avec lequel I'aimable botaniste nous montra ces petites gousses aromatiques, Depuis lors le Yanillier a fructifie un peu partout. La Remie de VEortmiUure lelge cite vingt sept beaux fruits qui viennent de se produire chez un horticulteur a Bruxelles. II s'agissait chez Ch. Morren du Vanilla plant folia. Ii'Orthosiplion stamineus Benth., de la famille des Labiees, est un sous arbrisseau a feuilles florales en forme de bractees ovales, acuminees, recourbees, a fleurs disposees en faux verticilles laches, nriginaire des Indes Neerlandaises, ou la plante est consideree comme un excellent remede contre la ffravelle et les maladies des reins. Les feuilles en decoc- ?_^ ??.j^.._^ _._ a cet effet. Un recueil medical neerlandais, De Genees- hmdige Coufant, mentionnait recemment que I'usage de ce remede vient d'etre introduit en Hollande avec un franc succes. Le Calocoris dii raisin. Voici venir un nouvel ennemi qui s'atta- que cette fois, non pas aux racines de la vigne, mais directement au fruit. Cet insecte, de I'ordre des Hemipteres, est noiratre et n'aque 7 millimetres de long sur 2 de large ; le male seul a ete vu muni d'eljtres ne depassant le corps que d'un millimetre. II appartient au genre Calocoris et perfore le raisin jeune au moyen de son sucoir; il va ainsi de baie en bale et celles- ci cessent de s'accroitre et se dessechent successivement. Les devastations que cet insecte a causees cette annee dans les vignobles de I'lndre. ont ete tres importantes. ? La coloration rouge des jeunes pousses de certaines plantes a ete specialement etudiee par M. H. Pick, dans le Botaniscles CentratlML Cette coloration ne se produit que chez les plantes riches en tannm et sa production doit etre attribuee surtout a I'influence de la lumiere. Ces plan- tes renferment de nombreux cristaux d'oxalate calcique. La presence du TOME XXXI lie mvr. 1884. 166 calcium facilite la migration de I'amidon qui, sous laction de la lumiere rouge, se transforme en un principe soluble. * + Le Physalis peruviana Nees, Coqueret du Perou, est signale, dans le Jotcrnal de U Societe centraU d'Eortimlture de France, comma une espece comestible dont les fruits conviennent a faire des tartes, des confi- tures et des sirops- La plante se multiplie de graines et de boutures. On pourra la traiter comme le Pelargonium qui doit passer I'hiver sous chassis et Tete en plein air. 3f. * Prunus domestica plantierensis. Notre estimable confrere M. E. A. Carriere signale dans la Reme Jiorticole un nouveau prunier d'ornement trouve parmi des semis de pruniers de S'-Julien, chez MM. Simon Louis a Plantieres ('). C'est un arbrisseau vigoureux, a rameaux roux violace, a feuilles cordifcrmes, a fleurs tres nombreuses, semi-pleines, renonculiformes, tresbien faites, larges de 0"^025, dun blanc pur, Les fruits sont arrondis, d'un beau violet, noirs a la maturite, avec legere pruine glau- que. M. Carriere ajoute que la beaute et I'abondance des fleurs suffiraient pour faire recommander le Prunier de Plantieres. Lievres, lapins et moineaux. Ces animaux qu'on avait tant choyes en Australie pour les y repandre ont, parait-il, bien mal recompense leurs protecteurs, et aujourd'hui les colonies occidentales de ces riches contrees agricoles depensent annuellement 5,000,000 de francs pour la destruction des lapins et des moineaux seulement. Maintenant c'est le tour des lievres. Ceux-ci se sont si bien multiplies qu'ils ravagent des champs entiers et que le Parlement de la colonie de la Nouvelle-Galles du Sud a du voter les fonds necessaires a leur destruction. On aurait peut-^tre mieux fait de ne pas detruire les Kanguroos. En Amerique, les moineaux sont condamnes a leur tour. D'apres le rapport du D" Holder, presente dernierement dans un cougres a New- York et base sur les investigations les plus serieuses,(c le moineau detruit cer- tains grains et fruits et, quand il est en grand nombre, il constitue un reel danger pour I'economie de Tagriculture et de Thorticulture. Insolent et agressif, il chasse les oiseaux insectivores des pares et des jardins, et modifie le regime des oiseaux du pays ou il domine. ? Le rapporteur ajoute (*) Malgre le droit absolu des obtenteurs de donner a leur obtention tel nom qui leur plait nous nous permettons de modifier le nom de Plantierii^ q[ui est errone, et de proposer celui de plantierensis . Le premier nom ferait supposer que ce prunier aurait ete dedie kun M. PLA^TlERl, tandis que le second indique son oiigine reelle. Em. R. 167 qu' on peut prevoir le jour ou le moineau causera d'immenses dommages dans les vastes champs de I'Ouest et que, a ce point de vue, la question a une importance nationale. Comme suite a ce rapport, I'assemblee a demande aux legislatures des Etats-Unis d'edicter des penal ites centre la vente ou rintroduction des moineaux, et d'abroger les lois protectrices decesoiseaux nuisibles. Farmer Chib guerre aux moineaux dont les degats sont evalues, en moyenne, pour le royaume, a la somme annuelle de 18 a 20 millions de francs. Roses tardives. ~ A cette epoque de I'annee, c'est Nice au doux ciel qui livre a nos bouquetiers les roses dont ils ont besoiu chaque jour. Cette fois cenesont pas des roses epanouies au soleildela Mediterranee que celles des bouquets fournis actuellement par les fleuristes gantois. En effet, unde ceux-ci, possesseur d'un lot assez considerable de rosiers, a eu I'ide'e lucra- tive de disposer au dessus de ceux-ci des lignes de chassis vitres fixes sur de simples assemblages de quelques pieux portant des echalas, etcetabri a suffi pour donnerdes resultats merveilleux: presque chaque plante est encore fleurie et plusieurs ont fourni d'abondantes fleurs. * f Le Begonia tub6reux. Nous avons vu dernierement chez M. le notaire Moens, a Lede, I'intelligent semeur, toute une serie de ces char- mantes plantes ; elles denotent que les Begonia tubereux n'ont pas dit leur dernier mot et que placees entre des mains aussi expertes que celles de M. Moens, ces plantes nous mentigent encore d'agreables surprises. ? * Floraisons pr ematurees . Partout on a signale a la fin d'octobre des floraisons intempestives, resultats evidents des grandes chaleurs dont nos contrees ont ete gratifiees en aoiit et septembre derniers. Ici ce sont des poiriers et des pommiers montrant quelques bouquets de fleurs, la des Weigela, des Rhododendron, des Azalees franchement fleuris et devancant ainsi de plusieurs mois I'epoque normale de la floraison. Les premieres gelees ont deja mis un terme a cet empressement exagere auquel avait collabore d'ailleurs une chaude arriere saison. Rarement, en effet, on a vu une plus belle saison d'autorane. * L'hiver prochain sera-t-il doux ou rude? Nul n'oserait repondre cate'goriquement a cette question. D'ordinaire un ete chaud est suivi d'un hiver normal, c'est a dire, froid. A en juger d'apres les nombreuses trou- pes d'oiseaux de passage qui ont traverse nos regions avant la fin d'octobre on peut s'attendre a une saison rigoureuse. Un autre indies nous est donne 168 par les fourmis : celles-ci ont etabli leurs quartiers d'hivers tres profonde- ment, ce qui indique tout au moins im hiver sec; or la secheresse accom- pagne le plus souvent un hiver rigoureux. Un yieux dicton pretend aussi que si les feuilles restent longtemps aux arbres, cela presage un rude hiver. * trn le 20 octobre, en presence du due d'Aoste et du Ministre de I'Agriculture du rojaume d'ltalie. La science aiira-t-elle triomphe cette fois d'une terreur inconsideree ? Renoncera-t-on a des rigueurs steriles ? ? * Tamus elephantipes L'Herit. du Jardin botanique de Gand a oiFert dernierement I'exemple d'une vegetation extraordinaire. Cette etrange Dioscorinee, au volumineux rhizome ligneux rappelant un pied d'elephant ou encore la carapace d'une tortue, d'ou le nom de Testudinaria Burch. , est placee durant tout I'ete en plein jardin, en face de I'entree de I'auditoire de botanique. Les fortes chaleurs de juillet et d'aout avaient desseche les tiges greles et dures de la plante et arrete toute vegetation. Or le 12 aout a 3 heures, apres un violent orage qui eclata deux heures aupara- vant, le Tamus avait produit plusieurs turions dont le plus fort mesurait pres de 0"'06 de longueur. A 5 heures, celui-ci s'etait allonge de 0'"09 et mesurait O^IS. Le 14 aout au matin ?a longueur totale, comme purent le constater les membres du Jury d'examen siegeant a I'Ecole d'Horticulture de I'Etat, etait de 21 centimetres, Nous avons vu deja des developpements aussi rapides sur des tiges florales de Yucca ; neanmoins le mouvement d'evolu- tion est trop regulier et encore trop lent pour pouvoir etre observe a I'oeil nu. On peut voir quelquefois, commenous enavons eul'occasion, I'epanouis- sement m^me de certains Lilium dont les segments floraux se reflechissent brusquement ; mais c'est la un fait purement mecanique et non un pheno- raene comparable acelui d'une croissance ou allongement des axes vegetaux. * Farine artiflcielle. Tout le monde sait que la pure farine de ble est fort rare de nos jours ; heureux encore quand on n'y rencontre pas le melange de substances nuisibles a la sante! On y soupconnait deja I'exis- tence de sciures de hois; maintenant le bois de peuplier va nous venir d'Amerique sous forme de fine fleur. Plusieurs moulins d'Adriandocks, ifitat de New -York, produisent une quantite enorme de cette farine fabriquee au moyen de copeaux blanchis de bois de peuplier. Cette farine qui a toute I'apparence de celle de sarrasin, est destinee a la fabrication du papier. Pourvu que la speculation malhonnete n'aille pas en detourner une trop grande masse de cette destination pour la fournir a la bonne vieille Europe sous un nom nouveau, comme parexemple celui de Revalenta.... canadensis. 169 Le Phylloxera a fait son apparition sur la rive droite du Rhin, en Allemagne, notamment dans les vignobles d'Ockenfels pres de Linx, Trente hectares sont deja atteints. Les autorites ont reclame de Berlin les mesures les plus energiques. Que conclure de cette nouvelle extension, si ce n'est que rinsecte aile se rit de toutes les conventions de Berne et qu'il passe, sans demander aucune permission, par dela les frontieres naturelle^ ou autres qu^on s'est vainement efforce d^opposer a son passage. it Dahlia a fleurs doubles ? On a beau vouloir reagir, au nom de la science, centre les denominations qui surgissent dans les vocabulaires des praticiens; ces denominations persistent quand meme, parce que les prati- ciens tiennent pour eux cette force puissante et invincible qu'on appelle inertie ou routine. II n'existe aucune plante de la famille des Composees qui ait des fleurs doubles. Le Dahlia appartient a cette famille. II a pki aux jardiniers de dire Dahlia simples et Dahlia doubles, et chacun derepeter ces expressions erronees. Les Dahlia ont des capitules floraux disposes en glomerules qui sont globuleux chez les varietes bien faites. Dans les varie- tes repandues dans nos cultures, les capitules sont composes de deux sortes de fleurs, celles du centre qui sont tubuleuses et celles de la circonference qui sont ligulees. En somme les capitules sont plus ou moins radies, le disque est plus ou moins serre; mais il n'y a point trace du duplicature. ie Tout ce qui touche k Phygi6ne publique acquiert une certaine importance. Un chimiste d' Amsterdam, M. yan Hamel Roos, ajant examine des tablettes de pommes sechees, d*origine americaine, qui, reduites en marmelade, avaienfc donne lieu a plusieurs cas de serieuse indisposition, a constate la presence de sels de zinc. Les consommateurs feront bien de s*assurer de Tabsence de ces substances intoxicantes dues probablement a Temploi de materiel mal zingiie, lors du pressage ou du sechage des fruits. ?Un Le recueil horticole neerlandais ? Sempermrens ? signale rimportation d'Amerique en Allemagne d'une sorte de charancon ou teigne dont la larve se nourrit exclusivement de farine. L'insecte fut remarque deja a Maestricht, Duche de Limbourg, en 1879. L'enf.oraoIogue Zeller lui a donne le nom de EpJiestia Kulmiella. La rapidite de la propagation de cet insecte, importe probablement avec du raai's, serait telle qu'il donne lieu aux plus serieuses inquietudes. 170 Roses bleues. Rassurez-vous, lecteur, il ne s'agit que de roses cou- pees et bleuies chimiquement. Le Journal des Bases indique le mojen d'obtenir ce coloris. II faut d abord faire dissoudre un peu de fuchsine dans de Teau distillee de maniere a obtenir une forte solution, puis faire dissoudre une pincee de potasse dans 25 centilitres d'eau distillee, apres cela plonger une rose blaaclie ou de nuance pale dans la solution de potasse, la laver ensuite dans de I'eau pure et enfin la baigner dans la solution de fuclisine. Par ce precede on obtiendra des roses bleuies dont la teinte variera en tons et en regularite. Prix de quelques Orchid^es. La collection d'Orchidees que M. Oscar Lamarche de Rosstus s'etait formee a Liege, jouissait, a bon droit, d\me belle renommee parmi les orcliidophiles. De.^ireux d'introduire des elements nouveaux dans ses cultures, cet amateur avait confie a MM. Protheroe et Morris, a Londres, le soin de vendre un certain nom- bre d'exemplaires dont quelques-uns ont atteint des prixeleves. Un Vanda Lowi a ete vendu 1700 francs; un autre 815 francs ; un Cattleya lahiata Pescatorei, 600 francs; un Cattleya laliata Warneri, 525 francs, et ainsi de suite. On le voit, la culture des Oi-cliidees pent etre productive alors meme qu'elle n'est point faite au point de vue de la speculation. * Vriesea coh ('), Yient d'etre decrit et figure dans la Belgique liorticole de cette M denominaiton primitive que lui donnerent MM, Linden et Andre. La pre- miere introduction en Europe fut faite par M. Linden en 1852. Les fleurs sent nombreuses, sessiles, disposees en deux rangs sur les deux faces aplaties de la liampe. Elles sont remarquables par leur epanouissement successif, a deux ou trois jours d'intervalle, se produisant lapres-midi et se fletrissant le matin suivant. Elles sont done epliemeres et nocturnes. Elles secretent, en outre, un liquide tres abondant et acide qui rougit for- tement le papier de tournesoL * ? La Soci6t6 horticole de Harlem tiendra sa troisieme exposition quinquennale de plantes bulbeuses fieuries, le 20 mars 1885. * * Eoole d'horticulture de TEtat. Un arrete ministeriel en date du 20 octobre dernier prononce I'admission de 21 nouveaux eleves a TEcole d'horticulture de Gand. l^^^^^ L^^^^^^ ^t Em. Rodigas, (?) Aimeel875, p. 124. L'lLLUSTRATION HORTICOLE .^ 1^ . 1 iZ - J - -''Hi'.-. ...i.T'.^^Mii>: A i ^ I .^.^ T^' ^ ^ ' iw ;?i.^^>-"' . '?^ J * 1. - ^ V I 'I J if HARICOT FLAGEOLET BEURRE SANGUIN A RAMES Chrom. P. I)e Pannemaeher. ./. Linden, pnhl. 171 PL. DXXXVIII HARICOT FLAGEOLET BEURRE SANGUIN A RAMES FliAGEOLET-WAGHS-STANGEN.BOHNE(BUCHNER) Issue par hasard, il y a 5 ans, au jardin de M. BiicHNERa Erfurt, du Haricot flageolet heurre nain^ la nouveaute dont la planche ci-contre ofTre Timage, s'est montree parfaitement constante, et de Tavis unanime des connais- seurs qui ont eu Toccasion de I'observer dans les cultures, elle peut etre consideree aujourd'hui comme le meilleur de tous les haricots beurre a rames et comme un des plus productifs. Cette excellente variete possede toufes les qualites meritantes du type. C'est une plaute de croissance tres vigoureuse, atteignant 3 metres et meme plus de hauteur. Elle a les feuilles grandes, d'un vert blond quel- quefois jaunatre; les cosses sont longues depassant souvent 2Q a 28 centi- metres, plutot cylindriques que trop aplaties,droites ou faiblement arquees, decouleur jaune d'orsemarbrant de petites macules ou rayures carmin au fur et a mesure que les grains se colorent. Ceux-ci reunis au nombre de 5 + a 8 par cosse sont de grandeur moyenne, droits ou legerement arques en rognon, presque cylindriques, d'abord blanc jaunatre, passant au rose, puis au violet pour prendre a la maturite complete une teinte rouge noiratre. La fleur est d'un coloris blanc lilace. Le litre pese en moyenne 800 grammes et 100 grammes contiennent 165 grains. Ce qui fait le grand merite de ce haricot, c'est que pendant que la tige se developpe encore dans ses parties superieures, celles de la base ont deja forme une grosse toufie qui se couvre tres tot de fleurs et d'aiguilles, de sorte que la plante fournit non seulement et cela tres hativement le produit d'un bon haricot nain, mais encore qu'elle continue a donner dans les ramifications superieures une recolte abondante et non interrompue pouvant se prolonger jusque tard a Tautomme; a cette epoque, les cosses sont encore de toute beaute, car elles ont Tavantage de ne pas s'abimer meme sous Finfluence d'un temps froid et pluvieux continu. C'est ainsi que le modele de la planche ci-contre a ete cueilli le 20 octo- bre dernier sur un pied se trouvant dans le jardin de la Compagnie Conti- nental d'Horticulture a Gand. Quant a la culture, lenouveauvenu ne demande aucun soin particulier, il se contente du traitement ordinaire applique aux haricots a rames. Plante a un endroit ou il rencontre beaucoup d'air et de lumiere, a Fabri 17 o des grands vents, dans une terre legere, seche, pas trop fraichement fumee, un pen calcaire, il sera a la fois des plus hatifs et, comme nous Tavons dit plus haut, des plus productifs, Les cossesjpres^ue toujours sans filets, tendres et tres charnues, peuvent etre cueillies jeunes pour fournir des haricots verts ; elles donnent encore, surtout avant la maturite complete du grain, un excellent mange-tout. Le haricot flageolet heurre a rames est done une variete tres distincte, belle et des plus meritantes. Les amateurs desireux de I'obtenir, pourront s'adresser au Departement des graines de la Compagnie Continentale d'Horticulture a Gand dont Tou- verture aura lieu le 1 decembre prochain. H. SCHMITZ. Le Sucre de betteraves. Dans le Calendrier du jardinier flamand de Tan 1816 ('), on pent lire une complainte dirigee centre Tenvahissement de la chicoree et de la betterave sucriere. Comme Tune et Tautre ont depuis lors fait leur chemin dans le monde ! et bientot il faudra se rendre aux plan- tations des Indes ou de TEquateur pour avoir du cafe pur et du sucre de canne- Durant la campagne de 1883-1884 TEurope a produit 2,360,000 tonneaux de sucre debetteraves. D apres les calculs de M. Otto Light, de Magdebourg, dont chacun reconnait la competence, cette production sera depassee enl884-1885 de 145,000 tonneaux. Dans le chiffre de la fabrica- tion totale, la Belgique entre pour la somme considerable de 90,000 ton- neaux. * ? Un Araucaria imbricata de toute la France, vient d'etre transfere du jardin de M. Mazel du Golfe Juan, a la magnifique villa que M""' la baronne douairiere de Rothschild possede a Cannes sur la route de Frejus. Get exemplaire unique, du poids enorme de 28,000 kil. avec la motte de terre a ete traine sur un solide charriot par trente deux chevaux. Plusieurs ponts ont dii etre etajes sur le passage de cette lourde charge par I'administration des ponts et chaussees. Les frais de cette transplantation, qui a ete un veritable evene- ment pour Cannes, se sont eleves a environ 10.000 francs. 1 (*) Bet verheerlijlt Ylaenderen of den vlaemschen Eovenier. Almanal voor 1816, Gand. Imp. deCoesin-Verhaeghe. UiLLUSTRATION HORTICOLE V i^-'. It! > '^^^ L 1^ -J ' II - -^1 -'y-"--:. -> : l^m '^ ? ,'- - .r IS ;T^ ./. ^ !".'= . .1- - - s :V^='v--^ -1' . . '-' ^ ' ' -' . L .Jf^^'^'^Of '^;?^ 7rror,7, I\ De Pannemaeher. CHAMAECLADON METALLICUM N. E. BR, /. Linden, pub 173 PL. DXXXIX CHAMAEGLADON METALLIGUM n. e. brown GHAMAEGLADON A REFLETS METALLIQUES Aroidees ;ETYM0L0G1E. Dugrec%a^at, naia ou rez terre, et xlaJor, branche ou rameaii flexible, par allusion au port trapu. CARACTERES GENERIQUES. Floras in spadice inappendiculato monoici, omnes perfect!, fern, et masc. arete contigui. Perianthium nullum, FL masc. : Stamina 2-3 flistincta, brevia, late cuneata, compressa, retusa, filamentis brevissimis ; antlierarum loculi breves, connectivo immersi, remoti, rimulis apicalibus deliiscentes ; pollen ver^ii- forme. FL fern. ; Staminodia 1-3, cla"vata, brevia. Ovarium ovoideum vel subglobosum, 2-rai-ius 3-loculare ; stigma sessile, latum, orbiculare, pulvinare ; ovula in loculis plura^ anatropa vel semianatropa, brevia, funiculis subelongatis placentis angulo interior! adnatis 4-seriatim afExa, micropyle infera. Uaccae spatha inclusae. ellipsoideae, 2-3 locularcs, loculis polyspermis. Semina elongata, funiculo laterali, testa tenui remote costata, raplie prominula, cbalaza tumida, albumine copioso ; embryo axilis. Herbae parvae vel inter minores, caudice brevi vel subnuUo a basi diviso. Folia elliptica, oblonga ovata, lanceolata, vel triangulari-ovata, raro basi cordata, nervis marginem fere attin- gentibuB, petiolo elongato longe vaginante. Spatha parya, sub cylindracea, inferne convoluta, superne liians, demum reclusa, tota persistens. Spadix spatha inclusus, sub eylindraceus ; inflorescentia masc. quam fern, mutto longior. Species plures, Asiae tropicae et Archipelagi Malayani incolae. Bentham et Hooker, Genera Plantarum, III, p. 983. CARACTERES SPECIFIQUES. Petiolus 2^3 poll, longus, 2-2| lin. crassus, cana iiculatus, basi vaginatus, purpurascens. Lamina 3|-5polL longa, 2L3^ poll, lata, elliptica, subacuta, breviter mucronata, basi rotundata vel sub cordata, supra oeneo-viridis, infra purpurascens. Venae utrinque costae 5-8, curvatne, adpcendentes. Pedunoulus tenuis 1-1| poll, iongus purpurascens. Spatha 1 poll, longa, convoluta, mucronata, fusco- purpurea. Hab. Borneo. La charmante petite Aroidee dont Ylllustratmi Jiorticole donne le por- trait, appartient a la serre chaude et est remarquable par Telegance de son port touifii et bas ainsi que par le riclie colovi^ fonce de son feuillage. Les petioles, qui out une longueur de 0'"05 a 0?07, et la surface inferieure des feuilles qui sont largement elliptiques, sont d'une belle couleur rouge vineux. Chez les jeunes feuilles, le colons de la page superieure est d'un vert clair bronze, avec des reflets luisants. metalliques, rouge brunatre ou cuivres. Chez les feuilles plus agees, cette coloration devient d'un riche vert oliva- tre hronze fonce ou bien vert noiratre, le tout recouvert d'un superbe veloute produisant un effet de toute beaute. Les spathes sont assez nom- breuses, mais elle sont petites et pea apparentes etant dune couleur pourpre sombre et d'ailleurs plus courtes que les petioles. 174 Le CJiamaecladon metalUcum a ete introduit de Borneo par la Compagnie Continentale d'Horticulture aGand; il sera hautement apprecie a cause de la beaute de son feuillage, N. E. Brown. LISTE DES ORCHIDfiES ayant fleuri dans les serres de la Compagnie Continentale d'Horticul- tare a Gand, pendant le mois d'octobre 1884. Aspasia epidendroides Angraecum eburneum Aerides Leeanum. virens. . Dayanum. Barkeria elegans. Burlingtonia Candida, fragrans . Cattleya bicolor. Harrissoniana. Eldorado . labiatavar. autumnalis Dowiana. guttata. Leopold! var. immaculata superba. var. splendens. Catasetum sanguineum. cariniferum. Cyppipedium Lawrencianum insigne Cbantini. Spicerianum. var. nigrum, Roezli var. album. Lowi. Cymbldium eburneum. Dendrobium ciliatum. Dendrochilum filiforme . lati folium. Miltonia spectabilis. cereola. cuneata. Morel i ana. radiata. Laelia furfuracea. Perrmi. Dayana. Pinelli . Laelia irrorata. var. Candida purpurata. var. nivea. Maxillaria nigrescens. grandiflora. Odontoglossum Alezandrae (en rarifle's) bictoniense. cordatum var. superbum, crocatum . EbrGnbergi. Halli. madren^^e. nebulosum. var. gutfatum. Pescatorei (en vnrietes). Oncidium ornithorynchum. Weltoni. varicosum. Rogers! . Barker!. Krameri." Lanceanum. papilio. + var. Eckharti. Paphinia grandis. Paradisian tbus babiensi^. Pbalaenopsis Esmeralda. cornu-cervi . Pleione lagenaria. Wallichiana. Sopbronitis grandiflora. Tricbopilia nobilis. Yanda Low! var. RelchenbeimL tricolor (en varietes). coerulea. Warcewiczella discolor. Zygopetalum Gautieri, graminifolium. J ILLUSTRATION HORIiCOL ^ . =^.v 5 - :-' . ':-^ ^- ?:: < y-^^- ^ -.' - --^ ." ''- ."-%' '-^'' --^ ..., -- . : .':^'. ^ .^ ? ? ? ..^ ." - '.-v. ^ : I- I ^. ' -? !^^ - ' ^ -t. \ 4 m > Si # i ;^:^ ^' 1? ?^ m. i- I -k -/ J I i^V ' -^.-, \Jt-!fc3?,4^T-iflT ^i ^^^ ". PHALAENOPSIS STUARTIANA RCHb. CJn^om. p. De Pannemaeke') J. Linden, pitbL 175 PL. DXL PHALAENOPSIS STUARTIAM kcib PHAL.AENOPSIDE STUART Orchidees CARACTERES GENERIQUES, Voir V Illustration Eorticole, tome X, tab. 348. CARACTERES SPECIFIQUES. Phalaenopsis St^iartiayia ;v^6iQih\xs 6o^rQ^%i% ; foliis juventute marmoratis dein aequalitercoloratis ; panicula multiflora ; callo stipitato didymo basi extrorsum acuminato-subulato intus bidentato sulcato, in laciniis lateralibus obscuris- simo. Flores ceterum Phalaenopsidis Schillerianae. Flos lacteus. Sepala lateralia antice sulphurea cinnamomeo-maculata. Labellum, exceptis apicibus summis laciniarum latera- lium, margine et caudis laciniae albis, fiavum maculisqueplurimis cinnamomeis. Rchb. f. Gard. Chron., voL XVI n. s., p. '748. Le genre Phalaenopsis constitue un des groupes les plus diarmants de la riche famille des Orcliidees, C est tout au plus si, il y a un quart de siecle, il se composait de trois ou quatre especes, telles que Plialaempsu amaUlis LiNDL,, P. ffrandi/lora LiNDL., P. rosea Linbl.U J llustration Horticole s'estbornee a en publier uue seule, il j avingt ans, notamraent leP7ialae7iop- sis ScJdlleriana Rchb. F. introduit en 1858, des lies Philippines, par M. J. Linden. Le nombre de ces especes toutes epiphytes, au feuillage coriace et raide, aux fleurs grandes et belles, disposees en grappes, s'est sensiblement accru depuis quelques annees ; en effet, outre celles que nous venous de mentionner, on montre dans les collections des Phalaenopsis antennifem, P. cormi cervi, P. deliciosa, P. Esmeralda, P. intermedia, P. Manni^ P, ParisJii, P. Sanderiana, P. P. sumatrana, P. Tetraspis, P. VeitcJiiana, P. Vriesea^ia, P. Wighii et peut-etre quelques autres encore, sans que i'on puisse garantir le moins de monde la valeur specifique de plusieurs d*entre elles qui doivent etre en realite, les unes des varietes, et les autres des hybrides. Le Phalaenopsis Stuartiana, dont X Illustration reproduit le portrait, d'apres une de ses plus eclatantes varietes, est une excellente espece acaule que le savant orchidographe M. REfCHENBACH a dediee a M. Stuart Low, dont le nom est cite avec gratitude par tous les ama- teurs d'Orchidees. Nous devons cependant a la verite de dire que les auteurs de X Orchid Album (') la considerent comme etant probablement Warner et R. S. Wilt 176 une production hybride due a une fecondation croisee operee par les insec- tes. Les racines deprlmees ou aplaties s'attachent avec force au corps qui leur sert de support. Les feuilles sont dures et epaisses, distiques, allon- gees, aigues, canaliculees par le milieu, engainantes a la base ; longues de 11 a 12 centimetres et larges de 0?06; la page superieure des jeunes feuilles est parsemee transversalement de series de macules brunatres qui disparais- sent lors du complet developperaent ; la page inferieure est coloree uni- formement d'un beau brun rougeatre. La tige porte une grappe deliee et multiflore ofFrant souvent une succession d'au dela de cent vingt fleurs. Celles-ci mesurent en moyenne cinq centimetres de diametre et allant jusqu'a sept dans certaines varietes, comrae celle dont notre planche donne le dessin. EUes sont d'un blanc pur a I'exception des sepales lateraux et des lobes du labelle dont la moitie inferieure est jaunatre parseme d'un pointille rouge brun. Le labelle est trilobe; les lobes lateraux, sont arrondis, allonges, le lobe central ovale est termine par deux lacinies etroites dispo- sees en forme d'ancre. Em. Rodigas. CORBEILLES POUR L'HIVER Malgre les efforts de leurs detracteurs, les corbeilles en mosaique con- servent de norabreux partisans et il nous arrive frequemment des demandes nous priant d'indiquer des compositions nouvelles. Pour les corbeilles dont on peut orner les jardins durant Fete, tous ceux qui s'occupent de jardinage savent fort bien qu'on peut les varier pour ainsi dire a I'infini ; nous sommes d'avis cependant que les corbeilles ou les fleurs dominent et celles ou Ton a soin de recourir seulement a un tres petit nombre d'especes de plantes, sont les plus belles et produisent le plus d'effet. Quant aux cor- beilles destinees a decorer les jardins de nos regions durant nos longs bivers, la composition pourra varier encore bien que le choix doive se restreindre a des plantes au feuillage persistant. Voici une composition que nous avons eue I'occasion de voir chez M. A. M. C. Jongkindt-Coninck, a Dedemsvaart-lez-Zwolle (Pays-Bas), grand vulgaristeur de plantes alpines et I'un des promoteurs les plus zeles des parterres d'liiver. Nous en repro- duisons le dessin ci-apres. 1. Cerastium tomentosura blanc. 2. Dianthus plumarius fl. albopl gns. 3. Ajuga reptans atropurpurea brun-rougeatre. 4. Chamaecyparis plumosa aurea jaune. 5. Chamaecyparis Boursieri (Cupressus Lawsoniana) vert. 6. Stacby s lanata blanc. 177 . . blancliatre 7. Ajuga repfans fol. arg. var 8. Thymus lanuginosus gris. e. Festuca glauca grisatre Nous avons naguere decoupe dans une pelouse a I'entree du Jardin Zoologique de Gand un parterre des plus simples qui a ete reproduit au Jardin Botanique ou il existe encore actuellement et ou on utilise ce dessin alternativement pour Tete et pour I'hiver. C'est simplement une figure en S dans laquelle le compartiment C etait plante de Antennaria candidissima et tout le reste B de Sedum acre aureum. Ces deux plantes contrastent suffisamment entr'elles et produisent sur I'herbe A du gason un charraant dessin. En D, un EcJieveria glauca; en E, un Yucca. Un autre modele encore que I'amateur intelligent saura modifier a volonte, est celui que nous empruntons a la Rctuc de VhorticuUiire Mge et itranghe, ou elle a ete preconisee par M. H. J. Van Hulle. II serait assez difficile d'imaginer quelque chose de plus simple puisque deux sortes de plantes suffisent a sa composition. Pendant \^i% on s'est borne a mettre en 178 A des Alternantliera et en B des EcJiemria. C'est ce'que Fauteur appelle un parterre bicolor. Pour Thiyer on pourra y mettre des Sedum, des Sempor- vivum, des Saxifraga rustiques contrastant sufEsamment par le coloris de leur feuillage. Nous avons obtenu un resultat excellent en employant de jeunes Coniferes d'especes difFerentes. Les Aptga reptans foliis atropir- pureis, \q FesUtca glcmca^ le Thymus citriodorus foL "car.^ le Veronica repens sont autant de plantes dont on peut tirer un tres bon parti pour les parterres mosaiques. Em, Rodigas. BIBLIOGRAPHIE Errichten wir Schulgarten an unserer Volkschule {') ! Etablissons des jardins scolaires aupres de nos ecoles publiques, s'ecrie M. J. Jablanczy, conferencier horticole de I'Etat dans la Basse Autriche, et il en fait le sujet d'une petite brochure de 24 pages arrivee deja a sa S'*'^ edition. L'auteur expose avec clarte et simplicite les raisons qui militent en favour de la creation de jardins d'ecole; il indique tout ce que ces jardins doiyent renfermer, comment il convient de' les etablir afin qu'ils rendent le plus de services; il en donne un excellent plan avec les explications necessaires et ajoute un choix judicieux des varietes fruitieres que devrait posseder tout jardin scolaire. A part un court chapitre consacre aux vignobles, le petit livre tout entier est applicable a la Belgique. * Traits 616mentaire de Culture maraichere (2) ^ Pusage des ecoles. Le Cercle d'arboriculture de Belgique avait ouvert en 1881 un (<) Chez M. Julius Jablanczy, a Klosterneuburg (Autriche) (*)Gand. Librairie Adi Hoste. 1884. 179 concours sur cette matiere. En 1882, un jury special decerna la medaille d'or, premier prix, au memoire de M. Fr, Burvenich, bien connu par ses nombreux ecrits arboricoles. Ce memoire couronne a ete publie successive- ment dans les Bulletins du Cercle et finalement reuni en un charmant volume de 156 pages ayec 113 figures. L'origine meme de ce petit livre, le jugement qui en a ete fait par une commission tres competente et le nom de Tauteur nous dispensent de faire ressortir les merites d*un manuel ecrit pour les ecoles, mais que pourront prendre pour guide tous ceux qui pratiquent la culture potagere, Ce livre de M. Burvenich a encore une autre qualite, c'est de ne couter que le prix modique de fr. 1-50. * * q Report on the progress and condition of the botanic Garden of Adelaide ('). L'honorable directeur du Jardin Botanique d'Adelaide, Australie meridionale, M. leDr.R. ScHOMBURGK.vient de publier son rapport sur la situation de cet etablissement en 1883. Sous la direction de ce savant botaniste, le Jardin Botanique d'Adelaide, s'est ameliore et embelli a tel point que fait digne d'etre hautement mentionne ses concitoyens, en reconnaissance de ses merites, ont fait placer le portrait du Dr. R. Schom- BURGK au Muse'e du Jardin Botanique et que lors de la remise du portrait, le Gouverneur d'Adelaide a declare que ce Jardin est devenu un ornement de la ville et de la colonic. Comme le Rapport I'indique, les essais d'accli- mation sont poursuivis avec ardeur, les collections florales et scientifiques augmentent chaque annee d'une maniere notable, Huit charmantes vignet- tes, d'apres des photographies, raontrent d'ailleurs, mieux que des paroles, la prosperite croissante de ce beau Jardin Em. R. NfiCROLOGIE M Wouw Bas). Ne a Anvers en 1811, le baron Constantin de Caters s'etait occupe de bonne heure d'agriculture et d'horticulture ; aussi trouve-t-on depuis de longues annees son nom associe a toutes les ceuvres creees dans le but de favoriser ces branches de I'industrie. Malgre ses septante ans, nous le vimes preter tout son concours a I'exposition Internationale d'horticulture ouvertea Anvers lors des fetes du centenaire de Rubens, charmant seshotes par son exquise urbanite et sa grande bienveillance. II etait president de la Commission d'agriculture de la province d'Anvers, raembre du Conseil supe- rieur d'agriculture du royaume, president de la Societe Rojale de Zoologie (*) Adelaide. E. Spinner, Government printer. 1S84. 180 d'Anvers, vice president de la Societe agricole du Nord. On pent dire de lui qu'il ne comptait que des amis. Sa bonne figure reiletait la douceur de son caractere, et nous ne savons ce qu'il faut regretter le plus en lui, ou Femi- nent protecteur de I'agriculture ou le gentilhomme aimable et sympathique qui presidait la Societe florale anversoise. Le baron de Caters etait chevalier de rOrdre de Leopold, M. Carl Volker, jardinier en chef du Jardin imperial de Jelagim- Ostrow, est mort a St. Petersbourg le 2 aoiit dernier. 11 jouissait d un telle estime parmi tous ceux qui s'occupent d'horticulture dans cette capitale, que ses funerailles ont eu une splendeur inouie. Le char funebre disparais- sait sous les couronnes et les fleurs. L'honorable Francis B. Hayes^ un des plus grands promoteurs de rhorticulture americaine, bien connu en Europe comrae collectionneur de toutes les bonnes nouveautes, est mort subitement le 20 septembre dernier, a sa residence de Lexington, une des plus remarquables de la Nouvelle- Angleterre. C'etait un amateur enthousiaste surtout de Rhododendron et de Camellia; il possedait des collections hors ligne de ces plantes; son pare, d'une etendue de plus de deux cents hectares, etait riche en vegetaux arborescents de toutes les parties du monde. II venait de terminer la con- struction d'une serie d'excellentes serres, lorsque la mort est venue le surprendre. II etait president de la Societe d'horticulture du Massachusetts. Le Dr. Roden est mort a Kidderminster (Angleterre), le 12 octobre dernier, a I'age de 70 ans. II etait connu dans les cercles horticoles par ses semis de fraisiers dont plusieurs occupent une bonne place dans les collections d*elite. Em. R. LE JARDIN FRUITIER ET LE POTAGER Nouvelles varietes fniitieres, Parmi les fruits decrits dans le Florist and Pomologist de cette annee, nous relevons les suivants : Framboise Lord Beaconsfield. Obtenue de semis en 1876 par M. A. Faulknen de Inkpen pres de Hungerford. Variete qui merite un certificat de V classe a la Societe Royale d'Horticulture de Londres. Grand et beau fruit arrondi ou un peu coniques, d'un rouge fence noiratre. Crois- sance tres vigoureuse meme dans un sol sablonneux. Pomme Herefordshire Beejing. Beau coloris rouge fence. Ce fruit fut generalement admire au Congres pomologique de Chiswick et vu pour la premiere fois en 1876 par le Dr. Rob. Hogg a une exposition fruitiere de Hereford, de la son nom. La chair est blanche, serree, acidulee, un peu seche. Fruit de garde pour le menage. Fructifie tous les ans. Prti7ie Wyedale. Recommandee par MM. Rivers pour sa maturite tardive qui a lieu en octobre-novembre. Fruit moyen, ovo'ide, pourpre rougeatre lors de sa complete maturite ; excellent fruit pour compote. V. Teran, 181 CHRONIQUE HORTICOLE Gandj ISdecembre 1884 Gartenflora Nous apprenons que cette importante publication a laquelle reminent Dr. Ed. Regel a, depuis des annees, consacre tous ses loisirs et sa profonde science, sera redigee, a partir du mois prochain, par le Dr. Engler, de Kiel, qui vient de succeder a feu le Dr. Goeppert, en qualite de professeur de Lotanique a TUniversite de Breslau et de directeur du Jardin Botanique de cette ville. M. ExNGLer aura pour principal collabo- rateur M. Stein, jardinier en chef du jardin precite. Le Meeting mensuel de la Chambre Syndicale des Horticul- teurs Beiges pour I'appreciation des produits de Thorticulture a eu lieu au Casino, le 8 decembre. Le Jurj compose de MM. Louis De Smet, Aug. Van Geert pere, Ch. Spae, Fr. Desbois et A, Rosseel, etait preside par M, ie comte de Kerchove de Denterghem. M. a. Peeters faisait fonction de secretaire. Les distinctions suivantes ont ete decernees : Certificats de Merite: Caraguata cardinalis, delaComi^agnieCon- tlnentsile d'HorticuIture, a Gand. Caragiiata sanguinea^ de M. Ed. Pynaert-Van Geert, a Gand, Vfiesea PashicJioffiana, de la Compagnie Continentale d'Horticulture Oarludovica Plumieri, do la Compagnie Continentale d'Horticulture. Zamia toiikhiensiSy dela Compagnie Continentale d'Horticulture. Certificats de belle culture: Croton vohium, deM. Ad. D'Haene, a Gand. CJiismat< CattUya Mention M, Ad. Tillandsia musaica et Geonoma species nova. Cypripedium Spicerianum^ de M. J. Bray, a Gand. Somrila Mad. V. AlescJi, de la Compagnie Continentale d' Horticulture. jPescatorea Sanderiana, de M. L. De Smet-Duvitier, a Gand. * 4. Les Heuchera formeraient un des groupes les plus gracieux de la famille des Saxifragees, si les especes dont il se compose n*avaient les fleurs si petites ou si incolores, comme c'est le cas pour le ^. ^or/i^^a MiCHx,, a fleurs grisatres; le E. cylindracea Dougl., a fleurs verdatres; TOMK XXXI 1884, 12e LIVR. 182 ]es H. micrantha Dougl. et E. mllosa Michx., a fleurs tres petites. Le E. glahra Willd. est un des plus jolis, a cause deses fleurs blanc rose, raais le plus l3eau de tous est le E. sangtiinea avec ses charmantes panicules de fleurettes d'un rouge assez viL Le Garden en a donne recemment une bonne planclie. Les Heuchera sent des lierbes vivaces, a feuilles radicales petio- lees, palmati-nervees, plus ou moins lobees. Presque toutes les especes du genre appartiennent a TAmerique Septentrionale. * Encre ind^lebile pour ecrire sur le zinc. La meilleure encre pour ecrire sur le zinc est sans contredit le nitro-muriate de platine ; L-s carac- teres produits sont noir jais et reellement inefFacables par les intemperies, I'air et I'linmidite, si Ton a soin de laver les etiquettes a grande eau aussitot apres I'ecrifcure et de les essuyer de suite. On peut aussi faire dissoudre du sulphate de cuivre da,ns de I'encre ordinaire, un raorceau de sulphate de la grosseur d'une noisette dans un demi-decilitre d'encre. Pour ecrire, il convient de se servir d'une plume d'oie. * * Moyen II peut etre utile de pouvoir enlever I'enere d'etiquettes en zinc hors d'usage. Un de nos cor- respondants nous demaude un mojen pratique d'arriver a ce resultat. II suffit de frotterles etiquettes avec du sable humecte d'acide chlorhydrique (esprit de sel) ou d'acide sulfurique (huile de vitriol), prealablement addi- tionnes de leur volume d'eau.L'operateurn'oublierapas queces liquides sont corrosifs et bruleraient les doiets. ? ? Comment les CMnois obtiennent leurs arbres nains. lis evident une orange par une ouverture de la grandeur d'une piece de deux francs el la remplissent de fibres de coco, d'etoupe et de charbon pulverise. Juste au centre de ce melange, ils deposent la graine de I'arbre a cultiver. L'orange est placee dans un verre ou vase analogue et le melange est arrose de temps en temps par I'ouverture et recouvert de cendres de bois. Bientot, dit la Garten/Iom 1884, p. 278, la tige sort par le trou et les racines se font jour a travers I'ecorce. Des ce moment et pendant 2 a 3 ans, ces petltes racines doivent etre coupees net contre I'ecorce. Des lors aussi le petit arbre cesse de grandir, il ne depasse guere 0"'10 a 0'"12 et prend I'aspect d'un vicil arbre. Les racines cessent egalement de croitre et I'ecorce de l'orange estpeinte et enduite d'un vernis. vrai ? ? mais. Dans notre precedente Chroniq^ce avons signale I'industrie americaine reduisant les planches de bois de pen 183 plier en copaux et ces copaux blanchis en fine farine. Void a son tour Ja farine de mais servant a composer des planches imitant absolument le bois. La cellulose du commerce est convertie en pate avec de Teau, puis debar- rassee de celle-ci par un tamis, ensuite additionnee de trois parties de son poids de colle d'amidon et de deux parties de son poids de mais grossiere- ment moulu. La masse biea melangee est introduite dans des tubes de mince metal et bouillie dans un bain d*eau, ensuite melee a une grande quantite de sciure de bois et sechee dans un milieu cliaud. La maliere est enfin fortement comprimee dans une forme en acier cliauffee. Ces planches artificielles, tout en etant tres legeres, ont, a ce qu'il parait, une grande solidite. Gardeners' Eoyal Benevolent Institution. Bieu des fois deja nous avons eu roccasion de signaler cette institution charitable ayant pour but de venir en aide, dans leur vieillesse, aux jardiniers anglais ou a leurs veuves. Aujourd'hui tons les, jardiniers d'Angleterre sont en emoi. Jusqu'a ce jour, le Comite de I'oeuvre a du se borner a fournir a un nombre assez considerable d'ayant droit une pension annuelle de 10 livres sterling, tout en expriment le desir de pouvoir porter cette pension a la somme de 20 livres (500 francs). Un genereux philanthrope qui garde Fanonyme, a offert de donner 500 L., a la condition que la somme encore requise, soit 450 L,, fut fournie par des souscripteurs avant la fin de decembre; sinon, il retire son oiFre. Exposition internationale d'Horticulture a Paris en 1885. La Societe centrale d'horticulture de France a confere a M. Charles Joly la presidence du Comite de Texposition. M. Ch. Joly nous e&t assez bien connu par ses publications sur ces sortes de festivites florales pour qu'il nous soit permis de bien augurer des a present de Forganisation des pro- chaines floralies parisiennes. * Un exemplaire colossal de Todea barbara Moore qui fait partie de la tres riche collection de Fougeres du Jardiu botanique de St. Petersbourg, obtint le premier prix, lors de I'exposition de cette annee, bien qu'il fiit impossible de le transferer au local de I'exposition, M. Ed. Kegel en raconte I'histoire dans la Garten,/!ora, p. 198. L'exemplaire fut decouvert en automme 1882 et signale comme le plus grand qu'on eut vu dans les forets d'Eucalyptus de la colonie Victoria. Le Gouvernement en ordonna le transport a Melbourne sur un chariot special traine par douze bceufs, dune distance de plus de 100 milles anglais, et il fallut batir des ponts sur son passage. Le geant, destine a Texposition de St. Peterbourg, d'abord lixee pour 1883, fut expedie par le baron von Mueller et arriva, 184 depourvu de racines, a destination au printemps de 1883. La plante avait pres de 2'"50 de hauteur et autant de diametre; son poids etait de 4800 kilog. II fallut demolir un mur de la serre pour le loger. II y fut place sur une petite elevation. M. von Mueller ajant fait Tobservation que ce tronc avait ete trouve couche dans un ruisseau, M. Kegel eut soin de le faire mouiller tons les jours plusieurs fois; aussi se couvrit il des Tautomme d'une quantite considerable de belles frondes longues de deux a trois metres, dont le liombre n a fait qu'augmenter depuis lors. Grace i des mouillures abondantes, d'autres exemplaires de Todea bar- hara place's dans la meme serre, a un endroit plus sec, et infestes par Faraignee rouge, ont completement repris. La collection de Fougeres du Jardin botanique de St. Petersbourg, la plus riche de I'Europe apres celle des Jardins Royaux de Kew, se compose aujourd'hui de pres de 1200 especes et varietes. it jf If. troisieme Exposition quinquennale de plantes bulbeuses fleiiries,que nous avons annoncee dans notre precedente Chroniqiie.ei qui s'ouvrira a Haarlem le 20 mars 1885, promet d'etre fort brillante, Elle coincide avec le SS""^ anniversaire de la fondation de la Societe pour la culture des plantes bulbeuses a Haarlem. Le programme comprend 140 concours auxquels sont aiFectees 381 medailles dont 36 en or et plusieurs accompagnees de primes en especes, d*une valeur totale de pres de 13,000 francs. Jacinthes, Tulipes, Narcisses, Crocus, Fritillaires, Galanthus, Leucoiura, Scilla, Chionodoxa, Muscari, Erytlironium, Anemones, Renoncules, Lis, Glai'euls, Iris, Hellebores, Hepatiques, Trillium, Convallaria, Hoteia, Spiraea, Dicentra, Orchidees terrestres et epiphytes, Pivoines, Amaryllis, Imantophyllum, Eucharis, Gesneriacees, Begonia, Antliurium, Caladium, Calla, Cyclamen, Tropaeo- lum, Lachenalia, Sparaxis, Phormium, Yucca, en un mot, toutes les plantes bulbeuses, rhizomateuses ou tubereuses, trouveront leur place a cette exposition ; meme les bouquets et decorations florales devront etre compo- ses de fleurs de plantes bulbeuses. Cette exposition aura done pour les amateurs un attrait exceptionneL * 4' ? M. le Dr. Kegel M de Russie une superbe bague en brillants. S. M. TEmpereur du Bresil lui a confere TOrdre imperial de la Rose. Les nombreux amis de M. le Dr. Regel applaudiront a ces distinctions hautement meritees, LuciEN Linden et JEmile Rodigas. .v^^:;^^:^^^^^- ^. , ^ T . l^jiV'-v"' - ' ' -"^-^ ^' .'?- .-ir- . - ' ^ '- V v% li HORTICOLE ^ 4 , : .-..' ^' ^- -.^ V. ^' . . . " . V - .- .V , . " ' . ? -? - '.... -^ ' ^ ^ .^3,".;.. :, -i^-^fed^, - "^; :..' I l/n- \'.;,i i'-^ W ./v '^- ^^,^ ':\^=v-'..4fl f--i^\ '1- ?^'??1 ' ^^ " -^ ."- . ^ ^- "'- ". - V ' - r .. r " -. - - ' - -71.^ .. ^' " . - . i:f - ' '->;n. I\ De Pannemaeker. ALOCASIA GUTTATA VAR. IMPERIALIS N. E. br. f y. Linden, pnhl . %' 185 PL. DXLI ALOGASIA GUTTATA o.br var. IMPERIALIS n e.br. ALOGASIA IMPERIAL A ROIDEES ETYMOLOGIE ET CARACTERES GENERIQUES. Voir VlUustration Uorticole tome VIII, p. 305. V CARACTERES SPECIFIQUES. Subacaulescens. Petiolus 9-18 poll. longus, teres, viridis, atropureo-punctatus. Lamina 12-lSpoll. longa, 9-15 poll, lata, swpra laete viridis, subtu^ pallidior, eL'iptico-sagittata, subobtn.sa, apiculata, lobis posticis deltoideis obtnsis Sinn late et aperte sejunctis. Venae primariae in utroque latere costae saepius 6, rectae patentes, omnes subtus in asilUs gbridnliferae. Costae rami postici angulo obtusissimo divaricati, in latere superiore 2-3, in latere inferiore 1 veuis lateralibus praediti. Scapus 2 poll. long-US, albidisvel pallide viridis rubro punctatus. Spathae tubus 2 poll, longus, ovoideo-oblongus, subtrigonus^ pailide luteolus rubro-punctatus et basi zona rubra inter- rupta vel aanulis rubris notatus; lamina oblonga mucronata, 2J poll, longa, reflexa, albida, dorso atropurpureo maculato, Spadix spatha brevior; parte feuiinea conoldea, ovariis ovoideis adscendentibus, stigma bilobum, interstilium neutriSorum 3 lin. longum ovariis antherisque arete contiguum; parte mascula cylindrica media constrieta, exserta; appendix subcyiindrica, obtusa labjrintiiice rugulosa. CARACTERES DE LA VARIETE IMPERIALIS. FolU lamina obtusior, supra atrovirens, inter venas area obverse triangular! pailide albido-viridi variegata, infra purpurea. Spathae lamina alba, immaculata. Hab. Borneo. Le type de cette jolie plante fut introduit, ily a queltjues annees, par la raaison Veitch,- grace a son collecteur M. Burbidge qui le decouvrit sur les bords de la riviere Lawas, dans le nord-ouest de Borneo. La w.nete bien plus belle reproduite par la planche ci-contre, a ete introduite recera- ment de la meme ile par la Compagnie Continentale d'HorticuIture. Les descriptions suivantes feront comprendre aisement la superiorito de cette variete au point de vue borticole. Dansletjpe, les petioles sont arrondis, d'un colons vert vif pointillepour- pre noiratre, les gaines solides, charnues, ouvertes. Le limbe assez epais et quelque peu charnu de la feuille a 0"30 a 0-"45 de long sur 0'"22 a O^S? de large; il est elliptique sagitte, presque obtus au sominet avec les lobes de la base obtus presque triangulaires ; le sinus qui les separe est largement ouvert. La page superieure est vert brillant recouvert d'une teinte blan- chatre et nullement glauque, tandis que la face inferieure est d'un vert plus pale. La nervure mediane a, de chaque cote, environ six fortes nervures 186 secondaires avec de grandes glandes dans leurs axes en dessous. Les rami- fications basillaires de la nervure mediane qui courent dans les lobes de la base, ont deux ou trois nervures laterales le long de leur rebord anterieur et le plus souvent une nervure le long du rebord posterieur. Le pedoncule a environ O'^OS de long ; il est blanchatre ou verdatre, pointille de rouge. Le tube de la spathe est pale jaunatre macule de rouge et marque a la base d'une bande interrompue ou serie de macules rouge pale, avec une marge de rouge plus fence. Le limbe est oblong, brievement mucrone, erige ou reflechi, blanchatre et macule de pourpre noiratre sur le dos. Le spadice est plus court que la spatlie. La partie femelle est conique, couverte de nombreux ovaires vert jaunatre pale, dresses en forme de poire, ayaut des stigmates bilobes ; la partie male est blanche, cylindrique, resserree vers le milieu et separee des ovaires par un petit nombre d'organes neutres; I'appendice est cjlindrique, obtus et blanc. Les caracteres fondamentaux ou organiques de la variete sont les memes que ceuxdutype;elleendiffereen ce que les petioles sont d'un vert plus fonce; le limbe de la feuille est un peu plus obtus, tres fonce, presque toujours vert noiratre au dessus avec une large macule vert pale, tres nette, triangulaire allongee entre plusieurs paires des nervures secondaires ; les bases de ces plaques triangulaires sont situees pres des bords et le plus souvent paralle- les a ceux-ci, tandis que leurs pointes sont dirigees vers la nervure mediane mais sans atteindre celle-ci. La surface inferieure est d'un coloris unifor- mement pourpre. Quant a la spathe, elle a un tube blanc d'ivoire macule de rouge avec des macules rouges irregulieres et ocellees autour de la base et du sommet; le limbe est blanc et immacule. HAlocasia guttata var. imperialis est une des plus belles introductions faites en ce genre depuis ces dernieres annees. Son imposant feuillage vert fonce contraste avec sa panachure si nettement marquee, offrant un carac- tere tout particulier, et avec les nombreuses spathes blanc d'ivoire gracieu- sement maculees et cerclees de rouge. C'est une plante d'un grand effet. II nous semble qu elle donnera d'heureux resultats par Thybridation. Nous conseillerions d'essayer d*en operer le croisement avec le bel Alocasia cuprea Koch. (A. metallica Hort.) ; il est a presumer que le produit serait superbe. 'U Alocasia guttata var. imperialis a ete expose avec un grand succes a Fexposition internationale ouverte a St-Petersbourg au printemps dernier. S. M. I'Empereur de Russie a ete si charme devant le magnificense de cette plante qu'il a desire que cette plante lui fiit dediee. N. E. Brown. \' " . ' iWi '-'~^- ??'-"- aarrh'i'ia ^-^_...^-...?^^-.^..,^:^^=^,.-. .??...-?-^...-...?^.^^...^- . -^'^^^^ i'--^;^p][flnBjafflMiTOMU^ BOBlii vr^-^L-^^^?mti?^'--j^ L'lLLUSTRATION HORTICOLE w. ? - .^ ?r ^mi i i 'V -^ - -. -?. - _ -.'. 7. * V n: "--! - I'- ? ? I-- .T, I \:*^u THRINAX GRAMINIFOLIA hort. belg CI ronu p. /)t^ Pannemaeker. J. Linden, piib\ 187 PI. DXLII THRINAX GRAMINIFOLIA hort. belg. THBINAX A PEUILLES DE <5RAMINEE Palmiers II y a quelques annees, le groupe des Tlirinax se composait d'un grand nombre d'especes plus ou moins bien determinees. Une critique judicieuse a retabli I'ordre dans rencombrement des especes que botanistes et liorticul- teurs avaient trop facilement rangees sous cette denomination. lis appe- laient alors Tlirinax tous les palmiers americains a feuilles palmees, plus petits, plus elegants et plus gracieux que les Corypha, Sabal ou Livistona. L'eminent directeur des serres de Herrenliausen M. H. Wendland et le savant palraographe H. Drude n'ont pas pen contribue a dissiper les erreurs de cette classification troublee. C'est ainsi qu ils ont ramene au genre Acanthorhiza plusieurs pseudo-Thrinax. V AcantJiorMza acnleata Wendl. a longtemps orne les serres europeennes sous le nom de Chamaerops staiiracantJia ou Tfitlinnax acuUata. Decouvert par MM. Linden et Funck, cepalmier habite les forets des environsde Tehapa, dans I'Etat de Tabasco, a2000 pieds d'altitude.C'estun palmier tempere de meme qvieV AcantJiorMza Warscemiczi, decouvert sur les flancs du volcan Chiriqui, a Tisthme de Panama. Ce palmier avait ete mis au commerce comme un Cliamaerops, KuNTH traita de meme facon YAca^itJwrUza Mocini Wendl. II est vrai que I'illustre Martius avait bien range, hjpothetiquement, il est vrai, parmiles Thrinax un gracieux palmier bresilien dont letroncatteintsouvent dix metres de hauteur, VAcant/wrMza Chcco Dr. Les horticulteurs doivent egalement regarder comme appartenant a ce groupe V AcantJiorJiiza, arh- rea Dr., palmier qui figure dans leurs collections sous le nom de Thrinax arhorea. Quand on compare les Thrinax aux Brahea, on s'etonne moins facilement de ce que, a la vue des jeunes exemplaires, il j ait eu de nombreuses - erreurs. Longtemps le type de ce genre, le Brahea didcis Mart., s'est ren- contre dans les catalogues, sousle nomde Thrinax tmicata. Cette meprise etait d'autant plus comprehensible que dans les deux genres, les feuilles palmees sont profondement divisees en nombreux segments. Le genre Thrinax ne comprend plus aujourd'hui qu'un petit nombre d'especes, originaires presque toutes des Antilles. rnmmo lAiir natri'p iMndiniifi suffisamment. les Thrinax reclament la serre 188 chaude humide, A la difference des TrUJirinax qui se contentent de la serre temperee et des AcanthorJiiza et des Brahea qui sent des palmiers de serre froide. Le charme particulier de ce genre reside dans la grace et I'elegance de ses feuilles en eventail, comme I'indiquent sufiSsamment son etjmologie (^) et surtout la teinte glauque, blanchatre, argentee du lirabe inferieur de celles-ci, Dans les jeunes plantes, les feuilles sont profondement detoupees. On remarque deja sur le revers de celles-ci des plaques de pruine blan- chatre qui s'accentuent au fur et a mesure que la plante grandit. Comme tous ses congeneres, le TJirinax graminifolia Hort. Belg. a un stipe presque nu caractere propre aux Thrinax bien different de celui des Braliea. Ce stipe porte a Textremite un certain nombre de feuilles finement et longuement petiolees, legerement arquees. EUes sont profondement divisees et tres elegamment decoupees. Au point de vue du port, ce palmier sui^passe, et de beaucoup, le TJirinax radiata Mart. {Thrinax elegans Hort.). Celui-ci eut, a Paris, une telle vogue, il y a quelque dix ans, que Ton essaya de le cultiver en pleineterre et de le faire servir Fete a la decoration des jardins publics. Nous n'osons conseiller pareille culture sous notre climat; son temperament est trop delicat, surtout quand les pieds sont jeunes, Cette plante est restee une espece d elite, recher- chee de tous les amateurs ayant a leur disposition une petite serre chaude - Pour la decoration des appartements et surtout la garniture des tables, le Thrinax graminifolia e%i un des meilleurs et des plus jolis pal- miers a employer. Ses petioles greles supportent des frondes elegantes. II rivalise de beaute avec le Cocos Weddelliana, le Chamaedorea gracilis, etc, Les plantes provenant de semis doivent etre cultivees sur couche chaude durant les premieres annees. Afin d'eviter Tallongement demesure des feuilles, on doit placer les jeunes plantes le plus pres possible du verre. Les arrosements et surtout les bassinages devront etre d'autant plus abon- dants que la chaleur de fond est plus intense ; quant aux ombrages et a Taerage, on ne negligera jamais les premiers et on aura recours aux seconds des que le soleil fait monter la temperature de la serre a -j- 25"" C. Cette temperature nedoit etre aussi elevee que pour les jeunes plantes pro- venant de semis et cultivees sur couche chaude ; la plante adulte se deve- loppe convenablement dans une temperature normale de -[^ 12^ Quant au nom inscrit en tete de cet article, nous avons quelque peu hesite a Tadopter : il y aura, quand les exemplaires fleuriront, a verifier jusqu'a quel point ces palmiers different du Thrinax miiltiflora Mart. O^ DE Kerchoye de Denterghem. (*) Du mot grec 5,^tva? = eventaU. -'Jlnd&> L'lLLUSTRATION HORTICOLE a ? V y a SAGITTARIA iYiONTEVi DENSI3 cham. & slecht / ^ ^'t /^f Z'^'? 7 ^n ,1 / 189 T--, Ff- PL. DXLIII SAGITTARIA MONTEVIDENSIS ma. ?, mEcnt. FLEGHIERE DE MONTEVIDEO Alismacees ETYMOLOGIE. Ce nom provient du mot latin sagitta, fleche, a cause de la forme particuliere desfeuilles. CARACTEREri GENERIQUE3. Sagittaria Lrx. Gen.ph n.lOG7; iyj^^.Gen. p. 46 Flores monoici. Masc. Perigonii exterioris foliola 3, caJycina, persistentia; interiora 3 petaloidea aestivatione imbricata, decidua. Stamina plurima; lilamenta filiformiay antherae extrorsae, basi fixae. Fern. Perigonium maris- Ovaria plurima, supra receptaculum hemi- 5ip]iaericum capitato-congesta, distincta, uniloeularia, uniovulata, Ovulum baailare, campylotropum- Stylus ventralis brevissimus; stigma terminale, obtusam, Carpidia plurima, capitato-congesta, distincta, membranacea, evalvia, monosperma. Semen basilare, uncinato-complicatum, testa membraaacea, tenuissima. Emtjryo exalbuminosus, homo- tropus, radicula infera. Herbae aquaticae, saepins scapigerae, in temperales hemisphaerae borealis, imprimis Americae obviae, inter tropicos rarae ; foliis bnstatis, cordatis, oblongis linearibusve, flori- bus aibis v. rubentibus, stiperioribus masculis, inferioribus femineis. Endlicher, Genera Plantar um, no 1042, p. 128, CARACTERES SPECIFIQUES. Elata, foliis i^agittatis polymorphis, scapo foemisieo valido, verticillis approximatis, bracteis lanceolatis parvis, pedicellis masc. elongatis gracilibuSj foem. brevibiis crassis fructiferis recurvis, floribus amplis, sepalis oblongis, petalis magnis cuneato-orbiculatis niveis plaga basilar! purpurea aureo cincta notati?, fjlamentis brevibua papi^'osis, antheris oblongis, acheniis numerosissimis densissime con- gestis cuneatis compressis eglandulosis, stylo elongato-subulato. Sagittaria montevidensis Cham- et Schlecht. in Linnaeae vol. 11, p. 56, Kumh. Enum. vol. III, p. 157. Bot. Mag, vol. XL., May 1881, tab 6*55. Hab. Amerique meridionale, depuisles Antilles jusque Buenos- Ayres. Kannee derniere, en passant en revue ici raeme (') quelques plantes pouvant convenir a rornementation ^id^ pieces d'ean d'une certaine etendue, menagees dans \q.^ pares et les grands jardins, noU^ eumes roccasion d'in- sister sur Tattention particuliere que reclament les bords des bassins et les bergesdes rivieres artificielles au point de vue deleur plantation.Aujour- d'liui qu'il s'agit d'une plante aquatique originaire de TAmerique meri- dionale nous devons en dire autant des bassins artificiels devenus un ornement oblige des serres et des jardins d'hiver: mieux que ceux de plain . air, ils doivent ^tre garnis de plantes d'elite corrigeant par ieur groupe- i *) Voir Vlllustra'ion Horiicole, vol. 30, p. 163. 190 ment naturel ce que toute construction renferme souvent de trop compasse . Certaines Aroidees, les Qalla aetJiiopica, certains Scirpus et Cjperus, YArundo Donax a feuilles panachees et surtout les Njmplieacees aux brillantes fleurs, contribuent dans une large mesure a donner I'animation et la vie aux bassins des serres. Apres les Njmplieacees, la premiere place revient au Sagittaria monte- mdensis.Cestune espece elanceeaux feuilles hastees, tresdiverses dans leur forme, aux grandes fleurs a sepales allonges, a petales blanc de neige avec onglet basilaire pourpre entoure de jaune dor. Le port de toute la plante est des plus gracieux. Cette espece occupe une aire ge'ograpliique extremement etendue, depuis les Antilles jusqua I'embouchure du Rio de la Plata, au sud de Montevideo, d'ou lui vient son nora. Elle croit done aussi en dehors de la zone des Tropiques et, par consequent, elle n'exige pas absolument la tem- perature de la serre chaude. Em. Rodigas. La temperature des mois d'octobre et de novembre 1884. Rarement nous avons joui d'un plus beau mois d'octobre que cette annee; le temps a ete a peu pres constamment doux; le ciel a ete six fois d'une serenite complete et a part les fortes ondees des 9, 10 et 11, qui donne- rent 88?'"5 d'eau, les pluies furent normales. II est assez interessant de mettre les observations meteorologiques d'octobre 1884 en regard de celles du merae mois de 1883, relevees les unes et les autres au Jardin Zoologique de Gand. 1883 1884 Barometre reduit a la temp, de Qo leB^ms 756mm Temperature maxima a 8 h. du matin (') . . . II03 Qo^ Temperature minima ? ? 6"2 "Joi Humidite absolue de Pair sur 100 88 93 Nebulo^ite (0 = ciel serein) Q 8,4 Eau recueillie I40?ml 126??2 II J eut brouillard les 21, 22 et 23, et une violente bourrasque regna le 28 octobre sur nos contrees. Le mois de novembre a ete egalement pririlegie ; en void les mojennes pour Gand : Barometre reduit, 76ommi ; temperature maxima, >7 ; temperature minima & 8 h. du matin, 2o6; humidite de Pair, 94 sur 100 ; nebulosite, 6 ; eau recueiUie, ST^n^O^ Le ciel a ete 9 fois d'une serenite absolue. (*) Les thermometres etant places sousabri. TABLE DES MATIERES CONTENUES DANS LE X. X X. I me VOLUME Di': L'lLLUSTRATION HORTIGOLE Textes et Planches colorizes et noires PI, 541', Alocasia guttata imperialis. . n. 510. Anthurium splendidum. . . . PL 527. Aphelandra atroyirens . , ? . Pi. 523. Azalea indica "var. Vervaen.^^na . PI. 516. Begonia rex ComtesseErdody, . PL 535. Begonia tubereux yar. M?e Linden 155 PL 528 et 536. Calceoloria araclmoideo- Pages. . 185 . 13 . 107 . 45 crenatiflora, varietes. .109, 15' i PL 509 Camellia M. Raymond Lemoinier. 11 PL 539. Chamaecladon metallicum. PL 520. Chismatoglottis pulclira . - , PL 511, Coatus igneus. ...... PL 530, Cypripedium ciliolare . . . . PL 533, Dahlia coccinea var Ul 173 73 25 127 PL 515. Dahlia coccinea var. Paragon. . PI 529. Diantlius caryophyllus var. . . PL 522. Gymnogrammescluzophyllumvar. 43 123 gloriosum i r -J 128 PL 531. Gunnera manicata PL 533. Haricot flageolet beurre sanguin . 171 PL 519. Impatiens flaccida var. albiflora . 61 PI 537. Kaempferia ornata 159 PL 52G. Laelia elegans var. alba ... 105 PL 518. Leea amabilis var. splendens . . 56 PL 525. Nepenthes coccinea 94 Paues. PL 524. Odontoglossum nebulosum var. guttatum . ... PL 521. Panax Victoriae . . ? - PL 540. Phalaenopsis Staavtiana . PL 512. Primeveresde Chine. . . PL 534. Rosa indica odoratissima var 93 75 175 27 143 PL 517. Saccolabinmgiganteumvar.illiistre 57 PI 543. Sagittaria montevidensis . . . 189 PL 542. Thrinax graminifolia .... 187 PL 508. Trichocentrum porphyrio . . . & PL 532. Vanda Sanderiana 139 . 29 PL 513. Verandah (Unaiodelede) PL 514. Vriesea hieroglyphica .... 41 Figures, Corbeilles pourl'hiver . . Crochet a ciseler ...... . . 177, 17S . 80 Dahlia White Queen 18 (jrappe de Fraakentlialer avant et apres le cise lement . 79 Hanap offert a M. L. Linden a TEspo^^ition de Mayence, avril 1881 . - - . * 91 Kaempferia Gilbert! - .112 Serre k Lapageiia (Une) 30 Serre aux Nepenthes de laCompagnie Conti- nentale d'Horticulture k Gaud .... 47 192 Table alphab^tique des Matieres A Pag e s . Abeillesetrhorticulture (Les) 128 Acclimatafion (La Societe nationale d') . . 86 Action rle la lumiere sur la germination des ffraines . . .- 113 Adiantum . . . ^ 148 Agreable souvenir (Un) 91 Alocasia imperialis 163 Amerique (Les Fraises en) 8 Ananas (La culture des). ...... 121 Anthurium splendidum Hort. Bull. ... 13 Antiques usages (Les) 154 Aphelandra atrovirens 107 Araucaria imbricata (Un) 172 . . 86 Arboriculture (Encouragement ^ I') . . . Arbres fruitiers? (Faut-il donner de Pengrais aux) Aspergerie (Une belle) . . . Azalea indiea var. Vervaeneana 23 154 89 B Balsamine a fleurs blanches 61 Begonia Rex J4S Begonia Rex var 45 Begonia varietecomtesse Louisa Erdody. . 45 Begonia tubereux (Les) 167, 135 Begonia tubereux var. M^e Linden ... 155 Bentham G .......... 150 . . 23 . 172 1 Berne (Convention Internationale de) . Betteraves (Le snore de) Betterave rouge de Trevise 164 Bibliographie des Lis 119 Bibliograpliie : Annuaire de TObser-vatoire Royal de Bruxelles 49 Auxiliaires (Nos ennemis et nos) . . 74 Bulletin de la Federation des Societes d 'horticulture de Belgique 14 Champignons comestibles et veneneux 48 Champi gnons coprophiles de la Relgique 74 Compte-rendu des travaux du Congres agricole et forestier beige en 1883 . . 14 Correspondance botanique .... 142 Culture commercialedes arbres fruitiers 13 . . 142 . . 158 Culture de la Vigne sous verre . Culture du Champignon (La). . . iSnumeralion methodique des plantes ornementales decrites ou fignrees en 1882 142 Diseases of Field and Garden Crops . 142 Pages. Errichten wir Schulgarten an unserer Volkschule 178 Etude generale du genre Pomraier et 108 particulierement des pommiers microcar- pes ou pommiers d'ornement .... Flora orientalis 108 Fruit Farming for Profit 13 ? Gardeners' Yearbook 1884 (The). . 49 Lac M^ijeur et les lies Borromee (Le) 49 Meilleures plantes fourrageres (Les). 58 Nos ennemis et nos auxiliaires . . 74 Plantes et les Engrais (Les) ? ... 49 Report on the progress and condition of the Botanic Garden of Adelaide . . 179 Table alphabetique des especes et des principales varietes du genre Lis . . - 158 The Fruit Manual 158 The Sagacity and Morality of Plants. 108 Traite de la Culture fruitiere commer- ciale et bourgeoise 58 Traite elementaire de Culture marai- chere k I'usage des ^coles ..... 178 Blanc des Hosiers (Le) 117 Botanique (Photographie appliquee a la). . 147 Bouquets princiers (Deux) 137 Bouquets (Tombola de) 55 ... 106 .146 Bouton de rose (Un) . Brievete de la saison des pois (LaJ. . . British Museum 55 C Cafeine et la theobromine (La). .... 55 Caladium 148 Calamus Lindeni (Le) ....... 85 Calceolaires hybrides l57 Calocoris da Raisin . 165 ... 11 . . . 53 Camellia 51. Raymond Lemoinier. Capacho de Venezuela (Le). ... . Carotte rouge de Guerande l64 Carriere (M. E. A) 118 Celebre botanographe G. Bentham (Le). . 150 Cercle des Rosieristes d'Anvers (Le) ... 72 Chaleur(Elfetsde]a) 138 Chamaecladon metallicum . . . . . . 173 Chambre Syndicale des Horticulteurs- . 22 Champignons (Moyens d'enlever le principe toxique des) 32 Charite (Fleurs et) . 86 193 . 146 . 164 . 73 Chicoree-Endive frisee imperiale . - . . Chicoree frisee grosse pancaliere .... Chismatoglottis pulchra N. E, Brown . . Chene sept fois seculaire (Un) 40 Chou New Hearting 65 Chrysantliemes (Les) 149 Cisellement des raisins 79 Clematites k grandes fleurs (Les) > ... 28 Clivia Lindeni (Le) 102 Cloportes (Les) 134 Collection de Rosiers ,54 Colonel Prejevalsky (Le) 55 Coloration rouge (La) .-,.... 165 Comment les Chinois obfiennent leurs arbres nains 182 Compagnie Continentale d'Horticultare (La) a PEsposition de Mayence . ? . , . . ? . 60 Concours pour 1885 (Question de) . . . . 121 Condiment (Un nouveau) 120 Conferences horticoles 37 Congrea international phylloxerique , . . 1G8 Convention de Berne jugee k Philadelphie . 122 Conservation des fruits ....... 149 Conservation du raisin . 136 . 23 . 54 Coquetterie du deuil (La) 70 Corbeilles pour I'hiver 176 Costus igneus N. E. Brown, ..... 25 Covent Garden (Le marche de) 39 . 22 Crataegus mexicana Carrierei ..... 7 Cresson alenois tres frise . . .... Convention Internationale de Berne Convolvulus chrysorrhizus (Le) . Couverture desplantes centre le froid (La) Cresson du Bresil (Le) - . . . 164 86 Cristalline ou Ficoide glaciale (La) ? . . 103 Culture des Ananas (La) 121 Culture forcee des Lilium (La). .... 70 Cultures fruitieres (Importance des) ... 54 CupressusLawsoniana(Le) 140 Curiosites horticoles del'Egypte. 19, 50, 67, 84 99, 144 * ypripedium ciliolare - 271 D ^^>ahlia k fleurs doubles 1G9 'ihlia k fleurs simples 17 ahlia coccinea Cav. var. novae . 1 "aLlia coccinea Cav. var. Paragon. 141 43 TS in s les jardins cliinois, ...... 103 ^. echetsdujardin (Les) 6 1%ndrobium bigibbum (Le) 21 P&gia. Departement des graines (Un) 133 Deuil (La coquetterie du) 70 Deux bonnes plantes a feuilles dorees. . . 101 Deux bouquets princiers 137 . . . 123 Direction du Museum de Paris 53 Dianthus caryopbyllus Linn, var . Dispers'on geographique des Orchiiees Distinction accordee a M. Em. Rodiiras Distinctions k I'horticulture E Eau ? (De I'ombre ou de 1') . 56 11 88 . . 104 Echange de bons precedes ...... 54 Ecole dereforme (Une) 101 tcole d'horticulture de PEtat a Gand. 191, 170 Ecoles d'liorticulture (Nos) 104 EtTets de la clialeur 188 Egypte(Curiosites horticoles deP). 19, 50, 67. 84, 99, 114 Emballage des plantes pour le transport loin- tain (L') . 162 Encre indelebile pour ecrire sur le zinc. . 182 Encore le Gunnera manicata .... . 145 . 119 . 8G . 14G Encore une introduction due au hasard . . Encouragement k Parboricultnre .... Endive frisee imperiale (Chicoree]. . . . Entree h Petablissement (L- ) 37 Epinard monstrueas de Yiroflay .... 65 Eryngiuni bromeliaefolium var. Carlo-Ludo- vicianum 151 Espagne rouverte aux produits de I'horticul- ture (L') 125 Espaliers et les gelees tardives (Les) ... 44 Ete dernier (L') Exploration aux Indes Occidentales [Une) . 135 2 2 154 184 60 23 Exportation des fruits (L') Exposition k la Nouvelle-Orleans .... Exposition de bulbes k Haarlem. . . . Exposition de Mayence (La Compagnie Con- tinentale d'horticulture a P) Exposition d'horticulture k Namur . . . Exposition d'horticulture au milieu des mer- veiiles de la vegetation tropicale (Une) . . Exposition d'hygiene aLondres .... Exposition horticole k Lille Exposition Internationale d'horticulture k Paris en 1885 88, 1S3 Exposition Internationale d'horticulture a St. Petersbourg. ....... 23, 95 Expositions annoncees ,...?.. 37 Exposition universelle k la Nouvelle-Orleans. 122 90 121 69 194 Pages". Exposition universelle d'Anvers (L')- . . 134 Existence de Phylloxera fL') . . . . ? 22 Existe-t il une Rose noire ?..'.... 71 F Farineartificielle. ..??.... 168 Faut-il donner de I'engrais aux arbres frui- tiers? 23 Ficoide glaciale (La Cristalline ou) . . . 103 Fleurs a Londres (Importance du marche) . 72 Fleurs et charite 80 Fleurs soumises k I'essai (Piantes et). . . 147 Fleuristes gantois en 1816 (Les) . , ? 5 Floraisons prematurees 167 Fougeres (Un herbier de) ...... 153 Fraises a Paris (Les) 119 Fraises en Amerique (Les). . . . . , 8 Framboise Lord Beaconsfield 180 Fritillaria Schliemanni. , . . - . 106 Fruits (Conservations des) 149 Fruits (L'exportation des) ...... 72 Fuchsia en Angleterre (Les) ..... l:j8 G Gardeners' Chronicle (Le) 135 Gardeners' Royal Benevolent Institution. . 183 GartenSora . ? 181 Garten Zeitung (Le) .39 Gentiana 'Waluje\vi(Le) 55 Gla'ieuls (Les) 152 Graines (Un departement des] )33 Greffe sur le sujet (Influence de la) . . . 78 Gunnera manicata ...... 128, 145 Gymnogramme schizophyllum g]oriosum . 77 Haricot blanc Geant sans parchemin. . Haricot flageolet beurre sanguin k rames Haricot flageolet Merveille de France Haricot John Harisson ...... 65 171 65 65 Herbier deFougeres (un) ...... 153 Heuchera (Les) 181 Historiques (Quelques dates) 8 Hiver prochain (L') 167 Hogg (le Dr. Robert) 151 Horticulture (Distinctions k V) 88 Horticulture (Les abeilles et T) . . , . 128 Horticulture (Nosecolesd^). 104 Hy bride (L'origine) 101 Hygiene publique. Igg Pages- I Irapatiens flaccida var. alhiflora .... 61 Importance des cultures fruitieres (L') . . 54 Importance du marche aux fleurs a Londres. 72 Indes Occidentales (Une exploration aux). . 72 ... 78 ... 117 . . . 169 Influence de la greffe surle sujet . Ingratitude n'est pas universelle (L') Insecte nuisible (Un nouvel) . r Institut botanique de Liege (L'j 12 Iris tingitana (L') 153 Introduction due au hasard (Encore une) . 119 JT F Janvier 1884 (Le mois de) ..... 40 Jardin botanique deGand 53 Jardin botanique de Leyde (Le). .... 6 6 Jardin (Les dechets du). Jardins cliinois (Dans les) 103 Jardins royaux de Kev? (Les) ? ... 69 Jubile de M. Max Ko3b (Le) 71 Julilke(M.F.) 56 K Kaempferia Gilberti . . Kaempferia ornata . . ? Kew (Jardins royaux de) Kolb (LejubiledeM. Max) 112 159 60 71 li Laelia elegans Morr. var. alba. Laitue de Bourgogne. . . ' Laitue Faron ...... Laitue romaine Ballon . . ? Lapins et moineaux (Lievres) Lasiandra macrantha (Le) . . . ? ? Leea amabilis var. splendens Lind . . ? Legumes exportes d'Allemagne a New-York Legumes (Nouvelles varietes de) . . ? ? Lievres, lapins et moineaux. . . - ? ' Lilium auratum (Le) Lilium (Culture forcde des). . . ? ? * Lis (Bibliographie des^ Liste des Orchidees. Long^vite des especes vegetales (La) 105 164 164 164 166 10 59 54 65 . . 156 . . 70 . . 119 . 38, 174 Luddemann (Orcbidees delaissees par M.) . 14^ Lumiereelectrique (La) . ...??? Lycaste Skinneri(Un} 87 39 11 Magnolia conspicua (Le) 69 Marche aux fleurs k Londres (Importance du) 72 Marche de Covent Garden (Le) 39 Massangea hieroglyphica 41 195 Pages. Massangea tigrina 41 Meetings de la Chambre Syndicale des hor- ticulteurs beiges ..... 6>, 160, 181 Meeting floral (Le premier) 56 Meilleures poires (Les) Ill Melon Cantaloup de Bellegarde .... 164 Melon Gloire de Bristol 164 Merveilles de la vegetation tropicale (Une exposition d'liorticulture au milieu des) - 90 Microbes (Les) ......... 136 Modele de Verandah (Un) 29 Moelle vegetale Lybride de Muir ... 66 Mois de Janvier 1884 (Le) . ... 40 Moyen d'effacer Pencre des etiquettes. , . 182 Moyens d'enlever le principe toxique des Champignons 32 Musa Ensete (Le) 40 Museum d'histoire naturelle k Paris (Direc- tion du) ?.??..???.. 53 M Navet extra Milan hatif . , . . N^crologie : Balfour (John-Hutton) 66 76 Barral (J. A.) 144 Bentliam (G.). Binnendyk (S.) . -. Bureau (Th.) . . . de Caters (le baron) . 144 66 144 179 DeSaegher (J.B.) .... 76 Engelmann (Le Dr. Georges) . 76 Fournier (Eugene) .... 126 Goeppert (H. R.) ... 92 Groenewegen (J. C. ). ... 92 Hayes (L'honorable Francis B.). 180 . . .66 ... 161 Heer (Osvpald) ..... Jamain (Hippolyte) .... Krook (J, C.) ..... . 144 Lavallee (A.) 76 Luddemaun (M 76 Mangles (J, H.) ? ? ? ? -144 Mendel (Sam.) 161 Moore (Alexander) .... 67 Mosisch (Johann) 161 Roden(LeDr.) 186 Siemens (William] Verschaffelt (Jean) Volker (Carl) . . . 66 7 . . . : 181 Nefliers du Japon (La rusticite des) . . . 120 Nepenthes coccinea 94 Nepenthes (La serre aux) 46 Nombre des varietes de Roses (Le ; . . .149 Nosecoles d'horticulture . . , ... 104 Pages: Nourriture dite animale (L'utilite dc la) . . 138 Nouveau condiment (Un) , .... 120 Nouveauraiisin Muscat . 53 Nouvelle Societe (Une) . . , . . . 150 Nouvelles varietes de legumes. .... 65 Nymphaea stellata var. rubro-purpurea . . 120 O Odontoglossum nebulosum var. guttatum . 93 Oignon Globe Blanc . 66 Oiseaux (Protection des). . .... 150 Ombre ou de I'eau (De T) . . . . . 101 Orchideesdelaissees par M. Luddemana , 149 Orchidees (Dispersion geographique des) . 56 Orchidees fleuries (Liste des).. . . 85^ 38, 174 Orchidees (Prix de quelquesj 170 Orchidees tiennent toujours la vogue (Lcs) . 71 Orchidees valant leur pesant d'or .... 24 Origine hybride ,.....,.. 101 Orthosiphon stamineus (L'j 165 Otto[M. fidouard) 40 P Panax Victoriae ......... 75 Pelouses (Les). 87 Pentstemon 148 Pepinieres (Protection aux) 88 Petunia nyctaginiflora (Le) ...... 94 Phalaenopsis Schilleriana (Un), .... 102 Phalaenopsis Stuartiana 175 Photographie appliquee a la botanique . . 147 Phylloxera (Le) 153, 162 Phylloxera (L^esistence du) 29 Physalis peruviana 166 Pilules de Quinquina. . . . - ... 36 Pivoines k fleurs simples 134 Planches ou bois de raais . - . - . ?182 Plantation des routes ....... 152 Plantations publiques de la ville de Gand (Les) 102 Plantes a feuilles dorees (Deux bonnes) - .101 Piantes(Couverture des). ...... 22 Plantes et fleurs soumises ^Pessai . . - 147 Plantes (La vie des) S7 Plantes pourle transport lointain(Emballage) 162 Plantes vivaces de plein air (Les) .... 136 Poires (Les meilleures) . . . . . . .111 Pois (La brievete de la saison des). . . . 146 Pois mange tout Sucre gros 66 Pois merveille d'Etampes 164 Pomme de terre Elephant blanc .... 23 Pomme Herefordshire Beefing 180 Pour se defaire des rats. ?.???? 118 196 Pages. Primeveres de Chine. .....,- 27 Prix de quelques Orchidees ITO Production des vins (La) 122 Proprietes medicales du quinqu.nn. ... 35 Protection des oiseaux* ....... oO Prune Wyedale . , J*runus domesticaplantierensis .... 1^6 Prunus sinensis (Le). , 118 Ptelia trifoliata (Le).. ...... 150 Quelques dates historiques. . ... 8 Question de concours pour 1885 .... 1'21 Question du tarif des transports des plantes 69 Quinquina (Le) 15, 34 R Eadis rend violet k bout blanc .... 164 Eaisin (Conseryation du) 136 Raisin Muscat (Un nouveau) 53 Raisins [Cisellement des) 19 Rats (Pour se defaire des) . . . . . - 118 Rauch (M. Fr.) 56 Regel (Le Dr.) 184 Rien de noureau sous le soleiL .... 118 Rodigas (Distinction accordee k il. Em.) . 11 Rosa Alberts (Le). ......... 88 Rosa indica odoratissima 143 Rose noire ? (Existe-t-il une) ..... 71 Rosetlie Princes se Julie d'Arenberg , . - 143 Rose (Un bouton de) . lOG Roses bleues . 121, 170 Roses (Le nombre des varietes de) . . .149 Roses tardives 167 Rosieristes d'Anvers (Le Cercledes), . . 72 Rosiers (Collection de) 54 Rosiers (Le Blanc des) 117 Routes (Plantation des) 152 Rusticite de quelques vegetaus .... 5 Rusticite des Nefliers du Japon (La) . . . 121 Saccolabium giganteum var. illustre. . . 57 St Petersbourg (Exposition Internationale k] 28 Saisonactuelle (La) 24 Saison printaniere en 1884 (La) .... 70 Sa Majeste le Roi des Beiges 133 Sauterelles (Les) 151 Scbliemana (Le Dr.) 106 4 Serre aux Nepenthes (La) ...#.. 46 1 Page? Sirop de Quinquina S( Socle te d'liorticulture d'Epernay . , . 53^ 12C Societe horticole de Haarlem (La) . . . 17C Societe nationale d'acclimatation (La) . . 87f Societe royale de Flore (La) . . . ^ , o'", Society (Une nouvelle) . 15C Soiree k I'Exposition d'hygiene k Londres 117 Souvenir Un agreable) 91 Sphagnum (Le) . . . . . ^ . . 8C Staphylea colchica. 140 Stephanotis floribunda ? . 71 Structure des rameaux (La) " . . . . 7 Sucre de betteraves(Le) 1'^^ F T Tamus elephantipes (Le). ..-..? 168 Taupes (Les) ..... .... 137 Teinture alcooUque 36 Temperature des mois d'octobre, etc. . . 190 Temperature du mois de juillet 1884 (La) . 103 The Gardening Illustrated World ... 136 Theobromine (La Cafeine et li) . . . ? Scj Tillandsia tigrina ....'.-?? '^^ Tisane de Quinquina ...-??' ^^^ Todea barbara colossal ^^ Toiuate BoAverman's Prolific . . . . ? GG Tomate Chiswick Red ^^ Tomate Improved Large Orange. ... 66 Tomate Mammouth 146 Tombola de bouquets. ,....?? ^'^ Tourmente du 26 Janvier 1S84 (La) ... 21 Treille du Roi (La) '^ TrichocentrumporphyrioRchb. F. . . ? - II Une belle aspergerie 1^' Un nouvel insecte nuisible . ' . - . - 1" ' Usebotoxine (L') .*-?-??? *^ Utilite de la nourriture dite animale (L'j. . 13: Vanda Sanderiana - ^^' Vanillier (Le) . 1^' Varietes de Roses (Le nombre de). . - . 141' Vari^tes nouvelles de Primeveres de Chine . 2' Vegetation de la Vigne, . , 1^' Verandah (Un modele de] ^' Vie des plantes (La) ^ Vins de quinquina ..-..??? 3* Vriesea hieroglyphica Worr . . - . ? 4. Vriesea fenestralis 1*^ * EMCBETױ